Pulsion de vie


 

Le christianisme a fait boire du poison à Eros: il n'en est pas mort, mais il est devenu vicieux.


Friedrich Wilhelm Nietzsche

 



 Eros troisième personnage du mythe

 

" Eros c’est la libido. La libido, selon la psychanalyse, définit la relation du sujet à autrui dans l’univers du discours inconscient.

Pour Freud Eros désigne la pulsion de vie. Eros est « le plus beau des dieux immortels », nous dit Hésiode. Il sort du Chaos en même temps que la Terre et la Nuit avec lesquelles il forme la première triplicité, le nœud premier, le premier nœud.

Eros connote la dimension sexuelle c’est-à-dire celle du plaisir tout en ne réduisant pas la sexualité à la génitalité, puisque dans l’inconscient il n’y a pas de différence sexuelle. Cependant le concept d’Eros en psychanalyse peut aller de la plus monstrueuse perversité à la sublimation la plus exquise.

 

Donc voici les personnages principaux de notre histoire : Psyché, le discours inconscient, Aphrodite, la beauté, et Eros, la libido. Ces trois personnages sont les personnifications de pulsions qui nous concernent tous. Elles forment un nœud dans notre inconscient, un triangle structurel.

 

Rappelons qu’un triangle est le graphe du nœud premier passant par ses trois croisements, personnifiés ici par Psyché, Aphrodite et Eros."

 Guy Massat

 

 

 

Naissance d'un poète

Stéphane Mallarmé
Stéphane Mallarmé

Parce que de la viande était à point rôtie
Parce que le journal détaillait un viol
Parce que sur sa gorge ignoble et mal bâtie
La servante oublia de boutonner son col

Parce que, d'un lit grand comme une sacristie,
Il voit sur la pendule un couple antique et fol
Et qu'il n'a pas sommeil et que sans modestie
Sa jambe sous le drap frôle une jambe au vol

Un niais met sous lui sa femme froide et sèche
Contre son bonnet blanc frotte son casque à mèches
Et travaille en soufflant inexorablement

Et de ce qu'une nuit sans rage et sans tempête
Ces deux êtres se sont accouplés en dormant
O Shakespeare, et toi Dante ! il peut naître un poète


  S. Mallarmé

 

 

Été

 

 

Et l’enfant répondit, pâmée
Sous la fourmillante caresse
De sa pantelante maîtresse :
« Je me meurs, ô ma bien-aimée !

 

« Je me meurs : ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse ;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée ;

« Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, —
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;

« Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. »

                  

   Paul Verlaine

Le sommeil de Leïla

 

Ni bruits d'aile, ni sons d'eau vive, ni murmures ;

La cendre du soleil nage sur l'herbe en fleur,

Et de son bec furtif le bengali siffleur

Boit, comme un sang doré, le jus des mangues mûres.

Dans le verger royal où rougissent les mûres,

Sous le ciel clair qui brûle et n'a plus de couleur,

Leïlah, languissante et rose de chaleur,

Clôt ses yeux aux longs cils à l'ombre des ramures.

Son front ceint de rubis presse son bras charmant ;

L'ambre de son pied nu colore doucement

Le treillis emperlé de l'étroite babouche.

Elle rit et sommeille et songe au bien-aimé,

Telle qu'un fruit de pourpre, ardent et parfumé,

Qui rafraîchit le coeur en altérant la bouche.

 

Charles-Marie Leconte de Lisle

 

 

Je cherche un petit bois touffu,
Que vous portez, Aminthe,
Qui couvre, s’il n’est pas tondu
Un gentil labyrinthe.
Tous les mois, on voit quelques fleurs
Colorer le rivage ;
Laissez-moi verser quelques pleurs
Dans ce joli bocage.

 

                                                                                                                                                                               Voltaire

 

En des pleurs de tendresse s'achève le combat -

Qui marquera une limite à la passion !

La sueur perle à la poitrine délicieuse.

Quatre prunelles, s'ouvrant, échangent un regard -

Deux âmes sont embrasées comme charbon dans la fournaise.

 

Printemps à l'étage de jade, Li Yu

 

Discours d'Aristophane dans le "Banquet" de Platon

La belle Rosine, Antoine Wiertz
La belle Rosine, Antoine Wiertz

L'introduction de la notion de pulsion de mort est liée à une réflexion sur ce qu'il y a de plus fondamental dans toute pulsion : le retour à un état antérieur.


Dans la perspective évolutionniste (cf. Darwin) choisie par Freud, cette tendance régressive ne peut viser qu'à rétablir des formes moins différenciées, moins organisées, n'ayant plus à la limite de différence de niveau énergétique.


La pulsion de vie est alors définie comme mouvement inverse, c'est à dire comme l'établissement, le maintient, et l'accroissement de formes différenciées, organisées à différents niveaux énergétiques.

Le problème qui se pose pour les pulsions de vie par rapport à un retour antérieur, est d'identifier quel est cet état antérieur?...

Freud, n'ayant pas une réponse démontrable, se réfère au mythe d'Aristophane dans le Banquet de Platon : l'accouplement sexuel chercherait à rétablir l'unité perdue d'un être originairement androgyne, antérieur à la séparation des sexes.


Ainsi donc l'état antérieur serait un être androgyne...
Dans la perspective évolutionniste pourquoi pas? les êtres humains in fine sont issus d'êtres monocellulaires, et il existe des formes aquatiques bisexuées, et les cellules se divisent de manière asexuées...

 

Le principe de plaisir : de Freud aux endorphines

 

 

La théorie psychanalytique admet sans réserves que l'évolution des pro­cessus psychiques est régie par le principe du plaisir. Autrement dit, nous croyons, en tant que psychanalystes, qu'elle est déclenchée chaque fois par une tension désagréable ou pénible et qu'elle s'effectue de façon à aboutir à une diminution de cette tension, c'est-à-dire à la substitution d'un état agréable à un état pénible.

 

Sigmund Freud, Au delà du principe de plaisir

 

 

 

La chimie du plaisir

 

 

Nous avons parlé du rôle de ces molécules qui jouent un rôle fondamental de messagers chimiques : les neurotransmetteurs qui régulent l’intensité  des signaux au niveau des synapses grâce à leur pouvoir inhibiteur.

 

Découvertes dans les années 1970, les endorphines (de morphine et endogène) sont des neurotransmetteurs agissant sur les récepteurs opiacés (bien que leur structure soit très différente de celle de la morphine et de ses dérivés). On les retrouve entre autres dans le cerveau et la moelle épinière ainsi que dans le système digestif.


La ß-endorphine, molécule d’endorphine la plus commune chez l’homme, est un peptide comportant 31 acides aminés dont voici la séquence :

 

 Tyr Gly Gly Phe Met Thr Ser Glu Lys Ser Gln Thr Pro Leu Val Thr Leu Phe Lys Asn Ala Ile Ile Lys Asn Ala Tyr Lys Lys Gly Glu

 

Elle est principalement secrétée dans l’hypothalamus et peut passer dans la circulation générale pour atteindre ses « neurones - cibles ». Si l’action des endorphines se concentre surtout dans l’encéphale, on trouve également des récepteurs à endorphines dans la peau, les intestins et le cœur.

 

Quelle est l'action des endorphines ?

 

Les endorphines, comme tous les dérivés et substances proches dans leur action de la morphine, ont pour effet de diminuer l'activité cérébrale et la perception de l'environnement ; et donc de diminuer la perception de la douleur.

 

On peut distinguer deux mécanismes différents liés à l’action des endorphines dont les résultats se cumulent.

 

Une action analgésique sur les neurones post-synaptiques du thalamus.

 

Une action dopaminergique sur les neurones de l'Aire Tegmentale Ventrale et le noyau Accumbens.

Ces régions du cerveau, interconnectées entre elles, forment ce que l'on appelle le "circuit de la récompense" (il s’agit de "récompenser" l'exécution des fonctions vitales par une sensation agréable). Le neurotransmetteur qui assure la connexion entre les deux régions de ce circuit est la dopamine.

 

Vous trouverez ICI un article concernant l'implication des endorphines dans l'effet placebo.

 

 

Les endorphines, la drogue du bonheur ?


Le niveau d’endorphine serait donc lié à notre sensation de plaisir. L’exercice physique, le rayonnement UV de la lumière solaire… augmenteraient la production d’endorphines. Voila donc des molécules à secréter sans modération !

Certaines blogueuses ont bien compris l’intérêt de la remontée de leur taux d’endorphine ! Voici un texte (scientifiquement un peu approximatif) qui réconcilie la chimie et l’amour !

" Ah! le printemps, le soleil, la chaleur qui pénètre la peau, les vêtements plus décontractés sortent de notre garde-robe, les blouses se déboutonnent, les sourires dévoilent nos belles dents blanches, nous voulons séduire, plaire, nous nous sentons regardées et nous aimons ce feeling.  La sécrétion de l'hormone du désir érotique, l'endorphine, est en pleine production, le taux  hormonal grimpe en flèche et notre imagination fonctionne à plein régime. Les caresses procurent un meilleur équilibre nerveux : elles permettent de relâcher les tensions, procurent un bien être voire une réelle euphorie. Les raisons sont biologiques : les caresses mettent en jeu les centres cérébraux du plaisir.

 

Saviez-vous que c'est en été qu'il y a le plus d'infidélité dans les couples mais c'est aussi le moment ou les couples font le plus l'amour (est-ce les mêmes?). Saviez-vous également que faire l'amour contribue à une dépense calorique non négligeable en plus de se faire plaisir! Alors ne vous gênez pas pour ...!

L'endorphine n'est pas seulement l'hormone du désir, elle agit comme de la morphine naturelle, substance libéré par le cerveau qui a pour fonction de d'apaiser la douleur, le stress et l'anxiété. Elle agit également lors d'activités physiques intenses ce qui nous donne une sensation de bien-être. Après une bonne séance de sport en plein air, le corps est fatigué, l’esprit apaisé, les tensions oubliées... autant de conditions qui favorisent l’arrivée d’un sommeil réparateur.

 

Le taux d'endorphine est directement lié à l'intensité et à la durée de l'exercice. Pour avoir un taux appréciable d'endorphine, il faut faire un minimum de 30 min d'activité physique intense.

Essayer de vous souvenir la dernière fois ou vous avez donné un bon effort physique. Et après, vous en souvenez vous comme vous vous sentiez bien, relax, détendue ? Eh bien oui, c'est de ce feeling dont je vous parle. Et plus on en a, plus on en veut. On devient accro de cette hormone qu'est l'endorphine."

 

 

Phéromones humaines et sexualité : trouvez votre partenaire grâce à… son nez !

 

Oui, la chimie est partout et parfois vous mène par le bout du nez !

 

Parlons un peu des phéromones. Je vais m'appuyer sur trois textes après avoir donné une définition.

 

Les phéromones c’est quoi ?

 

Le transfert d'informations par signaux chimiques entre individus d'espèces différentes ou entre individus de la même espèce est courant chez les êtres vivants. Cependant, on réserve le terme de « phéromone », du grec pherein (transporter) et hormân (exciter), aux signaux chimiques intervenant dans la communication intraspécifique.

 

Il a été introduit en 1959 par Karlson et Lüsher, qui en ont donné la définition suivante :

 

« Une phéromone est une substance (ou un mélange de substances) qui, après avoir été sécrétée à l'extérieur par un individu (émetteur), est perçue par un individu de la même espèce (récepteur) chez lequel elle provoque une réaction comportementale spécifique, voire une modification physiologique. »

 

Comme les hormones, les phéromones sont produites par des glandes spéciales, elles agissent en quantités infinitésimales et sont spécifiques. Par opposition aux hormones, elles ne sont pas déchargées à l'intérieur d'un organisme, mais au contraire elles sont émises à l'extérieur. Les hormones interviennent dans les phénomènes de régulation à l'intérieur d'un même organisme, alors que les phéromones servent à communiquer entre organismes de la même espèce.(...)

 

Les phéromones humaines : des faits

 

Comme les fourmis qui s'en servent pour communiquer entre elles et les papillons pour attirer leur partenaire sexuel, les humains aussi succombent aux effluves que libèrent leurs semblables.

 

Même à des concentrations imperceptibles, les odeurs humaines provoqueraient des effets subliminaux chez l'Homo sapiens. Ce dernier serait même beaucoup plus sensible à ce qu'on appelle les phéromones qu'aux odeurs courantes de notre environnement.


Certaines observations en suggèrent fortement l'existence chez l'humain. La plus connue d'entre elles est celle de femmes vivant ensemble qui en viennent à ovuler et à avoir leurs menstruations simultanément. Pour les scientifiques, il est tout de suite apparu évident que cette synchronisation du cycle menstruel survenait sous l'influence de phéromones.

Plus récemment, le groupe de Martha McClintock démontrait que des concentrations infinitésimales d'androstadienone (AND), une phéromone masculine qui est présente dans la sueur, l'urine, le sang et le sperme des hommes, modifiait l'humeur des femmes, élevait leur niveau d'attention et accroissait leur rythme cardiaque, leur température corporelle et leur transpiration.
 
Les volontaires qui avaient senti l'AND en présence d'un homme affirmaient se sentir plus éveillées, plus déterminées.

Effectivement, l'observation de leur cerveau par la résonance magnétique fonctionnelle (RMF) a révélé que la zone cérébrale dédiée à l'attention que l'on porte à un sujet qui nous intéresse s'activait tandis que, lorsque ces mêmes femmes respiraient des odeurs courantes, seule l'aire cérébrale responsable de l'olfaction s'animait.


Par la tomographie par émission de positons (TEP), la neurologue Ivanka Savic-Berglund, de l'Institut Karolinska à Stockholm, a pour sa part relevé qu'en réponse à une bouffée d'AND, le cerveau des femmes hétérosexuelles et celui des hommes homosexuels réagissaient de la même façon : l'hypothalamus, une structure du cerveau exerçant un certain contrôle sur le comportement sexuel, s'emballait.

 

Chez les hommes hétérosexuels, par contre, l'hypothalamus demeurait silencieux en présence de la phéromone masculine mais s'activait lorsque pointait des relents d'estratetraenol, une phéromone féminine, vers laquelle les lesbiennes affirmaient se sentir attirées bien que l'activité de leur cerveau différait de celle des hommes hétérosexuels.

 

 En fait, l'attirance olfactive est plus forte lorsque les personnes partagent entre elles une proportion égale de similarités et de dissemblances génétiques.


 Mais les phéromones humaines jouent-elles vraiment un rôle déterminant dans l'attirance sexuelle entre les hommes et les femmes ?


 Somme toute, les phéromones ne provoqueraient que l'élan initial, voire le point de départ d'un grand amour !

 

Pauline Gravel , journal Le Devoir, juin 2006 (extrait)

 

Aucune nuit n'est si profonde qu'elle ne puisse être éclairée par l'Amour
Aucune nuit n'est si profonde qu'elle ne puisse être éclairée par l'Amour


Les phéromones, ça peut rapporter gros !

 

Evidemment notre société de consommation ne pouvait que récupérer ces avancées scientifiques... vite mises au service de femmes crédules en mal d'amour :

 

"Les parfums et les articles de toilettes " Erox – Natural Attraction ® " sont parmi les premiers et seuls produits dont l’existence fait l’objet de brevets mondiaux. Ils représentent le mariage de parfums délicats et d‘années de recherches scientifiques effectués par un laboratoire indépendant menant à la découverte de propriétés modifiant le comportement des consommateurs utilisant ces produits."

L’effet obtenu est l’association de phéromones humaines et de parfums de base mais néanmoins sophistiqués. Des parfums qui engagent totalement les sens, vous invitant à transcender les cinq que vous connaissez et éveillant votre sixième.

 

En faisant appel à ce sixième sens " Erox - Natural Attraction ® " favorise la séduction en augmentant la façon dont nous nous sentons et comment les autres y répondent. L’efficacité permanente des parfums " Erox - Natural Attraction ® " peut intensifier vos sensations contrairement aux autres parfums.

 

Beaucoup plus efficace que Meetic pour trouver un partenaire !

 

Hélas, la science est compliquée : elle met toujours le doute sur les choses simples. Elle se plait à avancer des hypothèses séduisantes... pour aussitôt les contester ! Si bien que  parfois, on peut faire tout dire à la science !

 

Phéromones humaines : un mythe ?

 

De tous les sens, l'odorat est celui qui fut longtemps considéré comme le plus primitif. En termes de rationalité, la vision et l'audition ont ainsi primé, noblesse oblige, au cours de l'évolution culturelle.

 

Car l'odorat, lui, s'en réfère plutôt à nos émotions et à notre animalité. Impossible pourtant de nier qu'il module nos relations interpersonnelles et notre bien-être : odeur corporelle ou fragrance nous parlent immédiatement de l'autre, de son identité.

 

L'olfaction constituerait même une part non négligeable de notre expérience originelle, puisque c'est une voie sensorielle qui permet à l'enfant de connaître sa mère dans le monde intra-utérin, et de la reconnaître une fois né (le nouveau-né s'oriente spontanément vers le sein maternel).

 

Aujourd'hui, les chercheurs s'interrogent sur la capacité des odeurs naturelles du corps à véhiculer un contenu informatif et à stimuler des réponses réflexes chez l'homme. C'est l'existence des fameuses phéromones humaines qui est ici en jeu : y'aurait-il des agents olfactifs d'attraction ou de séduction universelle ?


Il ne faut pas confondre odeurs naturelles et phéromones. Les odeurs corporelles sont chimiquement complexes et variables d'un individu à l'autre. Elles portent des informations sur l'identité, l'état physiologique ou émotionnel. Les phéromones, elles, sont constituées d'un composé unique et commun à une espèce, et induisent des comportements automatiques et stéréotypés. À ce jour, peu de phéromones ont été identifiées chez les mammifères. Mais, on sait que leurs échanges de signaux chimiques sont courants, signaux qu'ils détectent grâce à leur organe voméronasal.

 

Qu'en est-il chez l'homme ? Un phénomène relèverait d'une influence phéromonale : la synchronisation des cycles ovariens chez les femmes qui vivent ensemble. Mais aucune substance satisfaisant aux critères d'une phéromone n'a pour le moment été identifiée. Et on connaît encore moins les mécanismes de détection et d'action de cette hypothétique substance. Car, comble de malchance pour les parfumeurs qui pensaient mettre au point des phéromones aphrodisiaques, on sait maintenant que l'organe voméronasal est inactif chez l'homme en l'absence de neurones sensoriels qui le connecteraient au cerveau. Ce qui n'empêche pas que les phéromones humaines, pourraient directement être repérées par le système olfactif. Reste donc à savoir comment et pour quels effets.

Journal du CNRS, 2004

 

Conclusion

 

Ne choisissez pas votre partenaire au... pif et tordez le nez devant les flacons aux effluves corporels. Il est plus efficace d'éviter les déodorants !

 


Love, Sex and Science

Chimie et relations humaines
Chimie et relations humaines

 Voila un bouquin que tous les amoureux des sciences -ou tout simplement tous ceux qu'interpelle le monde du Vivant - devraient lire.

 

Larry Young (directeur du Centre for Translational Social Neuroscience de l'Université Emory), à l’instar d’Isaac Newton, s'intéresse à une attraction universelle : l'attirance d'un homme pour une femme (et vice-versa !).

 

Il fait partie de ces chimistes qui sondent le cerveau, traquent les connexions neuronales, épient ces merveilleuses molécules - les neuromédiateurs (neuroexcitateurs) dont j'ai parlé ICI.

 

Larry Young poursuit finalement un peu l'œuvre de Newton, l'alchimiste, qui cherchait dans son four le secret de la matière inerte.

 

Lui s'intéresse au Vivant, infiniment plus complexe ; mais chimiste du XXIème siècle, ce n'est plus avec des cornues, des éprouvettes ou des alambics qu'il fonctionne, mais avec de merveilleuses machines que les mathématiques, l'informatique et la physique ont permis de concevoir.

 

Depuis 20 ans, des neurobiochimistes essaient de percer les mystères de l'amour - phénomènes d'attraction, monogamie, lien parent-enfant… - en utilisant des techniques telles que l'imagerie cérébrale, l’étude du génome, notamment sur des animaux transgéniques.

 

Larry Young va très loin dans ce domaine.

 

Pourtant, j'ai du mal à croire que la sécrétion et la disponibilité de la dopamine, de l’ocytocine ou de la vasopressine, les trois molécules clés pour les chercheurs, soient  suffisantes  pour inspirer la magnifique tirade de Roméo sur le balcon de Juliette :

 


" C'était l'alouette, la messagère du matin, et non le rossignol.

Regarde, amour ces lueurs jalouses qui dentellent le bord des nuages à l'orient !

Les flambeaux de la nuit sont éteints, et le jour joyeux se dresse sur la pointe du pied au sommet brumeux de la montagne.

Je dois partir et vivre, ou rester et mourir.

..."

 Quoique... !


 

 

Femme fatale

Tromperie sexuelle au moyen de signaux chimiques :

 première démonstration expérimentale chez... la mante religieuse

 



Cette étude montre que des mantes religieuses, théoriquement non désirables, sont capables d'émettre de faux signaux chimiques (phéromones) pour attirer les mâles (et les croquer !).

 

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PULSION DE VIE
Déployer tant de splendeur pour si peu de temps !
merveilleux papillons.pps
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