" La diffusion des lumières n'exige autre chose que la liberté, et encore la plus inoffensive de toutes les libertés, celle de faire publiquement usage de sa raison en toutes choses."

 KantQu’est-ce que les lumières ?, 1784

 

Blog

 

Billets d'humeur -depuis janvier 2009 - classés, pour simplifier, en six rubriques : arts, histoire, philosophie, politique, société, sciences.

Rappel : philosophie = aime la sagesse !

 

Planète vivante

Ressources pillées, biodiversité gravement altérée, pollutions majeures, climat déréglé... l'avenir de l'homme sur la Terre s'avère très sombre !

 


Conscience

 " Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses ;

c’est celui qui pose les vraies questions. "

C. Levi-Strauss, Le cru et le cuit

 

" Pourquoi craindre pour le dompteur, sa cage le protège des hommes' 

d'après Samuel Beckett

Sciences

Je propose ici un petit parcours - très personnel - au coeur de l'aventure scientifique qui, de Sapiens et Néandertal vous conduira aux nanosciences, à la biologie synthétique, à la chimie du vivant ou encore à l'intelligence artificielle...

Un non scientifique curieux pourra tirer profit de ces quelques pages sans équations et sans le jargon des initiés.

 

Voir

" Derrière la vitre qu’est la nature, apparaît lentement l’espèce d’une seconde, un fantôme d’éternité. De ce fantôme nous nous satisfaisons. Il devrait nous désespérer, (…). A ces moments le monde paraît laisser échapper comme par mégarde, un peu de son secret."

 A. Camus

 aussi: https://www.jeanpierrelavergne.fr/                                 


Pulsion de mort

Ce que disait Freud il y a 100 ans...

... ce que dit la biologie aujourd'hui

« Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore »

Notre spéculation conçoit alors cet Éros comme exerçant son action dès l'origine et comme s'opposant, à partir du moment où la substance vivante était devenue animée, à "I'instinct de mort", en tant qu'  "instinct de vie". Elle cherche à résoudre l'énigme de la vie par la lutte de ces deux Instincts, lutte qui avait commencé dès l'aube de la vie et qui dure toujours...

 

                                                                        Au-delà du Principe de plaisir, S. Freud

 

In fine, pour Freud  le phénomène de la vie est décrit comme la résultante d'une interaction constante entre la libido, qui fournit son énergie à l'Éros - "tout le bruit de la vie provient surtout de l'Éros ... De l'Éros et du combat contre l'Éros!'', et de la pulsion de mort, qui veut tout défaire et ramener ce qui vit à l'état inanimé. Ainsi, indépendamment de tout autre motif, le caractère le plus élémentaire de la pulsion de vie et de la pulsion de mort serait la répétition. Freud met en avant, sous le terme de pulsion de mort, ce qu'il y a de plus fondamental dans la notion de pulsion : le retour à un état antérieur et, en dernier ressort, le retour au repos absolu de l'inorganique.

 

 « Si nous devons considérer comme une vérité qui ne connaît aucune exception que tout ce qui vit meurt pour des raisons internes – redevient inorganique –, alors nous sommes forcés de dire que “le but de toute vie est la mort’ et, regardant vers le passé, que ‘les choses inanimées existaient avant les choses vivantes”. »

 

Au-delà du Principe de plaisir, S. Freud

 

Freud, années (19)20

Pour Freud, c'est la vie qui est comme un accident de la mort dans la mesure où la vie meurt "pour des raisons internes".

Mais alors comment rendre compte des pulsions conservatrices - si répétitives chez tout vivant - si la tendance à la mort est si générale ?

 

Freud explique que ce détour conservateur n'est qu'une pulsion partielle visant à s'assurer que le chemin vers la mort répondra à des possibilités "immanentes" internes. Autrement dit explique Derrida "à mourir de sa propre mort".

 

L'organisme se préserve, non pas pour éviter la mort, mais contre une mort qui ne serait pas la sienne !

 

La pulsion de mort serait donc inscrite dans le fonctionnement de notre organisme, dans nos cellules ?

 

Evidemment, Freud ne disposait pas des connaissances modernes de la biologie pour répondre à cette question - qu'il avait néanmoins posée :

 

 " Nous avons tiré des conclusions de grande portée à partir de l’hypothèse que toute substance vivante est obligée de mourir de causes internes. Nous avons fait cette supposition sans précautions parce qu’il ne nous semble pas s’agir d’une supposition. »

 « Nous devons donc nous tourner vers la biologie pour tester la validité de cette idée. »

 

Alors, justement, que disent les biologistes aujourd'hui ? Le petit livre du Pr Jean Claude Ameisen (bien connu des auditeurs de France Inter), "La sculpture du vivant ", illustre de façon saisissante le propos de Freud à la lumière de ce que nous savons aujourd'hui de la mort cellulaire et de l'apoptose. Il montre combien l’analogie avec la vie et la mort cellulaire est pertinente.

 

 

La biologie, années (20)20

« Le pouvoir de s’autodétruire pourrait avoir été, dès le début, une conséquence inéluctable du pouvoir d’auto-organisation qui caractérise la vie » 

Jean Claude Ameisen

Jean Claude Ameisen, est médecin, immunologiste et chercheur en biologie.

 Il est nommé Professeur de médecine en 1998 à l’Université Paris Diderot et à l’Hôpital Bichat.

Depuis septembre 2011, il est directeur du Centre d’études du vivant de l’Institut des humanités de Paris de l’université Paris Diderot.

Il a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation et anime l’émission de radio « Sur les épaules de Darwin” diffusée sur France Inter.

Jean Claude Ameisen est un spécialiste des mécanismes de mort cellulaire programmée ou apoptose.

 


L'équilibre VIE/MORT
L'équilibre VIE/MORT

 Dans un article publié en 2007 dans la Revue Française de Psychosomatique - La mort au cœur du vivant - Jean Claude Ameisen revient sur l'intuition de Freud.

 

 Il rappelle que l'idée longtemps prédominante en biologie a été que la disparition de nos cellules – comme notre propre disparition en temps qu’individus – ne pouvait résulter que d’agressions de l’environnement, d’accidents, de destructions, de famines, d’une incapacité intrinsèque à résister au passage du temps, à l’usure et au vieillissement. »

 

 

La réalité est tout autre :

 

« Aujourd’hui, nous savons que toutes nos cellules possèdent, à tout moment, la capacité de déclencher leur autodestruction, leur mort prématurée, avant que rien, de l’extérieur, ne les détruise. C’est à partir de leurs gènes que nos cellules produisent les “exécuteurs” moléculaires capables de précipiter leur fin, et les “protecteurs” capables un temps de neutraliser ces exécuteurs. "

 

La vie ne serait donc qu'une "survie" et la pulsion de vie qu'un moyen de repousser l'échéance :

 

« La survie de chacune de nos cellules dépend, jour après jour, de la nature des interactions provisoires qu’elle est capable d’engager avec d’autres cellules de notre corps, interactions qui seules leur permettent de réprimer le déclenchement de l’autodestruction... Une cellule qui commence à mourir dans notre corps est, le plus souvent, une cellule qui pour la première fois depuis un jour, un mois ou un an vient de cesser de trouver dans son environnement les molécules nécessaires à la répression de son autodestruction »

 

 

Ameisen évoque les processus moléculaires du programme de la mort cellulaire identifié chez Cænorhabditis elegans, petit ver de 1mm, bien connu animal-modèle de laboratoire.

 

Quatre gènes dirigent la synthèse de quatre protéines : un précurseur inactif de l’exécuteur ; un activateur qui, en se fixant au premier, déclenche l’autodestruction. Le troisième est un protecteur qui, fixé à l’activateur, l’inactive, et le quatrième est un antagoniste du protecteur qui neutralise son effet en se fixant à lui. Dans ce cas, l’activateur déclenche l’autodestruction.

 

« Ainsi, la vie et la mort de chaque cellule dépendent à tout moment des modalités d’interaction entre ces quatre molécules, c’est-à-dire de leurs quantités respectives que fabrique chaque cellule et de l’endroit où elle les localise respectivement, en réponse à son histoire particulière et de ses interactions avec son environnement. »

Jean Claude Ameisein

 

Nicole Le Douarin observe que :

 

« Chaque cellule de l'embryon produit les protéines capables de la tuer. Ne survivent que celles qui sont aptes, pour un temps, à s'opposer à la mise en œuvre du programme de mort ». 

 

 

 

Apoptose d'un neurone
Apoptose d'un neurone

  

 

Courage, Drogo !

 

Et il essaya de faire un effort, de tenir dur, de jouer avec la pensée terrible. Il y mit toute son âme, dans un élan désespéré, comme s’il partait à l’assaut tout seul contre une armée. Et subitement les antiques terreurs tombèrent, les cauchemars s’affaissèrent, la mort perdit son visage glaçant, se changeant en une chose simple et conforme à la nature.

Le désert des tartaresDino Buzzati

Pour Jean Claude Ameisein« le pouvoir de s’autodétruire pourrait avoir été, dès le début, une conséquence inéluctable du pouvoir d’auto-organisation qui caractérise la vie »

 

Ce que les psychanalystes freudiens traduisent ainsi :

 

"la tendance à l’autodestruction qui s‘origine dès le début de la vie, par la vie elle-même, c’est ce que nous appelons pulsions qui ont pour but de ramener la vie à la mort, c’est-à-dire le groupe des pulsions de mort. La « répression » du suicide dont parle Ameisen, c’est ce que nous nommons pulsions sexuelles (ou pulsions de vie) qui, en s’opposant aux pulsions de mort qui cherchent à atteindre leur but directement, allongent la durée de vie, ou retardent l’heure de la mort."


L'oubli...

Oublier est aussi essentiel que respirer !

Dans un sac, j'ai mis mes souvenirs

(les siens y étaient déjà).

J'ai éteint la lumière

fermé la porte

jeté la clé et le sac dans la rivière.

Le sac a trouvé son chemin dans les embâcles

puis a sombré dans la cascade.

Il ne reste rien de cette histoire.

 JPL - 2020

 

 

 


"Pour que la mémoire fonctionne correctement, il faut oublier." O. Hardt

L’oubli est un processus moléculaire vital. C’est ce que mettent en évidence plusieurs équipes de chercheurs dans le domaine des neurosciences depuis quelques années.

 La mémoire est régulée par un équilibre entre les mécanismes biologiques de stockage et ceux d’effacement de l’information.

 L’oubli n’est pas le résultat du temps qui passe, c’est un processus biologique à part entière.

 

Tout sur l'oubli... ou presque :

 

Poésie

Psychisme

Neurosciences

Les processus moléculaires de l'oubli

Le fonctionnement de la mémoire

Le devoir de mémoire

...

 

Et si la maladie d'Alzheimer pouvait aussi être envisagée comme un dysfonctionnement de l'oubli plutôt que du souvenir ? 

"Et si ce qui se passe réellement était  un processus d'oubli hyperactif qui efface plus qu'il ne devrait ?"

 

 

"J'existe ? J'ai souffert, j'ai maudit la Lumière.-
Mais tout est oublié, je suis trop bien ici,
Oh ! que c'est bon, n'avoir ni désir ni souci-
Je vais m'éparpiller dans la nature entière-"

Jules Laforgue

 

 

Arts et sciences : dialogue pour vivre en paix

Quand l'art rencontre la science

Une réaction chimique par Hicham Berrada
Une réaction chimique par Hicham Berrada

 

 

« La science n’est pas une forme d’art […]. Mais les résultats du chercheur ont une puissance poétique : ils révèlent les fils qui tissent notre réalité, et le mystère qu’il y a en son cœur. L’art et la science ont en commun de questionner le monde en rendant visible l’invisible » 

Jean-Philippe Uzan,  à propos de « Le Rêve des formes »

 

"Science is not an art form... But the researcher's results have a poetic power: they reveal the threads that weave our reality, and the mystery that lies in its heart. Art and science have in common that they question the world by making the invisible visible."

Jean-Philippe Uzan, about "Le Rêve des formes"

 

 

 

"Quand l'art parle à la raison et la science à l'émotion. Quand l'art révèle une vérité et la science la beauté... " 

"When art speaks to reason and science to emotion. When art reveals a truth and science reveals beauty... "

 

Jean-Claude Ameisen & Yvan Brohard - Quand l'art rencontre la science - Editions de La Martinière

 

Inspirations croisées

En cette année Léonard de Vinci, comment ne pas finir en beauté en évoquant - à nouveau - le dialogue magique entre arts et sciences ?

 

Scientifique, passionné par les arts, j'ai souvent, sur ce site, parlé de cette fructueuse rencontre. Souligné par exemple l'étrange beauté de l'imagerie scientifique ou de la microphotographie - en biologie mais pas seulement -, la fantastique traduction picturale d'équations mathématiques complexes, de phénomènes physiques, de réactions chimiques traduites en images.

 

Comme le peintre, le musicien ou le poète, le scientifique est aujourd'hui lui aussi bioinspiré et son travail en témoigne.

L'esthétique scientifique n'est donc pas dépourvue de qualités artistiques. 

 

Le chercheur est un créateur et sa démarche, sa quête, évoque parfois celle de l'esthète. Je pense bien sûr au côté sublime de certaines démonstrations mathématiques, mais d'autres parallèles pourraient être cités. Dans ma discipline, la chimie, on évoque souvent l'élégance d'une synthèse.

 

In this year Leonardo da Vinci, how can we not end in beauty by evoking - once again - the magical dialogue between arts and sciences?

Scientific, passionate about the arts, I have often, on this site, talked about this fruitful meeting. Highlighted for example the strange beauty of scientific imaging or microphotography - in biology but not only -, the fantastic pictorial translation of complex mathematical equations, physical phenomena, chemical reactions translated into images.

Like the painter, musician or poet, the scientist is now also bioinspired and his work testifies to this.

Scientific aesthetics is therefore not without artistic qualities. 

The researcher is a creator and his approach, his quest, sometimes evokes that of the aesthete. I am of course thinking of the sublime side of some mathematical demonstrations, but other parallels could be mentioned. In my discipline, chemistry, we often talk about the elegance of a synthesis.

 

Hicham Berrada, artiste et alchimiste

Quand la magie des sciences infuse l’art...

Une chaire Arts et Sciences

Centre Pompidou -Table ronde, un débat pluridisciplinaire avec des œuvres de Meghann Riepenhoff, dans un dispositif scénique expérimental
Centre Pompidou -Table ronde, un débat pluridisciplinaire avec des œuvres de Meghann Riepenhoff, dans un dispositif scénique expérimental

 Quoi donc de plus naturel, qu'arts et sciences veuillent concrétiser cette histoire d'amour !

 

Ce fut fait le 27 septembre 2017, au moment où la chaire Arts & Sciences a vu le jour, conjointement portée sur les fonds baptismaux par deux phares de l’enseignement supérieur français : l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) et l’École Polytechnique.

C'était une première mondiale.

 

"Véritable laboratoire, la première Chaire “arts & sciences” en Europe est portée par une triple ambition :

– faire dialoguer les arts et les sciences de la nature, de l’homme et de la société pour mettre en œuvre des processus hybrides de recherche et de création ;

– produire ensemble et autrement des formes et des connaissances nouvelles sur les grandes questions de société ;

– faire émerger un projet d’avenir partagé en formant des étudiants et étudiants-chercheurs à une pensée complexe pour un futur responsable."

 

 What could be more natural, then, than arts and sciences want to make this love story a reality?

This was done on 27 September 2017, at the time the Arts & Sciences Chair was created, jointly funded by two French higher education lighthouses: the École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) and the École Polytechnique.

It was a world first.

 

 "As a true laboratory, the first "Arts & Sciences" Chair in Europe is driven by a triple ambition:

- to bring together the arts and sciences of nature, man and society to implement hybrid processes of research and creation;

- produce new forms and knowledge on major societal issues together and in other ways;

- to bring out a shared future project by training students and student-researchers in complex thinking for a responsible future."

 

 

Hélène Bellenger
Hélène Bellenger
Diane Hymans
Diane Hymans

Les résidences Arts et Sciences

A une échelle moins spectaculaire, mille et une initiatives célèbrent le mariage de l’art et de la science.

 

De nombreuses résidences de recherche ont vu le jour.

 

J'ai relaté récemment l'initiative de l'INSERM : La Recherche de L' Art

" La recherche de l'art est un projet artistique. Chaque année, des laboratoires Inserm accueillent des artistes de l'École nationale supérieure de photographie d'Arles. Ils y donnent naissance à des œuvres qui explorent les frontières entre art et science."

 

Aux Cinquantième Rencontres d'Arles (2019), était exposé le travail d'Hélène Bellenger (résidente au laboratoire Imagerie et cerveau de Tours - unité Inserm 1253) qui détourne la fabrication des images scientifiques afin de mieux questionner la "disneylandisation" de la science à des fins communicationnelles.

Diane Hymans, suite à sa résidence à l’Institut de biologie de Valrose (unité Inserm 1091), cherche pour sa part à décontextualiser des outils de laboratoire pour interroger leur forme en évacuant leur usage.

 

L’Atelier Arts-Sciences est une initiative conjointe du CEA - Grenoble et de Antoine Conjard, directeur de l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences - Meylan.

 

Dans le même ordre d'idée il faut aussi évoquer les Résidences Arts et Sciences de l'Université de Bordeaux.

 

 La revue Pour la Science a publié un numéro hors-série "Art et Science" qui présente quelques exemples de belles rencontres.

Bleu comme une orange

"Reconnaître un objet visuellement n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Notre cerveau construit cette signification, puis il reforme les contours de l’objet et c’est ainsi que nous le voyons. Qu’est-ce que la forme et la couleur apportent à la perception humaine ? Pour répondre à cette large question, « Bleu comme une orange » associent deux points de vue : celui du psychologue et celui de l’artiste" U. Bordeaux

 

"Visually recognizing an object is not as simple as it looks. Our brain constructs this meaning, then it reforms the contours of the object and that's how we see it. What does shape and colour bring to human perception? To answer this broad question, "Blue as an orange" combines two points of view: that of the psychologist and that of the artist" U. Bordeaux

 

 

Le bio-art de Maria Peñil Cobo

 

Le travail de Maria Pénil Cobo est une véritable prouesse. En utilisant sa bouche comme pinceau, des bactéries en guise de pigments et des boîtes de Petri garnies d'agar-agar (gélose) comme toile, elle produit de somptueux tableaux.

 

 

Science et art : beau comme le cerveau en IRM

Quelques exemples d'images scientifiques publiées sur ce site

Léonard de Vinci

"Le musée trouve en cette année de commémoration l’occasion de rassembler autour des cinq tableaux essentiels qu’il conserve, à savoir la Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, la Joconde — qui reste dans la salle où elle est habituellement exposée —, le Saint Jean Baptiste et la Sainte Anne, la plus grande part possible des peintures de l’artiste, afin de les confronter à un large choix de dessins ainsi qu’à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures de l’environnement du maître.

 

Cette rétrospective inédite de la carrière de peintre de Léonard permet de montrer combien il a mis la peinture au-dessus de tout et comment son enquête sur le monde, qu’il appelait « la science de la peinture », fut l’instrument de son art, dont l’ambition n’était rien moins que d’apporter la vie à ses tableaux."

Le musée du Louvre

 

A noter : L’expérience de réalité virtuelle En tête-à-tête avec la Joconde, réalisée en partenariat avec HTC Vive Arts, permettra au public d’interagir avec le tableau (” Mona Lisa : Beyond the Glass ”). Ainsi, les visiteurs auront l’occasion de s’immerger dans cette œuvre emblématique.

 

 

Une exposition réellement exceptionnelle à partir du 24 octobre 2019

De l'amour... De Stendhal au Palais de la découverte

 

" Ils cherchaient à me décrier la volupté et son ivresse, parce qu’elle est passagère et trompeuse ; et je brûlais de la trouver entre les bras de mon amie, parce qu’elle s’y renouvelle quand il lui plaît, et que son cœur est droit, et que ses caresses sont vraies."

Denis Diderot - Lettre à Sophie Volland

 

"They sought to decry the voluptuousness and intoxication of her, because she is fleeting and deceitful; and I was anxious to find her in my friend's arms, because she renews herself there when she pleases, and her heart is straight, and her caresses are true."

Denis Diderot - Letter to Sophie Volland

 

"Oui le bonheur amoureux est la preuve que le temps peut accueillir l’éternité." Alain Badiou, Eloge de l'Amour"


De l'Amour

De l'Amour, est un essai de Stendhal conçu comme un traité philosophico-scientifique où il « explique simplement, raisonnablement, mathématiquement, pour ainsi dire, les divers sentiments qui se succèdent les uns aux autres, et dont l’ensemble s’appelle la passion de l’amour » .

Car, dit-il, "tous les amours qu’on peut voir ici-bas naissent, vivent et meurent [...] suivant les mêmes lois".

 

C'est dans cet essai que Stendhal utilise le terme de cristallisation, cher au chimiste, pour  décrire le processus d'idéalisation à l'œuvre au début d'une relation amoureuse : "En un mot, il suffit de penser à une perfection pour la voir dans ce qu'on aime" .

 

On sait aujourd'hui que la chimie se met en branle de tout côté, du premier regard langoureux au dernier soubresaut de l'extase, qu'elle est à l'oeuvre dans le ravage intérieur qui suit l'échec des assiduités de l'écrivain auprès de Matilde Viscontini Dembowski , qui le conduisit à écrire cet essai à des fins thérapeutiques.

 

De l'Amour, is an essay by Stendhal conceived as a philosophical-scientific treatise in which he "simply, reasonably, mathematically, so to speak, explains the various feelings that follow one another, and whose together is called the passion of love".

For, he says, "all the loves we see here on earth are born, live and die[...] according to the same laws".

It is in this essay that Stendhal uses the term crystallization, dear to the chemist, to describe the process of idealization at work at the beginning of a romantic relationship: "In a word, it is enough to think of perfection to see it in what we love".

We know today that chemistry is on the move on all sides, from the first languid glance to the last jolt of ecstasy, that it is at work in the inner devastation that follows the failure of the writer's assiduity with Matilde Viscontini Dembowski, who led him to write this essay for therapeutic purposes.

 

Car l'amour c'est aussi (surtout ?) de la chimie !

L’amour est une émotion complexe : derrière les ressentis amoureux se cache une multitude de molécules et de réactions chimiques. 

 

Larry Young (directeur du Centre for Translational Social Neuroscience de l'Université Emory), à l’instar d’Isaac Newton, s'intéresse à une attraction universelle : l'attirance d'un homme pour une femme (et vice-versa !).

 

Il fait partie de ces chimistes qui sondent le cerveau, traquent les connexions neuronales, épient ces merveilleuses molécules - les neuromédiateurs (neurotransmetteurs) dont j'ai parlé ICI.

 

Larry Young poursuit finalement un peu l'œuvre de Newtonl'alchimiste, qui cherchait dans son four le secret de la matière inerte.

 

Lui s'intéresse au Vivant, infiniment plus complexe ; mais chimiste du XXIème siècle, ce n'est plus avec des cornues, des éprouvettes ou des alambics qu'il fonctionne, mais avec de merveilleuses machines que les mathématiques, l'informatique et la physique ont permis de concevoir.

 

Depuis 20 ans, des neurobiochimistes essaient de percer les mystères de l'amour - phénomènes d'attraction, monogamie, lien parent-enfant… - en utilisant des techniques telles que l'imagerie cérébrale, l’étude du génome, notamment sur des animaux transgéniques.

JPL - 2011

 

Love is a complex emotion: behind the feelings of love lies a multitude of molecules and chemical reactions. 

Larry Young (Director of the Centre for Translational Social Neuroscience at Emory University), like Isaac Newton, is interested in a universal attraction: a man's attraction to a woman (and vice versa!).

He is one of those chemists who probe the brain, track neural connections, spy on these wonderful molecules - the neurotransmitters (neurotransmitters) I mentioned HERE.

Larry Young finally continues a little bit the work of Newton, the alchemist, who was looking in his oven for the secret of inert matter.

He is interested in the infinitely more complex living world; but as a 21st century chemist, he no longer works with horns, test tubes or stills, but with wonderful machines that mathematics, computer science and physics have made it possible to design.

 

For 20 years, neurobiochemists have been trying to unravel the mysteries of love - attraction phenomena, monogamy, parent-child relationship... - using techniques such as brain imaging, genome study, especially on transgenic animals.

 

Voir par exemple : Portrait chimique de votre cerveau amoureux

De l'amour - Palais de la Découverte - Paris

De l'amour est aujourd'hui le titre de la belle et très pédagogique exposition du Palais de la Découverte consacrée aux sciences de l’amour.

 

Elle interroge ce mystérieux sentiment en s'appuyant sur des travaux scientifiques et artistiques.

 

" Deux galeries  sont proposées pour explorer ces territoires amoureux :

 

La galerie des attachements 

Qu’est-ce que l’amour ? L’empathie ? L’attachement ?

Là où le français n'utilise que le terme "amour", le grec utilise quatre mots : érōs, le désir, la passion charnelle ; storgê, l’amour familial ; agapē, l’amour désintéressé et philía, l’amitié, le lien social.

Une approche par quatre entrées qui vous permettra de percer un peu plus ce mystère et de découvrir les dernières recherches scientifiques (les sciences affectives) sur l'amour.

 

La galerie des sciences

 Certes il n’y a pas de théorie scientifique globale sur l’amour. Pourtant, l’affection, l’attachement, la sexualité et l’empathie sont véhiculés par les mêmes molécules, déclenchent la sécrétion des mêmes hormones et empruntent les mêmes circuits neuronaux.

La galerie des sciences vous permettra d'aborder le sujet en sept questions, explorées en détails par des neuroscientifiques, sociologues, sexologues, psychanalystes et philosophes."

 Le Palais de la Découverte

 

 

L'effet "Roméo et Juliette" (la puissance des amours interdites) aurait pour seule cause la dérégulation des niveaux de dopamine.

 

Pour ce qui est de l'explication chimique du génie de Shakespeare... on cherche encore !

 

 

 

 

 

Regarde, amour ces lueurs jalouses qui dentellent le bord des nuages à l'orient !

Les flambeaux de la nuit sont éteints, et le jour joyeux se dresse sur la pointe du pied au sommet brumeux de la montagne.

Je dois partir et vivre, ou rester et mourir.

Shakespeare - Roméo et Juliette

 

 

La fée électricité

Transports : l'avenir proche est électrique

Le moteur thermique est condamné... et c'est une excellente nouvelle !

Toyota : concept car électrique -Tokyo 2019
Toyota : concept car électrique -Tokyo 2019

Le Salon de Tokyo 2019 (jusqu'au 4 novembre) vient confirmer l'avènement proche de cette révolution technologique et économique.

Les Japonais, très peu présents aujourd'hui dans le "tout électrique", arrivent en force : Toyota, Nissan, Mazda, Lexus... y présentent une kyrielle de véhicules et de concept car électriques, à 4, 3 ou deux roues.

C'est bien le signe que le fruit est mûr !

 

Comme l'écrit le journal Le Monde : " Il faut croire que, partout dans le monde, l’électrification accélérée de l’automobile constitue un horizon indépassable."

Pourquoi ?

Les raisons sont à la fois politiques et économiques.

 

Le moteur thermique, avec les émissions qui l'accompagnent, a mauvaise presse ; partout dans le monde des associations, des citoyens, se mobilisent. Les politiciens ne peuvent ignorer ce qui tend à devenir un mouvement de masse.

 

D'ici 2025, la Norvège souhaite que 100% de ses voitures soient des unités hybrides électriques ou hybrides. Les Pays-Bas prévoient d'interdire toutes les ventes de voitures à essence et à moteur diesel d'ici la même année. En 2030, l'Allemagne envisage d'interdire les moteurs à combustion interne. La France et la Grande-Bretagne visent à mettre fin à leurs ventes de voitures à essence et à moteur diesel en 2040. La Chine, actuel leader dans le domaine de la voiture électrique, avance à marche forcée.

 

 La décarbonisation est plus que jamais à l'ordre du jour pour faire face à l'urgence du changement climatique.

 

Cependant, pour que le véhicule électrique soit propre, deux conditions doivent au minimum être remplies :

 - que les réseaux électriques soient principalement alimentés par des énergies renouvelables.

Actuellement, la part de l’énergie renouvelable dans le monde est passée de 22% en 2001 à 33%. L’Europe est à 36%, la Chine à 26% et les États-Unis à 18%.

Mais la progression s'accélère, notamment grâce au solaire (voir l'article ci-dessous).

 - que les matériaux constituant les batteries soient recyclés. Les projections actuelles indiquent qu'à court terme,  le recyclage pourrait fournir jusqu'à 50% des matériaux nécessaires (actuellement moins de 10%) dans la chaîne d'approvisionnement des batteries lithium-ion, en réduisant les coûts jusqu'à 20%.

 

A partir de là, l'aspect économique intervient : très rapidement les véhicules électriques devront être moins chers et plus performants que les voitures à essence.

 

D'ores et déjà,  pour les voitures à kilométrage élevé, telles que les taxis, qui parcourent en moyenne 70 000 km / an, le coût total de possession d'un véhicule électrique (le prix d'achat, l'assurance, le carburant et l'entretien), est bien inférieur à celui d'une voiture à essence. Cela signifie que les flottes institutionnelles et commerciales vont probablement passer très vite à l'électricité, une étape majeure dans le déploiement de l'électrification.

 

Pour atteindre la parité des coûts avec les voitures à essence personnelles, qui parcourent en moyenne 12 000 à 15 000 km / an, le prix des batteries doit se situer à environ 100 USD / kWh contre une valeur actuelle de 180 USD à 200 USD / kWh. Les projections pour l’année de la parité des coûts - véhicules électriques / voitures à essence - la situent avant 2025.

 

Comment ?

CLIQUEZ sur l'image

Le moteur de la VW ID.3 ! (200 CV)

La batterie, l'élément clé

Le moteur d'une voiture électrique se distingue par sa simplicité et un coût d'entretien bien inférieur à celui d'un moteur thermique.

 

C'est donc la batterie qui est au coeur des investissements en recherche/développement.

 

Le principe de la batterie nous est connu depuis le lycée : une cathode, une anode, un électrolyte, un séparateur (membrane poreuse).

 

La réaction chimique, une oxydo-réduction, permet un transfert d'électrons.

La borne négative (-)  correspond à l'anode, où se produit la réaction d'oxydation qui va fournir les électrons. La borne positive (+) correspond à la cathode où se produit la réaction de réduction qui va consommer les électrons.

Dans un accumulateur, ces rôles s'inversent selon que l'appareil débite (actif) ou se charge (passif).

 

Les cathodes et anodes d'un accumulateur sont donc alternativement positives et négatives selon leur état, charge ou décharge.

 

Dans le cas des batteries Li-ion qui alimentent aujourd'hui les moteurs électriques de voiture, ce sont les ions lithium (sels de lithium), qui circulent - au sein d'un solvant - entre les électrodes pour générer l’énergie.

La cathode, est principalement constituée d'un mélange de nickel, de manganèse et de cobalt, aux proportions variables. L'anode est en graphite.

 

Ce modèle a encore de beaux jours devant lui, mais sa technologie est actuellement en développement de façon à améliorer sensiblement la densité énergétique produite (environ 250 Wh/kg).

Partout dans le monde des équipes de recherche sont mobilisées pour obtenir des batteries Li-ion dont la densité électrique serait au moins doublée, avec une charge plus rapide, une autonomie plus longue, une durée de vie prolongée, une sécurité accrue... pour un prix inférieur !

En France le hub de l'énergie, inauguré en 2018, est le siège du Réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) porté par le CNRS, qui fédère 17 laboratoires de recherche CNRS/Universités, 16 partenaires industriels et trois établissements publics (CEA, IFPEN et Ineris) spécialisés dans le transfert de technologie.

Les nouvelles batteries à électrolyte solide

Au centre d’une multitude de programmes de recherche, la technologie de batteries tout solide est l’une des pistes les plus prometteuses et les plus avancées.

 

Le système repose sur une conception entièrement solide ce qui permet de se passer de solvant, évitant ainsi les risques d’incendie en cas de surchauffe ou de court-circuit, comme on a pu l'observer sur certains véhicules (Telsa) et smartphones (Samsung). De plus les batteries Li-ion supporte mal les basses températures ; à partir de -5°C des dendrites (excroissances) se forment sur l'anode, ce qui peut provoquer des courts-circuits. Enfin au-dessus de 35°C la durée de vie est affectée.

 

 Ces nouvelles batteries promettent une autonomie comparable (800 kms) à celle des modèles à combustion interne, ainsi que des temps de charge similaires au remplissage du réservoir. 

 

John B. Goodenough, qui vient de recevoir le prix Nobel de chimie 2019, à l'âge de 97 ans (avec Stanley Whittingham et Akira Yoshino) pour sa contribution à la mise au point de la batterie lithium-ion, vient de proposer un modèle particulièrement performant.

 

Dans ce modèle, l'électrolyte se compose d'une plaque de verre qui fait office de séparation entre l'anode et la cathode. L'anode peut être constituée de différents métaux (lithium, potassium ou sodium). La capacité de charge et de décharge, donc l'autonomie, est doublée, la durée de vie est augmentée. Autre point très intéressant, le temps de recharge se compte désormais en minutes et non plus en heures.

Même la plage thermique d'utilisation de la batterie solide est plus confortable : là où l'électrolyte liquide fonctionne de façon optimale pendant 15 ans à condition de ne pas dépasser 35 °C (d'où certains systèmes de refroidissement couplés aux batteries), cette batterie peut fonctionner entre -20 °C et 100 °C sans nécessiter de refroidissement.

 

Ce modèle, qui couple des anodes au lithium métal avec des électrolytes à l'état solide, est sur le point d'aboutir chez de nombreux fabricants.

Chaque atome d’une anode au lithium métal peut stocker et libérer de l’énergie pendant le cycle de charge-décharge, alors qu'avec les anodes en graphite actuellement utilisées dans les batteries lithium-ion, seul un atome de lithium pour six carbones peut stocker ou libérer de l’énergie.

A noter que que de nombreuses équipes travaillent sur des anodes au sodium (omniprésent sur la planète, contrairement au lithium) et qu'il n'est pas exclu que des batteries au sodium performantes soient mises sur le marché d'ici une dizaine d'années.

 

Ainsi Toyota a annoncé qu'il disposerait de batteries avec des anodes en lithium et des électrolytes solides pour ses véhicules électriques d'ici le début des années 2020. Les prochaines Toyota tout électrique (6 modèles sont annoncés !) en seront dotées.

 

En Europe, au Japon et en Chine, tous les constructeurs sont sur le pont. En Chine, des startups fleurissent et les premières chaînes de production ont démarré.

 

Qing Tao Energy Development Co, une startup de l’Université technique de Tsinghua, vient de créer une nouvelle ligne de production de batteries à électrolyte solide à Kunshan, dans l’est de la Chine. Les rapports indiquent que la société a atteint une densité énergétique de plus de 400Wh/kg (à comparer aux batteries lithium-ion de nouvelle génération qui sont limitées à 250-300Wh/kg).

Sa capacité de production sera de 700 MWh en 2020.

 

L'impact sur la géoéconomie

L'électrification des transports marque un tournant dans l'économie énergétique. Depuis plus d'un siècle, le pétrole est la pierre angulaire du transport et son industrie n'a cessé de croître, parallèlement à l'industrialisation et à l'amélioration du niveau de vie. Mais le pétrole est abondant dans relativement peu de pays et ceux-ci assument une importance géoéconomique démesurée car le pétrole destiné aux transports est un besoin sociétal essentiel. 

 

L'électrification des transports signifie que le pétrole va perdre l'un de ses marchés principaux et donc son pouvoir économique et politique international.

 

Sur le plan économique la fin du tout pétrole est donc aussi une bonne nouvelle.

 

Au contraire la lumière du soleil et le vent sont disponibles partout et la production d’électricité est essentiellement une entreprise nationale.

 

Il reste le problème du stockage (voir ci-après) et encore une fois de la mise au point de batteries qui ne rendent pas les populations dépendantes de quelques pays gros producteurs.

 

Pour les véhicules électriques, actuellement, le recours au lithium (qui n'est recyclé qu'à 1% pour des problèmes de pureté) est incontournable. La figure ci-dessus montre que le minerai n'est exploité que dans très peu de pays :

- le triangle sud-américain, Argentine-Chili-Bolivie, largement dominant,

- l'Australie,

- la Chine et les Etats-Unis.

 

Voila pourquoi les chercheurs travaillent à marche forcée pour mettre au point une batterie sodium-ion à électrolyte solide.

 

 

 

Annoncée pour 2019, la Fisker EMotion (le concurrent de Tesla) ne devrait pas voir le jour avant 2021. En effet le constructeur a décidé de basculer vers la technologie de la batterie solide, grâce à une "électrode tri-dimensionnelle" capable d'offrir une capacité multipliée par 2,5 par rapport à une batterie classique lithium-ion.

L'autonomie, atteindrait les 800 km, tandis que la recharge ne demanderait qu'une minute !

Cette batterie est développée par Sakti3 , filiale à 100% de Dyson Ltd.