L'extraordinaire sauvetage d'une espèce en voie d'extinction

Deux décennies après sa disparition dans la nature, l'ara bleu de Spix est réintroduit dans sa forêt natale

 En 1995, des défenseurs de l'environnement et des scientifiques se sont lancés dans une tentative désespérée de sauver l'oiseau le plus rare au monde, un perroquet bleu-gris appelé l'ara de Spix

 

L'oiseau avait à peine été repéré depuis que les scientifiques l'avaient décrit pour la première fois au début du XIXe siècle.

 

Au milieu des années 1990, un seul individu restait en vie dans la nature, près Curaça, petite ville poussiéreuse à la lisière de la Caatinga, une forêt tropicale sèche du nord-est du Brésil, qui couvre 10 % du pays

 

 À l'époque, moins de trois douzaines d'oiseaux étaient connus pour être détenus dans des collections et des zoos du monde entier, et une décision fut prise de libérer une seule femelle dans l'espoir que les oiseaux s'accoupleraient.

Las, peu de temps après, les deux oiseaux étaient retrouvés morts.

 

Ce 11 juin 2022, plus d'un quart de siècle après,  huit aras de Spix ont été libérés dans leur biotope originel. Douze autres devraient suivre à la fin de l'année et encore plus dans les années à venir. 

Si tout se passe comme prévu, ces oiseaux seront l'avant-garde d'une nouvelle population d'aras de Spix dans leur habitat naturel. 

Une entreprise extraordinairement complexe

C'est une organisation non gouvernementale (ONG)  fondée par Martin Guth, un homme d'affaires allemand collectionneur de perroquets : l'Association pour la conservation des perroquets menacés (ACTP), qui a relevé le défi de ramener l'oiseau dans la caatinga. 

 

L'ACTP, qui abrite plus de 170 aras de Spix à Tasdorf, près de Berlin, a construit une installation au coeur de la caatinga pour 52 de ces volatiles, transporté au Brésil en 2020.

 

En fait l'histoire débute dès1990, quand des défenseurs de l'environnement ont formé un comité pour superviser un programme de réintroduction. 

Cela impliquait de constituer une population captive adéquate, ce qui s'est avéré être un processus très compliqué. 

 

Pourtant, en 1996, seuls 39 oiseaux captifs étaient connus dans le monde. Pire encore, la plupart d'entre eux étaient étroitement apparentés. Seuls neuf des oiseaux provenaient du milieu naturel et 21 des 30 restants étaient issus d'un même couple aux Philippines.

 

Deux obstacles majeurs

Pour avoir une chance de succès le programme de réintroduction devait surmonter deux grandes difficultés : une maladie congénitale des oiseaux en volière et donc ce problème de consanguinité.

 

Ainsi, en 2010, 54 des 71 oiseaux connus dans le monde se trouvaient au Qatar où la population captive était confrontée à une double menace : la maladie et un faible taux de natalité.

 

La principale maladie menaçant Spix en captivité était une pathologie qui affecte les nerfs du tractus gastro-intestinal des perroquets et les fait dépérir lentement.

En 2008, des chercheurs ont identifié un nouveau virus dans le cerveau des oiseaux atteints : un type de bornavirus, un groupe connu pour provoquer des maladies cérébrales chez les chevaux et les moutons.

 

Tous les Spix connus dans le monde ont alors été testés pour ce virus et les individus sains isolés. Cela a finalement permis d'éliminer la menace du bornavirus aviaire pour la population de Spix.

 

L'autre problème était la reproduction : il fallait produire beaucoup d'individus avec la plus grande diversité génétique possible.  Mais les oiseaux aux génétiques diverses ne formaient pas nécessairement un couple, car les perroquets sont monogames et très exigeants.

Il a fallu avoir recours à l'insémination artificielle en mettant au point une technique spécifique.

 

En mai 2013, les premiers poussins d'aras de Spix inséminés artificiellement ont éclos.

 

Finalement, en juin 2018, Guth et le ministre brésilien de l'Environnement ont signé un protocole d'accord à Berlin pour construire une installation au Brésil, transférer les oiseaux et les réintroduire dans la caatinga.

 

La survie d'animaux captifs relâchés en milieu naturel

Ara d'Illiger (maracana)
Ara d'Illiger (maracana)

Pour donner aux 8 premiers Spix relâchés les meilleures chances de survie, ils ont été élevés et libérés avec 8 aras d'Illiger  espèce plus commune, qui occupe une zone plus vaste que les aras de Spix, mais également dans la caatinga où les modes de vie des deux oiseaux se chevauchent. 

 

L'équipe espère que ce troupeau mixte rejoindra les Illiger sauvages dans la caatinga.

 

Ils serviront de mentors,  permettant aux aras de Spix de bénéficier de leurs connaissances sur la façon d'éviter les prédateurs, de trouver de la nourriture et de se déplacer.

Restaurer le milieu naturel

Même si l'effort pour rétablir l'ara de Spix dans son habitat d'origine dans le nord-est du Brésil réussit, l'oiseau fera face à une menace à long terme : la diminution de la forêt tropicale sèche, connue sous le nom de caatinga.

 

 La caatinga est une mosaïque d'arbustes, de cactus et de buissons épineux avec des ruisseaux bordés de caraibeiras où niche l'ara de Spix. Pendant des décennies, les humains ont récolté du bois, abattu et brûlé des terres pour l'agriculture et élevé des chèvres qui mangent de nombreux semis.

 

Heureusement, les chercheurs du Centre d'écologie et de surveillance environnementale de l'Université fédérale de la vallée de São Francisco (Univasf) travaillent depuis des années à la conservation et à la restauration de la caatinga.

 

Au cours de la prochaine saison des pluies, ils prévoient de planter près de 50 000 semis de 26 espèces différentes, dans le but de restaurer 100 hectares de la forêt constituant le territoire des Spix, ainsi que 100 autres hectares de caatinga. Bien que certaines des plantes fourniront de la nourriture aux aras de Spix d'ici un an, il faudra des décennies avant que les oiseaux ou leurs descendants ne nichent dans les arbres actuellement plantés.

 

 

A la Une :

Conscience

 " Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses ;

c’est celui qui pose les vraies questions. "

C. Levi-Strauss, Le cru et le cuit

 

" Pourquoi craindre pour le dompteur, sa cage le protège des hommes' 

d'après Samuel Beckett

Sciences

Je propose ici un petit parcours - très personnel - au coeur de l'aventure scientifique qui, de Sapiens et Néandertal vous conduira aux nanosciences, à la biologie synthétique, à la chimie du vivant ou encore à l'intelligence artificielle...

Un non scientifique curieux pourra tirer profit de ces quelques pages sans équations et sans le jargon des initiés.

 

Voir

" Derrière la vitre qu’est la nature, apparaît lentement l’espèce d’une seconde, un fantôme d’éternité. De ce fantôme nous nous satisfaisons. Il devrait nous désespérer, (…). A ces moments le monde paraît laisser échapper comme par mégarde, un peu de son secret."

 A. Camus

 aussi: https://www.jeanpierrelavergne.fr/                                 


Blog

 

Billets d'humeur -depuis janvier 2009 - classés, pour simplifier, en six rubriques : arts, histoire, philosophie, politique, société, sciences.

Rappel : philosophie = aime la sagesse !

 

Planète vivante

Ressources pillées, biodiversité gravement altérée, pollutions majeures, climat déréglé... l'avenir de l'homme sur la Terre s'avère très sombre !

 


Richard Orlinski s'expose à Lunel

Après Miami, Londres, Mexico, Venise ou encore Courchevel et Paris, c’est à Lunel que l’artiste aux multiples facettes a choisi d’exposer ses célèbres statues.

 

Richard Orlinski est depuis 2015, l’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde.

 

Il commence sa carrière artistique en 2004, et créé sa 1ère oeuvre, un crocodile en résine couleur rouge vif, devenue très vite une pièce iconique du bestiaire du sculpteur.

 

L’artiste puise son inspiration à travers la pop-culture, les objets du quotidien, le populaire. Rapidement, Richard Orlinski développe de nouvelles sculptures, souvent des animaux, tous symboles de liberté, de puissance et de passion. 

En résulte des oeuvres électriques, aux couleurs pop et au style facetté qui feront le tour du monde.

 

Très vite, exposer ses oeuvres aux dimensions souvent spectaculaires, dans des lieux insolites et à ciel ouvert devient sa marque de fabrique.

Animé par la volonté de démocratiser l’art et le rendre accessible au plus grand nombre, Richard Orlinski s’intéresse à tous les moyens d’expression et son art ne connaît aucune frontière.

 

 

 

 

Le bilan effrayant des bactéries résistantes aux médicaments

Une enquête mondiale montre qu'en 2019, la résistance aux antimicrobiens a tué plus de personnes que le VIH/sida ou le paludisme.

Les travaux publiés dans la très sérieuse revue The Lancet le 19 janvier 2022, estime qu'en 2019, 4,95 millions de personnes sont mortes de maladies dans lesquelles la RAM (Résistance aux AntiMicrobiens) a joué un rôle.

 Parmi ceux-ci, 1,27 million de décès étaient le résultat direct de la RAM, ce qui signifie que les infections résistantes aux médicaments ont tué plus de personnes que le VIH/sida (864 000 décès) ou le paludisme (643 000 décès).

Naturellement ce sont les populations les plus défavorisées qui paient le plus lourd tribut.

 

La proportion de bactéries résistantes aux antibiotiques est en augmentation.

 "Dans un monde où l'utilisation d'antibiotiques est devenue si courante, les bactéries résistantes surpassent celles qui sont tuées par les produits pharmaceutiques".

 

Une étude de 2016 sur la résistance aux antimicrobiens estime que d'ici 2050, jusqu'à dix millions de personnes pourraient mourir chaque année des suites de la RAM. 

Si la situation n'est pas maîtrisée, "des infections qui étaient auparavant guérissables avec quelques jours d'antibiotiques pourraient devenir incurables"

 Escherichia coli résistant aux antibiotiques a tué à lui seul environ 200 000 personnes en 2019.

 

 

Ce que disait le tristement célèbre professeur Raoult sur le sujet en 2015

Et ce qu'il répète aujourd'hui

J'ai indiqué dans mon journal sur la pandémie, que Didier Raoult avait déjà provoqué un tollé à propos de la RAM en indiquant qu'à l'IHU-Marseille on n'observait pas de résistance aux antibiotiques.

 

Il déclarait alors à qui voulait l'entendre que :

« La résistance aux antibiotiques n’est pas une menace pour la population en PACA en 2015..."

 

Lors d'un point de presse, en octobre 2015, Raoult et ses comparses affirmaient :

"qu'avec un recul de presque 15 ans, en Paca, l'antibiorésistance des dix gênes les plus pathogènes a peu augmenté, voire diminué. Les staphylocoques les plus résistants ne le sont plus que pour 5 % d'entre eux."

 

Pour lui aujourd'hui la résistance aux antibiotiques c'est un fake news (voir vidéo ci-dessous)

 

On sait maintenant comment l'IHU manipule chiffres et statistiques... et qu'en PACA comme ailleurs le problème de la RAM est très préoccupante.

 

En fait - et j'en ai parlé plusieurs fois sur ce site - cela fait plus de 20 ans que les microbiologistes et épidémiologistes sérieux tirent la sonnette d'alarme. Il est notamment connu depuis plusieurs années que des resistances à la vancomycine  (utilisée en dernier recours) ont été renseignées dans plusieurs hôpitaux de divers endroits du globe.

 

Ce qui est dramatique pour la science française, c'est que ce charlatan est toujours à la tête d'un institut donné souvent en modèle !

 

 

SRAS-CoV-2 - Actualités

 

Depuis le 19 mars 2020, je fais régulièrement le point sur l'avancée des recherches dans le domaine, à partir de sources scientifiques incontestables, citées dans les plus grandes publications scientifiques : Nature, Science, PNAS, Cell, The Lancet, New England Journal of Medicine...

 

19 03 2022

Deux ans après...

P... deux ans !

J'ai commencé ce journal le 19 mars 2020, persuadé qu'il s'inscrirait dans la durée sur ce site.

Deux ans plus tard, même si des progrès considérables ont été enregistrés dans la lutte contre cette pandémie grâce à la vaccination, le virus est toujours là et bien là !

 

Deux exemples :

- en France, 80 000 cas quotidiens sont aujourd'hui enregistrés,

- la Chine, qui a adopté une politique de "zéro COVID" au prix de confinements massifs de population, n'a jamais eu autant de cas. Elle vient de notifier ses deux premiers morts depuis un an. Elle a aujourd'hui passé une commande massive de la pilule antivirale de Pfizer.

 

Certes les virologues compétents font preuve d'un optimisme mesuré, en observant notamment que le virus "patine" et que ses mutations ne lui procurent plus une dangerosité accrue. Mais ils invitent en même temps à la plus grande prudence.

 

D'autre part, les ravages du COVID long, qui peut s'installer même après une maladie bénigne, n'ont pas encore été totalement recensés et surtout restent encore en grande partie inexpliqués.

Chine, 17 mars 2022 - L'épidémie repart
Chine, 17 mars 2022 - L'épidémie repart

18 03 2022

Origine du COVID : fin de la polémique

La politique pollue trop souvent la science

Dès le début de la pandémie de nombreux médias sérieux ont présenté le SRAS-CoV2 comme un virus échappé des laboratoires chinois.

Cette piste, évidemment suggérée par des politiciens peu scrupuleux a été même validée par certains scientifiques "sous influence".

 

J'ai ici fortement mis en doute cette hypothèse, qui était contestée par des scientifiques éminents, avec de très robustes arguments.

 

Fin février, deux études validées par les pairs les plus prestigieux : 

"indiquent qu'un grand marché d'aliments et d'animaux vivants à Wuhan, en Chine, est à l'origine de la pandémie de coronavirus."

 

En analysant un large éventail de données, y compris les gènes de virus, les cartes des étals de marché et l'activité des médias sociaux des premiers patients de Covid-19 à Wuhan, les scientifiques ont conclu que le coronavirus était très probablement présent chez les mammifères vivants vendus au marché de gros de fruits de mer de Huanan à fin 2019.

 

Selon Michael Worobey , biologiste de l'évolution à l'Université de l'Arizona et co-auteur des deux nouvelles études : "Lorsque vous examinez toutes les preuves ensemble, vous obtenez une image extraordinairement claire que la pandémie a commencé sur le marché de Huanan".

Pour le Dr Thea Fischer, épidémiologiste à l'Université de Copenhague, qui n'a pas participé aux nouvelles études. La question de savoir si le virus s'est propagé à partir d'animaux "a maintenant été réglée avec un très haut degré de preuve, et donc de confiance".

 

Cette manipulation, qui visait à accabler les scientifiques chinois, a malheureusement atteint son but, car le temps de la science est long.

" Mentez, calomniez, il en restera toujours quelque chose"

 

Vérifier l'origine d'un virus comme celui-ci a mobilisé des centaines de chercheurs à travers le monde, impliqué plusieurs disciplines, nécessité des milliers d'échanges entre scientifiques, mis en oeuvre les techniques d'analyses les plus sophistiquées.

Le temps de la désinformation, de l'intoxication est maintenant très court et c'est un jeu d'enfant que de masquer l'origine d'un fake news ou de la travestir. Au temps de l'information en continu, les media sérieux, pris dans une course de vitesse, n'ont plus le temps d'analyser des informations scientifiques complexes. Ils sont devenus faciles à abuser.

 

 The Huanan market was the epicenter of SARS-CoV-2 emergence

 

 

21 février 2022

Comment le COVID long épuise le corps

Une maladie toujours mystérieuse à ce jour

 

Définition selon la HAS pour les patients affectés par un Covid long :

 

- ils ont présenté une forme symptomatique de la Covid-19,

- ils présentent un ou plusieurs symptômes initiaux, 4 semaines après le début de la maladie,

- aucun de ces symptômes ne peut être expliqué par un autre diagnostic. 

 

Des millions de personnes continuent de souffrir d'épuisement, de problèmes cognitifs et d'autres symptômes de longue durée après une infection au SRAS-CoV-2. Les causes exactes de la maladie, connue depuis longtemps sous le nom de Covid long, ne sont pas connues.

 

Il s'agit d'une maladie chronique avec une grande variété de symptômes, dont beaucoup ne sont pas explicables à partir des tests de laboratoire conventionnels. Les difficultés à détecter la maladie ont conduit certains médecins à écarter les patients ou à diagnostiquer leurs symptômes comme psychosomatiques. 

En réalité, les chercheurs qui travaillent avec ces malades ont trouvé des dysfonctionnements visibles dans tout l'organisme.

 

Certaines études estiment que 10 à 30 % des personnes infectées par le coronavirus peuvent développer des symptômes à long terme.

 

 On ne sait pas exactement pourquoi certaines personnes développent un Covid long.

Cependant, quatre facteurs semblent augmenter le risque : des niveaux élevés d'ARN viral au début d'une infection, la présence de certains auto-anticorps, la réactivation du virus d'Epstein-Barr et le diabète de type 2.

 

Quel est aujourd'hui l'état de la science  sur les quatre principales pathologies accompagnant le COVID long ?

 

1) Les atteintes du système immunitaire

 

Les patients atteints par un Covid long semblent avoir un système immunitaire perturbé par rapport aux patients post-Covid qui se rétablissent complètement. 

De nombreux chercheurs pensent qu'un dysfonctionnement immunitaire chronique après une infection à coronavirus peut déclencher une chaîne de symptômes dans tout l'organisme.

 

Des études en cours tentent de déterminer si des réservoirs viraux provoquent une inflammation des tissus environnants, ce qui pourrait entraîner un brouillard cérébral, des problèmes gastro-intestinaux et d'autres symptômes.

 

Les chercheurs ont également trouvé des preuves que le Covid peut déclencher une réponse auto-immune durable et dommageable. Des études ont trouvé des niveaux étonnamment élevés d' auto- anticorps , qui attaquent par erreur les propres tissus d'un patient, plusieurs mois après une infection initiale.

 

Une troisième possibilité est que l'infection virale initiale déclenche une inflammation chronique, éventuellement en réactivant d'autres virus dormants dans l'organisme du patient.

 

2) Les problèmes circulatoires

 

De nombreux patients sont dans l'incapacité d'effectuer une activité physique longtemps après leur infection initiale et connaissent une aggravation des symptômes s'ils font de l'exercice.

Les premières études suggèrent qu'un dysfonctionnement du système circulatoire pourrait altérer le flux d'oxygène vers les muscles et d'autres tissus, limitant la capacité aérobie et provoquant une fatigue intense.

 

Des travaux ont montré que des malades présentant des symptômes d'un COVID de longue durée étaient incapables de faire le moindre effort en vélo, bien qu'ils aient un cœur et des poumons apparemment normaux.

En fait, leurs muscles ne pouvaient extraire qu'une partie de la quantité normale d'oxygène des petits vaisseaux sanguins lorsqu'ils pédalaient, ce qui réduisait considérablement leur capacité d'exercice.

 

Une hypothèse a été émise :  une inflammation chronique a endommagé les fibres nerveuses qui aident à contrôler la circulation, provoquant une neuropathie des petites fibres.

 

Des chercheurs sud-africains ont découvert un autre problème circulatoire : la formation de caillots sanguins microscopiques. De minuscules caillots qui se forment lors d'une première infection à Covid se décomposent généralement naturellement, mais peuvent persister chez les patients Covid long. Ces caillots pourraient bloquer les minuscules capillaires qui transportent l'oxygène vers les tissus dans tout le corps.

 

 

Quelle que soit la cause, de faibles niveaux d'oxygène peuvent contribuer au symptôme le plus courant du Covid, une fatigue intense

 

Les chercheurs qui étudient des patients atteints du syndrome de fatigue chronique (également connu sous le nom de ME/CFS), qui partage de nombreuses caractéristiques avec le long Covid, présentent un tableau similaire : un manque d'oxygène déclenché par des problèmes circulatoires exerce une pression énorme sur le métabolisme du corps, ce qui donne l'impression que des activités simples ressemblent à exercice intense.

 

3) Les problèmes au niveau du cerveau

 

« J'approche d'un feu rouge, mon cerveau sait qu'il est rouge, mais il ne réagit pas au reste de mon corps pour appuyer sur le frein. Comprenez-vous à quel point c'est terrifiant ?

— Samantha Lewis, 34 ans

 

 

Bien que la fréquence à laquelle le virus pénètre directement dans le cerveau ne soit pas claire, même les infections bénignes semblent provoquer une inflammation cérébrale importante et les chercheurs ont découvert un large éventail de dysfonctionnements dans le cerveau de patients atteints de Covid long.

 

Ainsi, jusqu'à 84 % de ceux atteints de COVID-19 sévère, présentent des signes et symptômes neurologiques, notamment l'anosmie, les crises d'épilepsie, les accidents vasculaires cérébraux, la perte de conscience et la confusion.

 

Récemment, des chercheurs de l’Inserm, de l’Université, du CHU et de l’Institut Pasteur de Lille, au sein du laboratoire « Lille neuroscience & cognition », et des collègues du CNRS, ont identifié pour la première fois un effet direct du SARS-CoV-2 sur les vaisseaux sanguins du cerveau.

 

Dans les cerveaux d'individus et de modèles animaux infectés par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), ils ont trouvé un nombre accru de tubes vides de membrane basale, appelés vaisseaux à cordes représentant des restes de capillaires perdus.

 Ils ont obtenu des preuves que les cellules endothéliales cérébrales sont infectées.

 

Un autre groupe de recherche a découvert que le Covid long peut réduire considérablement la quantité de sang qui atteint le cerveau, une découverte qui a également été observée chez des patients atteints d'une maladie similaire, le syndrome de fatigue chronique (voir plus haut).

 

4) Les atteintes pulmonaires

 

L’essoufflement est un symptôme fréquent du Covid long, alors que les tests pulmonaires courants – y compris les radiographies pulmonaires, les tomodensitogrammes et les tests fonctionnels – sont parfois redevenus normaux.

 

Ici, on parle de Covid long lorsque cette période dépasse les douze semaines après le diagnostic.

 

Il peut s’agir d’un essoufflement plus ou moins invalidant, mais aussi d’une toux chronique ou encore d’un syndrome d’hyperventilation. Certains patients ont vraiment une qualité de vie altérée à cause de ces symptômes

 

Des analyses détaillées de leur fonction pulmonaire ont indiqué que la plupart des patients absorbaient l'oxygène moins efficacement que les personnes en bonne santé, même si la structure de leurs poumons semblait normale.

 

Cependant, une étude très récente (01 2022) en imagerie RMN (au xénon hyperpolarisé), pilotée par des chercheurs du Département de radiologie, d'Oxford University Hospitals NHS Trust,  semble indiquer que le virus serait à l'origine de lésions microscopiques au niveau des poumons.

 

La pierre angulaire de la prise en charge des symptômes respiratoires post-SDRA (Syndrome de Détresse Respiratoire Aigu), y compris dans le contexte du SDRA postinfection à SARS-CoV-2, reste la réhabilitation pulmonaire, axée non seulement sur le réentraînement à l’effort, mais aussi sur la rééducation et des approches comportementales, dans un but d’améliorer la condition physique et mentale des personnes avec des symptômes respiratoires chroniques.

 

 A ce jour, il n’y a pas de traitement médicamenteux à proposer à ces patients. Les corticoïdes sont utilisés au cas par cas.

 

Le COVID n'est donc pas une maladie banale et nous ne sommes qu'aux prémisses d'une connaissance globale des pathologies induites par l'infection au SRAS-CoV-2.

 

 

16 février 2022

Des vaccins toujours efficaces face au Covid-19

Bilan en France au 16 février 2022

 

 

13 février 2022

Le risque de maladie cardiaque monte en flèche après un COVID  même bénin

Une étude de grande ampleur qui suscite l'inquiétude

Selon une étude de chercheurs de l'Université de Washington à St. Louis, Missouri, même un cas bénin de COVID-19 peut augmenter le risque de problèmes cardiovasculaires, non seulement durant le premier mois suivant la contamination mais pendant au moins un an après le diagnostic.

 

Les chercheurs ont découvert que les taux de nombreuses affections, telles que l'insuffisance cardiaque et les accidents vasculaires cérébraux, étaient considérablement plus élevés chez les personnes qui s'étaient remises du COVID-19, que chez des personnes similaires qui n'avaient pas eu la maladie.

 

De plus, le risque était élevé même pour ceux qui avaient moins de 65 ans et sans facteurs de risque. comme l'obésité ou le diabète.

 

Les chercheurs ont comparé plus de 150 000 personnes, qui ont survécu pendant au moins 30 jours après avoir contracté le COVID-19, à deux groupes témoins.

 

Les personnes qui s'étaient remises du COVID-19 ont montré une forte augmentation de 20 problèmes cardiovasculaires au cours de l'année suivant l'infection. Par exemple, ils étaient 52% plus susceptibles d'avoir un AVC que le groupe témoin contemporain,  le risque de faire un arrêt cardiaque augmentait de 63 %,  le risque d'insuffisance cardiaque de 72%.

 

Au total, les maladies cardiovasculaires ont touché environ 4% de personnes de plus chez le groupe des personnes infectées. Selon les auteurs, puisqu’il y a déjà eu plus de 380 millions de personnes infectées dans le monde, cela voudrait dire que le Covid-19 aurait pu causer plus de 15 millions de maladies cardiovasculaires.

 

Pour les auteurs de cette étude, Il est nécessaire de définir urgemment une stratégie globale à long terme pour s’occuper des défis causés par le Covid long.

 

RAPPEL :  les virus SARS-CoV ont un tropisme pour le système cardiovasculaire. En effet, les SARS-CoV pénètrent dans les cellules via les récepteurs protéiques attachés à la membrane appelés enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2) qui sont exprimés dans les poumons mais aussi dans le myocarde et les cellules endothéliales.

 

News

Vers un vaccin nasal ?

 

Les vaccins actuellement disponibles produisent une immunité puissante et durable contre les COVID graves, comme plusieurs études l'ont récemment montré. Mais leur protection contre l'infection par le coronavirus est transitoire et peut faiblir à mesure que de nouvelles variants du virus émergent.

 

Les vaccins nasaux peuvent être le meilleur moyen de prévenir les infections à long terme, car ils offrent une protection exactement là où elle est nécessaire pour repousser le virus : les muqueuses des voies respiratoires, où le coronavirus s'implante d'abord. 

 

Il est évident qu'un vaccin nasal présenterait de nombreux autres avantages. Il pourrait notamment être administrés facilement dans les campagnes de vaccination de masse et diffusé plus facilement toutes les strates de la population.

Le laboratoire indien Bharat Biotech, localisé à Hyderabad, est le premier à tester ce type de vaccin dans un essai de phase 3.

Il existe au moins une douzaine d'autres vaccins nasaux en développement dans le monde, dont certains vont démarrer des essais de phase 3.

 

Un vaccin efficace de ce type serait une grande avancée dans la lutte contre le SRAS-CoV-2.

 

NOTE : le vaccin COVAXIN par injection de Bharat Biotech a été approuvé par l'OMS.

Il s'agit virus entier inactivé  (coronavirus SARS-Cov-2) adjuvé avec une molécule de la classe des imidazoquinoléines adsorbée sur hydroxyde d’aluminium.

 

Endémie et pandémie

COVID-19 : endémique ne veut pas dire inoffensif !

 

C'est sous ce titre que le Pr Aris Katzourakis (paléovirologue, Université d'Oxford) alerte les décideurs dans la revue Nature.

 

Pour lui, les hypothèses optimistes avancées par les politiciens et certains scientifiques mettent en danger la santé publique .

Pour un épidémiologiste, une infection endémique est une infection dans laquelle les taux globaux sont statiques - ni en hausse, ni en baisse.

Certes, les rhumes sont endémiques et bénins mais il en va de même pour des maladies mortelles comme la fièvre de Lassa, le paludisme, la poliomyélite ou la variole, jusqu'à ce que le vaccin l'éradique.

 

En d'autres termes, une maladie peut être endémique et à la fois répandue et mortelle. Le paludisme a tué plus de 600 000 personnes en 2020. Dix millions sont tombés malades de la tuberculose cette même année et 1,5 million en sont morts. 

 

Endémique ne signifie certainement pas que l'évolution a d'une manière ou d'une autre apprivoisé un agent pathogène pour que la vie revienne simplement à la « normale ».

 

Il faut savoir que le même virus peut provoquer des infections endémiques, épidémiques ou pandémiques : cela dépend de l'interaction, du comportement, de la structure démographique, de la sensibilité et de l'immunité d'une population, ainsi que de l'émergence ou non de variantes virales.

 

 Il existe une idée fausse répandue et rose selon laquelle les virus évoluent avec le temps pour devenir plus bénins.  La deuxième vague de la pandémie de grippe de 1918 a été bien plus meurtrière que la première.

 

La meilleure façon d'empêcher l'émergence de variantes plus nombreuses, plus dangereuses ou plus transmissibles est d'arrêter la propagation incontrôlée, ce qui nécessite de nombreuses interventions intégrées de santé publique, y compris, surtout, l'équité en matière de vaccins. Plus un virus se réplique, plus il y a de chances que des variantes problématiques apparaissent, très probablement là où la propagation est la plus élevée.

 

La variante Alpha a été identifiée pour la première fois au Royaume-Uni, Delta a été trouvée pour la première fois en Inde et Omicron en Afrique australe – tous les endroits où la propagation était endémique.

 

LIRE : COVID-19: endemic doesn’t mean harmless, Aris Katzourakis

 

 

 

 

14 janvier 2022

Pandémie : et maintenant ?

Les leçons d'Omicron

 Risques relatifs d’entrée en soins critiques selon le statut vaccinal et le proxy Omicron ou Delta
Risques relatifs d’entrée en soins critiques selon le statut vaccinal et le proxy Omicron ou Delta

Alors que le variant Omicron s'impose un peu partout (88% à ce jour en France contre 12% pour Delta), les épidémiologistes et les virologues commencent à proposer un certain nombre de modèles pour les mois (les années ?) à venir.

 

1 - Sur Omicron

 

Ce variant, très particulier, s'avère beaucoup plus contagieux et les vaccins n'opposent que peu de résistance à sa diffusion. Néanmoins les triplement vaccinés sont largement protégés contre les formes graves.

L'exemple du Portugal (vacciné à plus de 90%) est édifiant à ce sujet : les hospitalisations y sont très peu nombreuses.

 

 "Du 3 au 9 janvier 2022, le variant Omicron représentait environ 88 % des tests positifs et seulement un peu plus de 52 % des entrées en hospitalisation conventionnelle" Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques.

 

2 - Sur l'efficacité des vaccins ARNm dans la durée.

 

 Jusqu'à présent les chercheurs se sont surtout focalisés sur la décroissance des anticorps générés par la vaccination.

Aujourd'hui, nombre d'entre-eux soutiennent qu'une plus grande attention devrait être accordée aux cellules T.

En effet des études de plusieurs laboratoires à travers le monde, délivrent le même message. « les [nouveaux] variants restent très sensibles aux réponses des lymphocytes T ». Et c'est une très bonne nouvelle !

 

3 - Anticorps neutralisants et cellules T

 

En ce qui concerne l'immunité contre les coronavirus, les fameux «anticorps neutralisants» qui empêchent directement le virus de se répliquer ont volé la vedette. On sait en effet, qu'une baisse des taux d'anticorps neutralisants est en corrélation avec un risque accru d'infection symptomatique .

 

Les anticorps sont d'autre part plus faciles à étudier que les cellules T, ce qui facilite leur analyse dans les grands essais internationaux sur les vaccins.

 

La multiplication des variants du coronavirus a montré à quel point l'immunité basée sur les anticorps peut être fragile face à un virus en évolution. Les anticorps neutralisants se lient à quelques régions sur la protéine de pointe du SARS-CoV-2, le spicule, utilisé comme cible pour de nombreux vaccins COVID-19. Si des mutations affectent ces sites la protection des anticorps s'estompe.

 

Les cellules T, cependant, sont plus résistantes. Elles remplissent diverses fonctions immunitaires, notamment en agissant comme des cellules « tueuses » qui détruisent les cellules infectées par le virus. En tuant les cellules infectées, les cellules T peuvent limiter la propagation de l'infection - et potentiellement réduire le risque de maladie grave.

 

Les taux de lymphocytes T n'ont pas tendance à s'estomper aussi rapidement que les anticorps après une infection ou une vaccination. De plus, parce qu'elles peuvent reconnaître beaucoup plus de sites le long de la protéine de pointe que les anticorps, elles sont mieux à même de reconnaître les variants. 

Il semblerait donc que les nombreuses mutations dans Omicron n'affectent pas les cellules T.

 

Les chercheurs sud-africains expliquent comme cela le faible impact d'Omicron sur leur système de santé.

 

Il est donc maintenant nécessaire que plus de recherches soient menées sur les cellules T initiées par les vaccins (ou la maladie) pour apprécier leur efficacité.

Avant de parler d'une quatrième dose, il faut appréhender en totalité le fonctionnement et la durée réelle d'efficacité des vaccins pour prévenir une maladie sérieuse. Pour l'instant on reste dans le domaine des hypothèses.

 

4 - Et maintenant ?

 

Bientôt, un Européen sur deux aura été au contact du virus. Cela nous conduira-t-il à une immunité collective dans un avenir proche ?

Au début de la pandémie, il aurait fallu qu’au moins 66 % de la population soit immunisée pour enrayer son expansion. Avec Delta, beaucoup plus contagieux, les épidémiologistes ont monté la barre à 85%. Ils parlent aujourd'hui de plus de 90% avec Omicron !

 

De plus, on sait maintenant qu'avec Omicron la transmissibilité peut passer par des gens vaccinés. Certains spécialistes affirment que :

« Même avec 100 % de la population vaccinée, ce nouveau variant ne permettra pas d’espérer rapidement atteindre une immunité collective"

 

Et pourtant, de nombreux scientifiques sont optimistes, estimant qu’en 2022, l’impact de la pandémie sur la santé mondiale s’atténuera.

Ils pensent que bien que le variant Omicron menace de provoquer une crise au cours des prochains mois, les scénarios les plus probables montrent ensuite une perspective bien meilleure.

 

Cela, en raison de l’immunité croissante de la population mondiale, qui rend la maladie moins sévère, grâce à la vaccination et aux infections naturelles.

 

L’espoir repose, en particulier sur les fameuses troupes d’élite de notre système immunitaire, des lymphocytes T et B dits « mémoires » dont j'ai parlé plus haut

 

Cette ultime ligne de défense, « l’immunité cellulaire », est la dernière à monter au front. Mais c’est celle qui nous protège le mieux contre les formes sévères de la maladie. Et c’est aussi la plus robuste : elle garde une bonne mémoire des rencontres passées, avec un virus ou avec un vaccin.

Mieux encore, c’est une mémoire élargie, capable de reconnaître toute la « machine coronavirus » et pas seulement sa seule protéine spike (« spicule »), celle que ciblent les anticorps neutralisants induits par les vaccins ou par les infections – une des premières lignes de défense mobilisée.

 

Il est donc tout à fait envisageable que la pandémie COVID-19 rentre dans le rang à la fin de cette année et ne nécessite qu'une injection annuelle pour les plus fragiles dès 2023...

A moins qu'une mutation fatale bouleverse toutes les prévisions et nous renvoie à la case départ !

 

 

05 janvier 2022

 

Nous voici reparti avec une nouvelle année sous COVID. En grande partie grâce à quelques millions d'imbéciles qui refusent la vaccination et à quelques centaines de millions de déshérités qui n'ont pas les moyens de bénéficier des vaccins.

Cette fois c'est la vague Omicron qui déferle sur l'Europe et l'Amérique du Nord. En France, les 300 000 cas quotidiens sont atteints (en réalité certainement beaucoup plus). Heureusement ce variant, très infectieux, a du mal à atteindre les voies respiratoires profondes et se révèle donc moins délétère (*)

 

Est-ce le chant du cygne de la pandémie ? Peu de virologues sérieux l'affirment et certains pensent que le pire est à venir...!

 

(*) Un nombre croissant de preuves indique que le variant "Omicron Covid" est plus susceptible d'infecter la gorge que les poumons, ce qui, selon les scientifiques, pourrait expliquer pourquoi la vague actuelle est plus violente mais moins mortelle que les précédentes.

Six études – quatre publiées depuis la veille de Noël – ont révélé qu'Omicron n'endommage pas autant les poumons des malades que Delta et les autres variants du Covid.

Ces études n'ont pas encore été validées par des pairs.

A noter que les études sur des souris et des hamsters confirment les données cliniques de l'épidémie actuelle.

« Le modèle animal suggère que la maladie est moins grave que Delta et le virus original de Wuhan. Il semble être éliminé plus rapidement et les animaux se sont rétablis plus rapidement"

 

Le cannabidiol (CBD) contre le COVID 19 ?

Le cannabidiol (CBD) est un composé chimique dont la plus grande concentration se trouve dans le chanvre , un proche parent de la marijuana – les deux proviennent de la même plante mère (Cannabis Sativa L.). 

 

Le CBD ne fait pas planer les gens, mais il semble procurer un certain nombre de bienfaits. 

Dans la littérature sont cités notamment des effets positifs, plus ou moins notables, sur l'anxiété, l'inflammation, la douleur, la léthargie, le vieillissement, les lésions cutanées et osseuses et d'autres problèmes de santé.

 

D'une façon plus précise et à partir d'études sérieuses  in vitro et in vivo, le cannabidiol (CBD) semble être un candidat prometteur pour le traitement des troubles somatiques et psychiatriques. Aux USA,  une solution orale de CBD a été approuvée par la FDA, principalement pour le traitement de l'épilepsie.

 

CBD et THC, une même plante, des effets très différents

Émile Bernard - La fumeuse de Haschisch (1900)
Émile Bernard - La fumeuse de Haschisch (1900)

Plus de soixante cannabinoïdes sont recensées dans les différents cultivars de cannabis. Le tétrahydrocannabinol (THC), le cannabidiol (CBD) et le cannabinol (CBN) sont les plus répandues.

 

Le cannabis est, légalement ou non selon les pays, largement utilisé pour les propriétés psychotropes induites notamment par la présence de tétrahydrocannabinol (THC).

 

Alors que tous les autres composés actifs de la plante interagissent avec deux récepteurs cannabinoïdes du système nerveux, CB1 et CB2, le cannabidiol a très peu d'effet sur les deux.

 

 Les récepteurs CB1 se trouvent dans différentes régions du cerveau, y compris celles responsables du contrôle des émotions, de la douleur, de la cognition et de la mémoire. Les récepteurs CB2, quant à eux, régulent les réponses inflammatoires et renforcent le système immunitaire.

 

À l'inverse du THC, le cannabidiol n'a donc pas d'effet psychoactif car il n'agit pas sur les mêmes récepteurs du cerveau. Il stimule néanmoins l'activité du système endocannabinoïde par plusieurs voies différentes indépendantes des récepteurs.

Ainsi,  le CBD bloque l'action d'une enzyme qui régule la concentration d'anandamide, le neurotransmetteur connu pour provoquer un effet euphorisant. Cela provoque une augmentation de la la quantité d'anandamide, qui favorise la réponse endocannabinoïde innée du corps.

En fait le CBD a de nombreuses cibles en dehors du système endocannabinoïde et l'action indépendante des récepteurs cannabinoïdes fait l'objet d'études pharmacologiques récentes.

 

Il faut noter que le CBD s'oppose également à l'action du THC sur un récepteur endocannabinoïde, contrant ainsi les effets psychoactifs de la molécule et ses effets secondaires. 

Des résultats prometteurs contre le SRAS-CoV-2

Les chercheurs testent activement de nombreuses petites molécules susceptibles de traiter - ou de prévenir - les infections par le coronavirus-2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) et ses variants, qui causent le COVID-19.

 

C'est dans ce cadre que l'on a vu apparaître depuis quelques mois des publications relatant l'effet du CBD comme inhibiteur de la réplication du SRAS-CoV-2.

 

Tout récemment (20 01 2022), un groupe de chercheurs dirigés par une équipe de l'Université de Chicago a publié des résultats extrêmement bien documentés qui confirment cet effet positif du CBD, MAIS qui met en garde contre l'utilisation non contrôlée des spécialités actuellement disponibles, dont la formulation est, soit fantaisiste, soit totalement inappropriée.

 

Ce qui est démontré dans ce travail, c'est que le CBD de haute pureté inhibe la réplication du SRAS-CoV-2 dans les cellules épithéliales pulmonaires humaines, alors que les  les cannabinoïdes congénères (comme le THC) présents dans le chanvre n'ont aucune activité antivirale.

 

Ces chercheurs ont établi que le CBD inhibe l'expression de l'ARN viral et inverse les changements induits par le virus dans l'expression du gène de l'hôte.

Parmi les mécanismes étudiés, l'induction de l'expression de l'interféron, dans le cadre de son activité antivirale, est mise en évidence.

 

D'autre part, des études précliniques montrent que le traitement au CBD réduit les titres viraux dans les poumons et les cornets nasaux des souris infectées par le SRAS-CoV-2.

Enfin, il faut noter que le CBD n'est associé qu'à des effets secondaires mineurs.

 

En conclusion les auteurs préconisent :  

 

" des essais cliniques contrôlés par placebo soigneusement conçus avec des concentrations connues et des formulations hautement caractérisées afin de définir le rôle du CBD dans la prévention et le traitement de l'infection précoce par le SRAS-CoV-2."

 

Ils mettent fortement en garde :

 

"contre la tentation de prendre du CBD dans les formulations actuellement disponibles, y compris les produits comestibles, les inhalants ou les topiques en tant que thérapie préventive ou thérapeutique à l'heure actuelle, en particulier à l'insu d'un essai clinique randomisé rigoureux avec ce produit naturel".

 

 

 

27 décembre 2021

Des chiffres éloquents !

 

A destination des imbéciles, des aveugles et des sourds qui se laissent abuser par les sirènes complotistes !

Mi-décembre 2021 - Source COVIDTRACKER

 

NEWS

 

 Maintien d'une immunité malgré la chute des anticorps.

 

La baisse du taux d'anticorps ne signifie pas la fin de la protection vaccinale.

Une  étude  très sérieuse publiée dans Science Médecine Translationnelle, sur le variant Beta, montre que malgré la perte de reconnaissance des épitopes CD4 immunogènes, les réponses des lymphocytes T CD4 et CD8 sont globalement préservées. 

Ces observations peuvent expliquer pourquoi plusieurs vaccins ont conservé la capacité de protéger contre le COVID-19 sévère même avec une perte substantielle de l'activité des anticorps neutralisants contre le Beta.

 

19 décembre 2021

Vaccination : état des lieux au 15 décembre 2021

Dans un article très complet, la revue Nature fait le point après un an de vaccination contre le COVID.

 

Cette vaccination bat tous les records, en terme de délais de mise au point (et d'efficacité).

Le tableau ci-contre est particulièrement éloquent ! 

 

Evidemment cela est dû au travail très en amont sur les ARNm qui ont permis d'adapter très rapidement un principe déjà au point.

On estime que ce développement et ce déploiement étonnamment rapides ont sauvé au moins 750 000 vies rien qu'aux États-Unis et en Europe.

 

Néanmoins il existe quelques bémols :

- l'insuffisance du nombre de vaccinés liés aux campagnes de quelques illuminés  pervers dans les pays riches et à l'absence de moyens dans les pays pauvres, permet au virus de muter régulièrement pour tenter de contourner les immunités acquises,

 

- la durée de l'efficacité des défenses par la production d'anticorps baisse assez rapidement. Cependant il semblerait que d'autres mécanismes de défense perdurent plus longtemps, comme les cellules tueuses (T).

Inégalités d'accès à la vaccination

Plus de huit milliards de doses, principalement de huit vaccins de pointe, ont désormais été administrées dans le monde (voir ci-dessous).

 

Dans les pays les plus vaccinés au monde, comme les Émirats arabes unis, le Chili et Cuba, plus de 200 doses ont été administrées pour 100 personnes, mais à l'opposé de l'échelle, dans des endroits comme la Tanzanie, l'Afghanistan et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, moins de 20 personnes sur 100 ont reçu au moins une dose.

En moyenne, dans les pays à revenu élevé, 83% des populations éligibles ont eu au moins une injection, mais dans les pays à faible revenu, ce chiffre tombe à 21%.

Sur cette image on voit que l'Afrique est le parent pauvre de la vaccination.

 

Les experts affirment que nous ne sortirons pas de la pandémie avec de telles disparités.

 

Selon l'OMS :

"Les vaccins ont eu un impact énorme sur la prévention des décès et le retour à la normale des économies du pays"

« Dans les pays à couverture élevée, les infections ont été découplées des décès, de sorte que même avec de nouvelles poussées d'infection, les décès sont restés faibles. »

 

 

Ventilation des principaux vaccins administrés

Efficacité dans le temps des différents vaccins

Rapidement, les chercheurs ont identifié un trio de « variants préoccupants » du SRAS-CoV-2. Alpha, Beta et Gamma ont sévi de la fin de 2020 au début de 2021. 

Ils semblaient se propager plus rapidement que les lignées virales antérieures.

 

Des études en laboratoire et une épidémiologie réelle ont confirmé que les vaccins restaient très efficaces contre le plus répandu des trois, Alpha, identifié au Royaume-Uni. 

 

Par contre Beta et Gamma – repérés pour la première fois en Afrique du Sud et au Brésil, respectivement – faisaient apparaître une efficacité réduite de certains vaccins, en particulier ceux basés sur des vecteurs viraux, tels que le vaccin Oxford-AstraZeneca, ou sur des virus inactivés, tels que ceux développés en Chine et en Inde.

 

Delta, désigné comme variant préoccupant en mai, est actuellement responsable de la plupart des nouvelles infections dans le monde. Il a conduit à accélérer les études sur la durée de l'immunité conférée par les vaccins.

 

Les vaccins à ARNm restent une excellente protection contre les formes graves du COVID provoquées par Delta, mais cette immunité a une durée limitée dans le temps, du moins en ce qui concerne les infections.

 

 

Décroissance de l'immunité (taux d'anticorps)

On connait maintenant assez bien le schéma de décroissance de l'immunité vaccinale face à Delta.

 

Sur le graphique ci-contre, on observe qu'à 120 jours tous les vaccins ont perdu une partie notable de leur efficacité face à l'infection.

Il semblerait cependant que globalement le vaccin de Moderna (plus fortement dosé) protège davantage dans le temps que son concurrent de BioNTech/Pfizer.

 

Néanmoins, la plupart des états ont décidé d'accélérer les campagnes d'injection d'une 3ème dose, 4 à 6 mois après la deuxième dose.

 

Actuellement les chercheurs cherchent à déterminer comment ces différents vaccins résisteront à l'Omicron à propagation très rapide, désigné comme variant préoccupant fin novembre. 

 

Une étude préliminaire du Royaume-Uni a révélé que deux doses de vaccin offrent peu de protection contre l'infection par Omicron mais qu'une troisième dose a fait remonter l'efficacité du vaccin à plus de 70 % contre la contamination. Les chercheurs s'attendent à ce que les vaccins continuent à prévenir les maladies graves causées par ce variant, sans pouvoir encore avancer des chiffres fiables.

 

L'effet de la vaccination des enfants

Désormais, le déroulement de la pandémie pourrait non seulement être déterminé par de nouveaux variants, mais également par la rapidité avec laquelle les vaccins atteindront une autre grande partie de la population mondiale qui n'a pas encore été vaccinée : les enfants.

 

En 2021, le variant hautement transmissible Delta a provoqué une forte augmentation des cas pédiatriques dans le monde. 

Bien que seule une proportion relativement faible d'enfants développent une maladie grave, cela se traduit toujours par un nombre considérable de cas dramatiques dans le monde.

 

Aux États-Unis – où les enfants représentent le plus grand nombre de cas de COVID-19 de tous les groupes d'âge depuis fin octobre – la Food and Drug Administration (FDA) a approuvé le vaccin Pfizer/BioNTech  début novembre. Depuis lors, plus de cinq millions d'enfants ont reçu une dose.

L'Europe et la France viennent à leur tour de donner le feu vert pour la vaccination des enfants.

 

Le 9 novembre 2021 les auteurs d'un article dans le très sérieux The New England Journal of Medicine concluaient ainsi :

 

" Un schéma de vaccination Covid-19 consistant en deux doses de 10 μg de BNT162b2 administrées à 21 jours d'intervalle s'est avéré sûr, immunogène et efficace chez les enfants de 5 à 11 ans."

 

Fin décembre, le CDC américain devrait faire un bilan sur cette campagne de vaccination. Actuellement aucun effet indésirable sérieux n'a été signalé.

 

L'impact de la vaccination des enfant sur la pandémie fait l'objet de nombreuses modélisations.  Les premiers résultats montrent que dans toutes les hypothèses les avantages de la vaccination de cette population d'enfants pourraient être importants, en particulier au cas ou de nouveaux variants apparaîtraient.

 

A noter que l'essai Pfizer d'un vaccin dilué 10 fois sur des enfants de 2 à 5 ans n'a pas été probant.

 

Les vaccins à venir

Partout dans le monde des équipes de recherche s'activent pour mettre à disposition de nouveaux vaccins.

 Ce sont près de 200 vaccins qui sont encore testés dans des études en laboratoire et sur des animaux et une quarantaine qui font l'objet d'essais cliniques internationaux de grande envergure.

 

Voir le tableau ci-contre

 

Certains de ces vaccins de nouvelle génération, pourraient présenter des avantages clés par rapport à ceux actuellement disponibles. 

Notamment, les vaccins protéiques - dont j'ai déjà beaucoup parlé - qui utilisent des fragments de protéine Spike du SRAS-CoV-2 pour stimuler le système immunitaire. Ils promettent d'être plus faciles à produire et à transporter que certains vaccins existants.

 

En particulier, deux vaccins protéiques fabriqués par Novavax, à Gaithersburg, Maryland, et Clover Biopharmaceuticals à Chengdu, Chine, seront essentiels pour atteindre l'objectif de l'initiative COVID-19 Vaccines Global Access (COVAX) de distribuer deux milliards de doses aux pays à faible revenu.

Malheureusement Sanofi et GSK viennent d'annoncer un nouveau retard dans l'élabotation de ce type de vaccin. Les deux sociétés patinent dans la réalisation de la phase 3.

 

News

 

Un nombre croissant de recherches préliminaires suggère que les vaccins Covid utilisés dans la plupart des pays du monde n'offrent presque aucune défense contre l'infection par la variante hautement contagieuse d'Omicron.

 

Tous les vaccins semblent toujours offrir un degré de protection important contre les maladies graves causées par Omicron, ce qui est l'objectif le plus crucial. Mais seuls les vaccins Pfizer et Moderna, lorsqu'ils sont renforcés par un rappel, semblent avoir un certain succès pour arrêter les infections, et ces vaccins ne sont pas disponibles dans la plupart des pays.

Malheureusement même les vaccins à ARNm dans leur version actuelle, ne pourront venir à bout de la pandémie.

Les chercheurs de ces laboratoires travaillent à marche forcée pour produire un vaccin adapté aux mutations de la protéine Spike de Omicron.

 

Les autres vaccinations – y compris ceux d'AstraZeneca, Johnson & Johnson et les vaccins fabriqués en Chine et en Russie – font peu ou rien pour arrêter la propagation d'Omicron, selon les premières recherches.

08 décembre 2021

 

Pfizer et BioNTech font le point sur la variante Omicron

  • Des études préliminaires en laboratoire démontrent que trois doses du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 neutralisent la variante Omicron (lignée B.1.1.529) tandis que deux doses montrent des titres de neutralisation considérablement réduits
  • Les données indiquent qu'une troisième dose de BNT162b2 augmente les titres d'anticorps neutralisants de 25 fois par rapport à deux doses contre la variante Omicron ; les titres après la dose de rappel sont comparables aux titres observés après deux doses contre le virus de type sauvage qui sont associés à des niveaux de protection élevés
  • Étant donné que 80 % des épitopes de la protéine de pointe reconnus par les cellules T CD8+ ne sont pas affectés par les mutations du variant Omicron, deux doses peuvent toujours induire une protection contre une maladie grave.
  • Les sociétés continuent de faire avancer le développement d'un vaccin spécifique à une variante pour Omicron et s'attendent à ce qu'il soit disponible d'ici mars au cas où une adaptation serait nécessaire pour augmenter encore le niveau et la durée de la protection.

 Le 25 novembre, les sociétés ont commencé à développer un vaccin COVID-19 spécifique à Omicron. Le développement se poursuivra comme prévu dans le cas où une adaptation vaccinale serait nécessaire pour augmenter le niveau et la durée de protection contre Omicron. Les premiers lots du vaccin à base d'Omicron peuvent être produits et devraient être prêts à être livrés dans les 100 jours, en attendant l'approbation réglementaire.

 

Les sociétés ont précédemment annoncé qu'elles prévoyaient de produire quatre milliards de doses de BNT162b2 en 2022, et cette capacité ne devrait pas changer si un vaccin adapté est requis.

 

Des résultats corroborés par d'autres travaux préliminaires

 

Les résultats des quatre équipes distinctes suggèrent tous qu'Omicron atténue la puissance des anticorps neutralisants plus largement que toute autre variante du SRAS-CoV-2 en circulation. Mais l'ampleur de l'impact d'Omicron variait entre les différentes études, qui examinaient le sang de personnes ayant des antécédents de vaccination et d'infection différents.

 

Une étude menée par le virologue Alex Sigal, à l'Institut africain de recherche en santé à Durban, en Afrique du Sud, a révélé que le sérum - la partie du sang contenant des anticorps - de 12 personnes qui ont reçu le vaccin Pfizer-BioNtech était 40 fois moins puissant contre Omicron . en moyenne, par rapport à une souche antérieure de SARS-CoV-2. C'était similaire à deux autres études : l'une rapportée par Pfizer et BioNtech dans un communiqué de presse du 8 décembre (voir ci-dessus), et l'autre publiée sur Twitter par la virologue Sandra Ciesek de l'Université Goethe de Francfort, en Allemagne.

02 décembre 2021

News

1 - La 3ème dose - Un effet spectaculaire sur Delta

 

Selon la première étude exhaustive des effets d'une troisième injection, publiée ce jeudi dans la célèbre revue britannique The Lancet, la plupart des vaccins induisent une forte réponse immunitaire, sans aucun problème de sécurité ; les injections d'ARNm de Moderna et Pfizer-BioNTech provoquant les réponses les plus importantes.

 

Ainsi avec un rappel Moderna une augmentation de 1 000 pour cent a été noté pour les niveaux d'anticorps. Les cellules T, qui constituent la deuxième ligne de défense, sont également notablement augmentées.

La plupart des boosters utilisés dans l'étude ont élevé des anticorps à un niveau qui équivaudrait à au moins 90 % de protection contre l'infection.

 

2 - Omicron - Pourquoi parler pour ne rien dire ?

 

Nous ne saurons pas, avant deux semaines, si ce variant est plus contagieux ou plus dangereux. Mais il fait vendre... du vent !

J'ai déjà écrit plusieurs fois que l'apparition d'un variant contournant (pour tout ou partie) les immunités acquises (par maladie ou vaccin) était pratiquement inéluctable. Les chercheurs travaillent d'arrache-pied sur cette hypothèse en modélisant des protéines Spike, pour se préparer à synthétiser des vaccins à ARNm adaptés à l'émergence de ce type de variants.

Il faudrait compter entre 4 à 5 mois pour que ces vaccins puissent être déployés massivement (chez les riches !).

 

3 - La vaccination OBLIGATOIRE ? Une évidence !

 

Depuis bien longtemps je plaide pour cette obligation qui est défendue par beaucoup de virologues et d'épidémiologistes renommés. Il est évident que c'est une issue qui ne pourra pas être évitée, au moins pour toute une partie de la population.

Mais le courage n'est pas la qualité première des hommes politiques et la peur de contrarier une petite minorité de rebelles, prévaut sur la nécessité d'épargner des milliers de vies.

Dans un premier temps, notre gouvernement pourrait supprimer le passe sanitaire et le remplacer par un passe vaccinal.

 

 

 

 

4 - Médicaments - L'espoir vient encore de Pfizer

 

Un comité de scientifiques indépendants américains s’est prononcé mardi en faveur (avec 13 voix pour et 10 contre) de la pilule anti-Covid de Merck (le molnupiravir ) pour soigner certains adultes à risque, ouvrant la voie à son autorisation probable aux États-Unis dans les jours à venir.

Les résultats complets de l’essai clinique sur 1400 participants ont montré une réduction de 30 % du taux d’hospitalisation et de décès chez les patients à risque.

Un résultat intéressant, mais qui limite les espoirs mis dans ce médicament.

 

Le salut pourrait encore venir de Pfizer qui a demandé à la mi-novembre, à la Food and Drug Administration d'autoriser sa pilule antivirale pour traiter les personnes atteintes de Covid-19 qui courent un risque élevé de tomber gravement malades

Le médicament, qui serait vendu sous le nom de marque Paxlovid, réduit le risque d'hospitalisation ou de décès de 89 %, lorsqu'elle est administrée dans les trois jours suivant le début des symptômes. Elle pourrait être disponible d'ici quelques semaines si l'autorisation est accordée. Il est destiné à être délivré en pharmacie.

 

Le Paxlovid est la deuxième pilule antivirale à montrer son efficacité contre le Covid. Elle devrait toucher beaucoup plus de patients que les autres médicaments, généralement administrés par perfusion.

Le gouvernement américain a commandé 10 millions de doses de l'antiviral oral de Pfizer pour 5,29 milliards de dollars.

 

 

24 novembre 2021

Pourquoi il va falloir vacciner les enfants

A l'approche de l'hiver, la pandémie flambe. En Europe le taux de contamination atteint de nouveaux records, les hôpitaux sont sous tension.

Pourquoi ?

 

Les vaccins

1 - Seulement 75% de vaccinés en France - qui possède un des taux de vaccination parmi les plus élevés en Europe - cela veut dire que plus de 15 millions d'individus sont à la merci du virus.

2 - Si la vaccination reste très efficace pour prévenir les formes graves, la protection vis à vis de l'infection baisse avec le temps. On estime qu'aujourd'hui elle réduit de 50% le risque de contamination.

 

Pour rendre la vaccination totalement efficace, il faudrait la rendre obligatoire pour tous - y compris les enfants- et imposer la dose de rappel à 6 mois.

 

Les gestes barrières

 Nous nous relâchons beaucoup. Le port du masque devrait être obligatoire dans tous les lieux confinés ; on sait aujourd'hui que c'est en intérieur que se produisent la plupart des contaminations via des aérosols.

 

Vaccination des enfants : quels bénéfices pour quels risques ?

 Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont recommandé le vaccin à ARN messager (ARNm) COVID-19 de Pfizer pour les enfants âgés de 5 à 11 ans, soit 28 millions d'enfants.

 

D'autres pays ont pris - ou vont prendre - le même chemin.

Evidemment cela peut inquiéter certains parents.

 

Sans vaccination, il est probable que presque tout le monde, y compris les jeunes enfants, sera infecté par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) à un moment de sa vie. Ainsi, la question pour les parents et les soignants est la suivante : qu'est-ce qui est pire, la vaccination ou l'infection naturelle ?

 

Les faits

 Aux États-Unis au début de 2020, les enfants représentaient moins de 3 % des cas ; aujourd'hui, ils représentent plus de 25 %. Plus de 6 millions d'enfants américains ont été infectés par le SRAS-CoV-2, dont 2 millions âgés de 5 à 11 ans. Fin octobre 2021, environ 100 000 enfants par semaine étaient infectés.

 

Sur les dizaines de milliers d'enfants qui ont été hospitalisés, environ un tiers n'avaient aucun problème médical préexistant, et beaucoup ont eu besoin de l'unité de soins intensifs. Près de 700 enfants sont morts du COVID-19, plaçant l'infection au SRAS-CoV-2 parmi les 10 principales causes de décès chez les enfants américains. Aucun enfant n'est décédé des suites de la vaccination.

Bien qu'il soit vrai que la plupart des enfants souffrent d'une maladie asymptomatique ou bénigne, certains tomberont très malades et un petit nombre mourra.

 

Les tests

De nombreux parents craignent que le vaccin à ARNm de Pfizer n'ait pas été testé de manière adéquate chez les jeunes enfants. Dans une étude portant sur environ 2400 enfants âgés de 5 à 11 ans, réalisée lorsque la variante Delta était la souche dominante, l'efficacité du vaccin était de 90,7 % contre la maladie symptomatique. Cependant, l'étude de phase 3 de Pfizer chez les adultes a impliqué environ 40 000 participants.

 

La myocardite

Dans les études post-autorisation, une myocardite s'est produite chez environ 5 pour 1 000 000 de personnes recevant des vaccins à ARNm COVID-19, peut-être jusqu'à 1 pour 10 000 chez les jeunes hommes

Mais le contexte est important. La myocardite associée au vaccin a été relativement bénigne et autolimitée, un résultat fondamentalement différent des effets cardiaques associés au COVID-19 aigu ou au syndrome inflammatoire multisystémique, qui impliquent généralement un dysfonctionnement cardiaque et nécessitent des soins intensifs

 

De plus, tant en Israël qu'aux États-Unis, l'incidence de la myocardite chez les enfants de 12 à 15 ans recevant des vaccins à ARNm est inférieure à celle des 16 à 25 ans. Et parce que la dose d'ARNm de Pfizer est un tiers de celle donnée aux adolescents plus âgés, la myocardite dans le groupe d'âge plus jeune sera probablement encore plus rare.

 

Le confinement des enfants

La myocardite n'est qu'un élément de l'analyse risques-avantages. Les enfants ont besoin d'aller à l'école, de jouer avec des amis et de participer à des activités parascolaires pour leur développement social et émotionnel. C'est leur vie.

Jamais les psychiatres n'ont vu autant d'enfants en consultation.

 

CONCLUSION

 

L'analyse du bénéfice-risque de la vaccination chez les jeunes enfants est donc clairement en faveur de la vaccination, même si un petit nombre d'entre-eux est actuellement touché par les formes graves.

Cela épargnera la vie de centaines d'enfants dans ce pays et contribuera à contenir l'expansion de la pandémie.

En janvier, ce seront des millions d'enfants qui auront été vaccinés dans le monde. Les éventuels effets secondaires auront pu être analysés sérieusement.

La France et les pays européens pourront alors prendre une décision sereinement.

 

LIRE : COVID-19 vaccines for childrenSCIENCE18 Nov 2021Vol 374Issue 6570p. 913

 

 

16 novembre 2021

Comment les vaccins COVID à base de protéines pourraient changer la donne

Des vaccins sûrs, efficaces, peu coûteux et faciles à déployer

Après les vaccins à ARNm, très efficaces, mais chers et impliquant une logistique hors de portée des pays pauvres, le temps est-il venu pour ces vaccins à protéines, annoncés depuis des mois ?

 

Ces vaccins s’appuient sur la même technologie que celle utilisée pour certains vaccins employés contre la grippe saisonnière (Sanofi par exemple).

La protéine de la grippe est remplacée par une protéine présente sur la surface du SARS-CoV-2 : la fameuse protéine Spike.

 

Pour déclencher une réponse immunitaire protectrice, ces injections délivrent des protéines, ainsi que des adjuvants stimulant l'immunité, directement aux cellules de l'organisme, plutôt qu'un fragment de code génétique que les cellules doivent lire pour synthétiser les protéines elles-mêmes.

 

De nombreux laboratoires travaillent dans cette direction.

 

Ainsi la société de biotechnologie Novavax à Gaithersburg, dans le Maryland, se dit prête à soumettre la demande d'autorisation d'urgence pour leur vaccin à base de protéines aux autorités américaines de réglementation pharmaceutique avant la fin de l'année.

L'Indonésie a accordé au vaccin Novavax cette autorisation et des dépôts réglementaires ont déjà été déposés auprès d'agences gouvernementales en Australie, au Canada, au Royaume-Uni, dans l'Union européenne et ailleurs.

 

Pendant ce temps, deux fabricants de vaccins en Asie – Clover  basé à Chengdu, en Chine, et Biological E à Hyderabad, en Inde, sont également en voie de déposer des dossiers auprès de diverses autorités nationales dans les semaines et les mois à venir.

 

Jusqu'à présent, moins de 6 % des habitants des pays à faible revenu ont été vaccinés contre le COVID-19. Les vaccins à base de protéines - avec leurs protocoles de production peu coûteux et leurs avantages logistiques, y compris la stabilité à une large gamme de températures - pourraient aider à réduire l'écart de vaccination entre les pays riches et pauvres.

Cela permettrait aussi de limiter les rebonds épidémiques que l'on observe dans l'hémisphère nord.

 

Le vaccin à protéine recombinante de Sanofi/GSK

 

Après une grossière erreur de dosage (les premiers participants aux essais ont reçu des doses qui représentaient environ un cinquième de la dose prévue !), Sanofi a dû reprendre à zéro, début 2021, les essais sur son candidat vaccin.

 

Le 17 mai 2021, Sanofi et GSK ont annoncé que l’essai de phase II du candidat-vaccin a entraîné la production de concentrations élevées d’anticorps neutralisants chez les adultes, toutes tranches d’âge confondues (18 à 95 ans). La forte réponse immunitaire observée après l’administration d’une seule dose chez des patients ayant déjà été infectés souligne le solide potentiel d’une vaccination de rappel.

 

Le 27 mai 2021, Sanofi et GSK débutent une étude internationale de phase III visant à évaluer la sécurité, l’efficacité et l’immunogénicité de leur candidat-vaccin. Plus de 35 000 volontaires âgés de 18 ans et plus seront recrutés dans différents pays, dont les États-Unis et plusieurs pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

 

Le 28 septembre 2021, Sanofi a annoncé qu’en parallèle de son essai de Phase III, le programme de développement a été élargi pour inclure une nouvelle étude sur ce vaccin comme dose de rappel potentielle. Des données précliniques récemment publiées ont montré que le candidat vaccin avait le potentiel de renforcer très significativement les réponses immunitaires, quelle que soit la plateforme technologique utilisée en primo-vaccination et contre un large éventail de variants.

Les études consacrées à la vaccination de rappel ont débuté cet été aux États-Unis, en Australie, en France et au Royaume-Uni. Les premiers résultats sont attendus à la fin du 4e trimestre de 2021. En cas de succès, le vaccin Sanofi/GSK pourrait-être candidat comme booster de rappel universel.

(voir stratégie de mix-and-match)

 

Le vaccin pourrait être approuvé au quatrième trimestre de 2021, sous réserve de résultats positifs de phase III et des évaluations réglementaires.

 

 

 

07 novembre 2021

News

1 - Quel sera l'impact de la vaccination des 5-11 ans ?

 La Food and Drug Administration des États-Unis vient d'autoriser les injections pour les enfants âgés de 5 à 11 ans sur la base de données d'essais cliniques montrant que le vaccin Pfizer-BioNTech est efficace à environ 91 % pour prévenir l'infection symptomatique par le SRAS-CoV-2 pour cette population.

Environ 4 650 enfants ont participé à l'essai ; près des deux tiers ont reçu des doses de vaccin qui représentaient un tiers de celles d'un vaccin adulte (les autres ont reçu un placebo). Les enfants ont reçu deux doses, à trois semaines d'intervalle.

Pour les enfants testés, les données montrent que le vaccin est sûr.

Pour les épidémiologistes, les modélisations montrent que même si les vaccins pour les enfants entraînaient une diminution du nombre de cas, « cela pourrait ne pas faire une énorme différence au niveau de la population si nous avons la chance de nous en tenir au variant Delta. » Mais les données montrent que si une variante préoccupante devait émerger d'ici la mi-novembre, la vaccination des enfants pourrait faire une différence significative dans l'évolution de la pandémie aux États-Unis.

 

2 - La pilule Pfizer médicament miracle ?

 

Pfizer annonce des résultats remarquables pour sa pilule (Paxlovid).

Le traitement consiste en 30 comprimés administrés sur cinq jours. Cela comprend 10 comprimés de ritonavir, un ancien médicament contre le VIH, qui aide le médicament de Pfizer à rester actif plus longtemps dans l'organisme.

 

Les résultats d'efficacité annoncés mardi comprenaient les données de plus de 1 200 adultes aux États-Unis et à l'étranger qui ont reçu soit le médicament de Pfizer, soit une pilule placebo après avoir contracté Covid. Les volontaires ont été recrutés entre juillet et septembre, lorsque la variante Delta se répandait dans le monde entier. Ils n'étaient pas vaccinés et présentaient au moins une caractéristique qui les rendait plus à risque de tomber gravement malades à cause du virus, comme un âge avancé ou l'obésité ou le diabète.

 

Le chiffre d'efficacité de 89 % de Pfizer provient du groupe de volontaires qui ont commencé le traitement dans les trois jours suivant l'apparition des symptômes. Si l'on inclut les personnes qui ont commencé le traitement le quatrième ou le cinquième jour, la pilule a réduit le risque d'hospitalisation ou de décès de 85 %.

 

Le Paxlovid appartient à la classe des inhibiteurs de la protéase qui sont couramment utilisés pour traiter le VIH et l'hépatite C. Le médicament est conçu pour empêcher le coronavirus de se répliquer en bloquant l'activité d'une enzyme clé que le coronavirus utilise pour se répliquer à l'intérieur des cellules.

Pfizer a également déclaré que ses études montraient que le médicament était sûr et ne provoquait pas de mutations inquiétantes.

Pfizer a déclaré qu'il s'attend à être en mesure de produire suffisamment de pilules pour plus de 180 000 personnes d'ici la fin de cette année et pour plus de 21 millions de personnes au cours du premier semestre de l'année prochaine.

 

3 - Un antidépresseur contre le COVID ?

 

Des résultats préliminaires avaient suggéré le rôle thérapeutique potentiel de la fluvoxamine pour COVID-19.

La fluvoxamine (Floxyfral) est un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS), utilisé pour traiter des épisodes dépressifs majeurs.

 

Une étude parue le 27 octobre dans la revue britannique The Lancet confirme les premières publications.

Les chercheurs présentent les résultats de  l'essai TOGETHER concernant des patients présentant des symptômes aigus atteints de COVID-19. Ils ont évalué l'efficacité de la fluvoxamine par rapport à un placebo dans la prévention de l'hospitalisation pour cette population.

Le traitement ( fluvoxamine,100 mg deux fois par jour pendant 10 jours) a réduit d'un tiers le risque d'hospitalisation.

 

 

24 octobre 2021

Les chercheurs se préparent à affronter une souche émergente, échappant aux immunités actuellement acquises

Pendant le dernier G7 au Royaume-Uni, le PDG de Pfizer, Albert Bourla a annoncé que ses chercheurs travaillaient d'arrache-pied sur ce sujet, avec pour objectif de préparer un vaccin adapté aux nouveaux variants en moins de 100 jours.

Evidemment, BioNTech et Moderna font de même.

 

Au cours des derniers mois, les laboratoires ont organisé des répétitions générales, en s'exerçant sur les variants connues du SARS-CoV-2 tels que Beta et Delta, en mettant à jour leurs vaccins et en les testant dans des études cliniques.

 

Pour l'instant les 3 vaccins principaux sont efficaces sur tous les variants connus. mais cette répétition générale est indispensable pour pouvoir réagir efficacement et rapidement, si un variant insensible aux vaccins actuels, venait à émerger.

 

Les nouveaux vaccins à ARNm pourraient être prêts en quelques jours, le plus long sera la phase d'essai.

En effet avant que ces vaccins puissent être déployés, ils devront être testés sur des humains, et cela prendra du temps. 

Les sociétés pharmaceutiques font donc des essais à blanc. Pfizer, avec son partenaire BioNTech, teste un vaccin à ARN bêta-spécifique dans un essai clinique randomisé et contrôlé par placebo avec jusqu'à 930 participants.

 

 En août, ces sociétés ont déjà commencé l'essai d'un vaccin multivalent ciblant à la fois les variantes Delta et Alpha.

 

Dans ces essais tous les aspects de l'exécution d'un changement de souche - la recherche préclinique, la fabrication, les tests cliniques et les soumissions réglementaires sont appréhendés et modélisés.

 

Moderna, basée à Cambridge, Massachusetts, fait de même. La société a recruté des cohortes de 300 à 500 participants pour tester de nouveaux vaccins à ARN contre Beta, Delta et une combinaison de Beta et de la souche d'origine. La société prévoit également de tester un vaccin multivalent Beta-Delta.

 

Astra Zeneca, qui propose un vaccin à vecteur viral (donc plus long à modifier), se prépare également à cette éventualité. Ce laboratoire a commencé une vaste étude sur un vaccin à vecteur viral bêta-spécifique. Lancée en juin, l'étude recrute plus de 2 800 participants, dont beaucoup ont déjà été vaccinés, soit avec un vaccin à ARN messager, soit avec le vaccin à vecteur viral de première génération d'AstraZeneca.

 

Le variant Beta est particulièrement ciblé car il porte des mutations qui le rendent plus résistant que toute autre variant connue à la neutralisation par les anticorps créés dans l'organisme d'une personne vaccinée.

 

En fait le problème le plus compliqué sera de trouver des volontaires qui auront une chance sur deux de se retrouver dans un groupe placebo. C'est aussi une question d'éthique.

 

Il semble donc que l'efficacité de ces nouveaux vaccins pourrait être déterminée en mesurant les réponses immunitaires déclenchées par les vaccins variants - par exemple, une augmentation des niveaux d'anticorps ou de cellules B.

Moderna teste ce protocole en milieu hospitalier aux USA.

 

News

Troisième injection Pfizer/BioBTech

 

Pfizer annonce  95,6 % d'efficacité vaccinale relative contre le Covid19 après une injection de rappel avec son vaccin mRNA, testé pendant une période où Delta était la souche prédominante. 

Il s'agit des premiers résultats d'efficacité d'un essai de rappel de vaccin randomisé et contrôlé. 

D'après certaines études, l'efficacité du vaccin décroit de moitié après 6 mois mais reste protecteur vis à vis des cas graves.

En France la 3ème injection est recommandée pour les plus de 65 ans, les immunodéprimés et les personnels soignants.