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Conscience

 " Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses ;

c’est celui qui pose les vraies questions. "

C. Levi-Strauss, Le cru et le cuit

 

" Pourquoi craindre pour le dompteur, sa cage le protège des hommes' 

d'après Samuel Beckett

Sciences

Je propose ici un petit parcours - très personnel - au coeur de l'aventure scientifique qui, de Sapiens et Néandertal vous conduira aux nanosciences, à la biologie synthétique, à la chimie du vivant ou encore à l'intelligence artificielle...

Un non scientifique curieux pourra tirer profit de ces quelques pages sans équations et sans le jargon des initiés.

 

Voir

" Derrière la vitre qu’est la nature, apparaît lentement l’espèce d’une seconde, un fantôme d’éternité. De ce fantôme nous nous satisfaisons. Il devrait nous désespérer, (…). A ces moments le monde paraît laisser échapper comme par mégarde, un peu de son secret."

 A. Camus

 aussi: https://www.jeanpierrelavergne.fr/                                 


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Billets d'humeur -depuis janvier 2009 - classés, pour simplifier, en six rubriques : arts, histoire, philosophie, politique, société, sciences.

Rappel : philosophie = aime la sagesse !

 

Planète vivante

Ressources pillées, biodiversité gravement altérée, pollutions majeures, climat déréglé... l'avenir de l'homme sur la Terre s'avère très sombre !

 


La passionnante histoire des vaccins à ARNm

Près de 35 ans de recherches très complexes

Et un Nobel à la clé ?

Robert Malone
Robert Malone

A l'approche de la saison des Nobels, il est bon de retracer l'histoire de l'avènement de ces fantastiques produits qui nous épargné un désastre sanitaire, sans précédent dans l'histoire de l'humanité.

 

Qui en effet peut mieux mériter la suprême récompense, que tous ces chercheurs, d'orientation scientifique différente, qui depuis tant d'années se battent pour rendre possible l'utilisation des ARNm comme médicament !

 

L'histoire débute en 1987, quand Robert Malone, étudiant au Salk Institute for Biological Studies à La Jolla (Californie) mélange des brins d'ARN messager avec des gouttelettes de graisse, pour créer une sorte de ragoût moléculaire. Les cellules humaines baignées dans ce milieu ont alors absorbé l'ARNm et ont commencé à produire des protéines.

 

C'était la première fois que quelqu'un utilisait des gouttelettes grasses pour faciliter le passage de l'ARNm dans un organisme vivant

Malone écrit alors, le 11 janvier 1988 :

"Si les cellules pouvaient créer des protéines à partir de l'ARNm qui leur était délivré, il serait peut-être possible de « traiter l'ARN comme un médicament ".

 

Notons cependant que dès 1978, les scientifiques avaient utilisé des structures de membranes graisseuses appelées liposomes pour transporter l'ARNm dans les cellules de souris, puis humaines, afin d'induire l'expression des protéines. Les liposomes emballaient et protégeaient l'ARNm, puis fusionnaient avec des membranes cellulaires pour délivrer le matériel génétique dans les cellules.

 

Ce sont ces pionniers qui ont ouvert la voie  à deux des vaccins les plus importants et les plus rentables de l'histoire : les vaccins COVID-19 à base d'ARNm administrés à des centaines de millions de personnes dans le monde.

Les ventes mondiales de ces produits devraient dépasser les 50 milliards de dollars américains, rien qu'en 2021.

 

 


Un chemin semé d'embûches !

Malheureusement l'ARNm était considéré comme trop instable et trop coûteux pour être utilisé comme médicament ou vaccin et les travaux de Malone et de ses premiers successeurs ont été négligés, les brevets n'ont pas été pris où abandonnés.

Robert Malone n'a même pas obtenu son doctorat et après quelques déboires est rentré dans le circuit commercial et le conseil.

Très aigri aujourd'hui, il est dans la critiques des vaccins de Pfizer/BioNTech.

 

C'est une société française, Transgène, petite entreprise de biotechnologie implantée à Strasbourg qui a véritablement relancé l'affaire. En 1993, une équipe dirigée par Pierre Meulien, en collaboration avec des partenaires industriels et académiques, a été la première à montrer qu'un ARNm dans un liposome pouvait déclencher une réponse immunitaire antivirale spécifique chez la souris.

 

Les chercheurs de Transgène ont breveté leur invention et ont continué à travailler sur des vaccins à ARNm. Cependant le coût de l'optimisation de la plateforme était estimé à 100 millions d'euros une somme jugée exorbitante pour une  entreprise aussi « délicate et à haut risque ».

Le brevet est devenu caduc après que la société mère de Transgène a décidé d'arrêter de payer les frais nécessaires à son maintien en activité.

Quel gâchis !

Les ARNm contre le cancer

L'idée du vaccin à ARNm a eu un accueil plus favorable dans les cercles d'oncologie, en tant qu'agent thérapeutique.

 

Si l'ARNm encodait des protéines exprimées par les cellules cancéreuses, l'idée était que son injection dans le corps pourrait entraîner le système immunitaire à attaquer ces cellules.

 

 Cette idée a inspiré les fondateurs des sociétés allemandes CureVac et BioNTech – deux des plus grandes sociétés d'ARNm existantes aujourd'hui – à commencer à travailler sur l'ARNm.

 

Tout récemment, une étude parue dans la revue « Science Translational Medicine », a présenté un nouveau traitement à ARN messager qui se montre prometteur dans la lutte contre le cancer.

 

Cette étude a été menée par le laboratoire BioNTech (fabriquant du vaccin à ARN messager contre le Covid 19) en association avec Sanofi.

Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé l'ARN messager pour induire une immunothérapie locale en donnant à l'organisme des instructions qui vont permettre de coder des cytokines, de petites molécules qui aident à éliminer les tumeurs.

 

Sur vingt souris atteintes de mélanomes ou de tumeurs pulmonaires, les chercheurs ont injecté directement dans les tumeurs ce traitement à base d’ARN messager. En moins de 40 jours, de grandes quantités de cytokines ont été produites, et les tumeurs ont été totalement éradiquées chez 17 souris. Sans effets secondaires.

Un essai clinique de phase 1 avec 230 participants est actuellement en cours.

 

 

L'envol

C'est ici qu'intervient l'histoire de BioNTech.

 Özlem Türeci (à gauche) et Uğur Şahin ont commencé à étudier l'ARNm à la fin des années 1990,  travaillant à l'université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne, obtenant des brevets, des articles et des subventions de recherche.

 

En 2007 ils présentent un plan commercial aux investisseurs  en affirmant « Si cela fonctionne, ce sera révolutionnaire»

Ils obtiennent alors 150 millions d'euros de capital d'amorçage et lancent BioNTech.

 

À la fin des années 2000, plusieurs grandes sociétés pharmaceutiques se sont lancées dans le domaine de l'ARNm. En 2008, par exemple, Novartis et Shire ont créé des unités de recherche sur l'ARNm – la première se concentrait sur les vaccins, la seconde sur la thérapeutique.

 

 BioNTech a été lancé cette année-là et d'autres start-up sont rapidement entrées dans la mêlée, renforcées par une décision de 2012 de l'Agence américaine des projets de recherche avancée pour la défense, de commencer à financer des chercheurs de l'industrie pour étudier les vaccins et les médicaments à ARN.

 

 Moderna était l'une des entreprises qui s'est appuyée sur ce travail et, en 2015, elle avait levé plus d'un milliard de dollars sur la promesse d'exploiter l'ARNm pour inciter les cellules de l'organisme à fabriquer leurs propres médicaments, corrigeant ainsi les maladies causées par des protéines manquantes ou défectueuses. 

 

Lorsque ce plan a échoué, Moderna, dirigé par le directeur général français Stéphane Bancel, transfuge de BioMérieux, a choisi de donner la priorité à un objectif moins ambitieux : fabriquer des vaccins. Il ne doit pas le regretter !

 

 

Les deux points clés

Rappel :

Les vaccins COVID-19 fabriqués à partir d'ARN messager utilisent des nanoparticules lipidiques - des bulles de graisses - pour transporter les molécules dans les cellules.

L'ARNm contient le code permettant aux cellules de produire la protéine "spike" que le coronavirus SRAS-CoV-2 utilise pour pénétrer dans les cellules.

 

Voici les principales innovations dans la conception de ces vaccins.

 

Le vaccin produit par Moderna et BioNTech utilise un ARNm modifié où un nucléotide uridine (U) est remplacé par une pseudouridine (Ψ).

Ce changement est censé empêcher le système immunitaire de réagir à l'ARNm introduit.

 

Pour aider l'organisme à mettre en place une réponse immunitaire efficace en cas d'infections ultérieures par le SRAS-CoV-2, la séquence de l'ARNm est adaptée pour stabiliser la protéine spike dans la forme qu'elle utilise lors de sa fusion avec les cellules humaines.

 

La nanoparticule grasse qui entoure l'ARNm est constituée de quatre types de molécules lipidiques. L'une d'entre elles est "ionisable" : dans le vaccin, beaucoup de ces molécules ont une charge positive et s'accrochent à l'ARNm chargé négativement, mais elles perdent cette charge dans les conditions plus alcalines de la circulation sanguine, ce qui réduit la toxicité dans l'organisme.

 

L'ARNm modifié

 

Dès la fin des années 90, des chercheurs cherchaient à utiliser l'ARNm dans des vaccins contre le VIH. Cependant ces vaccins déclenchaient des réactions inflammatoires massives lorsqu'ils étaient injectés à des souris.

 

En 2005,  la biochimiste Katalin Karikó et l'immunologiste Drew Weissman, tous deux à l'Université de Pennsylvanie (UPenn) à Philadelphie qui travaillaient sur le sujet,  montrent que la réorganisation des liaisons chimiques sur l'un des nucléotides de l'ARNm, l'uridine, pour créer un analogue appelé pseudouridine, semblait empêcher le corps d'identifier l'ARNm comme un agresseur.

La modification d'une partie du code de l'ARNm permet donc à l'ARNm synthétique de franchir le cap des défenses immunitaires innées de la cellule.

C'était une avancée capitale dans la préparation des futurs vaccins de Moderna de BioNTech, qui tout deux utilisent ce type d'ARNM modifié.

 

L'encapsulation de l'ARNm

 

Une autre difficulté majeure était de faire en sorte que l’ARN messager pénètre dans les cellules du tissu (peau, muscle) dans lequel on l’injecte.

 

Il faut pour cela que la molécule d’ARN franchisse la membrane cellulaire afin de se retrouver dans le cytoplasme. C’est en effet dans ce compartiment de la cellule qu’elle sera traduite en protéine et servira d’antigène vaccinal.

Par ailleurs, l’ARN est susceptible d’être dégradé par des enzymes, des ribonucléases extracellulaires, abondamment présentes dans la peau et dans le sang. Cela impose donc de protéger l’ARN messager, menacé d’être détruit par ces enzymes ubiquitaires, tout en facilitant sa pénétration dans la cellule.

 

Il n'était donc pas simple d'amener l'ARNm sur sa cible.

 

Un moyen efficace pour protéger l’ARN consiste à l’encapsuler dans de très petites particules, en l’occurrence des nanoparticules lipidiques.

Celles-ci sont typiquement composées de quatre éléments différents. 

 

Tout d’abord de lipides capables de s’auto-agencer en particules sphériques (de 70–100 nanomètres) pour encapsuler l’ARN messager, soit ionisables (capables d’acquérir des charges positives en fonction du pH) ou cationiques (chargés positivement).

Ensuite de phospholipides ressemblant à ceux de la membrane cellulaire. Mais aussi de cholestérol qui stabilise la double couche lipidique de la nanoparticule lipidique. Enfin d’un lipide-PEG (polyéthylène glycol) qui apporte une couche hydratée aux nanoparticules et permet à ces formulations de gagner en stabilité.

 

La conception de ces minuscules bulles de graisse connues sous le nom de nanoparticules lipidiques, ou LNP, qui protègent l'ARNm et le transportent dans les cellules, doit beaucoup à  Pieter Cullis, biochimiste à l'Université de Colombie-Britannique à Vancouver, Canada.

En 2012, deux des sociétés fondées par Cullis se sont tournées vers l'exploration des opportunités pour le système d'administration de LNP dans les médicaments à base d'ARNm.

 

 

Nobel : and the winner is ?

Tous les chercheurs que j'ai cité dans cet article ont été des maillons importants dans la chaîne qui a conduit aux vaccins à ARN messagers.

Aucun doute que l'un ou plusieurs d'entre-eux sera (seront ) honorés à Stockholm.

 

Cependant nous ne sommes qu'au début du parcours qui conduira à l'utilisation d'ARNm dans de nombreuses indications thérapeutiques et notamment en oncologie.

 

 

Un article exhaustif (mais complexe !) dans la revue NatureThe tangled history of mRNA vaccines

 

Photos de gauche à droite et de haut en bas :

Pierre Meulien, Transgène,

Katalin Karikó a montré que les modifications chimiques de l'ARN peuvent faire passer la molécule au-delà des défenses immunitaires du corps,

Drew Weissman a travaillé avec Karikó et a co-découvert les avantages de l'ARNm modifié,

Pieter Cullis, mise au point des nanoparticules lipidiques, (LNP) qui protègent l'ARNm et le transportent dans les cellules

Ingmar Hoerr (à gauche) a fondé CureVac et l'immunologiste du cancer Eli Gilboa (à droite) a fondé la première entreprise de thérapie par ARNm

Derrick Rossi (à gauche) et Stéphane Bancel (à droite), Moderna.

 

 

Botticelli à Paris

Au musée Jacquemart-André

Simonetta Vespucci est une femme italienne de la Renaissance, célèbre par sa beauté et son charme, de la cour de Laurent le magnifique, qui servit de modèle à Sandro Botticelli.
Simonetta Vespucci est une femme italienne de la Renaissance, célèbre par sa beauté et son charme, de la cour de Laurent le magnifique, qui servit de modèle à Sandro Botticelli.

A partir du 10 septembre 2021, le musée Jacquemart-André célébrera le génie créatif de Sandro Botticelli (1445 – 1510).

 

En suivant un ordre chronologique et thématique, le parcours illustrera le développement stylistique personnel de Botticelli, les liens entre son œuvre et la culture de son temps, ainsi que l’influence qu’il a lui-même exercée sur les artistes florentins du Quattrocento. 

 

 Aux côtés de Michel-Ange et Da Vinci, Botticelli a fait partie de ceux qui ont témoigné des transformations et du rayonnement de Florence sous la dynastie Médicis. 

 

La Naissance de Vénus, l’allégorie du Printemps, les peintures de la chapelle sixtine au Vatican… son travail a traversé les siècles et se retrouve bientôt présenté à Paris. À l'occasion de cette rentrée culturelle très attendue, le musée a réuni une quarantaine d’oeuvres reflétant l’étendu de la carrière de Sandro Botticelli

 

L’exposition bénéficiera de prêts d’institutions prestigieuses comme le musée du Louvre, la National Gallery de Londres, le Rijksmuseum d’Amsterdam, les musées et bibliothèques du Vatican, les Offices, la Galleria Sabauda de Turin, la Galleria dell’Accademia et le musée national du Bargello à Florence, la Gemäldegalerie de Berlin, l’Alte Pinakothek de Munich et le Städel Museum de Francfort. 

 

 

Véhicules électriques

Vers une gestion plus écologique de la production des batteries Li-ion

Grâce au recyclage et à l'économie économie des métaux  Li, Co et Ni

La progression fulgurante des véhicules électriques
La progression fulgurante des véhicules électriques

L'électrification de la mobilité personnelle s'accélère, au point que les experts prévoient que la moitié des ventes mondiales de véhicules de tourisme en 2035 seront électriques.

Ce sont sont donc des centaines de millions de véhicules électriques qui seront produits dans la prochaine décennie, avec des batteries contenant plusieurs dizaines de kg de matériaux.

 

Dans ce délai, ce sont toujours les batteries Li-ion qui domineront le marché, même si l'avenir plus lointain annonce des technologies plus performantes et moins coûteuses (voir sur le site).

 

Les chercheurs dans le domaine des matériaux travaillent donc sur deux objectifs :

 

-  réduire la quantité de métaux dans les batteries (Li, Co, Ni). Ceux-ci sont rares, coûteux ou entraînent, au niveau de leur extraction, des coûts environnementaux et sociaux élevés.

 - améliorer le recyclage des batteries, afin que ces métaux précieux puissent être réutilisés efficacement.

 

 

Le coût des batteries Li-ion s'est littéralement effondré en trente ans et va baisser encore. Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les recherches sur les solutions alternatives et le recyclage !

 

Une batterie standard récente, type NMC-532, contient 8 kg de lithium, 35 kg de nickel, 20 kg de manganèse et 14 kg de cobalt.

 

Le lithium, élément clé de la production d'énergie, n'est pas rare. Un rapport de juin dernier (2021) a estimé que les réserves actuelles du métal – 21 millions de tonnes, selon le US Geological Survey – sont suffisantes pour mener la conversion aux véhicules électriques jusqu'au milieu du siècle.

Ces réserves sont très certainement sous-estimées.

 

L'augmentation de l'exploitation minière du lithium porte ses propres préoccupations environnementales : les formes d'extraction actuelles nécessitent de grandes quantités d'énergie (pour le lithium extrait de la roche) ou d'eau (pour l'extraction des saumures).

 Mais les techniques plus modernes qui extraient le lithium en utilisant l'énergie géothermique pour piloter le processus, sont considérées comme plus douces et surtout beaucoup moins dommageables pour l'environnement que l'extraction des combustibles fossiles (puits de pétrole, fracturation hydraulique...).

 

Comment remplacer le cobalt ?

Le cobalt, est le composant le plus coûteux des batteries des véhicules électriques actuels. 

 

Les deux tiers de l'approvisionnement mondial sont extraits en République démocratique du Congo et les militants des droits de l'homme font part de leurs préoccupations concernant les conditions de travail (le cobalt, comme d'autres métaux lourds, est toxique), et en particulier le travail des enfants.

 

Malheureusement, abandonner complètement le cobalt abaisse la densité énergétique d'une batterie.

 

Actuellement, un certain nombre de laboratoires expérimentent cependant des cathodes à faible teneur en cobalt ou sans cobalt et les experts pensent que le problème du cobalt est en passe d'être résolu à l'échelle du laboratoire.

 

Ainsi, Arumugam Manthiram de l'Université du Texas à Austin, a mis au point une spinelle haute tension, LiNi 0,5 Mn 1,5 O4 (LNMO) qui conserve la structure cristalline d'oxyde de cobalt des cathodes actuelles et conserve leurs performances. Il a créé une start up - TexPower - qui développe le concept.

 

A noter que le pionnier des véhicules électriques Tesla, basé à Palo Alto, en Californie, a annoncé son intention d'éliminer ce métal de ses batteries au cours des prochaines années.

 

Comment mieux recycler ?

 Il faut noter que lorsqu’une batterie de voiture électrique passe en dessous de 75% de ses capacités, elle est alors remplacée. En effet, cela ne suffit plus pour proposer une autonomie pertinente. Néanmoins, même à moins de 75%, les batteries sont encore fonctionnelles et peuvent servir à autre chose, notamment pour le stockage stationnaire.

 

 Paradoxe : le recyclage des batteries actuelles n'est rentable que... grâce au cobalt !

Le lithium est récupérable mais à un coût supérieur à l'extraction.

 

Il faut donc des incitations financières fortes pour améliorer le recyclage.

Si les Etats-Unis et l'Europe ont renforcé la réglementation et promettent des aides, la Chine en est au stade de la concrétisation :  Guangdong Brunp, basé à Foshan – une filiale de CATL, le plus grand fabricant chinois de cellules lithium-ion – peut recycler 120 000 tonnes de batteries par an.

C'est l'équivalent de ce qui serait utilisé dans plus de 200 000 voitures !

 

En France, la réglementation impose un recyclage à 50% d'une batterie Li-ion (90% pour une batterie au plomb), mais les industriels indiquent pouvoir recycler plus de 70% de la masse d'une batterie).

 

A noter que Le Groupe Renault a rejoint le consortium créé en septembre 2020 par le spécialiste de la gestion optimisée des ressources Veolia et le spécialiste de la chimie et des matériaux avancés Solvay. Les partenaires veulent mettre en place un « écosystème circulaire des métaux issus des batteries électriques en Europe »;

Dans cette optique le constructeur français va créer une "Re-Factory" à Flins qui prévoit l’installation d’une ligne de démantèlement de véhicules et batteries électriques à partir de 2024 " afin d’augmenter sa capacité à recycler et s’approvisionner en pièces et matières en boucles courtes ".

 

Les techniques actuelles de recyclage comportent plusieurs étapes  :

- la  décharge totale des modules puis le démontage,

- le broyage qui donne la masse noire  (black mass) qui contient le carbone hydrophobe et les oxydes de métaux hydrophiles.

 

La séparation de tous les constituants s'effectue par hydrométallurgie (schéma ci-dessus) ou pyrométallurgie.

 

Hydrométallurgie – Les métaux sont dissous par lixiviation, principalement acide à température élevée (80°C), puis isolés par extraction liquide/liquide (par des acides organiques : Cyanex 272, D2EHPA), par précipitation, ou encore par électrodéposition. La dissolution sélective des métaux par des micro-organismes est une voie de recherche actuellement poursuivie. Les sels de métaux récupérés à la cathode peuvent être réutilisés pour la synthèse de nouveaux matériaux actifs (recyclage en boucle fermée).

 

Pyrométallurgie – Les modules entiers de batterie peuvent être introduits directement dans un four comportant plusieurs zones successives : i) zones de préchauffage (< 300°C) afin d’évaporer les solvants, ii) zone de pyrolyse (700°C) afin d’incinérer les plastiques (réaction exothermique) et les électrolytes (40-50% du poids de la batterie), et iii) zone de fonte permettant la réduction des oxydes de métaux en un alliage de Co, Cu, Fe et Ni et la formation de scories (Li, Al, Mn) ainsi que de gaz. Cette étape est très énergivore, exigeant des températures pouvant atteindre 1475 °C pendant 30 minutes.

 

La technique de séparation par hydrométallurgie peut être optimisée. La société canadienne Lithion assure pouvoir recycler 95% d'une batterie Li-ion.

 

Cependant des procédés radicalement différents commencent à émerger.

En particulier, les chercheurs développent un nouveau processus de recyclage connu sous le nom de recyclage direct. Le recyclage direct est la récupération, la régénération et la réutilisation des composants de la batterie directement sans détruire la structure chimique. 

En maintenant la valeur de processus dans les composants de la batterie d'origine, un matériau reconstitué à moindre coût peut être fourni aux fabricants de batteries.

 Cela pourrait réduire sérieusement le coût des batteries de véhicules électriques.

 

En fait le recyclage n'est plus vraiment un problème technique, mais un problème financier. Quand des millions de véhicules électriques rouleront, ce problème là sera résolu et le coût global d'un véhicule électrique sera bien en dessous de celui de son équivalent thermique et il sera d'un bout à l'autre de la chaîne beaucoup moins polluant.

 

 

Sixième rapport du GIEC sur le climat...

... la catastrophe est devant nous !

Incendie en cours au nord d'Athènes
Incendie en cours au nord d'Athènes

Les humains ont déjà chauffé la planète d'environ 1,1 degré Celsius, depuis le 19e siècle, en grande partie en brûlant du charbon, du pétrole et du gaz pour produire de l'énergie.

 

Aujourd'hui,  les conséquences peuvent être ressenties dans le monde entier : rien que cet été, des vagues de chaleur torride ont tué des centaines de personnes aux États-Unis et au Canada, des inondations ont dévasté l' Allemagne et la Chine, et des incendies de forêt font  rage de manière incontrôlable en Sibérie, en Turquie et en Grèce.

 

Mais ce n'est que le début, selon le rapport publié lundi 9 août 2021 par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), un groupe de scientifiques réunis par les Nations Unies. 

 

Même si les pays commençaient à réduire fortement leurs émissions aujourd'hui, le réchauffement climatique total devrait augmenter d'environ 1,5 degré Celsius au cours des deux prochaines décennies, un avenir plus chaud est désormais inéluctable.

 

Selon ces scientifiques, avec 1,5 degré de réchauffement, les périls augmentent considérablement. 

Près d'un milliard de personnes dans le monde pourraient étouffer dans des vagues de chaleur mortelles récurrentes. Des centaines de millions d'autres manqueraient d'eau. 

Certaines espèces animales et végétales disparaîtront. Les récifs coralliens, qui soutiennent la pêche sur de vastes étendues du globe, subiront des mortalités massives.

 

LIRE l'article du New York Times

 

Et le pire est avenir ?

Mais, si nous ne faisons rien, si nous restons sur le modèle économique actuel, l'avenir pourrait être bien pire encore !

Si nous continuons à ajouter du dioxyde de carbone dans l'atmosphère au rythme actuel, alors les températures moyennes mondiales continueront d'augmenter, dépassant potentiellement 2, 3 ou même 4 degrés Celsius, par rapport à l'ère préindustrielle.

 

Le rapport décrit comment chaque degré supplémentaire de réchauffement entraîne des désastres de plus en plus considérables, tels que des inondations et des vagues de chaleur toujours plus violentes, une aggravation des sécheresses et une accélération de l'élévation du niveau de la mer qui pourraient menacer l'existence même de certaines nations insulaires. 

Plus la planète se réchauffe, plus les risques de franchir des « points de basculement » dangereux sont grands, comme l'effondrement irréversible des immenses calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique occidental.

 

En conclusion, le rapport souligne que tout n'est pas perdu. L'humanité peut encore empêcher la planète de devenir encore plus chaude.

 

Mais cela nécessite un effort coordonné entre tous les pays [et principalement les pays les plus riches *] pour cesser d'ajouter du dioxyde de carbone dans l'atmosphère avant 2050 environ et cela implique un abandon très rapide des combustibles fossiles, ainsi que l'élimination potentielle de grandes quantités de carbone de l'air. 

 

C'est aujourd'hui qu'il faut agir ! 

Si nous réussissions cela, le réchauffement climatique s'arrêterait probablement et se stabiliserait à environ 1,5 degré Celsius, conclut le rapport.

 

* Les 10 plus gros émetteurs de gaz à effet de serre sont la Chine, les États-Unis, l'Union européenne, l'Inde, la Russie, le Japon, le Brésil, l'Indonésie, l'Iran et le Canada.

 

SRAS-CoV-2 - Actualités

 

Depuis le 19 mars 2020, je fais régulièrement le point sur l'avancée des recherches dans le domaine, à partir de sources scientifiques incontestables, citées dans les plus grandes publications scientifiques : Nature, Science, PNAS, Cell, The Lancet, New England Journal of Medicine...

 

 

15 septembre 2021

Interférence politicienne dans les campagnes de vaccination

La droite américaine responsable de dizaines de milliers de morts

Avec quelques farfelus et antivax bornés, une extrême-droite vindicative - qui souhaite se refaire... une santé - anime les défilés rituels de nos samedi, pour protester contre les contraintes sanitaires et la campagne de vaccination.

 

Ces gens là ont du sang sur les mains.

Et pas qu'un peu....

 

Le très sérieux New York Times vient de publier une étude comparative des chiffres publiés par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) , sur la base de la couleur politique des états américains : rouge pour les républicains, bleue pour les démocrates.

 

Cette étude porte sur deux mois : juillet et août 2021.

 

Tout d'abord, le tableau ci-dessus montre que si tout les états avaient eu un taux de vaccination égal à celui du plus vertueux (le Vermont), 16 200 vies auraient pu être épargnées sur ces deux mois, soit près de 100 000 morts sur un an !

 

Dans les tableaux ci-dessous, la comparaison des chiffres des décès dans les états gagnés par Trump vs ceux gagnés par Biden, montre de façon éloquente le coût de la sous-vaccination chez les "rouges" (Républicains).

 

La 3ème injection toujours aussi contestée par les scientifiques

 

La généralisation qui se profile pour cette 3ème injection, ne passe décidemment pas auprès de nombreux scientifiques, en particulier américains.

Un article, émanent notamment d'anciens membres de la FDA, paru dans la prestigieuse revue britannique The Lancet, le rappelle de façon spectaculaire.

Les auteurs soulignent "qu'un examen minutieux et public des données en évolution sera nécessaire pour s'assurer que les décisions concernant le renforcement [de la vaccination] sont éclairées par une science fiable plus que par la politique."

Actuellement les données sont confuses, mais il est clair que la double injection assure toujours une protection solide contre les infections graves.

Seuls, les les sujets les plus fragiles devraient bénéficier d'une nouvelle injection, suffisamment éloignée de la précédente.

Pour eux, le vrai combat se situe au niveau de la mondialisation de la vaccination et de la lutte contre les réticences de certaines populations.

C'est une vaccination universelle et massive qui nous sortira de ce marasme sanitaire.

 

Les auteurs évoquent aussi les risques de vaccination à répétition :

"Bien que les avantages de la vaccination primaire contre le COVID-19 l'emportent clairement sur les risques, il pourrait y avoir des risques si les rappels sont largement introduits trop tôt ou trop fréquemment, en particulier avec les vaccins qui peuvent avoir des effets secondaires à médiation immunitaire (comme la myocardite, qui est plus fréquent après la deuxième dose de certains vaccins à ARNm, ou le syndrome de Guillain-Barre, qui a été associé aux vaccins COVID-19 à vecteur adénoviral. Si un rappel inutile provoque des effets indésirables importants, il pourrait y avoir des implications pour l'acceptation des vaccins qui vont au-delà des vaccins COVID-19. Ainsi, un renforcement généralisé ne devrait être entrepris que s'il existe des preuves claires qu'il est approprié."

03 septembre 2021

Bientôt les vaccins à ADN

Plus stables, plus faciles à déployer

Plus d'une demi-douzaine de vaccins à ADN pour COVID-19 sont en phase d'essais précoces.

 

Parmi eux, Le ZyCoV-D, qui est administré par voie sous-cutanée (et non intramusculaire), s'est avéré protecteur à 67 % contre le COVID-19 symptomatique dans les essais cliniques.

Le chiffre d'efficacité de 67% provient d'essais impliquant plus de 28 000 participants, qui ont vu 21 cas symptomatiques de COVID-19 dans le groupe vacciné et 60 parmi les personnes ayant reçu un placebo. Et ce dans un milieu où le variant Delta est ultra dominant.

 

 Attention : aucune publication exhaustive n'a encore été produite devant des pairs.

 

Le ZyCoV-D a été développé par la société pharmaceutique indienne Zydus Cadila, dont le siège est à Ahmedabad. Le 20 août, le régulateur indien des médicaments a autorisé le vaccin pour les personnes âgées de 12 ans et plus.

 

Les vaccins à ADN présentent un certain nombre d'avantages, car ils sont faciles à produire et les produits finis sont plus stables que les vaccins à ARNm, qui nécessitent généralement un stockage à très basse température.

Le ZyCoV-D contient des brins circulaires d'ADN appelés plasmides, qui codent pour la protéine de pointe du SRAS-CoV-2, ainsi qu'une séquence de promoteur pour activer le gène. Une fois que les plasmides pénètrent dans les noyaux des cellules, ils sont convertis en ARNm, qui se déplace vers le corps principal de la cellule, le cytoplasme, et est traduit en la protéine de pointe elle-même. Le système immunitaire du corps organise alors une réponse contre la protéine et produit des cellules immunitaires adaptées qui peuvent éliminer les infections futures. Les plasmides se dégradent généralement en quelques semaines à quelques mois, mais l'immunité demeure.

 

Jusqu'ici les vaccins ADN avaient fait preuve d'une faible efficacité par voie intramusculaire.  Pour résoudre ce problème, le ZyCoV-D est déposé sous la peau dans une zone  riche en cellules immunitaires qui peuvent capter les corps étrangers, tels que les particules de vaccin. La capture de l'ADN y est beaucoup plus efficace que dans le muscle.

 

Le dispositif d'administration est donc très important avec ce vaccin. Le candidat américain d'Inovio est injecté sous la peau et utilise un dispositif qui frappe la peau avec de courtes impulsions électriques pour former des pores dans les cellules que le vaccin peut traverser.

 

Certes, nous ne sommes pas encore au niveau des vaccins à ARNm (pour le vaccin indien, 3 injections sont nécessaires), mais ces résultats sont salués par la communauté scientifique qui y voient une grande avancée en vaccinologie.

 

En effet on s'attend à ce que de nombreux autres vaccins à ADN émergent, ciblant des maladies pour lesquelles il n'existe actuellement aucun vaccin - du cytomégalovirus, qui peut être transmis aux bébés pendant la grossesse, au virus respiratoire syncytial. Des vaccins à ADN sont également testés ou développés contre la grippe, le virus du papillome humain, le VIH et le Zika.

Les vaccins à ADN peuvent stocker de nombreuses informations, ce qui signifie qu'ils peuvent coder de grandes protéines complexes ou même plusieurs protéines. Cela leur donne des promesses en tant que vaccins anticancéreux. 

 

 

News

1 - Variant Mu : affaire à suivre

 

En l'absence de données scientifiques sérieuses et précises, il est difficile de savoir si ce variant est celui qui est redouté par les virologues, capable de balayer tous les immunités acquises.

Certains élément préliminaires - et notamment la présence d'une constellation de mutations -  pourraient indiquer qu'il serait susceptible d'échapper aux anticorps.

Ainsi l'OMS affirme que Mu a le potentiel pour échapper à l'immunité conférée par les vaccins et les anticorps.

Le pire n'est donc pas sûr !

 

2 - Médicaments

 

Dire que certains antiviraux seront opérationnels au prochain trimestre est (très) prématuré.

On parle ainsi beaucoup du Molnupiravir développé par Ridgeback Biotherapeutics (Miami). Le molnupiravir est un médicament candidat antiviral disponible par voie orale actuellement en essai de phase III pour le traitement des patients atteints de COVID-19.

 Le molnupiravir augmente la fréquence des mutations de l'ARN viral et altère la réplication du SRAS-CoV-2 dans les modèles animaux et chez l'homme.

 

Merck a publié le 12 juillet 2021, les résultats intermédiaires des études de phase 2/3 de cette molécule face au COVID-19 léger à modéré. Des résultats encourageants qui demandent à être confirmés.

 

J'ai déjà parlé des anticorps monoclonaux, réservés aux patients immunodéprimés.

 

3 - Origine du SRAS-CoV-2

 

Pourquoi de nombreux scientifiques disent qu'il est peu probable que le SRAS-CoV-2 provienne d'une "fuite de laboratoire" ?

 

Un article très complet de la revue "Science" qui souligne notamment que "les accidents ne peuvent se produire que lorsque vous avez déjà un virus vivant en culture qui peut fuir", fait le point sur le sujet

 

Ces chercheurs pensent qu'un ancêtre du SRAS-CoV-2 est passé des animaux aux humains, en faisant des allers-retours, s'adaptant régulièrement à son nouvel hôte. Cela aurait pu se produire sur le marché de Wuhan et passer inaperçu pendant des semaines, car l'épidémie n'a fait surface que lorsque plusieurs personnes sont tombées gravement malades.

 

Sur ce marché, des milliers d'animaux, souvent vivants, étaient vendus sans contrôle. Parmi eux, deux espèces de canidés pouvant être contaminées par le virus : des renards et des chiens viverrins et également des civettes palmées masquées et des visons, facilement contaminables. Tous ces animaux peuvent être hôtes intermédiaires assurant le passage des chauves-souris à l'homme.

 

 

21 août 2021

Vaccins : 3ème injection ou pas (suite)

Les faits :

- le variant Delta est beaucoup plus contagieux et agressif,

- les jeunes, voire les enfants, sont de plus en plus touchés,

- l'immunité acquise par les vaccins ou par la maladie décline avec le temps,

- le nombre de cas chez les vaccinés (les cas dits "révolutionnaires") augmentent.

 

Les chiffres :

C'est là que le bât blesse ! Des résultats contradictoires sont cités par la presse et les revues scientifiques.

 

Les derniers résultats concernant l'efficacité,  validés par un journal scientifique sérieux, sont ceux qui figurent dans ce journal à la date du 12 août (Pfizer/BioNTech = 88%, AstraZeneca = 67%).

 

D'un autre côté la presse rapporte des chiffres issus des comptages des administrations de santé étatiques. Ainsi pour Israël, le vaccin Pfizer "ne protégerait plus qu'à 45%". Les scientifiques ne valident pas ces chiffres et font remarquer que ces études comportent de nombreux biais statistiques qui enlèvent toute crédibilité aux résultats cités.

 

Ellie Murray, épidémiologiste reconnue de l'Université de Boston, affirme "qu'ensemble, les nouvelles études indiquent globalement que les vaccins ont une efficacité d'environ 55% contre toutes les infections, 80% contre les infections symptomatiques et 90% ou plus contre l'hospitalisation".

Pour elle : "le seul groupe pour lequel ces données suggéreraient des boosters [3ème injection], est celui des immunodéprimés."

 

Pourtant les autorité fédérales américaines (CDC) vont proposer un rappel à 8 mois pour tous les vaccinés à ARNm (sous réserve de validation par la FDA) ; les Israéliens revaccinent déjà les plus de 40 ans.

 

Ces décisions sont fortement critiquées par beaucoup de scientifiques, en particulier américains.

Le Dr Murray a déclaré qu'une injection de rappel "renforcerait sans aucun doute l'immunité d'un individu, mais l'avantage supplémentaire peut être minime – et obtenu tout aussi facilement en portant un masque ou en évitant les repas à l'intérieur et les bars bondés."

 

En effet, pour nombre de chercheurs, l'augmentation de la proportion de vaccinés contaminés, est aussi, pour beaucoup, liée à un relâchement du respect des gestes barrières de cette population dans un milieu infesté par ce variant Delta hautement contagieux.

 

Pour les experts, il serait donc beaucoup plus efficace de vacciner massivement toutes les populations de la planète de façon à éviter l'apparition d'un variant insensible aux immunités déjà acquises. Et cela nous pend au nez !

 

En conclusion (provisoire !) :

 

1) L'efficacité des vaccins baissent légèrement avec le temps et diminue face au variant Delta.

2) La levée des mesures restrictives a permis une très forte circulation du variant Delta, beaucoup plus contagieux (mille fois plus que le variant alpha).

3) Dans ce contexte, le faible respect des gestes barrières (notamment chez les jeunes) dans la population vaccinée, a sans doute amplifié le nombre de cas "révolutionnaires".

4) Aujourd'hui, la vaccination complète à ARNm protège à environ 90% de l'hospitalisation pour un COVID grave.

5) L'injection de rappel, moins d'un an après la première injection, devrait être réservée aux immunodéprimés et aux personnes les plus fragiles.

 

12 août 2021

Lutter contre le virus : vaccins vs traitements

Traitements : pourquoi ça bloque

23 médicaments amphiphiles cationiques testés, dont l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, pour lesquels la phospholipidose était corrélée de manière monotone avec l'efficacité antivirale. Aucun n'a d'activité in vivo.
23 médicaments amphiphiles cationiques testés, dont l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, pour lesquels la phospholipidose était corrélée de manière monotone avec l'efficacité antivirale. Aucun n'a d'activité in vivo.

Contrairement à ce que proclament certains marcheurs imbéciles du samedi, le recherche d'antiviraux ciblant le SRAS-CoV-2 fait l'objet de travaux intenses.

Il est stupide et faux de dire que la recherche de médicaments a été abandonnée au profit de vaccins plus lucratifs.

 

J'ai déjà indiqué dans ce journal que les chimiothèques de tous les grands labos avaient fait l'objet de criblages à haut de débit.

En effet, compte tenu du besoin urgent, la réutilisation de médicaments approuvés, ou prétestés cliniquement, semblait particulièrement attrayante ; cette stratégie promettait le lancement rapide d'études cliniques antivirales.

Ainsi, des milliers de molécules ont été testées in silico, sans succès.

 

Les dernières publications n'incitent pas à l'optimisme. Notamment il s'avère que certaines molécules efficaces in vitro n'ont aucune activité in vivo

 

Le travail d'une équipe qui avait identifié plusieurs cibles médicamenteuses candidates, parmi lesquelles les récepteurs sigma avait suscité un grand espoir. Ces chercheurs avaient montré que les médicaments amphiphiles cationiques ciblant ces récepteurs inhibaient puissamment la production virale en culture cellulaire, fournissant une «validation» préliminaire des récepteurs sigma en tant que cibles médicamenteuses.

 

Hélas, lorsque les membres de la même équipe ont commencé à étudier leur potentiel dans des études cliniques, ils ont déchantés ! En testant 50 médicaments différents des récepteurs sigma pour trouver le plus approprié, ils n'ont trouvé aucune corrélation entre la puissance avec laquelle les médicaments inhibaient le récepteur et leur activité antivirale.

 

Les efforts de réaffectation de médicaments nécessitent une diligence scientifique pour éliminer les artefacts avant que de véritables candidats-médicaments antiviraux puissent passer aux études cliniques.

 

En effet, le coût des essais inutiles sur des médicaments - comme la chloroquine - est estimé à 6 milliards de dollars... sans compter le temps et les vies perdues.

 

Nous sommes donc très loin de la découverte du "médicament  miracle" quand on sait que le développement d'une nouvelle spécialité peut prendre 10 ans !

 

 

Plus que jamais : le vaccin !

Publication du 12 août 2021 dans  The New England Journal of Medicine
Publication du 12 août 2021 dans The New England Journal of Medicine

Les auteurs des campagnes antivaccins sont non seulement des imbéciles, mais également des criminels.

 

La fulgurante reprise de la pandémie avec le variant Delta, qui tue des patients de tous âges et va handicaper pendant des années des millions de personnes, montre à quel point ces gens là sont nocifs et méprisables.

 

Notre seule arme est le vaccin, lui seul peut nous permettre de retrouver notre LIBERTE de vivre, de travailler, d'apprendre, d'aimer, de nous distraire.

 

La plus récente étude publiée ce jour (12 août 2021), dans la très sérieuse revue The New England Journal of Medicine (NEJM), montre que les vaccins restent très efficace contre Delta. Je cite la conclusion de l'article :

 

Seules des différences modestes dans l'efficacité du vaccin ont été notées avec la variante delta par rapport à la variante alpha après la réception de deux doses de vaccin. Les différences absolues dans l'efficacité du vaccin étaient plus marquées après la réception de la première dose. Cette découverte soutiendrait les efforts visant à maximiser l'absorption du vaccin avec deux doses parmi les populations vulnérables."

 

Voici les chiffres :

 

 "Avec le vaccin BNT162b2 (BioNTech/Pfizer, l'efficacité de deux doses était de 93,7 % (IC à 95 %, 91,6 à 95,3) chez les personnes ayant la variante alpha et de 88,0 % (IC à 95 %, 85,3 à 90,1) chez celles ayant la variante delta. Avec le vaccin ChAdOx1 nCoV-19 (AstraZeneca/Oxford), l'efficacité de deux doses était de 74,5 % (IC à 95 %, 68,4 à 79,4) chez les personnes ayant la variante alpha et de 67,0 % (IC à 95 %, 61,3 à 71,8) chez celles ayant la variante delta."

 

29 juillet 2021

Troisième injection : ne pas se précipiter

News

1 - Sur la nécessité d'une troisième injection des vaccins à ARNm

 

Dans une étude publiée en ligne mais pas encore évaluée par des pairs ou publiée dans une revue scientifique, les scientifiques de Pfizer et de BioNTech ont rapporté que leur vaccin avait un taux d'efficacité extrêmement élevé d'environ 96% contre le Covid-19 symptomatique pendant les deux premiers mois suivant la seconde dose.

Cependant, ce chiffre a diminué régulièrement, tombant à 83,7% après six mois.

 

Contre les cas graves, cependant, l'efficacité du vaccin s'est maintenue à environ 97 pour cent.

 

Nombre d'experts jugent que "cette baisse très légère ne justifie pas une troisième injection dans  la population générale.

Ces scientifiques pensent que le mécanisme de défense produit par le vaccin peut expliquer que le virus peut parfois se reproduire dans le nez – produisant un rhume ou un mal de gorge – mais ne parvient pas à atteindre les poumons où il peut provoquer une maladie grave.

 

A noter que ce travail a été effectué avant la diffusion massive du variant Delta.

 

Je rappelle que Pfizer fait pression sur le gouvernement américain pour obtenir une AMM d'urgence pour cette piqûre de rappel. Evidemment, l'enjeu financier est énorme.

 

2 - Sur la propagation ultra rapide du variant Delta

 

Selon une étude chinoise, la charge virale est environ 1 000 fois plus élevée chez les personnes infectées par le variant Delta que chez celles infectées par la souche de coronavirus d'origine.

Les auteurs ont aussi noté que la propagation de ce variant était plus rapide (incubation de 4 jours contre 6).

 

 

14 juillet 2021

Obligation de vaccination et passe sanitaire : deux mois de perdus !

 

Pour des raisons bassement politiciennes, le pouvoir a perdu deux mois pour imposer des mesures qui auraient pu nous éviter la quatrième vague qui s'annonce déjà.

Certes, le très médiocre personnel politique qui sévit dans ce pays, de la droite à la gauche, n'aurait sans doute pas fait mieux !

Du côté de chez Le Pen et Mélenchon, ont aurait sans doute fait pire, puisque qu'on entend de ces côtés là de grotesques protestations contre une "atteinte aux libertés individuelles" ! Certains invoquent même "l'apartheid" !

J'ai dit ce que je pensais (ci-dessous)  de ce genre d'argument.

 

La ruée en masse vers les centres de vaccination, montre que l'on aurait pu beaucoup plus tôt imposer ces mesures, qui auraient permis de passer un été plus tranquille et une rentrés plus sereine.

News

1 - Il est trop tôt pour préconiser une troisième injection des vaccins à ARNm.

 

C'est en tout cas ce que disent la FDA et le CDC aux USA, en réponse à la demande (trop) pressante de Pfizer.

Une réunion en ligne de haut niveau, impliquant le directeur scientifique de Pfizer et tous les meilleurs médecins du gouvernement fédéral américain, a eu lieu le jour même où Israël a commencé à administrer une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech aux patients transplantés cardiaques et autres déprimés du système immunitaire .

 

Les responsables ont déclaré après la réunion que davantage de données – et peut-être plusieurs mois de plus – seraient nécessaires avant que les régulateurs puissent déterminer si des injections de rappel étaient nécessaires.

 

De nombreux experts américains, dont le Dr Anthony S. Fauci, conseiller médical en chef du président Biden pour la pandémie, ont déclaré qu'il n'y avait pas encore de preuves suffisantes que les rappels étaient nécessaires.

 

Plusieurs responsables ont déclaré après la réunion, que la décision finale sur les injections de rappel, dépendra également des informations du monde réel recueillies par les Centers for Disease Control and Prevention sur les infections "révolutionnaires" – celles qui surviennent chez les personnes vaccinées – qui provoquent une maladie grave ou une hospitalisation.

 

L'Europe et la France feraient bien de s'inspirer de cette réflexion américaine avant de lancer une campagne pour une troisième injection, comme vient de le faire E. Macron.

 

2 - COVID et brouillard cérébral

 

L'infection par le coronavirus SARS-CoV-2 peut provoquer des pertes de mémoire, des accidents vasculaires cérébraux et bien d'autres désagréments affectant le cerveau.

Il est donc de plus en plus clair que le COVID-19 endommage le cerveau. De nouvelles études suggèrent que l'impact du coronavirus pourrait être multiforme : il pourrait attaquer certaines cellules cérébrales directement, réduire le flux sanguin vers les tissus cérébraux ou déclencher la production de molécules immunitaires pouvant endommager les cellules cérébrales.

 Selon une récente étude, des symptômes neurologiques sont apparus chez 80% des personnes hospitalisées avec le COVID-19. Les experts pensent que le SRAS-CoV-2 pourrait accéder au cerveau en passant par la muqueuse olfactive, la muqueuse de la cavité nasale, qui borde le cerveau.

Des études en imagerie (scintigraphies cérébrales structurelles et fonctionnelles) montrent les dégâts spectaculaires provoqués par le virus : "perte de matière grise dans le gyrus parahippocampique gauche, le cortex orbitofrontal latéral gauche et l'insula gauche".

 

 

07 juillet 2021

Quelle efficacité des vaccins face au variant delta ?

Depuis le mois de mai, plusieurs statistiques ont été publiées à propos de l'immunité conférée par les vaccins face au variant delta.

 

Les études les plus larges concernent le vaccin à ARNm BioNTech/Pfizer. Globalement on sait que le vaccin Moderna a une efficacité analogue et que le vaccin AstraZeneca (après deux injections) est légèrement moins performant.

 

Sur le vaccin BioNTech :

 

- en mai, en Grande-Bretagne, des chercheurs ont rapporté que deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech avaient une efficacité de 88 pour cent protégeant contre la maladie symptomatique provoquée par Delta,

- une étude réalisée en juin en Écosse a conclu que le vaccin était efficace à 79 % contre le variant delta,

- samedi dernier, 3 juillet 2021, une équipe de chercheurs au Canada a évalué son efficacité à 87 pour cent,

- lundi 5 juillet 2021, le ministère israélien de la Santé a annoncé que l'efficacité du vaccin Pfizer-BioNTech était de 64% contre toutes les infections à coronavirus.

 

Pourquoi de telles différences ?

Nous ne sommes plus, avec ces publications, dans le cadre d'essais rigoureux de phase 3, où tous les paramètres sont lissés pour éviter tout type d'artefact.

Enfin, dans le cas d'Israël, des tests PCR positifs COVID ont été comptabilisés et pas seulement les malades identifiés. Cela inclut donc des cas asymptomatiques.

 

D'autres études seront donc nécessaires pour affiner ces chiffres. Cependant on peut dire que ce vaccin assure une excellente protection contre le nouveau variant, même si elle est en léger recul par rapport aux chiffres publiés pour le variant alpha. D'autre part, il semble que ce vaccin assure une protection de l'ordre de 95% contre les cas graves.

 

Je redis donc qu'il est absolument stupéfiant que les gouvernants n'aient pas le courage d'imposer la vaccination. Plus le temps passe et plus les risques augmentent de voir émerger un variant beaucoup plus dangereux et beaucoup moins sensible aux anticorps activés par les vaccins.

 

Ceux qui invoquent une atteinte à la liberté individuelle sont au mieux des faux-culs !

Quand je suis contraint de ne plus travailler, de ne plus me distraire, de ne plus avoir de vie sociale et familiale, de ne plus sortir de chez moi... que devient ma liberté individuelle ?

Quand je peux donner la mort à mon prochain - et réciproquement - en refusant un acte médical sûr et protecteur, ai-je moralement le droit d'invoquer "ma liberté individuelle" ?!

Celui qui invoque SA liberté individuelle de cette façon, prive l'autre de cette même liberté.

 

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.John Stuart Mill

 

 

29 juin 2021

Les vaccins à ARNm sont susceptibles de produire une immunité durable pendant des années

Selon une étude publiée le 28 juin 2021, les vaccins fabriqués par Pfizer-BioNTech et Moderna déclenchent une réaction immunitaire persistante dans le corps qui peut protéger contre le coronavirus pendant des années.

 

Ces résultats s'ajoutent aux preuves croissantes que la plupart des personnes immunisées avec les vaccins à ARNm peuvent ne pas avoir besoin de rappels, tant que le virus et ses variants n'évoluent pas beaucoup au-delà de leurs formes actuelles (ce qui n'est pas acquis). 

 

Il avait déjà été rapporté précédemment que les cellules immunitaires qui reconnaissent le virus restent au repos dans la moelle osseuse pendant au moins huit mois après l'infection. 

Une étude menée par une autre équipe a indiqué que les cellules B dites mémoire continuent à mûrir et à se renforcer pendant au moins un an après l'infection.

Sur la base de ces résultats, les chercheurs ont suggéré que l'immunité pourrait durer des années, voire toute une vie, chez les personnes infectées par le coronavirus et vaccinées ensuite.

 

Après une infection ou une vaccination, une structure spécialisée appelée centre germinatif se forme dans les ganglions lymphatiques. Cette structure est une sorte d'école d'élite pour les cellules B - un camp d'entraînement où elles deviennent de plus en plus sophistiquées et apprennent à reconnaître un ensemble diversifié de séquences génétiques virales.

Si après une infection par le coronavirus, le centre germinatif se forme dans les poumons, après la vaccination "l'éducation" des cellules a lieu dans les ganglions lymphatiques des aisselles, à la portée des chercheurs.

 

 Le Dr Ellebedy et ses collègues ont recruté 41 personnes – dont huit avec des antécédents d'infection par le virus – qui ont été immunisées avec deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech.

 De ces 14 personnes, l'équipe a extrait des échantillons des ganglions lymphatiques à trois, quatre, cinq, sept et 15 semaines après la première dose.

 

L'équipe du Dr Ellebedy a découvert que 15 semaines après la première dose de vaccin, le centre germinatif était toujours très actif chez les 14 participants et que le nombre de cellules mémoire qui reconnaissaient le coronavirus n'avait pas diminué.

 

Ces résultats suggèrent qu'une grande majorité des personnes vaccinées seront protégées à long terme - du moins, contre les variants existants du coronavirus. 

Les personnes âgées, les personnes dont le système immunitaire est affaibli et celles qui prennent des médicaments qui suppriment l'immunité peuvent avoir besoin de rappels ; les personnes qui ont survécu à Covid-19 et qui ont ensuite été immunisées peuvent ne jamais en avoir besoin du tout.

 

Cela montre, si cela était encore nécessaire, l'intérêt de la vaccination avec les ARNm, qui est seule capable de stopper actuellement l'épidémie.

En retardant, pour des raisons purement politiques, l'obligation de vaccination, les gouvernants font courir aux populations un grand risque qui résulterait d'une mutation radicale du virus qui pourrait alors contourner l'immunité, aujourd'hui partiellement acquise.

 

25 juin 2021

δ, κ... un quatrième variant coriace !

Et l'on attend les suivants...

Ceux qui pensaient que le 30 juin "tout serait comme avant", vont déchanter : les variants indiens (delta et kappa) se répandent comme une trainée de poudre.

Ce variant est non seulement plus contagieux, mais également susceptible de réinfecter des personnes déjà contaminées, et des personnes non complétement vaccinées.

 

En Angleterre, qui a beaucoup utilisé le vaccin AstraZeneca avec une seule injection, le variant delta est déjà très largement majoritaire.

 

En Israël qui a vacciné les adultes avec les vaccins à ARNm, l'épidémie repart chez les jeunes.

Des dizaines de nouveaux cas sont récemment apparus dans les écoles de deux villes, Modiin et Binyamina.

Le virus s'est propagé dans plusieurs autres centres urbains, infectant plus de 700 personnes.

 Cependant, le taux de mortalité actuel du pays reste proche de zéro, et seulement 26 des 729 patients atteints de coronavirus actifs ont été hospitalisés.

 

Une étude récente de l'Université d'Oxford (co-inventeur du vaccin AstraZeneca), publiée dans la très sérieuse revue Cell le 17 juin dernier, montre que les vaccins actuellement disponibles (à ARNm et AstraZeneca), offrent une protection contre les variants Delta B.1.617.2 et Kappa B1.617.1  (anciennement variants « indiens »).

Quinze jours après une vaccination complète (deux doses) le risque d'hospitalisation serait réduit de plus de 90%.

 

En France nous sommes très loin du compte, puisqu'actuellement moins de 30% de la population éligible est entièrement vaccinée.

 

Il est absolument scandaleux que seulement 37% du personnel soignant (non médecin) soit entièrement vacciné dans ce pays. Dans les Landes, des clusters du variant delta ont pour origine des soignants non vaccinés. Dans une maison de retraite des résidents ont été contaminés par le personnel. Si ces personnes âgées venaient à décéder, des poursuites pour homicide involontaire devraient être engagées.

 

Avec le courage qui le caractérise, le gouvernement "examine la situation" et pourrait -peut-être- rendre la vaccination obligatoire... à la mi-septembre ! 

A moins d'un an des élections... il est urgent d'attendre !

En Italie cela fait trois mois que cette mesure a été prise.

 

 

09 juin 2021

Piqûre de rappel ?

Bien que de nombreux scientifiques estiment que les vaccins à ARNm - Pfizer-BioNTech, Moderna - assureront une immunité pendant au moins un an, personne ne le sait avec certitude. Il est également difficile de savoir si les variants du coronavirus modifieront nos besoins en matière de vaccination.

 

Pour l'instant, les scientifiques se posent beaucoup de questions sur les rappels de Covid-19... mais ils n'ont pas encore beaucoup de réponses !

 

Cependant les premières études sont encourageantes. Des chercheurs ont analysé le sang de volontaires ayant participé aux premiers essais de vaccins.

Il s'avère que leurs niveaux d'anticorps et de cellules immunitaires, qui ciblent le coronavirus, restent élevés, 15 mois après.  Ces niveaux baissent, mais progressivement et il est possible qu'avec ce lent  déclin, la protection vaccinale reste forte pendant longtemps.

 

Reste le problème des variants. Faudra-t-il développer des vaccins adaptés à différents types de mutation ?

Certains scientifiques pensent qu'une réponse immunitaire élevée à la version originale du coronavirus fournira également une protection suffisante contre les variants. Mais il est également possible qu'un vaccin conçu pour contrecarrer un variant en particulier soit plus efficace.

 

Pfizer a commencé un essai pour tester les deux options. 

Certains volontaires ayant déjà reçu deux doses de leur vaccin recevront une troisième dose de la même injection en guise de rappel. Dans le cadre du même essai, les chercheurs donneront à d'autres volontaires un rappel expérimental conçu pour se protéger contre la variante bêta.

 

« Sur la base de ce que nous avons appris jusqu'à présent, notre réflexion actuelle est que jusqu'à ce que nous voyions une réduction de la circulation du SRAS-CoV-2 et de la maladie Covid-19, nous pensons qu'il est probable qu'une troisième dose, un coup de pouce de notre vaccin, dans les 12 mois après l'administration du vaccin, seront probablement nécessaires pour aider à fournir une protection contre Covid-19 »

 

Jerica Pitts, directrice des relations avec les médias mondiaux pour Pfizer.

 

We’ll Probably Need Booster Shots for Covid-19. But When? And Which Ones?

 

News

1 - La vaccination des 12-16 ans avec les vaccins ARNm. Très efficace, elle produit un taux d'anticorps très élevé.

Cependant il existe une suspicion de correlation entre la vaccination avec le vaccin Pfizer et des cas de myocardites (souvent bénins).

Le 1ier juin, La revue «Science» en ligne a rapporté que, selon une étude du ministère israélien de la Santé, un cas de myocardite survient  tous les "3000 à 6000 hommes âgés entre 16 et 24 ans qui ont reçu le vaccin Pfizer". 

 

2 - Un spray nasal chargé d'anticorps pourrait fournir une protection contre le COVID.

Une équipe du Centre de Santé de Houston Texas, a testé sur des souris un assemblage de fragments d'IgG ciblant le SRAS-CoV-2 associés à un autre type d'anticorps:  les anticorps IgM, qui agissent en premiers intervenants dans un large éventail d'infections. Les IgM modifiées ont eu un effet « neutralisant » beaucoup plus fort contre plus de 20 variants du SRAS-CoV-2 que les IgG seuls.

Lorsque ce cocktail est injecté dans le nez des souris, six heures avant ou six heures après l'infection, les IgM modifiées ont fortement réduit la quantité de virus dans les poumons des rongeurs, deux jours après.

 

Ces anticorps constitueraient une sorte de masque chimique, qui pourrait être utilisé par toute personne ayant été exposée au SRAS-CoV-2, ou comme une ligne de défense supplémentaire pour les personnes qui pourraient ne pas être entièrement protégées par les vaccins.

 

31 mai 2021

Un article exhaustif sur l'escroquerie scientifique du Pr Raoult

Une vaste étude, excellement documentée, sur l'escroquerie scientifique montée par Didier Raoult et certains de ses complices à l'IHU Marseille, vient d'être publiée par Hervé Seitz, chercheur CNRS de l'Université de Montpellier (Institut de Génétique Humaine, IGH).

 

"... le monde médical et scientifique aura douloureusement expérimenté les principes de la communication à l’heure de la post-vérité : à court terme, un mensonge asséné avec suffisamment de conviction rend inaudible le discours rationnel et honnête de l’approche scientifique. Il a fallu un effort sur le long terme pour faire accepter la vérité..."

"Le grand public s’est emparé avec avidité d’une question médico-scientifique, mais cette bonne volonté a parfois été détournée par des argumentations fallacieuses."

 

Cette escroquerie aura eu un coût considérable, non seulement pour les patients dupés, mais aussi pour la crédibilité scientifique en général.

Dans le privé ce gourou aurait été prestement éjecté de son poste. Dans le monde universitaire, où le culte du chef, du mandarin, n'a jamais cessé de sévir, il peut continuer à développer ses théories complotistes (maintenant contre les vaccins) depuis son fief marseillais... largement financé par le contribuable !

 

 

Un millier de scientifiques soutient un lanceur d'alerte qui a dénoncé les fraudes de D. Raoult

Plus de 1000 chercheurs ont signé une lettre ouverte de soutien à Elisabeth Bik, consultante en intégrité scientifique, harcelée par un avocat représentant Didier Raoult, le microbiologiste controversé de l'Institut hospitalier de Marseille (IHU), et par la horde des complotistes qui suivent le professeur marseillais.

 

Elle est spécialiste de l'identification d'images manipulées dans des articles scientifiques (elle a identifié plus de 400 faux articles de recherche publiés en Chine par une usine à articles).

 

Il y a un peu plus d'un an, elle a fait part de ses inquiétudes concernant des dizaines d'articles de D. Raoult - y compris des problèmes éthiques, procéduraux et méthodologiques. Elle a en particulier épinglé l'article liminaire de mars 2020 rapportant le succès d'un petit essai sur l'hydroxychloroquine. On sait que cet article a été retiré depuis par l'éditeur.

 

D. Raoult n'était pas à son coup d'essai : il avait déjà été interdit de publication pendant un an dans les revues de l'American Society for Microbiology (ASM) pour manipulation de données, ce qui est très rare et particulièrement infamant. Dans son commentaire, l'ASM écrivait :

 

« La déformation des données […] est un outrage à la conduite éthique d‘une recherche scientifique ».

 

Raoult et ses comparses accusent aujourd'hui E. Bik d'être à la solde de groupes pharmaceutiques. Les réseaux sociaux, comparses du marseillais, l'attaquent sur son physique et ont publié son adresse personnelle.

 

La violence de l'attaque contre cette lanceur d'alerte sur la fraude scientifique, a donc déclenché une riposte de la communauté scientifique mondiale, qui signe la pétition initiée par Brian A.Nosek (PhD, Yale) cofondateur et directeur exécutif du Center for Open Science (Université de Virginie).

 

 Pour le Dr Nosek,  les agissements de Raoult et de ses comparses constituent « une menace substantielle pour la science en tant que système social»

 

LIRE dans la revue en ligne Science :

 

Scientists rally around misconduct consultant facing legal threat after challenging COVID-19 drug researcher

 

 

NEWS

1- Après une injection, le vaccin AstraZeneca est peu efficace sur les variants sud-africains et indiens, selon une étude de l'Institut Pasteur.

 

2- La menace d'une troisième vague au Royaume-Uni se précise selon plusieurs scientifiques anglais. C'est la très rapide montée en puissance du variant indien en Angleterre ( B.1.617.2) qui fait craindre le pire. Rappelons que les Anglais utilisent principalement la vaccin à adénovirus d'AstraZeneca.

 

2- Après une vaccination complète, le vaccin BioNTech/Pfizer est efficace contre le variant indien.

 

4 - Origine du SRAS-CoV-2 - La charge de la preuve -

Les Chinois doivent-ils prouver qu'il ne s'agit pas d'un échappement d'un laboratoire ou les Américains doivent-ils prouver le contraire ?

Je rappelle que pour une très large majorité de virologues sérieux - y compris américains -, il n'existe pas l'ombre d'une preuve d'une fuite d'un laboratoire de Wuhan.

Ces virologues indiquent que les preuves génomiques montrent qu'un virus similaire au SRAS-CoV-2 est originaire de chauves-souris fer à cheval ( Rhinolophus spp.), avant de se propager à un animal inconnu qui a ensuite transmis l'agent pathogène aux humains.

Je préfère suivre ces scientifiques plutôt que Qanon et l'extrême- droite mondiale, qui bouffe ici de l'Asiatique, là du noir et chez nous de l'Arabe !

Il est vrai qu'en France on préfère écouter Bigard et Raoult plutôt que l'Académie de Médecine !
https://www.nature.com/articles/d41586-021-01383-3