Conscience

 " Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses ;

c’est celui qui pose les vraies questions. "

C. Levi-Strauss, Le cru et le cuit

 

" Pourquoi craindre pour le dompteur, sa cage le protège des hommes' 

d'après Samuel Beckett

Sciences

Je propose ici un petit parcours - très personnel - au coeur de l'aventure scientifique qui, de Sapiens et Néandertal vous conduira aux nanosciences, à la biologie synthétique, à la chimie du vivant ou encore à l'intelligence artificielle...

Un non scientifique curieux pourra tirer profit de ces quelques pages sans équations et sans le jargon des initiés.

 

Voir

" Derrière la vitre qu’est la nature, apparaît lentement l’espèce d’une seconde, un fantôme d’éternité. De ce fantôme nous nous satisfaisons. Il devrait nous désespérer, (…). A ces moments le monde paraît laisser échapper comme par mégarde, un peu de son secret."

 A. Camus

 aussi: https://www.jeanpierrelavergne.fr/                                 


Blog

 

Billets d'humeur -depuis janvier 2009 - classés, pour simplifier, en six rubriques : arts, histoire, philosophie, politique, société, sciences.

Rappel : philosophie = aime la sagesse !

 

Planète vivante

Ressources pillées, biodiversité gravement altérée, pollutions majeures, climat déréglé... l'avenir de l'homme sur la Terre s'avère très sombre !

 


Chronique d'un désastre annoncé ?

V - L'histoire repasse les plats

De l'Affaire Dreyfus, à la Résistance en passant par le Front populaire de 1936, c'est souvent la menace de l'extrême-droite qui a resoudé la gauche.

 

A chaque fois cette union (*) s'est faite sous la pression de la base et cette fois cette pression est particulièrement forte, car l'arrivée par une élection démocratique des fils de Pétain et Le Pen à la tête du pays, est plus qu'une hypothèse.

 

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Chronique d'un désastre annoncé

IV - L'écologie selon Rousseau (Sandrine), Le Pen (Marine), Macron (Emmanuel)

Il est clair que l'écologie n'a rien à attendre de la droite et encore moins de l'extrême-droite.

Mais si tous ceux qui sont conscients des dommages irreversibles que notre société inflige à notre environnement ne peuvent que voter à gauche, c'est surtout par leur action quotidienne et par la pression qu'ils exerceront sur le pouvoir et les partis qu'ils seront efficaces.

 

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Chronique d'un désastre annoncé

III - Les lentilles de Monsieur C(h)iotti

Eric avait très faim de pouvoir et d'honneurs..

.

Marine avait dans sa cuisine de multiples gourmandises...

 

Ce délicieux fumet fit perdre la tête à Eric : il quitta ses amis sans crier gare et avala la clé de la boutique !

 

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Chronique d'un désastre annoncé

II - Gauche : le populisme est une maladie mortelle

Il vous arrivera d'être tenté par la démagogie. C'est une politique qui fait appel aux passions populaires et promet, pour triompher, tout ce que tout le monde souhaite, encore que le démagogue se sache incapable de réaliser ce qu'il annonce." André Maurois

 

Il est urgent de s'attaquer au cas Mélenchon pour limiter les métastases et procéder à une amputation permettant de sauver un "grand corps malade".

 

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Chronique d'un désastre annoncé

I - Le fou d'orgueil

 Dépité, vexé de se voir laminé par un parti extrémiste de forts en gueule et de pauvres en idée, E. Macron joue à la roulette russe en mettant son révolver sur la tempe... des Français...

 

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HALTE au FRONT

Le 8 mai 1998, pour dénoncer la collusion locale et régionale du FN et de la droite conduite par Jacques Blanc, à l'occasion des élections régionales, nous organisions au Monument aux Morts de Saint-Clément-de Rivière, gros village au nord de Montpellier (dont j'étais conseiller municipal), une cérémonie républicaine en présence de rescapés de la resistance et des camps de la mort.

 

Nous estimions alors que cette alliance, qui était une injure à tous ceux qui avaient lutté contre les nazis et leurs complices locaux, annonçait pour notre pays un sombre avenir.

 

Vingt-cinq ans plus tard, ces héritiers de Pétain sont aux portes du pouvoir...

 

Beaucoup de ceux qui étaient à mes côtés ce jour là, ne sont plus de ce monde. J'estime que je leur dois au moins ce témoignage.

 

Suivre le lien ci-dessous :

 

HALTE AU FRONT !

8 mai 1998 à Saint-Clément-de-Rivière : une cérémonie républicaine

 

De gauche à droite : Christine Rouot, Antoine Lattes, Raymond Guillaume, Jean Pierre Lavergne

Paris, 1874

Inventer l'impressionnisme

Musée d'Orsay 2024

Camille Cabaillot-Lassalle, Le Salon de 1874
Camille Cabaillot-Lassalle, Le Salon de 1874

Il y a 150 ans, le 15 avril 1874, ouvre à Paris la première exposition impressionniste. Monet, Renoir, Degas, Morisot, Pissarro, Sisley ou encore Cézanne et Boudin, ont décidé de s'affranchir des règles en organisant leur propre exposition, en dehors des voies officielles : l’impressionnisme est né.

 

Pour célébrer cet anniversaire, le musée d’Orsay présente quelque 130 œuvres, et porte un regard neuf sur cette date-clé, considérée comme le coup d’envoi des avant-gardes.

 

Cette première exposition "impressionniste" est organisée par la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs du 15 avril au 15 mai 1874, au 35 boulevard des Capucines à Paris dans les studios d'un célèbre écrivain et photographe de l'époque, Nadar.

 

« Paris 1874 » fait le point sur les circonstances ayant mené ces 31 artistes - parmi lesquels sept seulement sont aujourd’hui universellement renommés – à se réunir pour exposer ensemble leurs œuvres.

 

Le climat de la période est celui d’un après-guerre, faisant suite à deux conflits : la Guerre franco-allemande de 1870, puis une violente guerre civile (la révolte des "communards").

 

Dans ce contexte de crise les artistes repensent leur art et explorent de nouvelles directions.

Un petit « clan des révoltés » peint des scènes de la vie moderne, ou des paysages aux tons clairs et à la touche enlevée, croqués en plein air. Comme le note un observateur, « ce qu’ils semblent rechercher avant tout, c’est l’impression ».

 

Au même moment se tenait, en effet, au Palais de l’industrie, le Salon officiel. On a souvent répété que l’avant-garde était chez Nadar, tandis que les peintres académiques étaient au Salon. Il n’en est rien : un tiers des premiers figuraient sur les cimaises officielles. Les futurs impressionnistes aspiraient en effet tous à exposer au Salon, incontournable lieu de rencontre de la critique et du public.

 

Manet par exemple, avide de reconnaissance officielle, a refusé de participer au salon "impressionniste" de 1874. Il ne participera à aucun des huit Salons "impressionnistes". Il meurt en 1883.

L’exposition posthume de 1884, est l’occasion, pour de nombreux artistes, de découvrir véritablement l’œuvre de Manet.

 

Comme le constate Pissarro, le rôle précurseur de Manet apparaît alors pleinement : « c’est une occasion de se rendre compte de l’ensemble de l’œuvre de ce grand artiste si bêtement méconnu ».

 

 

 

L'accueil de la critique fut pour le moins mitigé.

 

Dans le journal Charivari, Louis Leroy, pastelliste qui expose au Salon officiel, décrit ainsi sa visite avec un certain Joseph Vincent :

 

 Que représente cette toile? Voyez au livret : Impression, soleil levant — Impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi : puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans. [...] Cependant, qu'auraient dit Michallon, Bidauld, Boisselier et Bertin devant cette toile impressionnante ? » Le malheureux reniait ses dieux. [...] L'horrible l'attirait : la Blanchisseuse si mal blanchie de M. Degas, Une moderne Olympia de Cézanne.. enfin le vase déborda. Le cerveau classique du père Vincent était attaqué de trop de côtés à la fois.[...] Le père Vincent se mit à danser une danse du scalp devant le gardien ahuri : « Hugh! je suis l'impression qui marche, le couteau à palette vengeur : Le Boulevard des Capucines de Monet, La Maison du pendu et La Moderne Olympia de M. Cézanne. Hugh! Hugh! Hugh! » ...

 

Le terme 'impressionniste vient de cette critique.

 

Quatre principes clés sont appliqués par ces peintres :

 

Les impressionnistes se distinguent par leur besoin de peindre directement en plein air, en plantant leur chevalet en pleine rue ou en pleine nature afin de saisir sur le vif un instant éphémère. Les reflets et le scintillement du soleil sur l’eau, le mouvement des nuages, les changements de couleur du ciel et la végétation frémissant au vent figurent parmi leurs motifs favoris.

 

À l’opposé du style lisse et léché de la peinture académique, les impressionnistes peignent par touches rapides, avec des gestes enlevés, auparavant réservés aux esquisses et non aux œuvres finies — éléments peu détaillés voire à peine évoqués, impression de flou et d’agitation… Subjective, spontanée et vivante, cette manière de peindre délaisse la netteté du dessin et l’exhaustivité pour privilégier l’expression des sensations et sentiments du peintre, de son ressenti devant la scène représentée.

 

Saisir les effets d’atmosphère

Soleil irradiant, lumière douce, pluie, brouillard, fumée… Chez les impressionnistes, le sujet principal est moins la chose représentée que la façon dont sa perception est modifiée par les effets de lumière et d’atmosphère, qui dépendent de la saison, du moment de la journée et des conditions météorologiques. Un même paysage peut donc donner lieu à une infinité de tableaux différents – d’où la pratique des séries, très prisée par Claude Monet.

 

- Privilégier la lumière

Finis le noir, les camaïeux de bruns et autres tons sombres de la peinture officielle ! Pour les peintres impressionnistes, la lumière, dont les fluctuations modifient notre perception de la chose observée, est au cœur de tout. En cherchant à inonder au maximum leurs toiles de lumière naturelle, ils développent une palette nouvelle, faite de couleurs claires, vives, fraîches…

 

 

Reconstitution en réalité virtuelle du salon de 1874

On dénombre 8 expositions "impressionnistes" entre 1874 et 1886.

 

Le succès se fit attendre pour ces peintres qui eurent néanmoins la chance de pouvoir compter sur le premier galériste professionnel : Paul Durand-Ruel, un marchand visionnaire.

 

N’hésitant pas à s’endetter pour les soutenir, ce bourgeois audacieux leur achète des tableaux dès 1872 et les expose dans ses galeries parisiennes, londonienne et bruxelloise, puis, dans les années 1880, aux États-Unis, où ils rencontrent enfin le succès.

 

La reconnaissance, puis la réussite commerciale se dessinèrent et s'affirmèrent tout au long des années 1890. Les étapes en sont bien connues : la conquête de nouveaux amateurs, en particulier outre- Atlantique, l'envol parallèle de la cote, enfin la consécration officielle par l'entrée dans les musées français et étrangers.

 

Les prix devaient s'envoler dès le début su XXème siècle : en 1912, Danseuses à la barre , donné par Degas à son ami l'industriel Henri Rouart, fut, à la vente après décès de celui-ci, acquis pour la somme énorme de 435 000 F par Durand- Ruel pour Havemeyer : premier record d'une longue série qui ne devait plus s'interrompre.

 

L'exposition "Paris 1874" au musée d'Orsay

 

 

Dans « Paris 1874 », une sélection d’œuvres ayant figuré à l’exposition impressionniste de 1874 (mais pas que) est mise en perspective avec des tableaux et sculptures montrés au même moment au Salon officiel.

Cette confrontation inédite permet de restituer le choc visuel des œuvres alors exposées par les impressionnistes, mais aussi de le nuancer, par des parallèles et recoupements inattendus entre la première exposition impressionniste et le Salon.

 

Photos JPL enregistrées le 9 mai 2024.

 

 

Les expositions impressionnistes

 

 

L’exposition  de 1874 présentait 165 œuvres : dix œuvres pour B. Morisot et Degas, neuf pour Monet, sept pour Renoir. Les exposants ont aussi la possibilité de présenter dessins, pastels, estampes. Avec Bracquemond, et Lepic, l’estampe occupe une place de choix dans cette exposition.

 

Les principaux tableaux exposés en 1874 :

 

Morisot : « Le Berceau », « La Lecture »,  « Marine », « Sur la falaise », « Dans le bois ».

Cezanne : « La Maison du pendu, à Auvers-sur-Oise », « Une moderne Olympia », « Étude : Paysage à Auvers »

Degas : « Classe de danse », « Aux courses en province », « Répétition de ballet »

Monet : « Coquelicots », « Boulevard des Capucines », « Impression, soleil levant », « Le Déjeuner » 

Renoir : « Danseuse », « La Loge », « Parisienne », « Fleurs ».

Sisley : « Ile de la Loge », « L’automne, bords de la Seine près de Bougival » 

Pissarro : « Le Verger », « Gelée Blanche », « Jardin de la ville de Pontoise » et « Une Matinée du mois de juin ».

 

La deuxième exposition impressionniste (galerie Durand-Ruel, 11 rue Le Peletier), réunit dix-neuf participants ; Caillebotte a rejoint le groupe mais Cézanne et Boudin ne sont plus là.

 

En effet, plusieurs artistes, échaudés par l’expérience de 1874, préfèrent ne pas réitérer l’expérience et miser sur le Salon officiel.

Les visiteurs ont la chance d'admirer vingt-quatre Degas, dix-neuf Monet et Renoir, dix-sept Morisot, douze Pissarro, huit Caillebotte et Sisley

La critique reste très partagée.

 

 Une troisième exposition, fut organisée en avril 1877. Elle se tenait au n° 6 de la rue Le Peletier, au premier étage d’une maison en réparation, loué pour la circonstance, où  241 toiles avaient été réunies. Il y eut dix-huit exposants. Cézanne était de retour.

 

On put notamment admirer « La Gare Saint-Lazare » de Monet, le « Bal du Moulin de la Galette » de Renoir.

 

La fin de l'impressionnisme

Quatre années se déroulent entre la septième et la huitième et dernière exposition impressionniste, en 1886. Ces années sont marquées par plusieurs ruptures.

 

Renoir déclare qu’il veut « en finir avec l’impressionnisme ». Il voyage en Italie, se tourne vers Raphaël et Ingres. Sa volonté d’allier pureté de la ligne, monumentalité classique et esprit de la Renaissance prend la forme d’une œuvre emblématique à laquelle il travaille de 1884 à 1887 : « Les Grandes baigneuses ».

 

La représentation de la figure humaine est à la base de la formation classique. Pissarro, au début des années 1880, s’intéresse de plus en plus aux figures.

Dans la seconde moitié de la même décennie, Monet renoue à son tour avec ce qu’il qualifie de « rêve ancien ».

Quant à Cezanne, il travaille lui aussi sur le thème des figures dans un paysage, notamment avec ses baigneuses et baigneurs.

 

De nouveaux talents apparaissent.

 

En 1884, Seurat (« Une baignade à Asnières ») met au point la technique du « chromo-luminarisme ». Le « chromo-luminarisme » consiste à ne pas mélanger préalablement les couleurs sur la palette, mais à laisser l’œil du spectateur faire ce mélange. Pissarro, notamment, utilisait les couleurs complémentaires dans ses peintures dès les années 1870.

En 1885, Camille Pissarro fait la connaissance de Signac.

 

Au Salon impressionniste de 1886, plus de 250 oeuvres sont exposées,  rue Laffitte, du 15 mai au 15 juin.

Les participants sont au nombre de dix-sept : Degas, Gauguin, Morisot, Pissarro père et fils, Redon, Seurat et Signac sont les principaux exposants

 

Le monumental tableau (2mx3m) de Seurat "Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte" fait forte... impression ! Mais nous sommes déjà dans le post-impressionnisme et le pointillisme.

 

  

Principaux tableaux actuellement exposés dans les musées Marmottan-Monet et d'Orsay

 

Voici un échantillon des plus beaux tableaux (selon moi) des collections permanentes de ces deux musées, visibles actuellement (mai 2024) .

 

Les 4 derniers sont des nus qui montrent de façon éloquente le contraste entre Courbet - l’un des précurseurs de l’impressionnisme - et l'académisme de rigueur dans les années 1850 - 1870.

 

Un combat de coqs, Jean-Léon Gérome,1846.

La Vérité de Jules Lefebvre réalisée en 1870. Le tableau est présenté au Salon de 1870.

Femme nue au chien par Gustave Courbet (1861 et 1862).

La source ou la baigneuse à la source par Gustave Courbet, réalisé en 1868.

 

Photos JPL enregistrées en mai 2024

 

 

Musée Marmottan-Monet

En jeu !

EXPOSITION

EN JEU !

LES ARTISTES ET LE SPORT (1870-1930)

4 AVRIL - 1ER SEPTEMBRE 2024

 

À l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les premiers organisés depuis cent ans, dans la capitale, le musée Marmottan Monet présente du 4 avril au 1er septembre 2024, l’exposition intitulée « En jeu ! Les artistes et le sport (1870-1930) ».

 

À cette occasion, le musée retracera l’histoire visuelle du sport entre 1870 à 1930 à travers plus d’une centaine œuvres significatives provenant de collections publiques et privées d’Europe, des États-Unis et du Japon (musée national du Sport de Nice, musée d’Orsay, Centre Pompidou, musée Fabre de Montpellier, National Gallery of Art de Washington, Yale University Art Gallery de New Haven, la collection Peggy Guggenheim de Venise,…).

 

PHOTOS JPL - Paris - Musée Marmottan le 9 mai 2024

 

 

 

SRAS-CoV-2 - Actualités

Covid 19 : près de 16 millions de morts en deux ans

Répartition mondiale des taux de surmortalité standardisés selon l’âge dus à la pandémie de COVID-19, 2020 et 2021 combinés
Répartition mondiale des taux de surmortalité standardisés selon l’âge dus à la pandémie de COVID-19, 2020 et 2021 combinés

L'étude Global Burden of Diseases, Injuries, and Risk Factors Study (GBD) 2021 fournit de nouvelles estimations démographiques pour 204 pays et territoires et 811 sites infranationaux supplémentaires de 1950 à 2021, avec un accent particulier sur les changements de mortalité et d'espérance de vie survenus au cours de la période 2021-2021 ; période pandémique du COVID-19 2020-2021.

 

La pandémie du COVID-19 a eu des effets différentiels sur la mortalité tout au long de la vie. L’espérance de vie a diminué dans chaque super-région GBD et dans 84 % des pays et territoires de 2019 à 2021, mais les groupes d’âge plus jeunes ont été peu touchés.

Des augmentations des taux de mortalité dans les populations âgées de 25 ans et plus ont été observées à une échelle jamais vue au cours des 70 années précédentes.

 

Bien que le fardeau de la surmortalité et des taux de surmortalité tous âges dus à la pandémie ait été le plus important dans les pays d’Europe centrale et orientale et d’Amérique latine, l'analyse des taux de mortalité standardisés par âge met en évidence la gravité relative des effets de la pandémie sur la mortalité dans certains pays d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud et d’Amérique latine. 

Des rapports publiés en 2023 ont montré que depuis 2021, la mortalité due à la pandémie a diminué, vraisemblablement en raison des efforts de vaccination, des politiques publiques, des changements de comportement individuel et à l’émergence de nouveaux variants du SRAS-CoV-2 avec des taux de létalité plus faibles.

 

Les auteurs estiment la surmortalité imputable au Covid 19 sur cette période à 15,9 millions d'individus, chiffre compatible avec de précédentes publications (ONU notamment).

 

A noter que l'épidémie continue à toucher des centaines de milliers de personnes chaque mois.

 

 

 

Depuis le 19 mars 2020, je fais régulièrement le point sur l'avancée des recherches dans le domaine, à partir de sources scientifiques incontestables, citées dans les plus grandes publications scientifiques : Nature, Science, PNAS, Cell, The Lancet, New England Journal of Medicine...

 

Découvert en décembre 2019 dans la province de Wuhan en Chine, le coronavirus SARS-CoV-2 est à l’origine de la Covid-19. Cette maladie infectieuse émergente est très contagieuse et se transmet par voie aérienne et tactile. Si la maladie peut être asymptomatique, elle peut également engendrer des effets variables, notamment de graves atteintes respiratoires pouvant mener au décès. Outre la vaccination, les gestes barrières sont essentiels pour limiter la transmission du virus. 

 

La description des premiers cas de SARS-CoV-2 aux abords du marché de Wuhan et l'analyse des virus circulant dans la région (Vietnam, Cambode et Chine) plaident en faveur d’un franchissement naturel de la barrière d’espèces à partir d’un hôte intermédiaire commercialisé à cet endroit. Cette hypothèse dite « zoonotique » est la plus probable selon les scientifiques, mais les recherches doivent se poursuivre avant de pouvoir l’établir formellement.

 

AU NIVEAU MONDIAL, ENTRE 2020 ET 2023, ENVIRON 1 PERSONNE SUR 10 A ÉTÉ CONTAMINÉE.

 

 

 

 

L'épidémie en France 

 

15 février : premier mort

 

Le premier décès officiel hors d'Asie depuis fin décembre 2019, est signalé le 15 février 2020 en France. Un touriste chinois de 80 ans est en effet mort à Paris du Covid-19, à l'hôpital Bichat.

Quinze jours auparavant, Paris et Bordeaux avaient enregistré les quatre premiers cas officiels en Europe, tous originaires de Chine ou y ayant séjourné. Le 16 février, Olivier Véran succède à Agnès Buzyn, candidate LREM à la mairie de Paris, comme ministre de la Santé.

 

29 février : premières restrictions

 

Le 29 février, la France franchit le cap des 100 cas. Les rassemblements de plus de 5.000 personnes sont interdits. Les masques et gels hydroalcooliques sont eux réquisitionnés. 

Le Premier ministre Edouard Philippe annonce le samedi 14 mars la fermeture de tous les lieux recevant du public. Les restaurants, bars et cinémas baissent donc le rideau. Les crèches, écoles et universités font de même deux jours plus tard. Mais le 15, le premier tour des élections municipales est cependant maintenu.

 

17 mars : confinement

 

A midi le 17 mars, la France s'arrête. Une attestation pour chaque déplacement, une amende en cas d'infraction et 100.000 policiers et gendarmes mobilisés pour contrôler : la France entre officiellement en confinement. Le second tour des municipales est reporté, les réformes, notamment celle sur les retraites, sont suspendues. 

La situation se tend de plus en plus, les hôpitaux de l'Est et de l'Ile-de-France sont débordés. Certains patients sont évacués dans les régions moins touchées, notamment dans l'ouest du pays. Et le 7 avril, le seuil des 10.000 morts est franchi

Le PIB chute de plus de 5% au premier trimestre. Un plan d'urgence de 100 milliards d'euros est annoncé pour les entreprises.

 

01 11 2023

Journal d'un COVID long

Voyage au bout de l'enfer !

 

"J’ai eu Covid pour la première fois en mars 2020, juste au moment où la ville de New York entrait en confinement. Mon cas était bénin. Je n'ai pas été hospitalisé. Comme beaucoup de personnes tombées malades à cette époque, j’ai eu ce qui ressemblait à une mauvaise grippe."

 

Quelques semaines après que j'ai semblé récupérer, d'étranges symptômes sont apparus : extrêmes
fatigue
fatigue
, fréquent
fièvres légères
fièvres légères
, température générale
dérégulation
dérégulation
,
des frissons
des frissons
,
Palpitations cardiaques
Palpitations cardiaques
,
brouillard cérébral
brouillard cérébral
,
brûlant
brûlant
des sensations dans tout mon corps
et plus
et plus
.
 

Ainsi commence le récit de Giorgia Lupi, publié dans le journal New York Times du 14 décembre 2023.

Elle poursuit :

 

"Quelques semaines après que j'ai semblé récupérer, d'étranges symptômes sont apparus : extrêmes
fatigue
fatigue
, fréquent
fièvres légères
fièvres légères
, température générale
dérégulation
dérégulation
,
des frissons
des frissons
,
Palpitations cardiaques
Palpitations cardiaques
,
brouillard cérébral
brouillard cérébral
,
brûlant
brûlant
des sensations dans tout mon corps
et plus
et plus
."

 

"Mes médecins étaient confus lorsque je voulais qu’ils s’alarment. Après que de nombreux tests aient donné des résultats non concluants, ils m'ont dit que j'étais probablement simplement stressé et que je devrais faire une pause dans mon travail. Ou je devrais essayer de continuer et de faire de l'exercice. Ou peut-être que je devrais commencer à prendre des médicaments contre l'anxiété."

 

En fait c'est un véritable calvaire qui attendait  Mme Lipi, dont le problème n'est toujours pas résolu à ce jour, malgré une cascade d'analyses, une avalanche d'images, des dizaines de consultations médicales... (ci-dessous).

 

Elle a consulté 46 médecins, donnant lieu à 233 rendez-vous, effectué 59 prises de sang, essayé 63 médicaments et compléments alimentaires (dont certains ce sont révélés nocifs).

En fait c'est tout son organisme qui souffrait de multiples pathologies.

Elle a dépensé des dizaines de milliers de dollars !

 

 

 

Malgré les vaccins Mme Lupi va contracter 3 fois le COVID, mais jamais dans des formes extrêmes. Pourtant  :

 

" Même si j’ai reçu mes rappels Covid dans les délais, en faisant attention à l’exposition potentielle et en portant un masque dans les espaces bondés comme le métro, en novembre 2022, j’ai attrapé Covid une troisième fois. Mes symptômes sont devenus encore pires, encore plus intenses et totalement débilitants. Une oppression thoracique et une tachycardie incessantes, des étourdissements en position verticale, des nausées et des maux de tête fréquents, des réactions systémiques à la plupart des aliments, des acouphènes, une insomnie sévère, une sensation persistante d'empoisonnement, une vision floue et double et un épuisement qui me ferait atterrir au lit avec les lumières éteintes. pendant des jours à la fois."

 

Confinée dans son appartement, Mme Lupi, qui est graphiste, va tenir un journal original de sa maladie :

 

"Au début de ma maladie, j'ai commencé à enregistrer tous mes symptômes. J'ai tout suivi dans une immense feuille de calcul : l'intensité de mes symptômes, s'ils sont apparus soudainement ou progressivement, quand de nouveaux symptômes sont apparus, les médicaments et suppléments que je prenais, les traitements que j'essayais, ce que j'ai fait ce jour-là, si je me sentais stressé. , ce que j'ai mangé et bu et des dizaines de données biométriques de ma montre intelligente nouvellement achetée."

 

C'est un témoignage extrêmement précieux pour les médecins qui cherchent toujours à comprendre le mécanisme et le cheminememt de la maladie.

 

Pour les codes couleur, voir l'article dans le New York Times.

 

 

 

Aujourd'hui :

 

"Mais il ne se passe pas un jour, pas une demi-heure, sans que je me sente malade. J’ai toujours à l’esprit la peur de ne plus jamais connaître la joie simple et sans maladie de la vie que j’avais avant."

 

02 10 2023

Katalin Karikó et Drew Weissman, héros des temps modernes

Prix Nobel de médecine pour leur recherche sur les ARNm

K.Karikó, de l'Université de Szeged en Hongrie, et D.Weissman, de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie (UPennsylvanie), ont ouvert la voie au développement de vaccins en trouvant un moyen d'introduire du matériel génétique appelé ARN messager dans les cellules sans déclencher une réaction immunitaire indésirable.

De ce fait ils ont permis la mise au point des vaccins à ARNm contre le COVID par les laboratoires BioNTech en Allemagne et Moderna aux USA... et sauvés la vie de centaines de millions de personnes dans le monde durant la pandémie.

 

Pendant des décennies, les vaccins à ARNm ont été considérés comme irréalisables car leur injection dans l'organisme déclenchait une réaction immunitaire qui les dégradait immédiatement. Au milieu des années 2000, travaillant à l'Université de Pennsylvanie, Karikó et Weissman ont démontré que l'échange d'un type de molécule dans l'ARNm, appelé uridine, avec un autre type similaire appelé pseudouridine contournait les défenses immunitaires innées des cellules.

Ils ont établi que le changement du type de nucléotides d'ARN dans le vaccin modifiait la façon dont les cellules le percevait.  Cela a augmenté la quantité de protéine vaccinale produite après l’injection de l’ARN, augmentant ainsi l’efficacité de la vaccination : plus de réponse pour moins d’ARN.

C'est vraiment  une révolution qui a commencé depuis la pandémie COVID-19.

 

Il faut cependant noter que la mise au point d'un autre élément clé des vaccins à ARNm contre le COVID-19 : les nanoparticules lipidiques (LNP) qui entourent l’ARN modifié et facilitent son entrée dans les cellules, a aussi été décisive.

De nombreux scientifiques ont contribué au développement des LNP et ils auraient peut-être mérité d'être cités

 

 

17 10 2022

Les rappels "Omicron" pourraient vous protéger contre des variants qui n'existent pas encore

Non, le système immunitaire n'est pas figé sur la souche originelle

Les injections de rappel contre les variants actuels du SRAS-CoV-2 peuvent aider le système immunitaire humain à combattre ldes mutations qui n'existent pas encore.

 

C'est ce que révélent deux nouvelles études (non examinées par des pairs) analysant comment une injection de rappel ou une infection affecte les cellules productrices d'anticorps : certaines de ces cellules évoluent au fil du temps pour créer exclusivement de nouveaux anticorps qui ciblent de nouvelles souches, tandis que d'autres produisent des anticorps contre à la fois les nouvelles et les anciennes souches.

 

L'utilité des vaccins bivalents a été mise en cause par des données récentes sur un phénomène connu sous le nom d'empreinte immunitaire(ou péché originel antigénique).

 

L'empreinte  fait référence à la tendance du système immunitaire à se fixer sur la première version d'un agent pathogène qu'il rencontre, indépendamment des attaques ultérieures par différents variants.Ainsi  les chercheurs craignent depuis longtemps que le système immunitaire puisse être imprimé avec la version originale du SRAS-CoV-2.

 

Pour le savoir, l'équipe d'Ellebedy, qui reçoit un financement de Moderna, a prélevé des échantillons de ganglions lymphatiques de 26 personnes et des échantillons de moelle osseuse de 15 personnes ; tous avaient reçu le vaccin original et le rappel de Moderna contre Omicron BA.1. 

L'analyse a montré que la plupart des cellules B des participants reconnaissaient à la fois les souches d'origine et Omicron. Les participants à l'étude avaient également quelques nouveaux types de cellules B spécifiques à Omicron.

 Ces réponses impliquent que les cellules ont surmonté l'empreinte et se sont adaptées à un nouvel ennemi.

Le deuxième article va dans le même sens, mais il porte sur un tout petit échantillon.

 

Ces articles sont tous les deux rassurants ; ils montrent que le système immunitaire peut être tout aussi créatif que le virus.

 

 

01 09 2022

Les vaccins bivalents arrivent

La FDA valide les formulations de Moderna et de BioNTech/Pfizer

La Food and Drug Administration des États-Unis a annoncé aujourd'hui qu'elle avait accordé une autorisation d'utilisation d'urgence pour les vaccins de rappel mis à jour de Moderna et Pfizer-BioNTech, qui ciblent les sous-variants du coronavirus BA.4/BA.5.

 

Le comité consultatif sur les pratiques vaccinales des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis doit discuter des recommandations concernant les personnes qui devraient recevoir les vaccins et à quel moment lors de leur réunion les 1er et 2 septembre.

 

Pour la première fois depuis le début de la pandémie, les vaccins COVID-19 devraient recevoir une mise à jour. Des boosters reformulés pour se protéger contre la variante Omicron, qui domine le monde depuis le début de cette année, pourraient être déployés des deux côtés de l'océan Atlantique, dès ce mois-ci.

 

Le Royaume-Uni a déjà autorisé un vaccin produit par le fabricant de vaccins Moderna contre le sous-variant BA.1 d'Omicron et pourrait bientôt commencer à l'utiliser... mais BA.1 ne circule plus ! Il est donc déjà dépassé !

Cette semaine, l'Agence européenne des médicaments (EMA) devait examiner les demandes du vaccin BA.1 de Moderna et une autre de la collaboration Pfizer-BioNTech.

 

Omicron booster shots are coming

Que contiennent les nouveaux boosters que vient de valider la FDA ?

Un peu d'ancien et un peu de nouveau. Pfizer-BioNTech et Moderna fabriquent leurs vaccins à partir d'ARN messager (ARNm) codant pour la protéine de pointe du SRAS-CoV-2. 

 

Les nouveaux vaccins sont bivalents. La moitié code pour la protéine de pointe de la souche virale ancestrale qui a émergé à Wuhan, en Chine, fin 2019 ; l'autre moitié code pour la protéine de pointe dans BA.4 et BA.5, qui ont des pointes identiques. 

Parce qu'ils contiennent une dose plus faible d'ARNm, les injections sont destinées à être utilisées uniquement comme rappels, et non chez des personnes qui n'ont jamais été vaccinées.

 

Comment ont-ils été testés ?

Pour les rappels BA.4/BA.5, les sociétés ont fourni des données animales. Pfizer a présentéen juin à la FDA des résultats préliminaires chez huit souris ayant reçu des vaccins BA.4/BA.5 comme troisième dose. 

 

Par rapport aux souris ayant reçu le vaccin original en rappel, les animaux ont montré une réponse accrue à toutes les variantes d'Omicron testées : BA.1, BA.2, BA.2.12.1, BA.4 et BA.5.

 

Les entreprises affirment que les essais cliniques pour les vaccins BA.4/BA.5 commenceront le mois prochain ; ils ont besoin de données cliniques à la fois pour l'approbation complète des vaccins - leurs récentes soumissions ne sont que pour une autorisation d'utilisation d'urgence - et pour aider à développer de futures mises à jour.

Vraisemblablement, ils mesureront les niveaux d'anticorps des receveurs et non l'efficacité du vaccin contre les infections ou les maladies graves.

 

Il faut savoir que généralement les injections reformulées (par exemple pour la grippe) n'ont pas à subir de nouveaux essais cliniques, à moins que les fabricants ne modifient considérablement la façon dont ils fabriquent le vaccin. Une approche similaire pour les nouveaux variants du COVID-19 est donc logique,

L'ARNm spécifique à la souche conduira-t-il à une meilleure protection ?

D'abord on peut se demander pourquoi les nouveaux vaccins contiennent encore de l'ARNm ciblant la souche ancestrale, disparue depuis longtemps ? 

 

En fait,  certains chercheurs pensent qu'un prochain variant émergent pourrait être plus étroitement lié à la souche ancestrale qu'à Omicron. Il s'agit donc de se prémunir contre ce risque.

 

Dans une préimpression publiée  le 26 août, Cromer et ses collègues ont calculé l'impact possible des vaccins spécifiques à la souche. 

Ils ont combiné les données de huit rapports d'essais cliniques comparant des vaccins basés sur la protéine de pointe d'origine avec des formulations ciblées sur les souches Beta, Delta et Omicron BA.1. 

Les études ont toutes mesuré la capacité du sérum des receveurs à neutraliser les variants du virus en laboratoire.

 

Ils ont découvert que l'effet le plus important provenait de l'administration de n'importe quel rappel : en moyenne, une dose supplémentaire d'un vaccin codant pour la protéine de pointe du virus ancestral entraînait une multiplication par 11 des anticorps neutralisants contre toutes les variants.

 

 Mais les vaccins spécifiques à la souche ont légèrement amélioré les chosesLes bénéficiaires de vaccins mis à jour avaient, en moyenne, des niveaux d'anticorps 1,5 fois plus élevés que ceux qui avaient reçu un vaccin de souche ancestrale

Même si le vaccin ne correspondait pas exactement à la souche virale, il y avait quand même un certain avantage.

 

Cela dit, l'effet de protection des populations ne s'accompagne que d'un gain modeste. Dans le modèle développé par Cromer, si, par exemple, une population bénéficie déjà d'une protection de 86 % contre les maladies graves, les boosters de souche ancestrale pourraient l'augmenter à 98 % et les boosters mis à jour à 98,8 %.

 Cela peut sembler peu,  "mais si vous avez une grande population et des lits d'hôpitaux limités, cela peut faire une différence".

 

Cependant ces nouveaux types de vaccins ne bloqueront pas la pandémie. Aussi certains chercheurs doutent que les ressources supplémentaires mises dans la recherche de nouveaux boosters en vaillent la peine.

 

C'est parce que la période d'incubation du COVID-19 - le temps entre l'infection et le fait de devenir infectieux pour les autres - est trop courte que  le système immunitaire n'a pas le temps de reconnaître et de combattre le virus dans les quelques jours entre l'exposition et le moment où quelqu'un répand suffisamment de virus pour infecter les autres.

Des maladies telles que la rougeole ou la rubéole ont une période d'incubation de 2 semaines, ce qui signifie que les cellules de la mémoire immunitaire d'une personne vaccinée peuvent accélérer la production de suffisamment d'anticorps à temps pour les empêcher de les transmettre. C'est pourquoi les vaccins contre la rougeole, la rubéole (et bien d'autres) peuvent stopper la propagation de ces maladies

 

Conclusion 

Le virus ne nous quittera pas de sitôt ! L'essentiel est de se faire vacciner régulièrement, car il est maintenant établi que tous les boosters (rappels) sont très efficaces pour protéger des maladies graves, mais que cette protection s'affaiblit au fil des mois.

Un intervalle de 4/5 mois semble aujourd'hui préconisé pour les personnes à risque et les plus de 60 ans.

 

 

 06 08 2022

Maladie cardiaque après COVID : ce que l'on sait

Certaines études suggèrent que le risque de problèmes cardiovasculaires, tels qu'une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral, reste élevé même plusieurs mois après la disparition d'une infection par le SRAS-CoV-2. 

Les chercheurs commencent à quantifier la fréquence de ces problèmes et à identifier les causes de ces pathologies.

 

Un remarquable article sur le sujet vient d'être publié par Ziyad Al-Aly, épidémiologiste à l'Université de Washington à St. Louis, Missouri, et ses collègues.

Il est plutôt inquiétant.

 

Des études indiquent aussi que le coronavirus est associé à un large éventail de problèmes durables, tels que le diabète, des lésions pulmonaires persistantes et même des lésions cérébrales.

 

Les résultats

L'équipe de Ziyad Al-Aly a utilisé les dossiers du Département américain des anciens combattants (VA) pour estimer la fréquence à laquelle le COVID-19 entraîne des problèmes cardiovasculaires.

 

Elle a découvert que les personnes qui avaient eu la maladie faisaient face à des risques considérablement accrus pour 20 pathologies cardiovasculaires – y compris des problèmes potentiellement catastrophiques tels que des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux – dans l'année suivant l'infection par le coronavirus SARS-CoV-2. 

 

Ce sont plus de 150 000 anciens combattants qui s'étaient remis d'un COVID-19 qui ont été comparés avec des pairs non infectés, et un groupe témoin pré-pandémique.

Les personnes qui avaient été admises en soins intensifs avec des infections aiguës présentaient un risque considérablement plus élevé de problèmes cardiovasculaires au cours de l'année suivante.

 

Pour certaines troubles, tels que le gonflement du cœur et la formation de caillots sanguins dans les poumons, le risque a été multiplié par au moins 20 par rapport à celui des pairs non infectés.

 

 Même les personnes qui n'avaient pas été hospitalisées ont présentés des risques accrus de nombreuses affections, allant d'une augmentation de 8 % du taux de crises cardiaques à une augmentation de 247 % du taux d'inflammation cardiaque.

 

 

Certes, il s'agit d'une population particulière, ce qui peut induire certains biais statistiques - d'autres études incluant une population plus diversifiée et plus jeune est donc nécessaire. Néanmoins ces résultats confirment ceux déjà avancés dans nombre de publications portant sur d'autres échantillons.

 

D'une façon plus générale, les réponses à de nombreuses questions sur les impacts à long terme du COVID-19 font l'objet d'une vaste étude appelée  projet Researching COVID to Enhance Recovery, ou RECOVER, qui vise à suivre 60 000 personnes pendant jusqu'à 4 ans sur plus de 200 sites aux États Unis. L'étude inclura des participants avec un COVID long, des personnes qui ont été infectées et qui se sont rétablies, et un groupe témoin incluant des personnes qui n'ont jamais été infectées.

 

Au Royaume-Uni,  Gerry McCann, un spécialiste de l'imagerie cardiaque à l'Université de Leicester, au Royaume-Uni, dirige le groupe de travail sur un projet similaire appelé PHOSP-COVID. Cette étude multicentrique se concentre sur les personnes hospitalisées avec le COVID-19 et vise à découvrir la prévalence des symptômes persistants, qui est le plus à risque et comment le virus cause des problèmes de santé persistants.

 Jusqu'à présent, le groupe a constaté que seulement environ un quart des personnes hospitalisées se sentaient complètement rétablies un an après l'infection.

Origine des problèmes cardiaques

J'ai délà indiqué dans ce journal que le SRAS-CoV2 pouvait atteindre de nombreux organes. En effet, Il se lie à la protéine ACE2, qui se trouve à la surface de dizaines de types de cellules humaines.

 

Lorsque le virus pénètre dans les cellules endothéliales qui tapissent les vaisseaux sanguins, de nombreux problèmes cardiovasculaires commencent. 

 

Des caillots sanguins se forment naturellement pour guérir les dommages causés pendant que l'organisme élimine l'infection. 

Ils peuvent obstruer les vaisseaux sanguins, entraînant des dommages aussi mineurs qu'une douleur à la jambe ou aussi graves qu'une crise cardiaque. 

 

Une étude sur la base de plus de 500 000 cas de COVID-19 a permis de constater que les personnes infectées avaient un risque 167% plus élevé de développer un caillot sanguin dans les deux semaines suivant l'infection que les personnes qui avaient eu la grippe !

 

Les vaccinations, les réinfections et la variante Omicron du SRAS-CoV-2 posent toutes de nouvelles questions sur les effets cardiovasculaires du virus.

Un article publié en mai  suggère que la vaccination réduit, mais n'élimine pas, le risque de développer ces problèmes cardiovasculaires à long terme.

 

Evidemment les études se poursuivent...

 

 

30 06 2022

Vaccins actualisés ou bivalents contre omicron

Pfizer vient d'annoncer que la modification de son vaccin COVID-19 pour mieux cibler la variante omicron est sûre et fonctionne.

 

Pfizer et son partenaire BioNTech ont étudié deux manières différentes de mettre à jour leurs vaccins – ciblant uniquement l'omicron ou un rappel combiné qui ajoute une protection contre l'omicron au vaccin d'origine.

 Ils ont également testé s'il fallait conserver la dose standard actuelle - 30 microgrammes - ou doubler la dose des injections.

 

Dans une étude portant sur plus de 1 200 adultes d'âge moyen et plus âgés qui avaient déjà reçu trois doses de vaccin, Pfizer a déclaré que les deux approches de rappel avaient provoqué une augmentation substantielle des anticorps anti-omicron.

 

Moderna a récemment annoncé des résultats similaires pour des tests de son vaccin combiné (vaccin "bivalent").

Les résultats préliminaires de l'étude de Moderna montrent que les personnes ayant reçu le vaccin combiné ont connu une augmentation plus élevée des anticorps anti-omicron que si elles venaient de recevoir une quatrième dose du vaccin original.

 

 

Dans quelques jours les régulateurs américains débattront de l'opportunité d'offrir aux Américains ces injections de rappel mises à jour, dès cet automne. L'OMS devrait prochainement faire de même.

 

En attendant, face au rebond actuel dont le pic est attendu fin juillet, les experts recommandent une deuxième dose de rappel ARNm pour tous les plus de 60 ans et les personnes fragiles.

 

 

 

19 03 2022

Deux ans après...

P... deux ans !

J'ai commencé ce journal le 19 mars 2020, persuadé qu'il s'inscrirait dans la durée sur ce site.

Deux ans plus tard, même si des progrès considérables ont été enregistrés dans la lutte contre cette pandémie grâce à la vaccination, le virus est toujours là et bien là !

 

Deux exemples :

- en France, 80 000 cas quotidiens sont aujourd'hui enregistrés,

- la Chine, qui a adopté une politique de "zéro COVID" au prix de confinements massifs de population, n'a jamais eu autant de cas. Elle vient de notifier ses deux premiers morts depuis un an. Elle a aujourd'hui passé une commande massive de la pilule antivirale de Pfizer.

 

Certes les virologues compétents font preuve d'un optimisme mesuré, en observant notamment que le virus "patine" et que ses mutations ne lui procurent plus une dangerosité accrue. Mais ils invitent en même temps à la plus grande prudence.

 

D'autre part, les ravages du COVID long, qui peut s'installer même après une maladie bénigne, n'ont pas encore été totalement recensés et surtout restent encore en grande partie inexpliqués.

Chine, 17 mars 2022 - L'épidémie repart
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