La population mondiale approche aujourd'hui des 8 milliards d'habitants. Si chacun d'eux avait notre niveau de consommation, les ressources de la planète n'y suffiraient pas. Or les projections validées par l'ONU prévoient près de 10 milliards d'habitants en 2050...

 

Ressources pillées, biodiversité gravement altérée, pollutions majeures, climat déréglé... l'avenir de l'homme sur la Terre s'avère très sombre !

 

L'anthropocène, qui commence au moment où les activités humaines ont eu un impact sur l'écosystème terrestre, risque de se terminer sur un désastre.

 

 Il n'est donc pas difficile de comprendre que notre modèle économique actuel est obsolète. Et pourtant nos dirigeants continuent à garder "les yeux grands fermés".

 

Pire, alors que 97% des publications scientifiques dans des revues reconnues (ayant un comité de lecture) admettent qu'il n'y a aucun doute sur l'origine anthropique du dérèglement climatique et que celui-ci aura à court terme des effets directs et collatéraux cataclysmiques, des lobbies puissants, se cachant derrière les derniers climato-sceptiques, ont aujourd'hui le vent en poupe, grâce à des fripouilles façon Trump.

 

La révolution industrielle, agricole, économique... ne passera pas par des élus court-termistes, sans courage, obsédés par leur réélection. 

 

L'accord de Paris aussitôt signé, aussitôt oublié par les états, a néanmoins donné un signal fort aux investisseurs qui, eux, ont des informateurs fiables. On peut le déplorer (c'est mon cas), mais le nerf de la guerre - l'argent - est chez eux.

 

Le principal espoir pour le développement durable réside donc dans les initiatives des grandes entreprises, des organisations mondiales et européennes non gouvernementales, dans les réseaux de multitudes de PME ou TPE qui émergent un peu partout (*).

 

Alors, si notre action en tant que citoyen devient inopérante, agissons avec notre portefeuille. En tant que consommateur nous avons l'arme fatale.

 

Refusons d'acheter des fruits et légumes monstrueux, gavés d'engrais et de pesticides - ou ayant parcouru des milliers de kms avant de finir dans nos assiettes - n'achetons plus de véhicules qui nous empoisonnent, refusons d'acquérir des smartphones à plus de 1000 euros où l'innovation est nulle, soyons attentif à la durabilité de ce que nous achetons...

 

Bref, actons que l'économie linéaire : extraire, produire, consommer et jeter, a fait son temps et soutenons activement l'avènement de l'économie circulaire, des énergies renouvelables, de la construction durable, des transports propres, d'une nouvelle gestion de l'eau qui passe par une agriculture biologique.

 

Ce souhait n'est pas celui d'un écologiste fumeux ou exalté, il s'inscrit dans la froide analyse de chiffres  implacables.

 

(*) Que pouvons aider en choisissant et interpellant les élus de proximité (municipalité, intercommunalité et région) qui peuvent soutenir localement le développement durable.