Transmettre

Sixtine, Michel-Ange
Sixtine, Michel-Ange

 

" Nul homme n’est une île en soi. Nous faisons tous partie d’un continent et chaque fois que tu entends sonner le glas, ne demande pas pour qui sonne le glas, il sonne pour toi."

 

TRP John Donne (1572-1631)

 

Transmettre : une vocation, un besoin, un métier ...une passion !

 

Vers 10 ans, je faisais déjà "la classe", le jeudi, à mes jeunes sœurs. C’était un jeu. Après deux ou trois heures de foot, je m’installais avec elles, sur la table de la salle à manger, et j’enchaînais dictées, opérations, calcul mental… 

 

L’envie de transmettre chez moi fut une vocation qui s’éveilla dès cet âge là, au moment où l’envie d’apprendre me faisait admirer mes maîtres d’école.

Elle ne m'a jamais quittée ; j'ai toujours eu envie de partager ce que j'avais appris, de convaincre que dans les coulisses du théâtre des illusions où les puissants donnent spectacle, il y avait la vraie vie, celle de la connaissance.

 

En fait je n’ai jamais dissocié apprendre et transmettre. J’ai toujours eu l’impérieux besoin de transmettre ce que j’apprenais, dans tous les domaines.

 

Il est pourtant si complexe de transmettre ce que l'on a appris !

Ce n’est qu’après mes premières expériences d’enseignant à l’université, que j’ai pris véritablement conscience de l'importance du recul, de l'analyse critique, de la mise en perspective... bref de la lente et indispensable digestion entre l’apprentissage et la transmission. 

 

Cette démarche s’applique à tous les domaines du savoir.

Pour un scientifique, quel que soit son niveau d’intervention, elle nécessite une connaissance -au moins sommaire- de l’histoire des sciences et une sensibilisation aux problématiques actuelles de tout le champ scientifique… ou presque !

Et même au-delà, un scientifique, plus que tout autre pédagogue,  doit être à l’écoute de son temps, suivre l’évolution de la pensée, être attentif aux mouvements des idées et avoir des repères dans l’histoire de l’humanité.

 

Car la Science forcement l’interpelle sur l’ensemble de son environnement, sur les comportements, l’évolution des sociétés, les religions, les philosophies …

 

La démarche scientifique n’est pas le pur produit de la raison et de l’expérience ; elle est tributaire des cultures et de toutes les imprégnations... bien que ses avancées les plus remarquables résultent de ruptures, de rebellions contre des dogmes établis.

 

La remise en question, le doute, sont le propre de toute démarche scientifique.

 

 

Je ne connais pas un grand savant confiné sa vie durant  face à ses équations  ou ses observations expérimentales : tous ont au moins essayé de donner un sens à leurs découvertes dans le contexte philosophique, religieux, sociologique de leur temps.

 

Je pense bien sûr à tous les philosophes, scientifiques, médecins, penseurs grecs : Thalès de Milet, Pythagore, Démocrite, Aristote, Archimède, Ératosthène, Euclide…. puis arabes : Al-Khwarizmi, Ibn Rushd (Averroès), Avicenne (Ibn Sina)….

 

 

Mais on retrouve le même cheminement avec les scientifiques des XVII-XVIIIème siècle : DescartesPascal, LeibnizNewton, les philosophes des Lumières... Enfin il est passionnant de lire les contemporains, d’Einstein à Heisenberg en passant par Oppenheimer, Monod (« le Hasard et la Nécessité ») ... ou d’écouter une conférence de Charpak ; tous cherchent à situer leurs travaux par rapport aux grands courants de pensée contemporains.

 

Transmettre, enseigner, est une expérience redoutable aujourd’hui car le maître est confronté à des populations formées –ou déformées- par une culture visuelle, standardisée -télévision, Internet- qui simplifie tout et caricature beaucoup.

L’image est fugace, fulgurante, elle abolit la distance, modèle facilement les jeunes cerveaux ! Le temps de la réflexion est trop souvent considéré comme du temps perdu, la rigueur comme une exigence désuète, le doute comme presque un aveu de faiblesse.

 

Le temps de la Science est-il dépassé ?

 

Les foudroyants progrès technologiques pourraient faire penser le contraire. Cependant certaines applications qui nous émerveillent aujourd’hui résultent de découvertes datant de 30 ou 40 ans, les recherches sur la fusion nucléaire, les piles à combustible sont restées presque en l’état depuis 20 ans, le paludisme tue toujours des millions d’individus en Afrique faute d’un vaccin ou de traitements pourtant à portée de main.

 

Le profit, l’appât du gain rapide, polluent trop souvent la recherche qui paie un lourd tribu sur l’autel de la rentabilité. L’argent qui incite aussi de brillants bacheliers scientifiques à se destiner à la finance ou au marketing plutôt qu’au développement de leurs capacités de création, d’innovation, au service de la Science ! Les déboires récents des marchés financiers les ramèneront peut-être vers les amphis et les laboratoires qui ont tellement besoin d’eux.

 

Sur le fronton du temple de Delphes consacré à Apollon était inscrit :

"Connais-toi toi même, laisse le monde aux Dieux"

 

 "Dans le coeur de tout homme et de toute femme, il est un peu de sable et d'écume. 

Mais certains d'entre nous livrent ce qui demeure caché dans le plumage de leur coeurs, d'autres en éprouvent de la honte. Quand à moi, je n'en rougis point."


Khalil Gibran, Le sable et l'écume (1926)


 

 "Le MOI est haissable... " Blaise Pascal, Les Pensées

 

Pensée 323 de Blaise Pascal :

 

« Qu’est-ce que le moi ?

Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier ; mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non : car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus.

Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps, ni dans l’âme ?

On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. (…) »

 

Pascal, bien avant Freud, a conscience que la question de l’amour et le problème du Moi sont en affinité structurale.

 

Mais qu’est-ce que le Moi pour Pascal ? On peut, à partir de certaines de ses « Pensées », approcher sa conception du Moi. Celui-ci n’est ni dans le corps, ni dans l’âme et constitue « quelque chose » qui ne peut être évanescent : il ne se réduit pas au phénoménal, il est au-delà et insaisissable. D’où il s’ensuit qu’« on n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités » ; on n’aime jamais personne pour lui-même mais seulement pour ce qu’il donne à voir.

Cependant, Pascal ne se fait aucune illusion sur ce qui constitue le fond de l’homme. En témoigne sa pensée 453 :

« On a fondé et tiré de la concupiscence des règles admirables de police, de morale, et de justice ; mais dans le fond, ce vilain fond de l’homme, ce figmentum malum, n’est que couvert : il n’est pas ôté. »

 

Ainsi, bien avant Sade, Blaise Pascal considère que le fond de l’homme n’est pas fait de bonté et d’amour.

La pensée 455 de Pascal pointe également cette articulation :

 

« Le moi est haïssable : vous, Miton, le couvrez, vous ne l’ôtez pas pour cela ; vous êtes donc toujours haïssable. – Point, car en agissant comme nous faisons, obligeamment pour tout le monde, on n’a plus sujet de nous haïr. Cela est vrai, si on ne haïssait dans le moi que le déplaisir qui nous en revient. Mais si je le hais parce qu’il est injuste, qu’il se fait centre du tout, je le haïrai toujours.

En un mot, le moi a deux qualités : il est injuste en soi, en ce qu’il se fait centre de tout ; il est incommode aux autres, en ce qu’il les veut asservir : car chaque moi est l’ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres. Vous en ôtez l’incommodité, mais non pas l’injustice ; et ainsi vous ne le rendez pas aimable à ceux qui en haïssent l’injustice : vous ne le rendez aimable qu’aux injustes, qui n’y trouvent plus leur ennemi, et ainsi vous demeurez injuste et ne pouvez plaire qu’aux injustes. »

De cette pensée, il nous faut retenir pour notre propos trois idées-forces. La première, c’est que le Moi se trompe en se croyant le centre de tout ; la seconde, c’est que « chaque moi est l’ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres ». Freud lui-même, dans le chapitre V du « Malaise », se rapproche de ce point de vue. La troisième, c’est que la « nature » du Moi est haineuse et pas seulement haïssable car il se fonde aussi primitivement dans la haine, il doit compter avec elle, la haine fait partie intégrante de sa texture.

Ces trois idées-forces comportent des résonances freudiennes mais la dernière peut aussi trouver à se prolonger au-delà de Freud dans un sens bien particulier qu’éclaire la clinique de la schizophrénie.

 

Philippe Lekeuche

Professeur de Psychologie clinique à l’U.C.L., Faculté de Psychologie, 10 Place Cardinal Mercier B-1348 Louvain-la-Neuve.

CAIRN

 

Souviens-toi...

Titien, L'éducation de l'amour
Titien, L'éducation de l'amour

         

«Tenir le point de l'amour est grandement éducatif sur la mutilation qu'impose à l'existence humaine la prétendue souveraineté de l'individu.

L'amour enseigne en effet que l'individu comme tel n'est que vacuité et insignifiance.

À soi seul, cet enseignement mérite de considérer l'amour comme une noble et difficile cause des temps contemporains.»

 

Alain Badiou "De quoi Sarkozy est-il le nom ?"

Cité par Catherine Clément dans ses "Mémoires"

 

 

Note 1 : oblativité

 L'amour peut être perçu essentiellement comme la quête d'un manque, lorsque la notion oblative ne s'est pas développée.

 

(Oblativité : conduite altruiste dans laquelle le sujet cherche à satisfaire son prochain sans demande de contrepartie)

 

L’amour que l’on porte à une personne ou un objet naîtrait par ce qu'il nous apporte ou est susceptible de nous apporter. "Aimer" ne serait autre qu'une façon inconsciente d'avouer sa propre impuissance à l'autonomie pour un besoin particulier à un moment donné. Besoin d’aimer ou besoin de se sentir aimé ne serait autre qu'un besoin égoïste, qu'une attente de la personne qui pourrait combler les ‘manques’ immatériels ou matériels que nous ne serions pas capables de satisfaire par nous-mêmes.  Wiki

 

Note 2 : confusion !

 

Molière, Tartuffe, acte V, scène 3

 

VALÈRE: Un dieu qui porte les excuses de tout ce qu'il fait faire: l'Amour.
HARPAGON:
L'amour?
VALÈRE: Oui.
HARPAGON: Bel amour, bel amour, ma foi! L'amour de mes louis d'or.

 

 

 

Théatre municipal, Tunis
Théatre municipal, Tunis

 Tunis...

 

Je la regardais venir…

 Feu vert, café de Paris ; elle attend, sonde la foule qui m'étreint au bas des marches du théâtre. Sa tresse opulente court sur un manteau rayé de gris. Manteau mi-long. Fille…

Bousculade, une femme obèse, près de moi, brandit son couffin.

Feu rouge, la marée déferle sur les bandes jaunes. Elle s'avance sans hâte, démarche ondoyante.

L'homme, triste, a posé sa main sur mon épaule, il me parle en arabe...

Lentement elle a saisi à pleine bride le sac qu'elle portait en bandoulière.

L'homme insiste, sa peau très pale est ridée, rigoles nettes, plis au coin des lèvres qui vont se perdre dans la barbe peignée.

 La femme gesticule, lâche le voile qu'elle tenait entre les dents.

Elle a atteint le trottoir, pantalon sombre, vert, bottes, rajuste le sac, marron à lanières. Femme...

Le couffin tombe, l'homme m'écarte d'un coup d'épaule, la vague se déploie, m'expulse. Des gens trébuchent. Le voile a glissé, étrange visage tatoué, bleu et ocre.

Elle ne m'a pas vu, le bus s'en va.

Je suis seul avec la femme, vieille, qui a repris son voile, s'incline vers le couffin éventré.

Ses yeux !

Immenses, brillants, dans les miens !

L'aveugle près du kiosque : tirage mercredi !

Le sac a glissé oscille au bout des doigts.

Le cercle se reforme, deux pas, le soleil ! Près de l’hôtel Africa un nuage s'étire déchiqueté.

Entre nous l'enfant en guenilles : « cigarettes, glibettes », la regarde, me sourit, s'écarte.

Sa main libre, l'autre a posé le sac sur l'épaule, est venue se blottir dans la mienne.

- Salut !

- Salut !

Nous marchons vers ma voiture, sa main est glacée, j'ai froid.

Des hommes nous regardent, ses doigts m'étreignent.

- Tirage demain !

Demain nous serons ensemble !

 

 

 

Hammamet
Hammamet

 Hammamet,

 

Clapot de vagues mourantes,

Perles d'écumes irisées.

Au loin,

Un soleil pourpre

Qui lentement pénètre

Droit dans les orangers,

Dessine l'ombre mouvante

D'un couple de pécheurs ramenant ses filets.

Et nous

Près des remparts,

Enlacés,

Ecoutons venir la nuit

Que bénit le muezzin

Perché dans les étoiles.

 

 

 

 Dougga, amphithéatre. Andromaque

 

  - "Cruel qu'ai-je donc fait ? "

         Hermione dans ses voiles, tache diaphane sous les portiques, trahit sa détresse. Sa main s'abat sur un cœur meurtri. Plus haut vers le couchant des cigognes planent sur nos ombres; au loin la vallée jaunissante résonne du cri du berger rameutant le troupeau.

Un Pyrrus au nez cramoisi, les cuisses ambrées, achève sa réplique et se détourne, sa jupette vole. Il pense à l'autre.

Sous mes pieds entre les dalles, l'herbe a poussé, dans le dessin des lettres sur le chapiteau serpente un peu de mousse.

Je la regarde, ses seins se soulèvent doucement. Racine me barbe mais j'ai un faible pour la pièce, pour Hermione et sa passion implacable.

L'actrice est mauvaise ou ne force pas son talent, une ex-français qui pantoufle au Karsenty, mais j'y crois.

Je crois en Hermione et à sa violence. 

Pyrrus lui ne croit pas en Hermione, il ne la voit même pas et maintenant que les torches grésillent il va mourir.

Andromaque passe, hiératique et paumée ; autour de nous des visages, des gestes séculaires.

Le vent s'ébroue dans les oliviers, caresse les tuniques et fait voler les ombres ; l’amphithéâtre se peuple aux portes de la nuit de ses foules passées.

Dans le ciel une étoile vient de naître. Hier, ou il y a des milliers d'années, par le désespoir d'une femme, dans ces collines, un homme est mort.

Sous nos pieds l'herbe s'écrase, les cadavres se lèvent et saluent, les ombres applaudissent. L'angoisse s'apaise à la fin du rite sous un rayon de lune.

 

Herbert Marcuse : le philosophe de 1968 oublié ?

 

A partir de 1968 et jusqu'à la fin du mouvement Peace and Love, Marcuse fut l'idole des campus américains, allemands, français...

On minimise beaucoup aujourd'hui son travail de philosophe alors qu'il fût, sur certains points, un visionnaire.

 

" Marcuse est né à Berlin en  1898. Après des études de philosophie, il devient l'assistant à Fribourg de Martin Heidegger et rédige une thèse sur Hegel. Mais il entre vite en désaccord avec Heidegger et part pour Francfort.

 

 Dès la prise de pouvoir par les nazis en 1933, il émigre avec sa famille, d'abord en Suisse puis aux États-Unis.

A partir de 1951, il enseigne dans diverses universités américaines. En 1955, il adopte dans Eros et civilisation une lecture marxienne de Freud et critique le révisionnisme néo-freudien. Il forge le concept de « sublimation non répressive » et dénonce le caractère déshumanisant et irrationnel du principe de rendement. L'espoir d'une libération se trouve dans la transformation de la sexualité en Eros et l'abolition du travail aliéné.

 

 En 1964, il écrit L’homme unidimensionnel (One Dimensional Man) qui paraît en France en 1968 et devient un peu l’incarnation théorique de la nouvelle révolte étudiante. En 1968, il voyage en Europe et tient de multiples conférences et discussions avec les étudiants. Il devient alors une sorte d'interprète théorique de la formation des mouvements étudiants en Europe et aux Etats-Unis

 

 Il affirme que la tolérance concerne toutes les opinions sauf les opinions "qui perpétuent la servitude", malmènent l'autonomie au profit du statu quo répressif et protègent "la machine de discrimination qui est déjà en service" (Herbert Marcuse, Tolérance répressive, Homnisphères, 2008).

 

Marcuse oppose la vraie tolérance qui est nécessairement émancipatrice à une perversion opportuniste de l'idée de tolérance qu'il qualifie de "tolérance répressive". Selon Marcuse, c'est la "tolérance répressive" qui a autorisé la prise du pouvoir par le parti nazi en Allemagne

Il meurt en 1979, il repose près de la tombe d'Hegel.

 

Marcuse est également important pour les mouvements écologistes aujourd'hui car il fut l'un des seuls à penser qu'une société non-répressive impliquait aussi un changement dans les techniques, là où Marx pensait qu'un changement dans les rapports de production était suffisant."

 

voir ICI un extrait d'un entretien avec Herbert Marcuse

 

NB : Sans doute faudrait-il aussi parler des idées (radicales !) sur l'éducation développées par Ivan Illich dans les années 60-70... mais cela mériterait une dizaine de pages.

 

Dans un de ses ouvrages majeurs, Une société sans école (1971), Illich écrit « Dans le monde entier, l’école nuit à l’éducation parce qu’on la considère comme seule capable de s’en charger. »

 

 

Illich dessine une théorie des institutions modernes qui tend à démontrer que « passé un certain seuil, l’outil, de serviteur devient despote. Passé un certain seuil, la société devient une école, un hôpital, une prison. »

Toute institution devient alors « contre-productive » et ne vise plus que sa propre conservation, y compris au détriment des services qu’elle prétend assurer. Illich parle d’« institutionnalisation » des valeurs, puisque les besoins fondamentaux (l’éducation, la santé, la sécurité...) sont confondus avec les services institutionnalisés (l’école, l’hôpital, la police...) qui les détournent "au profit de leur emprise totalitaire".

 

Pour Illich, l’école est à cet égard le paradigme de l’institution fourvoyée, peut-être la plus sournoise et la plus menaçante de toutes : « Nous sommes tous prisonniers du système scolaire, si bien qu’une croyance superstitieuse nous aveugle, nous persuade que le savoir n’a de valeur que s’il nous est imposé, puis nous l’imposerons à d’autres.

 

« Institution de consommation », l’école est également institution productrice « qui fabrique l’adhésion à un ordre économique », une institution qui apprend que « l’accroissement des capacités cognitives passent par la consommation de services revêtant une forme industrielle, planifiée, professionnelle »

 

 

 

Au cinéma