Je vais ici brièvement évoquer les pistes suivies pour accéder rapidement à une économie plus respectueuse de notre environnement, de nos ressources, de la biodiversité, créatrice d'emplois et de mieux-être.

 

 SEULE susceptible de redonner espoir et confiance aux jeunes générations.

 

En m'appuyant sur des sources primaires incontestables, je vais donc faire un état des lieux dans 5 domaines fondamentaux pour l'avenir proche de notre planète :

 

 - les énergies renouvelables, 

 - l'économie circulaire,

- la construction écologique, 

- les transports,

- la gestion de l'eau 

 

L'abondance des publications pertinentes, avec leurs avalanches de chiffres, ne facilite pas la synthèse. Je n'ai donc retenu que les données les plus récentes, sur les points essentiels, en les illustrant le plus clairement possible.

 

Je me situerai à 3 niveaux : monde, Europe, France.

 

I - Les énergies renouvelables en 2018

II - L'économie circulaire

III - Une construction durable

IV - Des transports propres

I - Les énergies renouvelables en 2018

Place des EnR

Dans le monde

Les derniers chiffres validés par REN 21 (Renewables 2018 Global Status Report pour la consommation totale d'énergie dans le monde sont résumés dans le tableau ci-contre.

 

L'analyse fine des données fait apparaître des bonnes et des mauvaises nouvelles :

 

- la bonne :

Les EnR (énergies renouvelables) représentaient 70% des ajouts nets à la capacité globale de production d'énergie en 2017.

La dynamique dans le secteur de l'énergie est positive, c'est le moteur de changement rapide vers un avenir d'énergie renouvelable

 

- la mauvaise :

Les émissions globales de dioxyde de carbone liées à l'énergie ont augmenté de 1,4% en 2017, après trois ans de stabilité. C'est le résultat d'une croissance économique mondiale forte (3,7%), de la baisse des prix des combustibles fossiles et de plus faibles efforts d'efficacité énergétique.

 

Ainsi,  alors que la dynamique dans le secteur de l'énergie est positive, elle ne permettra pas les réductions d'émissions exigées par l'accord sur le climat de Paris. Les secteurs du chauffage, du refroidissement et des transports, qui représentent ensemble environ 80% de la demande mondiale d'énergie finale totale, en sont responsables.

 

La Chine est le leader dans le solaire photovoltaïque, où elle est à l’origine de près de la moitié des capacités supplémentaires, comme dans l’éolien, où plus de 40 % des nouvelles installations sont à mettre à son actif.

Le Japon, les Etats-Unis, l’Allemagne ou l’Inde sont loin derrière.

 

La France est dans le groupe des dix pays les plus équipés, mais avec une production de nain et une progression faible (+ 0,6 GW en 2016 dans le solaire et + 1,6 GW dans l’éolien).

 

En Europe

Dans son action pour le climat, l'Europe a pris des engagements à l'horizon 2020 :

 

Le paquet énergétique fixe trois grands objectifs:

  • réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % (par rapport aux niveaux de 1990);
  • porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie de l'UE;
  • améliorer l'efficacité énergétique de 20%.

 

et à l'horizon 2030 :

 

Le cadre pour le climat et l'énergie à l’horizon 2030 fixe trois grands objectifs pour 2030:

  • réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % (par rapport aux niveaux de 1990);
  • porter la part des énergies renouvelables à au moins 27 %;
  • améliorer l'efficacité énergétique d'au moins 27 %.

Le diagramme ci-dessus donne le rapport d'étape pour 2017.

 

On constate que les pays plus vertueux (les pays nordiques) ont d'ores et déjà atteint leurs objectifs, alors que l'Allemagne et surtout la France en sont loin. A noter que la Grande Bretagne est à moins de 10% d'EnR dans son mix énergétique.

 

Les figures ci-dessous permettent de visualiser les trajectoires et de confirmer que les trois grands pays européens sont à la traîne. La France n'atteindra pas son objectif 2020.

 

 

En France

Les chiffres les plus récents (publication 2018) donnent la ventilation des EnR consommées en France. Elles ne représentent que 16% de la consommation globale brute (la progression affichée n'a pas grand sens, dans la mesure où nous partons de très bas).

 

C'est de loin la filière bois/énergie (plus de 40% de l'ensemble) qui tient la palme devant l'hydraulique (près de 20%). Toutes les autres sources d'EnR sont en dessous de 10%.

 

Note :

Le bois énergie désigne l'utilisation du potentiel énergétique du bois afin de produire de la chaleur (chauffage, eau chaude sanitaire), de l'électricité voire des biocarburants de seconde génération. Cette bioénergie, disponible sous différentes formes (granulés, bûches, etc.), présente un avantage essentiel en terme écologique : son bilan carbone est totalement neutre, puisqu'un arbre consomme autant de CO² durant sa croissance qu'il en produit lors de sa combustion.

 

Les forêts françaises couvrent 15,5 millions d'hectares, ce qui équivaut à près du tiers de la surface du territoire. Le prélèvement annuel de bois (environ 50 millions de mètres cube) représente à peine plus de la moitié de l'accroissement naturel de la forêt. De quoi offrir à la filière bois énergie un important gisement énergétique potentiel. Source : Office National des Forêts (ONF).

 

Les investissements

Les énergies issues du soleil, du vent ou de la biomasse ont sérieusement progressé alors que les investissements qui leur sont consacrés sont en chute libre. Ceux-ci ont en effet reculé de 23 % en 2016, pour revenir à 242 milliards de dollars , soit leur niveau de 2010.

 

Le recul est très significatif pour les pays développés (– 14 %), mais il est particulièrement prononcé pour les pays émergents et en développement (– 30 %).

 

Ce résultat est lié à la baisse des coûts des technologies renouvelables qui permet d’avoir « plus de capacité pour moins cher »... mais aussi à une très inquiétante faiblesse des investissements publics.

 

En effet, si les investissements mondiaux dans les renouvelables sont désormais environ deux fois plus élevés que ceux alloués aux fossiles (charbon, gaz et pétrole), le ratio est inversé au niveau des subventions publiques.

 

Les derniers chiffres harmonisés, cités par REN 21, font état de 490 milliards de dollars d’aides publiques pour les secteurs fossiles, contre seulement 135 milliards pour les renouvelables. Un ratio de presque quatre pour un.

 

Donc si « la transition énergétique ne s’effectue pas assez vite pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris » ce sont les ETATS signataires de cet accord, qui en sont principalement responsables, alors que les investisseurs privés jouent le jeu.

 

En FRANCE

 

En France, la somme des dépenses publiques de soutien aux EnR est estimée pour 2016 à 5,3 Md€. Si elle réalise la trajectoire qu’elle s’est fixée, les dépenses relatives aux EnR électriques pourraient atteindre 7,5 Md€ en 2023. (Rapport de la Cour des Comptes, mars 2018). Au sein du G20, cela constitue une performance.

 

MAIS la France soutient encore les énergies fossiles de manière directe et indirecte.

Cela passe surtout par des exonérations fiscales bénéficiant à certaines énergies (diesel) et certains secteurs (gazole poids lourds, kérosène, gazole non routier, taxis, etc.), qui ont coûté 7,8 milliards en 2017 selon l'ONG Réseau Action Climat.

Des structures dépendant de l'Etat investissent par ailleurs dans des projets d'énergies fossiles, comme EDF (détenue à plus de 80 % par l'Etat), qui investit 1 milliard par an dans les fossiles.

La France soutient aussi des projets similaires dans le cadre des banques européennes d'investissement (BEI et BERD).

L'emploi

 

Pour la première fois, le cap des 10 millions d’emplois a été franchi en 2017, selon les derniers chiffres (2018) publiés par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Toutes filières confondues, le total s’établit à 10,34 millions, soit une progression de plus de 500 000 emplois en un an ; elle est de 45% sur 5 ans. 

La Chine domine à peu près dans tous les domaines, le Brésil (biocarburants) et les USA tirent leur épingle du jeu.

En Europe, l'Allemagne domine. La France, qui n'arrive qu'en troisième position, fait la aussi figure de nain avec 107 000 emplois, soit le tiers de nos voisins d'outre-Rhin. Vraiment pas de quoi donner des leçons.

 

La compétitivité

"Toutes les technologies renouvelables seront compétitives par rapport aux énergies fossiles en 2020", estime l'Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) dans un nouvelle étude sur les coûts des énergies vertes.

 

Les coûts de l'éolien et du solaire vont encore baisser fortement ces prochaines années au point que ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon).

 

Actuellement, les coûts moyens des renouvelables devraient atteindre entre 3 et 10 dollars le mégawattheure (MWh) en fonction des technologies (éolien, solaire, géothermie, biomasse, etc.), quand les énergies fossiles affichent des coûts entre 5 et 17 dollars le MWh, note l'étude. Ils varient en fonction des pays, selon les gisements en énergie ou les réglementations.

Les "meilleurs" projets éoliens terrestre et solaire pourraient ainsi produire une électricité à un coût de 3 dollars par MWh, voire moins dans les deux prochaines années.

 

A noter qu'actuellement des projets dans la géothermie, la biomasse ou l'hydroélectricité se sont développés avec des coûts inférieurs à 7 dollars le MWh.

Consommation de charbon et climat

Les courbes ci-dessus montrent deux choses :

 

- avec près de 28% de la consommation totale, le charbon occupe une place de choix parmi les énergies primaires consommées dans le monde.

La tendance n'incite pas à l'optimisme : alors que la consommation mondiale de charbon avait décliné en 2015 et 2016, elle est repartie à la hausse en 2017, d’environ 1 %. Le même résultat est attendu pour 2018.

 

- ceci est inquiétant car le charbon est l’un des plus importants contributeurs au changement climatique : la production d’électricité à partir de charbon émet 45 % du CO2 rejeté dans l’atmosphère au niveau mondial.

Le graphe de droite indique que pour l'instant nous sommes sur le pire des scenari (courbe orange).

 

La France a encore quatre centrales à charbon en activité : Cordemais (en cours de reconversion à la biomasse), Le Havre, Meyreuil, Saint-Avold et Carling  qui ne produisent que 1,8 % de l'électricité produite en France. Elles sont très polluantes, puisqu'elles rejettent 25 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur de l'énergie.

 

Conclusion

Les « 3x20 » du paquet énergie/climat adopté par les États européens pour 2020
Les « 3x20 » du paquet énergie/climat adopté par les États européens pour 2020

 

Nul n'ignore que nous sommes dans une économie de marché mondialisée.

Dans ce contexte, la compétitivité sans cesse accrue des EnR devait provoquer l'afflux d'investissements privés. C'est ce que l'on observe, au point que les experts annoncent que dans les deux ans, l'électricité produite par l'éolien terrestre et le solaire coûtera moins cher que celle issue des fossiles. La même tendance est observée pour la géothermie, la biomasse et l'hydroélectricité.

 

Le développement rapide des EnR s'accompagne évidemment d'une spectaculaire croissance des créations d'emplois qui ne peut que s'accentuer.

 

Dans pratiquement tous les domaines, la Chine est loin devant, l'Europe (sauf les pays nordiques) est à la traîne et la France très en retard.

La tendance des 18 derniers mois, examinée à la loupe par le journal "Le Monde" du 10 janvier 2019, n'est pas si mauvaise. Cependant elle ne permettra pas à notre pays de rattraper les retards accumulés et d'atteindre l'objectif fixé pour 2020. A noter la grande faiblesse de l'emploi dans les EnR en France, on compte à peine plus de 100 000 emplois (plus de 10 millions dans le monde).

 

Malheureusement le tableau se noircit si l'on considère l'action publique... d'états qui avaient pris des engagements ferme avec la COP 21, à Paris.

Ainsi, l'investissement public continue de soutenir massivement les énergies fossiles au détriment des EnR ; le ratio est pratiquement de 4 à 1. C'est le cas en France où les derniers événements ne vont pas inciter l'état à ralentir son aide aux grands consommateurs de pétrole ou de gaz !

 

Autre mauvaise nouvelle pour le climat : la consommation de charbon, grosse émettrice de CO2, qui ne faiblit pas. Notre pays a encore quelques efforts à faire dans ce domaine.

 

Au vu de ces éléments, la limitation à 2°C de l'augmentation de la température moyenne, depuis le début de l'ère préindustrielle, est loin d'être assurée.

 

L'utopie n'est donc pas de penser que l'économie mondiale peut basculer très rapidement vers l'utilisation massive d'énergies propres, sans dommage pour l'emploi... mais peut-être de croire que des pays auront le courage de porter au pouvoir des dirigeants capables de réaliser cette nouvelle révolution industrielle.

 

Si nous voulons que nos enfants, petits-enfants et leurs descendants profitent encore d'une planète VIVANTE...

Si nous réalisons que tout ce qui existe sur cette terre fait partie de la même chaîne solidaire du VIVANT...

Au lieu de nous lamenter, de tout casser... emparons nous des outils démocratiques pour promouvoir à tous les niveaux des femmes et hommes de bonne volonté, capables d'agir pour le bien commun.

Ils existent, nous les connaissons tous, nous les avons vu à l'oeuvre dans l'immense tissus associatif de ce pays.

 

On peut consulter : 

 

- négaWatt,

- Usbek et Rica

 

Deux sites "engagés" mais sérieux.

 

 

II - Promouvoir l'économie circulaire

" Chaque ressource est à préserver, à transmettre, à faire circuler, d'homme à homme, d'usage en usage..." 

 L'Économie circulaire, Remy Le Moigne, Dunod

 

Définition et objectifs

" L’économie circulaire désigne un modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets."

 

Le XXe siècle a vu se développer une société de consommation qui a augmenté de façon très importante son prélèvement sur les ressources naturelles en le multipliant par un facteur 10.

 

Les travaux du programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et d’autres organisations montrent que par la conjonction du développement démographique, de la croissance de la consommation dans les pays développés et de l’aspiration des pays émergents à un modèle de consommation similaire, le niveau de prélèvement des ressources naturelles sera intenable avant 2050.

 

Nombreux sont les experts, décideurs, acteurs... du monde de l'économie qui mettent donc aujourd'hui l’accent sur ce caractère insoutenable de la consommation mondiale de matières premières non renouvelables, ainsi que sur la dégradation environnementale causée par l’augmentation des activités humaines (déchets, pollutions, transformation des écosystèmes…). 

 

L'économie circulaire (*) est un nouveau paradigme tendant à se substituer à celui de l'économie linéaire : extraire, produire, consommer et jeter.

L'exemple tout récent d'Amazone, qui choisit par économie de détruire des milliers d'objets invendus plutôt que de les stocker ou de les donner, montre à quel point notre modèle économique marche sur la tête.

 

(*) Selon l’Ademe, sa définition englobe sept piliers : écoconception, écologie industrielle et territoriale, économie de la fonctionnalité, consommation responsable, réemploi, réutilisation et réparation, recyclage, approvisionnement durable - correspondant à trois domaines.

 

 

Repenser l'économie

Opérateurs institutionnels et privés

 

Le spectre d'un désastre humanitaire à court terme, si nous devions continuer à consommer et à détruire les ressources naturelles sur le rythme des 50 dernières années, a conduit un certain nombre d'acteurs, publics et privés, à tracer un chemin vers l'économie circulaire.

Je vais donner quelques repères au niveau mondial, au niveau européen et en France.

 

Niveau mondial

Les Nations Unis, via la CNUCED (United Nations Conferences on Trade and Development : UNCTAD), travaillent sérieusement sur le sujet depuis 2015.

 

L'organisation produit très régulièrement des dossiers très complet sur l'état des ressources naturelles et de leurs consommations.

 

Dans l'OBJECTIF 12 (GOAL 12), elle s'engage dans le soutien de modes de production et de consommation durables.

Dans sa partie "Faits et chiffres", il est rappelé que :

  • Si la population mondiale devait atteindre 9,6 milliards d'ici 2050, l'équivalent de près de trois planètes pourrait être nécessaire pour fournir les ressources naturelles nécessaires au maintien des modes de vie actuels.

 Via UN environment, l'ONU s'engage avec "One Planet Network" dans le " Cadre décennal de programmation pour la consommation et la production durables (10YFP) "

 

Enfin, en 2018, l'ONU Environnement et d'autres partenaires ont élaboré les objectifs Goodlife. Les bons objectifs de vie sont un ensemble d’actions personnelles que les citoyens du monde entier peuvent prendre pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable.

 

L'ONU travaille également en collaboration avec des Fondations ou organismes privés.

 

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Créée en 2010 par la célèbre navigatrice britannique, la Fondation Ellen MacArthur s'est résolument engagée dans la promotion de l'économie circulaire.

 

En peu de temps, la Fondation a pu lever des fonds importants, s'attacher un réseau d'experts universitaires de haut niveau et développer ses propres programmes  et indicateurs.

 

Elle déploie par exemple le "Circular Economy 100 " qui a été créé pour aider les entreprises à développer de nouvelles possibilités et concrétiser plus rapidement leurs ambitions en matière d’économie circulaire. Il s’agit d’une plateforme unique rassemblant des entreprises, des représentants des gouvernements et des villes, des universités, des acteurs de l’innovation et des organismes affiliés. 

 

Evidemment les pays nordiques sont fortement impliqués dans toutes les actions autour de l'économie circulaire.

 

L'engagement de la fondation publique finlandaise SITRA, qui a pour ambition de faire de la Finlande le pionnier du bien-être durable, est particulièrement impressionnant. 

 

Sitra a par exemple  publié la première feuille de route nationale pour une économie circulaire neutre en carbone et lancé sa mise en application.

 

Depuis 2017, Sitra est le principal organisateur du forum mondial sur l'économie circulaire.

L'événement rassemble un panel de haut niveau incluant chefs d'entreprise, décideurs, chercheurs et innovateurs du monde entier qui travaillent sur les meilleures solutions d'économie circulaire au monde.

Le prochain forum aura lieu en Finlande du 3 au 5 juin 2019.

 

 


Niveau européen

C'est également en 2015 que l'Europe se met en branle.

L'Union européenne génère à cette époque plus de 2,5 milliards de tonnes de déchets chaque année.

La législation sur la gestion des déchets est alors mise à jour afin de promouvoir la transition vers une économie circulaire avec le mot d'ordre : Répare, Réutilise, Recycle !

 

En 2017, un "paquet économie circulaire" est adopté. Il fixe des objectifs ambitieux pour l'UE en matière de recyclage et de mise en décharge.

 

" L’Union européenne aura pour objectif commun de recycler au moins 55% des déchets ménagers d'ici à 2025. Cet objectif passera à 60% d'ici à 2030 et 65% d'ici à 2035."

D'ici 2035, la mise en décharge ne pourra concerner que 10% des déchets au maximum.

 

Ce paquet contient des mesures importantes en matière de gestion des déchets, mais va plus loin en définissant des règles qui prennent en compte l'ensemble du cycle de vie d'un produit et qui visent à modifier le comportement des entreprises et des consommateurs.

 

A noter qu'une incitation financière forte va désormais accompagner toutes ces directives : " À l’avenir, seuls les projets qui nourriront l’économie circulaire de façon durable et l’inclusion sociale devraient être financés par les fonds de cohésion "

 

Les 6 et 7 mars 2019, la Commission européenne et le Comité économique et social européen organiseront l'édition 2019 de la conférence des parties prenantes sur l'économie circulaire.

 

En France

La France suit ou accompagne le mouvement.

 

Le concept d'économie circulaire a officiellement fait son entrée dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 18 août 2015.

Elle reconnait la transition vers une économie circulaire comme un objectif national et comme l’un des piliers du développement durable.

 

Le 23 avril 2018, le gouvernement français publie sa feuille de route en présentant des mesures concrètes afin d’atteindre les objectifs ciblés.

 

Ce document présente une batterie impressionnante de mesures analysées ICI.

En gros la France suit les objectifs du package européen et va parfois plus loin (atteindre en 2025 "100% de plastique recyclé sur tout le territoire".)

 

La réparation est présentée comme un enjeu stratégique. Pour lutter contre l'obsolescence programmée, le gouvernement promet ainsi de rendre plus transparente la possibilité de réparer tout produit électronique, par l'affichage obligatoire à partir de 2020 d'un "logo simple et lisible".

 

Notons le gouvernement estime que jusqu’à 300.000 emplois pourraient être créés.

Rien que sur le recyclage, les ratios sont énormes 10.000 tonnes de déchets en décharge n’emploient qu’une personne, alors que leur recyclage permet d’en employer trente”. L’effet sur l’emploi de l’envoi de plus de déchets vers une filière de recyclage serait donc immédiat."

 

En ce qui concerne le recyclage, un premier ensemble important de mesures concerne le fonctionnement des filières de "responsabilité élargie des producteurs" (REP), dispositif qui oblige les metteurs sur le marché à prendre en charge, du moins financièrement, la fin de vie de leurs produits. 

 

Cependant de nombreux points restent en suspens comme par exemple  les déchets des entreprises, laissés pour compte alors qu'ils représentent 350 millions de tonnes annuelles : dix fois plus que les déchets ménagers.

D'une façon générale, les incitations financières sont jugées très en deçà du minimum nécessaire.

 

Néanmoins, les observateurs soulignent que ce texte aura le mérite d'avoir enclenché une dynamique collective.

 

On observe en effet que des feuilles de route sont adoptées par de nombreuses régions dans les domaines de la transition énergétique et de l'économie circulaire : Grand EstNouvelle Aquitaine... et que de très nombreuses actions, ou réflexions sont lancées au niveau régional.

 

L'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie  (Ademe) est le bras armé de l'état dans la promotion des actions dans le domaine du développement durable et de l'énergie circulaire. Elle participe à la mise en œuvre des politiques publiques en matière d'énergie et de protection de l'environnement.

L'Ademe est également active au niveau des régions.

 

Premiers bilans

La littérature rapporte déjà une foison de données assez disparates et parfois contradictoires.

Il est en effet difficile de définir précisément les critères de circularité.

 

Cependant la Commission Européenne a publié une liste de 10 indicateurs qui seront affinés et devraient permettre d'y voir plus clair.

 

En ce qui concerne le taux de recyclage, l'Allemagne vient largement en tête avec 56%. Dans le top 10 on trouve 8 pays européen. Malheureusement la France est loin, autour de 30%. (Données 2017).

Ce calcul a été réalisé par le cabinet indépendant Eunomia. Les chiffres fournis par les pays étant considérablement gonflés.

 

D'autres classements sont plus flatteurs pour notre pays.

Ainsi le media américain Politico, en prenant en compte ses propres facteurs de circularité, nous situe en troisième position en Europe derrière l'Allemagne et la Grande Bretagne.

 

A prendre avec des pincettes... !

 

Par contre, ce qui fait l'unanimité dans les publications, c'est que l'Europe est en pointe sur ce dossier et que les pays américains, USA en tête, sont très en retard.

 

Les observateurs extérieurs font remarquer que Zero Waste Europe, dans son plan directeur Zero Waste Cities, a aussi l'avantage de renforcer le sentiment d'appartenance communautaire en: 

- augmentant les interactions sociales grâce à davantage de partage et de réutilisation matérielle,

- maintenant les flux de matières dans l'économie locale et en soutenant ainsi les emplois locaux,

- soutenant  les cultures urbaines pour une alimentation plus saine et une plus grande implication du quartier (compostage des déchets ménagers).

 

Conclusion

 

Il aura fallu attendre 2015 pour que les différentes instances nationales et internationales réagissent aux multiples signaux des experts concernant les ravages de l'économie linéaire, qui nous conduit à un effondrement des ressources naturelles à l'horizon 2050.

 

Cette prise de conscience a jusqu'ici débouché sur un arsenal de réglementation dont on peine aujourd'hui à voir les résultats.

Néanmoins pour 2025 des engagements ont été pris en Europe et dans notre pays, notamment pour le recyclage des déchets ménagers qui devrait atteindre 90%. Le gouvernement français promet zéro déchets plastiques à la même échéance.

A propos des plastiques voir ICI sur le site

 

De puissantes fondations privées, qui ont su attirer argent et experts, sont à l'oeuvre depuis une dizaine d'années. Elles ont d'ores et déjà fournit un arsenal d'indicateurs et de propositions techniques et développé leurs propres programmes susceptibles de nous conduire vers un monde zéro déchet.

 

La recherche universitaire fonctionne maintenant à haut régime dans le domaine du recyclage et de multiples innovations sont brevetées chaque année. 

 

La nature peut être, là aussi, une source d'inspiration, de bio-inspiration A ce propos je voudrais citer les travaux de Claude Grison, professeur à l'Université de Montpellier, qui illustre magnifiquement le concept de chimie verte avec son laboratoire ChimEco.

Tirant parti de la capacité de certains végétaux à accumuler des métaux et dépolluer les sols, elle a inventé un procédé révolutionnaire de récupération et recyclage des métaux polluants transformés par les plantes : l’écocatalyse. Claude Grison et son laboratoire travaillent notamment activement à la restauration de sites dégradés par les activités minières et métallurgiques, et le rejet d’effluents industriels chargés en métaux (phytoremédiation).

 

Enfin notons que des voix sensées soulignent qu'il est encore plus important de regarder en amont et de concevoir des produits facilement recyclables ou compostables et même biodégradables (sachant que  les écosystèmes ont une capacité limitée à absorber des produits biodégradables).

 

Un élan a été donné ; l'obsolescence programmée est maintenant (presque) unanimement condamnée (*). L'économie circulaire est sur les rails à nous de faire en sorte qu'elle ne... déraille pas, en portant au pouvoir des dirigeants stupides, cupides et bornés façon Trump !

 

(*) En témoigne Apple qui ralentissait volontairement ses anciens modèles pour mieux vendre le nouveau smartphone à plus de 1000 euros. La marque à la pomme vient de faire subitement machine arrière, devant l'opprobre qu'elle a suscitée.

 

III - Une construction durable

Le bambou, matériau de construction parmi les plus anciens... et parmi les plus écologiques
Le bambou, matériau de construction parmi les plus anciens... et parmi les plus écologiques

Le secteur du bâtiment est responsable d’environ 40% de la consommation des ressources, dont 12% de la consommation globale d’eau.

Le secteur produit aussi près de 40% de nos déchets solides. Enfin, ce secteur emploie en moyenne plus de 10% de la force de travail et peut représenter jusqu'à 15% du PIB.

 

Avec l’urbanisation croissante et rapide des pays les plus peuplés de la planète, bâtir de manière durable est plus que jamais nécessaire.

 

Cependant il n'existe pas un standard unique, mais de multiples façons de concevoir une éco construction : en fonction des pays, des topographies, du climat, des ressources naturelles...

C'est donc tout un ensemble de modèles qui doivent être proposés aux citoyens :

 

Parmi les pratiques de construction écologiques les plus courantes, citons : 

 

Utiliser des matériaux de construction durables comme le verre et l'acier recyclés, ainsi que des matériaux renouvelables comme le bambou et le caoutchouc... en prenant en compte la proximité de la ressource,

Installer de fenêtres et de portes écoénergétiques;

Utiliser des peintures et des teintures à faible teneur en COV (composés organiques volatils);

Construire des systèmes de toits verts (ou «plantes sur votre toit») offrant de nombreux avantages, notamment des jardins sur site, la gestion des eaux de pluie et une protection contre les effets des rayons UV nocifs;

Ajouter des systèmes de récupération et de purification de l’eau qui ne se contentent pas de gérer mais qui exploitent au mieux les précipitations;

Maximiser la lumière naturelle, ce qui non seulement permet d'économiser sur les besoins en éclairage (et donc les coûts énergétiques), mais peut également contribuer à maintenir les bâtiments au chaud pendant les mois les plus froids; 

Utiliser de l'énergie renouvelable pour alimenter le bâtiment, par exemple, installer un système de panneau solaire commercial .

 

A noter qu'il existe une norme internationale  ISO 15392:2008 qui édicte des principes généraux de développement durable pour le secteur de la construction.

 

 Définition d'un écomatériau (ou materiau sain ou biosourcé). 

VOIR ICI l'exemple de quelques entreprises belges dans le domaine des matériaux.

LIRE ICILes matériaux de structures du « développement durable » pour l’habitat, un peu daté mais très utile.

 

 

Il faut savoir que les consommateurs ont compris l'enjeu du développement durable. Selon une enquête (*) de Cone communications (spécialisée dans le RSE (responsabilité sociétale des entreprises) :

 

91% des consommateurs mondiaux attendent des entreprises qu'elles fassent plus que des bénéfices, mais qu'elles agissent également de manière responsable pour résoudre les problèmes sociaux et environnementaux.

84% affirment rechercher des produits responsables chaque fois que possible

90% boycotteraient une entreprise s'ils apprenaient des pratiques commerciales irresponsables ou trompeuses.

81% sont prêts à consommer ou à acheter moins de produits pour préserver les ressources naturelles .

 80% ont déclaré être disposés à acheter des produits de marques inconnues fortement engagées dans la responsabilité sociale des entreprises .

 

 * Sur 10 000 citoyens de neuf des plus grands pays du monde en termes de PIB: les États-Unis , le Canada , le Brésil , le Royaume-Uni , l'Allemagne , la France , la Chine , l' Inde et le Japon .

 

Construire durable est un formidable défi qui doit être accompagné au niveau national et international.

 

LIRE : Construction durable : un formidable défi, La Recherche

Habitat durable, éco construction

 

Exemples d'implications publiques et privées dans le développement durable

Niveau mondial

Le développement durable dans le secteur de la construction nécessite une coordination étroite entre les différentes parties prenantes tout au long de la vie d'un bâtiment. Il est donc nécessaire de créer des conditions et des incitations qui s'adressent à tous les intervenants.

 

Le programme des Nations Unis pour l'environnement (PNUE) a lancé l'Initiative des bâtiments durables et le climat (SBCI) en 2006. Elle encourage et soutient les pratiques de construction durables à l'échelle mondiale, en mettant l'accent sur l'efficacité énergétique et la réduction des émissions de GES

 

L’initiative développe des outils et des stratégies pour mieux évaluer et mettre en œuvre des pratiques de construction durables. Les projets pilotes démontrent le rôle important des bâtiments pour l'atténuation et l'adaptation au changement climatique.

L'un de ces projets pilotes est l'Initiative pour le logement social durable (SUSHI) du PNUE, qui promeut la durabilité des programmes de logement social dans deux villes pilotes, Bangkok et São Paulo.

 

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Niveau européen

En septembre 2017, la Commission européenne a lancé la phase pilote de «Level(s)», un nouveau cadre européen pour la construction durable, qui contribuera à la transformation du secteur de la construction. Il s’agit du premier outil de ce type, conçu pour être utilisé dans toute l’Europe.

Level(s) est un cadre d’évaluation disponible en libre accès, élaboré par la Commission européenne en collaboration étroite avec des acteurs clés tels que le suédois Skanska, le français Saint-Gobain, Sustainable Building Alliance et les Green Building Councils.

 

" Level(s) est le fruit d’une large concertation menée avec l’industrie et le secteur public. Il est centré sur des indicateurs de performance empruntés à des domaines tels que les émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation économe des ressources et de l’eau ainsi que la santé et le confort. Cet instrument vise à établir un «langage commun» autour de ce que l’on entend, dans la pratique, par «construction durable», afin de faire évoluer le débat au-delà de la performance énergétique."

 

En France

La tour Elithis à Dijon
La tour Elithis à Dijon

Dans le secteur du bâtiment, la loi portant engagement national pour l’environnement, dite « Grenelle 2, promulgée le 12 juillet 2010,  vise à favoriser un urbanisme économe en ressources foncières et énergétiques.

Elle incite à la construction de bâtiments BBC* (- de 50 KWh/m2/an) et vise une réduction de 38% de la consommation énergétique dans le parc ancien à l’horizon 2020.

 

Cet urbanisme sera mieux articulé avec les politiques d’habitat, de développement commercial et de transports tout en améliorant la qualité de vie des habitants.

 

La France s’est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2050 (par rapport à ses émissions de 1990), notamment grâce à :

- des constructions neuves produisant toutes plus d’énergie qu’elles n’en consomment à compter de 2020  (énergie positive), 

- une rénovation accélérée, de haut niveau de performance énergétique, des bâtiments existants. ­

 

 Cet objectif paraît très ambitieux, sachant que la première construction à énergie positive en France, la tour Elithis à Dijon, construite en 2009, n'a pas tout à fait respecté son objectif (6,32 kWhep/m²SHON/an contre 2 kWhep/m²SHON/an prévu pour la première année, ce qui constitue cependant une baisse de consommation d'énergie considérable, environ 50 fois moins qu'un bâtiment tertiaire classique) et surtout n'a pas fait beaucoup d'émules.

Cependant, une deuxième tour de ce type a été inaugurée il y a quelques mois à Strasbourg.

 

Tour Elithis Danube à Strasbourg
Tour Elithis Danube à Strasbourg

Les initiatives privées, encadrées ou pas, se multiplient.

 

L'ADEME, dans le cadre de son Programme d'investissements d'avenir, impulse une vraie dynamique d'innovation au sein des acteurs économiques de la transition énergétique et écologique.

 Elle a pu mobiliser start-ups et PME grâce à divers dispositifs de soutiens.

 

De grandes entreprises ne sont pas en reste. C'est le cas de Saint-Gobain.

Saint-Gobain s’implique localement depuis plusieurs années pour l’habitat durable en adhérant aux Green Building Councils (GBC) (voir ci-dessus). Le Groupe est membre de plus de trente GBC dans le monde.

Saint-Gobain est également partenaire du réseau européen, membre “platinum”, de l’USGBC, et a rejoint le conseil consultatif du World Green Building Council.

 

Evidemment il y a un côté marketing dans cet affichage, mais c'est justement le signe de l'engouement des consommateurs pour ces types de construction.

 

Les "smart cities " en Europe

La concentration toujours plus importante des individus dans les villes, amène celles-ci à préserver et optimiser leurs ressources et leur organisation. 

 

Deux constats :

 

- actuellement, 50% de la population mondiale vit dans les villes. En 2050, ce pourcentage passera à 70%,

- les villes produisent 80% des émissions de gaz à effet de serre.

 

Au départ une "ville intelligente" (smart city) est une ville (hyper)connectée où les technologies de l'information et de la communication (TIC) permettent l’optimisation des coûts, de l’organisation, du bien-être des habitants.

 

Dédale est une agence européenne consacrée à l'innovation urbaine et sociale qui s'est impliquée dans les projets de type smart city.

Dédale s'intéresse tout particulièrement à l'innovation et aux nouveaux usages dans des domaines en mutation tels que l'urbanisme, la culture, le tourisme, le développement durable, la participation citoyenne ou encore l'éducation.

 

Aujourd'hui, les exemples suédois et danois donnent une idée de ce que peuvent être les smart cities. En fait la technologie n’est qu’un moyen pour construire des villes durables, et surtout agréables, AVEC la participation des citoyens (par exemple à Copenhague les vélos - utilisés pour 40% des trajets dans l'agglomération -  sont munis de capteurs qui mesurent les concentrations de CO2 et la pollution sonore).

 

Dans ces villes, éco citoyenneté, éco mobilité, éco construction sont des priorités qui avancent très rapidement grâce aux TIC.

 

Pour atteindre la neutralité climatique en 2025, Copenhague, ville qui truste les récompenses dans ce domaine, s'est dotée de laboratoires ouverts : les bloxhub où se retrouvent ingénieurs du bâtiment, informaticiens, urbanistes, anthropologues ou designers, avec des élus municipaux,  des citoyens...

 

 

En France, 25 communes, métropoles et communautés d'agglomération françaises développent des services intelligents, dont 23 ont désigné un chef de projet. Parmi elles, de grandes villes : Paris, Marseille, Lyon,  Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Lille, Grenoble... mais aussi des villes moyennes comme Angers, Béthune, Roubaix, Mulhouse ou Valenciennes.

 

Dans la plupart, des plates-formes Open data ont été déployées.

A noter que depuis janvier 2016, Bordeaux fait partie du programme européen " Sharing Cities ", financé à hauteur de 25 millions d'euros sur 5 ans pour construire des démonstrateurs smart city dans les domaines de la mobilité électrique, de la rénovation énergétique de bâtiments et des smart grids (le smart grid est un réseau « intelligent » qui optimise la production, la distribution, la consommation pour mieux mettre en relation l'offre et la demande d'électricité).

 

Mais ce n'est qu'un début, nous sommes très loin de Copenhague ou Stockholm !

Conclusion

Les chiffres ci-dessus montrent l'impact considérable de l'habitat sur notre environnement.

La construction durable est donc un impératif essentiel dans le cadre d'une transition vers un modèle économique respectueux de la planète et du bien-être de ses habitants.

 

Depuis une dizaine d'années les initiatives publiques ou privées se multiplient à travers le monde. Les entreprises du bâtiment, des grands groupes aux PME ou même start-ups, se mobilisent, signe de l'intérêt des consommateurs pour ce type d'habitat.

 

La France est très en retard par rapport aux objectifs nationaux, fixés dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), qui est de diminuer de 30 % ses émissions entre 2013 et 2028. En 2017, le bâtiment affiche un dépassement de 22,7 % des émissions de CO2.