" La mémoire de l'eau" : imposture et théorie de l'engagement

 La plus grande supercherie scientifique du siècle dernier est à mettre à l’actif d’un brillant chercheur français, Jacques Benveniste, qui dans la prestigieuse revue Nature tenta de nous faire croire à la mémoire de l’eau ( Benveniste affirme que l'eau qui a été en contact avec une substance conserve les propriétés de cette substance alors que celle-ci ne s'y trouve statistiquement plus !).

 

Ce que beaucoup ignorent c’est que l’enjeu commercial d’un tel concept est énorme puisqu’il tend à donner une justification scientifique à l’homéopathie (une partie des travaux a été financée par les laboratoires Boiron spécialisés dans l’homéopathie).

 

La publication de 1988 décrit la réaction de globules blancs au contact d'un anticorps et conclut que les globules blancs continuent de présenter des réactions alors que l'anticorps est dilué au point d'éliminer statistiquement toute molécule d'anti-IgE dans la solution.

 

Malheureusement le protocole expérimental qui conduisait à de nombreux faux positif, n’a jamais permis de reproduire ces résultats. La revue Nature a dû présenter ses excuses à la communauté scientifique et la « mémoire de l’eau » a dès lors plutôt intéressé les spécialistes des phénomènes paranormaux.

 

Certains pensent que Benveniste n’a pas été uniquement motivé par l’appât du gain. Une autre hypothèse, plus psychologique, a été émise : celle de la théorie de l'engagement énoncée par Joule et Beauvois. La théorie de l'engagement stipule que  plus on est engagé dans quelque-chose (un acte, une cause…) plus il est difficile d'en sortir et d'y mettre fin (voir  La soumission librement consentie).

 

__________________

 

 

"Une découverte française pourrait bouleverser les fondements de la physique : la mémoire de l'eau."

 

" Tel était le titre d'un article paraissant à la une du Monde en date du 29 juin 1988, avant que Nature ne titre également le 30 juin : "Human Basophil Triggered by very dilute antiserum against IgE" (Dégranulation de basophiles humains provoquée par de hautes dilutions d'antisérum anti-IgE).

 

Si le titre de Nature n'est pas très explicite, celui du Monde faisait beaucoup plus l'effet d'un scoop, "les fondements de la physique bouleversés" ! On aurait pu croire qu'il s'agissait là d'une nouvelle découverte quantique, il n'en était rien : un chercheur français, le Docteur Jacques Benveniste, médecin et biologiste, directeur de l'unité 200 de l'INSERM, avait découvert que l'eau avait une "mémoire" et offrait par la même occasion enfin une explication "rationnelle" du fonctionnement sous-jacent de l'homéopathie, mettant un terme aux controverses et critiques sur son "efficacité" jusqu'ici uniquement attribuée à l'effet placebo."

 

 

VOIR ICI le remarquable article récent de Alain de Weck, professeur émérite d’immunologie et d’allergologie aux Universités de Berne (Suisse) et de Navarre (Espagne), à propos de Jacques Benveniste.

 

HOMEOPATHIE : LE Pr LUC MONTAGNIER REPREND LE FLAMBEAU DE "LA MEMOIRE DE L'EAU"

                                              

 Sur BOIRON et l'homéopathie : juste quelques lignes !