24 mars 2021 au 03 septembre 2021

03 septembre 2021

Bientôt les vaccins à ADN

Plus stables, plus faciles à déployer

Plus d'une demi-douzaine de vaccins à ADN pour COVID-19 sont en phase d'essais précoces.

 

Parmi eux, Le ZyCoV-D, qui est administré par voie sous-cutanée (et non intramusculaire), s'est avéré protecteur à 67 % contre le COVID-19 symptomatique dans les essais cliniques.

Le chiffre d'efficacité de 67% provient d'essais impliquant plus de 28 000 participants, qui ont vu 21 cas symptomatiques de COVID-19 dans le groupe vacciné et 60 parmi les personnes ayant reçu un placebo. Et ce dans un milieu où le variant Delta est ultra dominant.

 

 Attention : aucune publication exhaustive n'a encore été produite devant des pairs.

 

Le ZyCoV-D a été développé par la société pharmaceutique indienne Zydus Cadila, dont le siège est à Ahmedabad. Le 20 août, le régulateur indien des médicaments a autorisé le vaccin pour les personnes âgées de 12 ans et plus.

 

Les vaccins à ADN présentent un certain nombre d'avantages, car ils sont faciles à produire et les produits finis sont plus stables que les vaccins à ARNm, qui nécessitent généralement un stockage à très basse température.

Le ZyCoV-D contient des brins circulaires d'ADN appelés plasmides, qui codent pour la protéine de pointe du SRAS-CoV-2, ainsi qu'une séquence de promoteur pour activer le gène. Une fois que les plasmides pénètrent dans les noyaux des cellules, ils sont convertis en ARNm, qui se déplace vers le corps principal de la cellule, le cytoplasme, et est traduit en la protéine de pointe elle-même. Le système immunitaire du corps organise alors une réponse contre la protéine et produit des cellules immunitaires adaptées qui peuvent éliminer les infections futures. Les plasmides se dégradent généralement en quelques semaines à quelques mois, mais l'immunité demeure.

 

Jusqu'ici les vaccins ADN avaient fait preuve d'une faible efficacité par voie intramusculaire.  Pour résoudre ce problème, le ZyCoV-D est déposé sous la peau dans une zone  riche en cellules immunitaires qui peuvent capter les corps étrangers, tels que les particules de vaccin. La capture de l'ADN y est beaucoup plus efficace que dans le muscle.

 

Le dispositif d'administration est donc très important avec ce vaccin. Le candidat américain d'Inovio est injecté sous la peau et utilise un dispositif qui frappe la peau avec de courtes impulsions électriques pour former des pores dans les cellules que le vaccin peut traverser.

 

Certes, nous ne sommes pas encore au niveau des vaccins à ARNm (pour le vaccin indien, 3 injections sont nécessaires), mais ces résultats sont salués par la communauté scientifique qui y voient une grande avancée en vaccinologie.

 

En effet on s'attend à ce que de nombreux autres vaccins à ADN émergent, ciblant des maladies pour lesquelles il n'existe actuellement aucun vaccin - du cytomégalovirus, qui peut être transmis aux bébés pendant la grossesse, au virus respiratoire syncytial. Des vaccins à ADN sont également testés ou développés contre la grippe, le virus du papillome humain, le VIH et le Zika.

Les vaccins à ADN peuvent stocker de nombreuses informations, ce qui signifie qu'ils peuvent coder de grandes protéines complexes ou même plusieurs protéines. Cela leur donne des promesses en tant que vaccins anticancéreux. 

 

 

21 août 2021

News

1 - Variant Mu : affaire à suivre

 

En l'absence de données scientifiques sérieuses et précises, il est difficile de savoir si ce variant est celui qui est redouté par les virologues, capable de balayer tous les immunités acquises.

Certains élément préliminaires - et notamment la présence d'une constellation de mutations -  pourraient indiquer qu'il serait susceptible d'échapper aux anticorps.

Ainsi l'OMS affirme que Mu a le potentiel pour échapper à l'immunité conférée par les vaccins et les anticorps.

Le pire n'est donc pas sûr !

 

2 - Médicaments

 

Dire que certains antiviraux seront opérationnels au prochain trimestre est (très) prématuré.

On parle ainsi beaucoup du Molnupiravir développé par Ridgeback Biotherapeutics (Miami). Le molnupiravir est un médicament candidat antiviral disponible par voie orale actuellement en essai de phase III pour le traitement des patients atteints de COVID-19.

 Le molnupiravir augmente la fréquence des mutations de l'ARN viral et altère la réplication du SRAS-CoV-2 dans les modèles animaux et chez l'homme.

 

Merck a publié le 12 juillet 2021, les résultats intermédiaires des études de phase 2/3 de cette molécule face au COVID-19 léger à modéré. Des résultats encourageants qui demandent à être confirmés.

 

J'ai déjà parlé des anticorps monoclonaux, réservés aux patients immunodéprimés.

 

3 - Origine du SRAS-CoV-2

 

Pourquoi de nombreux scientifiques disent qu'il est peu probable que le SRAS-CoV-2 provienne d'une "fuite de laboratoire" ?

 

Un article très complet de la revue "Science" qui souligne notamment que "les accidents ne peuvent se produire que lorsque vous avez déjà un virus vivant en culture qui peut fuir", fait le point sur le sujet

 

Ces chercheurs pensent qu'un ancêtre du SRAS-CoV-2 est passé des animaux aux humains, en faisant des allers-retours, s'adaptant régulièrement à son nouvel hôte. Cela aurait pu se produire sur le marché de Wuhan et passer inaperçu pendant des semaines, car l'épidémie n'a fait surface que lorsque plusieurs personnes sont tombées gravement malades.

 

Sur ce marché, des milliers d'animaux, souvent vivants, étaient vendus sans contrôle. Parmi eux, deux espèces de canidés pouvant être contaminées par le virus : des renards et des chiens viverrins et également des civettes palmées masquées et des visons, facilement contaminables. Tous ces animaux peuvent être hôtes intermédiaires assurant le passage des chauves-souris à l'homme.

 

 

Vaccins : 3ème injection ou pas (suite)

Les faits :

- le variant Delta est beaucoup plus contagieux et agressif,

- les jeunes, voire les enfants, sont de plus en plus touchés,

- l'immunité acquise par les vaccins ou par la maladie décline avec le temps,

- le nombre de cas chez les vaccinés (les cas dits "révolutionnaires") augmentent.

 

Les chiffres :

C'est là que le bât blesse ! Des résultats contradictoires sont cités par la presse et les revues scientifiques.

 

Les derniers résultats concernant l'efficacité,  validés par un journal scientifique sérieux, sont ceux qui figurent dans ce journal à la date du 12 août (Pfizer/BioNTech = 88%, AstraZeneca = 67%).

 

D'un autre côté la presse rapporte des chiffres issus des comptages des administrations de santé étatiques. Ainsi pour Israël, le vaccin Pfizer "ne protégerait plus qu'à 45%". Les scientifiques ne valident pas ces chiffres et font remarquer que ces études comportent de nombreux biais statistiques qui enlèvent toute crédibilité aux résultats cités.

 

Ellie Murray, épidémiologiste reconnue de l'Université de Boston, affirme "qu'ensemble, les nouvelles études indiquent globalement que les vaccins ont une efficacité d'environ 55% contre toutes les infections, 80% contre les infections symptomatiques et 90% ou plus contre l'hospitalisation".

Pour elle : "le seul groupe pour lequel ces données suggéreraient des boosters [3ème injection], est celui des immunodéprimés."

 

Pourtant les autorité fédérales américaines (CDC) vont proposer un rappel à 8 mois pour tous les vaccinés à ARNm (sous réserve de validation par la FDA) ; les Israéliens revaccinent déjà les plus de 40 ans.

 

Ces décisions sont fortement critiquées par beaucoup de scientifiques, en particulier américains.

Le Dr Murray a déclaré qu'une injection de rappel "renforcerait sans aucun doute l'immunité d'un individu, mais l'avantage supplémentaire peut être minime – et obtenu tout aussi facilement en portant un masque ou en évitant les repas à l'intérieur et les bars bondés."

 

En effet, pour nombre de chercheurs, l'augmentation de la proportion de vaccinés contaminés, est aussi, pour beaucoup, liée à un relâchement du respect des gestes barrières de cette population dans un milieu infesté par ce variant Delta hautement contagieux.

 

Pour les experts, il serait donc beaucoup plus efficace de vacciner massivement toutes les populations de la planète de façon à éviter l'apparition d'un variant insensible aux immunités déjà acquises. Et cela nous pend au nez !

 

En conclusion (provisoire !) :

 

1) L'efficacité des vaccins baissent légèrement avec le temps et diminue face au variant Delta.

2) La levée des mesures restrictives a permis une très forte circulation du variant Delta, beaucoup plus contagieux (mille fois plus que le variant alpha).

3) Dans ce contexte, le faible respect des gestes barrières (notamment chez les jeunes) dans la population vaccinée, a sans doute amplifié le nombre de cas "révolutionnaires".

4) Aujourd'hui, la vaccination complète à ARNm protège à environ 90% de l'hospitalisation pour un COVID grave.

5) L'injection de rappel, moins d'un an après la première injection, devrait être réservée aux immunodéprimés et aux personnes les plus fragiles.

 

12 août 2021

Lutter contre le virus : vaccins vs traitements

Traitements : pourquoi ça bloque

23 médicaments amphiphiles cationiques testés, dont l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, pour lesquels la phospholipidose était corrélée de manière monotone avec l'efficacité antivirale. Aucun n'a d'activité in vivo.
23 médicaments amphiphiles cationiques testés, dont l'hydroxychloroquine et l'azithromycine, pour lesquels la phospholipidose était corrélée de manière monotone avec l'efficacité antivirale. Aucun n'a d'activité in vivo.

Contrairement à ce que proclament certains marcheurs imbéciles du samedi, le recherche d'antiviraux ciblant le SRAS-CoV-2 fait l'objet de travaux intenses.

Il est stupide et faux de dire que la recherche de médicaments a été abandonnée au profit de vaccins plus lucratifs.

 

J'ai déjà indiqué dans ce journal que les chimiothèques de tous les grands labos avaient fait l'objet de criblages à haut de débit.

En effet, compte tenu du besoin urgent, la réutilisation de médicaments approuvés, ou prétestés cliniquement, semblait particulièrement attrayante ; cette stratégie promettait le lancement rapide d'études cliniques antivirales.

Ainsi, des milliers de molécules ont été testées in silico, sans succès.

 

Les dernières publications n'incitent pas à l'optimisme. Notamment il s'avère que certaines molécules efficaces in vitro n'ont aucune activité in vivo

 

Le travail d'une équipe qui avait identifié plusieurs cibles médicamenteuses candidates, parmi lesquelles les récepteurs sigma avait suscité un grand espoir. Ces chercheurs avaient montré que les médicaments amphiphiles cationiques ciblant ces récepteurs inhibaient puissamment la production virale en culture cellulaire, fournissant une «validation» préliminaire des récepteurs sigma en tant que cibles médicamenteuses.

 

Hélas, lorsque les membres de la même équipe ont commencé à étudier leur potentiel dans des études cliniques, ils ont déchantés ! En testant 50 médicaments différents des récepteurs sigma pour trouver le plus approprié, ils n'ont trouvé aucune corrélation entre la puissance avec laquelle les médicaments inhibaient le récepteur et leur activité antivirale.

 

Les efforts de réaffectation de médicaments nécessitent une diligence scientifique pour éliminer les artefacts avant que de véritables candidats-médicaments antiviraux puissent passer aux études cliniques.

 

En effet, le coût des essais inutiles sur des médicaments - comme la chloroquine - est estimé à 6 milliards de dollars... sans compter le temps et les vies perdues.

 

Nous sommes donc très loin de la découverte du "médicament  miracle" quand on sait que le développement d'une nouvelle spécialité peut prendre 10 ans !

 

 

Plus que jamais : le vaccin !

Publication du 12 août 2021 dans  The New England Journal of Medicine
Publication du 12 août 2021 dans The New England Journal of Medicine

Les auteurs des campagnes antivaccins sont non seulement des imbéciles, mais également des criminels.

 

La fulgurante reprise de la pandémie avec le variant Delta, qui tue des patients de tous âges et va handicaper pendant des années des millions de personnes, montre à quel point ces gens là sont nocifs et méprisables.

 

Notre seule arme est le vaccin, lui seul peut nous permettre de retrouver notre LIBERTE de vivre, de travailler, d'apprendre, d'aimer, de nous distraire.

 

La plus récente étude publiée ce jour (12 août 2021), dans la très sérieuse revue The New England Journal of Medicine (NEJM), montre que les vaccins restent très efficace contre Delta. Je cite la conclusion de l'article :

 

Seules des différences modestes dans l'efficacité du vaccin ont été notées avec la variante delta par rapport à la variante alpha après la réception de deux doses de vaccin. Les différences absolues dans l'efficacité du vaccin étaient plus marquées après la réception de la première dose. Cette découverte soutiendrait les efforts visant à maximiser l'absorption du vaccin avec deux doses parmi les populations vulnérables."

 

Voici les chiffres :

 

 "Avec le vaccin BNT162b2 (BioNTech/Pfizer, l'efficacité de deux doses était de 93,7 % (IC à 95 %, 91,6 à 95,3) chez les personnes ayant la variante alpha et de 88,0 % (IC à 95 %, 85,3 à 90,1) chez celles ayant la variante delta. Avec le vaccin ChAdOx1 nCoV-19 (AstraZeneca/Oxford), l'efficacité de deux doses était de 74,5 % (IC à 95 %, 68,4 à 79,4) chez les personnes ayant la variante alpha et de 67,0 % (IC à 95 %, 61,3 à 71,8) chez celles ayant la variante delta."

 

29 juillet 2021

Troisième injection : ne pas se précipiter

News

 

1 - Sur la nécessité d'une troisième injection des vaccins à ARNm

 

Dans une étude publiée en ligne mais pas encore évaluée par des pairs ou publiée dans une revue scientifique, les scientifiques de Pfizer et de BioNTech ont rapporté que leur vaccin avait un taux d'efficacité extrêmement élevé d'environ 96% contre le Covid-19 symptomatique pendant les deux premiers mois suivant la seconde dose.

Cependant, ce chiffre a diminué régulièrement, tombant à 83,7% après six mois.

 

Contre les cas graves, cependant, l'efficacité du vaccin s'est maintenue à environ 97 pour cent.

 

Nombre d'experts jugent que "cette baisse très légère ne justifie pas une troisième injection dans  la population générale.

Ces scientifiques pensent que le mécanisme de défense produit par le vaccin peut expliquer que le virus peut parfois se reproduire dans le nez – produisant un rhume ou un mal de gorge – mais ne parvient pas à atteindre les poumons où il peut provoquer une maladie grave.

 

A noter que ce travail a été effectué avant la diffusion massive du variant Delta.

 

Je rappelle que Pfizer fait pression sur le gouvernement américain pour obtenir une AMM d'urgence pour cette piqûre de rappel. Evidemment, l'enjeu financier est énorme.

 

2 - Sur la propagation ultra rapide du variant Delta

 

Selon une étude chinoise, la charge virale est environ 1 000 fois plus élevée chez les personnes infectées par le variant Delta que chez celles infectées par la souche de coronavirus d'origine.

Les auteurs ont aussi noté que la propagation de ce variant était plus rapide (incubation de 4 jours contre 6).

 

 

14 juillet 2021

Obligation de vaccination et passe sanitaire : deux mois de perdus !

 

Pour des raisons bassement politiciennes, le pouvoir a perdu deux mois pour imposer des mesures qui auraient pu nous éviter la quatrième vague qui s'annonce déjà.

Certes, le très médiocre personnel politique qui sévit dans ce pays, de la droite à la gauche, n'aurait sans doute pas fait mieux !

Du côté de chez Le Pen et Mélenchon, ont aurait sans doute fait pire, puisque qu'on entend de ces côtés là de grotesques protestations contre une "atteinte aux libertés individuelles" ! Certains invoquent même "l'apartheid" !

J'ai dit ce que je pensais (ci-dessous)  de ce genre d'argument.

 

La ruée en masse vers les centres de vaccination, montre que l'on aurait pu beaucoup plus tôt imposer ces mesures, qui auraient permis de passer un été plus tranquille et une rentrés plus sereine.

News

 

1 - Il est trop tôt pour préconiser une troisième injection des vaccins à ARNm.

 

C'est en tout cas ce que disent la FDA et le CDC aux USA, en réponse à la demande (trop) pressante de Pfizer.

Une réunion en ligne de haut niveau, impliquant le directeur scientifique de Pfizer et tous les meilleurs médecins du gouvernement fédéral américain, a eu lieu le jour même où Israël a commencé à administrer une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech aux patients transplantés cardiaques et autres déprimés du système immunitaire .

 

Les responsables ont déclaré après la réunion que davantage de données – et peut-être plusieurs mois de plus – seraient nécessaires avant que les régulateurs puissent déterminer si des injections de rappel étaient nécessaires.

 

De nombreux experts américains, dont le Dr Anthony S. Fauci, conseiller médical en chef du président Biden pour la pandémie, ont déclaré qu'il n'y avait pas encore de preuves suffisantes que les rappels étaient nécessaires.

 

Plusieurs responsables ont déclaré après la réunion, que la décision finale sur les injections de rappel, dépendra également des informations du monde réel recueillies par les Centers for Disease Control and Prevention sur les infections "révolutionnaires" – celles qui surviennent chez les personnes vaccinées – qui provoquent une maladie grave ou une hospitalisation.

 

L'Europe et la France feraient bien de s'inspirer de cette réflexion américaine avant de lancer une campagne pour une troisième injection, comme vient de le faire E. Macron.

 

2 - COVID et brouillard cérébral

 

L'infection par le coronavirus SARS-CoV-2 peut provoquer des pertes de mémoire, des accidents vasculaires cérébraux et bien d'autres désagréments affectant le cerveau.

Il est donc de plus en plus clair que le COVID-19 endommage le cerveau. De nouvelles études suggèrent que l'impact du coronavirus pourrait être multiforme : il pourrait attaquer certaines cellules cérébrales directement, réduire le flux sanguin vers les tissus cérébraux ou déclencher la production de molécules immunitaires pouvant endommager les cellules cérébrales.

 Selon une récente étude, des symptômes neurologiques sont apparus chez 80% des personnes hospitalisées avec le COVID-19. Les experts pensent que le SRAS-CoV-2 pourrait accéder au cerveau en passant par la muqueuse olfactive, la muqueuse de la cavité nasale, qui borde le cerveau.

Des études en imagerie (scintigraphies cérébrales structurelles et fonctionnelles) montrent les dégâts spectaculaires provoqués par le virus : "perte de matière grise dans le gyrus parahippocampique gauche, le cortex orbitofrontal latéral gauche et l'insula gauche".

 

 

07 juillet 2021

Quelle efficacité des vaccins face au variant delta ?

Depuis le mois de mai, plusieurs statistiques ont été publiées à propos de l'immunité conférée par les vaccins face au variant delta.

 

Les études les plus larges concernent le vaccin à ARNm BioNTech/Pfizer. Globalement on sait que le vaccin Moderna a une efficacité analogue et que le vaccin AstraZeneca (après deux injections) est légèrement moins performant.

 

Sur le vaccin BioNTech :

 

- en mai, en Grande-Bretagne, des chercheurs ont rapporté que deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech avaient une efficacité de 88 pour cent protégeant contre la maladie symptomatique provoquée par Delta,

- une étude réalisée en juin en Écosse a conclu que le vaccin était efficace à 79 % contre le variant delta,

- samedi dernier, 3 juillet 2021, une équipe de chercheurs au Canada a évalué son efficacité à 87 pour cent,

- lundi 5 juillet 2021, le ministère israélien de la Santé a annoncé que l'efficacité du vaccin Pfizer-BioNTech était de 64% contre toutes les infections à coronavirus.

 

Pourquoi de telles différences ?

Nous ne sommes plus, avec ces publications, dans le cadre d'essais rigoureux de phase 3, où tous les paramètres sont lissés pour éviter tout type d'artefact.

Enfin, dans le cas d'Israël, des tests PCR positifs COVID ont été comptabilisés et pas seulement les malades identifiés. Cela inclut donc des cas asymptomatiques.

 

D'autres études seront donc nécessaires pour affiner ces chiffres. Cependant on peut dire que ce vaccin assure une excellente protection contre le nouveau variant, même si elle est en léger recul par rapport aux chiffres publiés pour le variant alpha. D'autre part, il semble que ce vaccin assure une protection de l'ordre de 95% contre les cas graves.

 

Je redis donc qu'il est absolument stupéfiant que les gouvernants n'aient pas le courage d'imposer la vaccination. Plus le temps passe et plus les risques augmentent de voir émerger un variant beaucoup plus dangereux et beaucoup moins sensible aux anticorps activés par les vaccins.

 

Ceux qui invoquent une atteinte à la liberté individuelle sont au mieux des faux-culs !

Quand je suis contraint de ne plus travailler, de ne plus me distraire, de ne plus avoir de vie sociale et familiale, de ne plus sortir de chez moi... que devient ma liberté individuelle ?

Quand je peux donner la mort à mon prochain - et réciproquement - en refusant un acte médical sûr et protecteur, ai-je moralement le droit d'invoquer "ma liberté individuelle" ?!

Celui qui invoque SA liberté individuelle de cette façon, prive l'autre de cette même liberté.

 

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.John Stuart Mill

 

 

29 juin 2021

Les vaccins à ARNm sont susceptibles de produire une immunité durable pendant des années

Selon une étude publiée le 28 juin 2021, les vaccins fabriqués par Pfizer-BioNTech et Moderna déclenchent une réaction immunitaire persistante dans le corps qui peut protéger contre le coronavirus pendant des années.

 

Ces résultats s'ajoutent aux preuves croissantes que la plupart des personnes immunisées avec les vaccins à ARNm peuvent ne pas avoir besoin de rappels, tant que le virus et ses variants n'évoluent pas beaucoup au-delà de leurs formes actuelles (ce qui n'est pas acquis). 

 

Il avait déjà été rapporté précédemment que les cellules immunitaires qui reconnaissent le virus restent au repos dans la moelle osseuse pendant au moins huit mois après l'infection. 

Une étude menée par une autre équipe a indiqué que les cellules B dites mémoire continuent à mûrir et à se renforcer pendant au moins un an après l'infection.

Sur la base de ces résultats, les chercheurs ont suggéré que l'immunité pourrait durer des années, voire toute une vie, chez les personnes infectées par le coronavirus et vaccinées ensuite.

 

Après une infection ou une vaccination, une structure spécialisée appelée centre germinatif se forme dans les ganglions lymphatiques. Cette structure est une sorte d'école d'élite pour les cellules B - un camp d'entraînement où elles deviennent de plus en plus sophistiquées et apprennent à reconnaître un ensemble diversifié de séquences génétiques virales.

Si après une infection par le coronavirus, le centre germinatif se forme dans les poumons, après la vaccination "l'éducation" des cellules a lieu dans les ganglions lymphatiques des aisselles, à la portée des chercheurs.

 

 Le Dr Ellebedy et ses collègues ont recruté 41 personnes – dont huit avec des antécédents d'infection par le virus – qui ont été immunisées avec deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech.

 De ces 14 personnes, l'équipe a extrait des échantillons des ganglions lymphatiques à trois, quatre, cinq, sept et 15 semaines après la première dose.

 

L'équipe du Dr Ellebedy a découvert que 15 semaines après la première dose de vaccin, le centre germinatif était toujours très actif chez les 14 participants et que le nombre de cellules mémoire qui reconnaissaient le coronavirus n'avait pas diminué.

 

Ces résultats suggèrent qu'une grande majorité des personnes vaccinées seront protégées à long terme - du moins, contre les variants existants du coronavirus. 

Les personnes âgées, les personnes dont le système immunitaire est affaibli et celles qui prennent des médicaments qui suppriment l'immunité peuvent avoir besoin de rappels ; les personnes qui ont survécu à Covid-19 et qui ont ensuite été immunisées peuvent ne jamais en avoir besoin du tout.

 

Cela montre, si cela était encore nécessaire, l'intérêt de la vaccination avec les ARNm, qui est seule capable de stopper actuellement l'épidémie.

En retardant, pour des raisons purement politiques, l'obligation de vaccination, les gouvernants font courir aux populations un grand risque qui résulterait d'une mutation radicale du virus qui pourrait alors contourner l'immunité, aujourd'hui partiellement acquise.

 

25 juin 2021

δ, κ... un quatrième variant coriace !

Et l'on attend les suivants...

Ceux qui pensaient que le 30 juin "tout serait comme avant", vont déchanter : les variants indiens (delta et kappa) se répandent comme une trainée de poudre.

Ce variant est non seulement plus contagieux, mais également susceptible de réinfecter des personnes déjà contaminées, et des personnes non complétement vaccinées.

 

En Angleterre, qui a beaucoup utilisé le vaccin AstraZeneca avec une seule injection, le variant delta est déjà très largement majoritaire.

 

En Israël qui a vacciné les adultes avec les vaccins à ARNm, l'épidémie repart chez les jeunes.

Des dizaines de nouveaux cas sont récemment apparus dans les écoles de deux villes, Modiin et Binyamina.

Le virus s'est propagé dans plusieurs autres centres urbains, infectant plus de 700 personnes.

 Cependant, le taux de mortalité actuel du pays reste proche de zéro, et seulement 26 des 729 patients atteints de coronavirus actifs ont été hospitalisés.

 

Une étude récente de l'Université d'Oxford (co-inventeur du vaccin AstraZeneca), publiée dans la très sérieuse revue Cell le 17 juin dernier, montre que les vaccins actuellement disponibles (à ARNm et AstraZeneca), offrent une protection contre les variants Delta B.1.617.2 et Kappa B1.617.1  (anciennement variants « indiens »).

Quinze jours après une vaccination complète (deux doses) le risque d'hospitalisation serait réduit de plus de 90%.

 

En France nous sommes très loin du compte, puisqu'actuellement moins de 30% de la population éligible est entièrement vaccinée.

 

Il est absolument scandaleux que seulement 37% du personnel soignant (non médecin) soit entièrement vacciné dans ce pays. Dans les Landes, des clusters du variant delta ont pour origine des soignants non vaccinés. Dans une maison de retraite des résidents ont été contaminés par le personnel. Si ces personnes âgées venaient à décéder, des poursuites pour homicide involontaire devraient être engagées.

 

Avec le courage qui le caractérise, le gouvernement "examine la situation" et pourrait -peut-être- rendre la vaccination obligatoire... à la mi-septembre ! 

A moins d'un an des élections... il est urgent d'attendre !

En Italie cela fait trois mois que cette mesure a été prise.

 

 

09 juin 2021

Piqûre de rappel ?

Bien que de nombreux scientifiques estiment que les vaccins à ARNm - Pfizer-BioNTech, Moderna - assureront une immunité pendant au moins un an, personne ne le sait avec certitude. Il est également difficile de savoir si les variants du coronavirus modifieront nos besoins en matière de vaccination.

 

Pour l'instant, les scientifiques se posent beaucoup de questions sur les rappels de Covid-19... mais ils n'ont pas encore beaucoup de réponses !

 

Cependant les premières études sont encourageantes. Des chercheurs ont analysé le sang de volontaires ayant participé aux premiers essais de vaccins.

Il s'avère que leurs niveaux d'anticorps et de cellules immunitaires, qui ciblent le coronavirus, restent élevés, 15 mois après.  Ces niveaux baissent, mais progressivement et il est possible qu'avec ce lent  déclin, la protection vaccinale reste forte pendant longtemps.

 

Reste le problème des variants. Faudra-t-il développer des vaccins adaptés à différents types de mutation ?

Certains scientifiques pensent qu'une réponse immunitaire élevée à la version originale du coronavirus fournira également une protection suffisante contre les variants. Mais il est également possible qu'un vaccin conçu pour contrecarrer un variant en particulier soit plus efficace.

 

Pfizer a commencé un essai pour tester les deux options. 

Certains volontaires ayant déjà reçu deux doses de leur vaccin recevront une troisième dose de la même injection en guise de rappel. Dans le cadre du même essai, les chercheurs donneront à d'autres volontaires un rappel expérimental conçu pour se protéger contre la variante bêta.

 

« Sur la base de ce que nous avons appris jusqu'à présent, notre réflexion actuelle est que jusqu'à ce que nous voyions une réduction de la circulation du SRAS-CoV-2 et de la maladie Covid-19, nous pensons qu'il est probable qu'une troisième dose, un coup de pouce de notre vaccin, dans les 12 mois après l'administration du vaccin, seront probablement nécessaires pour aider à fournir une protection contre Covid-19 »

 

Jerica Pitts, directrice des relations avec les médias mondiaux pour Pfizer.

 

We’ll Probably Need Booster Shots for Covid-19. But When? And Which Ones?

 

News

1 - La vaccination des 12-16 ans avec les vaccins ARNm. Très efficace, elle produit un taux d'anticorps très élevé.

Cependant il existe une suspicion de correlation entre la vaccination avec le vaccin Pfizer et des cas de myocardites (souvent bénins).

Le 1ier juin, La revue «Science» en ligne a rapporté que, selon une étude du ministère israélien de la Santé, un cas de myocardite survient  tous les "3000 à 6000 hommes âgés entre 16 et 24 ans qui ont reçu le vaccin Pfizer". 

 

2 - Un spray nasal chargé d'anticorps pourrait fournir une protection contre le COVID.

Une équipe du Centre de Santé de Houston Texas, a testé sur des souris un assemblage de fragments d'IgG ciblant le SRAS-CoV-2 associés à un autre type d'anticorps:  les anticorps IgM, qui agissent en premiers intervenants dans un large éventail d'infections. Les IgM modifiées ont eu un effet « neutralisant » beaucoup plus fort contre plus de 20 variants du SRAS-CoV-2 que les IgG seuls.

Lorsque ce cocktail est injecté dans le nez des souris, six heures avant ou six heures après l'infection, les IgM modifiées ont fortement réduit la quantité de virus dans les poumons des rongeurs, deux jours après.

 

Ces anticorps constitueraient une sorte de masque chimique, qui pourrait être utilisé par toute personne ayant été exposée au SRAS-CoV-2, ou comme une ligne de défense supplémentaire pour les personnes qui pourraient ne pas être entièrement protégées par les vaccins.

 

31 mai 2021

Un article exhaustif sur l'escroquerie scientifique du Pr Raoult

Une vaste étude, excellement documentée, sur l'escroquerie scientifique montée par Didier Raoult et certains de ses complices à l'IHU Marseille, vient d'être publiée par Hervé Seitz, chercheur CNRS de l'Université de Montpellier (Institut de Génétique Humaine, IGH).

 

"... le monde médical et scientifique aura douloureusement expérimenté les principes de la communication à l’heure de la post-vérité : à court terme, un mensonge asséné avec suffisamment de conviction rend inaudible le discours rationnel et honnête de l’approche scientifique. Il a fallu un effort sur le long terme pour faire accepter la vérité..."

"Le grand public s’est emparé avec avidité d’une question médico-scientifique, mais cette bonne volonté a parfois été détournée par des argumentations fallacieuses."

 

Cette escroquerie aura eu un coût considérable, non seulement pour les patients dupés, mais aussi pour la crédibilité scientifique en général.

Dans le privé ce gourou aurait été prestement éjecté de son poste. Dans le monde universitaire, où le culte du chef, du mandarin, n'a jamais cessé de sévir, il peut continuer à développer ses théories complotistes (maintenant contre les vaccins) depuis son fief marseillais... largement financé par le contribuable !

 

 

Un millier de scientifiques soutient un lanceur d'alerte qui a dénoncé les fraudes de D. Raoult

Plus de 1000 chercheurs ont signé une lettre ouverte de soutien à Elisabeth Bik, consultante en intégrité scientifique, harcelée par un avocat représentant Didier Raoult, le microbiologiste controversé de l'Institut hospitalier de Marseille (IHU), et par la horde des complotistes qui suivent le professeur marseillais.

 

Elle est spécialiste de l'identification d'images manipulées dans des articles scientifiques (elle a identifié plus de 400 faux articles de recherche publiés en Chine par une usine à articles).

 

Il y a un peu plus d'un an, elle a fait part de ses inquiétudes concernant des dizaines d'articles de D. Raoult - y compris des problèmes éthiques, procéduraux et méthodologiques. Elle a en particulier épinglé l'article liminaire de mars 2020 rapportant le succès d'un petit essai sur l'hydroxychloroquine. On sait que cet article a été retiré depuis par l'éditeur.

 

D. Raoult n'était pas à son coup d'essai : il avait déjà été interdit de publication pendant un an dans les revues de l'American Society for Microbiology (ASM) pour manipulation de données, ce qui est très rare et particulièrement infamant. Dans son commentaire, l'ASM écrivait :

 

« La déformation des données […] est un outrage à la conduite éthique d‘une recherche scientifique ».

 

Raoult et ses comparses accusent aujourd'hui E. Bik d'être à la solde de groupes pharmaceutiques. Les réseaux sociaux, comparses du marseillais, l'attaquent sur son physique et ont publié son adresse personnelle.

 

La violence de l'attaque contre cette lanceur d'alerte sur la fraude scientifique, a donc déclenché une riposte de la communauté scientifique mondiale, qui signe la pétition initiée par Brian A.Nosek (PhD, Yale) cofondateur et directeur exécutif du Center for Open Science (Université de Virginie).

 

 Pour le Dr Nosek,  les agissements de Raoult et de ses comparses constituent « une menace substantielle pour la science en tant que système social»

 

LIRE dans la revue en ligne Science :

 

Scientists rally around misconduct consultant facing legal threat after challenging COVID-19 drug researcher

 

 

NEWS

1- Après une injection, le vaccin AstraZeneca est peu efficace sur les variants sud-africains et indiens, selon une étude de l'Institut Pasteur.

 

2- La menace d'une troisième vague au Royaume-Uni se précise selon plusieurs scientifiques anglais. C'est la très rapide montée en puissance du variant indien en Angleterre ( B.1.617.2) qui fait craindre le pire. Rappelons que les Anglais utilisent principalement la vaccin à adénovirus d'AstraZeneca.

 

2- Après une vaccination complète, le vaccin BioNTech/Pfizer est efficace contre le variant indien.

 

4 - Origine du SRAS-CoV-2 - La charge de la preuve -

Les Chinois doivent-ils prouver qu'il ne s'agit pas d'un échappement d'un laboratoire ou les Américains doivent-ils prouver le contraire ?

Je rappelle que pour une très large majorité de virologues sérieux - y compris américains -, il n'existe pas l'ombre d'une preuve d'une fuite d'un laboratoire de Wuhan.

Ces virologues indiquent que les preuves génomiques montrent qu'un virus similaire au SRAS-CoV-2 est originaire de chauves-souris fer à cheval ( Rhinolophus spp.), avant de se propager à un animal inconnu qui a ensuite transmis l'agent pathogène aux humains.

Je préfère suivre ces scientifiques plutôt que Qanon et l'extrême- droite mondiale, qui bouffe ici de l'Asiatique, là du noir et chez nous de l'Arabe !

Il est vrai qu'en France on préfère écouter Bigard et Raoult plutôt que l'Académie de Médecine !
https://www.nature.com/articles/d41586-021-01383-3

 

 

6 mai 2021

Le troisième vaccin à ARNm en échec

CureVac annonce des résultats décevants

Ingmar Hoerr, biologiste et l'un des fondateurs de CureVac
Ingmar Hoerr, biologiste et l'un des fondateurs de CureVac

Avec quelques semaines de retard, la société allemande CureVac, a publié le bilan des essais de son vaccin à ARNm (CVnCoV)dans les jours qui viennent.

C'est une déception, le vaccin est bien moins efficace que ses deux prédécesseurs.

 

Ce vaccin présenterait un avantage important sur les deux premiers : il pourrait être stocké dans un simple réfrigérateur, ce qui permettrait une utilisation dans les régions du monde les plus défavorisées.

 

Pour le co-fondateur de CureVac, le biologiste Ingmar Hoerr, l'essai du vaccin Covid-19 de la société est l'aboutissement d'un quart de siècle de travail sur l'ARN.

 

En 2013, CureVac avait injecté à des volontaires humains un vaccin antirabique à ARN, dans le cadre du premier essai clinique de cette technologie contre une maladie infectieuse. Une version modifiée de ce vaccin s'est révélée prometteuse dans les premières études cliniques (CV7202 - phase 1).

 

Comme ses deux prédécesseurs, CureVac ciblait à l'origine certains types de cancer en produisant des molécules d'ARN codant pour une protéine tumorale.

Dans ce domaine la société a connu quelques déboires : en 2017, CureVac a annoncé que son vaccin à ARN contre le cancer de la prostate n'offrait aucun bénéfice aux patients.

 

Pour le vaccin contre le COVID, CureVac n'a pas bénéficié dans un premier temps de fonds considérables comme BioNTech et Moderna. On sait que la société a refusé un milliard de dollars proposé par Trump pour une livraison exclusive aux USA.

 

En juin 2020, le gouvernement allemand a investi 300 millions d'euros dans la start up, ce qui a donné confiance aux investisseurs privés. On sait aujourd'hui que le géant pharmaceutique, Bayer, s'est associé à CureVac.

 

En décembre 2020, après des données prometteuses issues des premières études de sécurité, la société a commencé son essai de phase 3 , recrutant 40 000 volontaires en Europe et en Amérique latine.

Les résultats devraient être connus d'ici la mi-mai. 

 

Comme pour Moderna et BioNTech, ce vaccin à ARNm n'est donc pas sorti soudainement sorti du chapeau. Il y a derrière ces réussites de longues années de recherche et aussi d'échecs.

 

News

Une excellente nouvelle !

 

L'administration Biden s'est prononcée mercredi en faveur de la levée de la protection de la propriété intellectuelle pour les vaccins contre le coronavirus, s'associant aux efforts internationaux pour renforcer la production et répondre aux préoccupations concernant l'accès aux vaccins dans les pays en développement.

 

https://www.nytimes.com/2021/05/05/us/politics/biden-covid-vaccine-patents.html

 

Une autre excellente nouvelle !

 

Le vaccin contre le coronavirus Pfizer-BioNTech est extrêmement efficace pour protéger contre les maladies graves causées par deux variants dangereux, selon deux publications anglaises (*) du NEJM et du Lancet parues le mercredi 05 05 2021.

Les études, qui sont basées sur l'utilisation réelle du vaccin au Qatar et en Israël, suggèrent que le vaccin peut prévenir les pires issues - y compris la pneumonie sévère et la mort - causées par B.1.1.7 , la variante identifiée pour la première fois au Royaume-Uni et B.1.351, la variante identifiée pour la première fois en Afrique du Sud.

 

(*) https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMc2104974

et

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)00947-8/fulltext

 

 

Vaccins pour les enfants : les essais cliniques ont commencé

26 avril 2021

Il n'y aura pas d'immunité collective sans vaccins pour les enfants, y compris pour les plus jeunes.

 

Certes, actuellement les enfants sont peu touchés, mais certains scientifiques craignent qu'une fois les adultes vaccinés, le virus, via des mutations, affecte davantage les plus jeunes.

 

On sait aujourd'hui que la vaccination freine considérablement la transmission.

Les fabricants de vaccins ont donc débuté leurs essais cliniques de phase I/II.

Du fait de problèmes (très rares) de thrombose chez les adultes, AstraZeneca et Janssen (J&J) viennent de suspendre leurs travaux.

Une nouvelle fois ce sont les vaccins à ARNm qui sont le plus avancés.

Pour le moment ce sont des enfants entre 10 et 12 ans qui sont concernés par les tests, notamment chez BioNTech/Pfizer et Moderna, mais des essais cliniques dès 6 mois sont envisagés.

 

Evidemment, actuellement il n'est pas question d'essais cliniques de grande ampleur contre placebo. Il s'agit ici de déterminer les taux d'anticorps obtenus après la vaccination.

Ces essais sont délicats, car un enfant n'est pas un petit adulte, son système immunitaire est susceptible de réagir plus violemment.

Les premiers résultats des essais ont montré que les enfants de 12 à 15 ans qui avaient reçu deux doses standard du vaccin Pfizer – BioNTech ont développé des niveaux nettement plus élevés d'anticorps anti-virus que les 16 à 25 ans dans les essais précédents.

Selon un résultat préliminaire, l'essai Pfizer-BioNTech chez les adolescents a enregistré 18 cas de COVID dans le groupe placebo, et aucun chez ceux qui ont reçu le vaccin.

 

Une gamme de doses sera utilisée, pour en trouver une qui déclenche une forte réponse immunitaire, sans trop d'effets secondaires.

 

Ce n'est que dans un deuxième temps,  une fois la dose idéale identifiée, que plusieurs milliers de participants seront randomisés pour recevoir, soit deux doses de vaccin, soit une injection de placebo. Les chercheurs suivront ensuite les enfants pendant des mois, voire des années, pour étudier l'innocuité et l'efficacité des vaccins.

 

Que se passe-t-il en Inde ?

La pandémie déferle sur l'Inde à un rythme qui stupéfie les scientifiques.

 

Quelques mois plus tôt, les données sur les anticorps avaient suggéré que les populations de grandes villes, comme  Delhi ou Chennai (Madras), avaient déjà été infectées. Les épidémiologistes locaux en avaient conclu que le pire de la pandémie était passé dans le pays.

 

Des études réalisées en décembre et janvier avaient estimé que plus de 50% de la population de certaines régions des grandes villes indiennes avait déjà été exposée au virus.

Or l''Inde a recensé dimanche 25 avril près de 350.000 nouvelles contaminations au coronavirus sur 24 heures, un record mondial, et plus de 2600 morts.

 

Une première hypothèse  pourrait être que la première vague a frappé principalement les pauvres des villes. Les études sur les anticorps pourraient ne pas être représentatives de l'ensemble de la population.

 

D'un autre côté, le virus touche aujourd'hui des populations qui étaient auparavant en mesure de se protéger. Cela pourrait inclure des communautés urbaines plus riches, dans lesquelles les gens se sont isolés lors de la première vague, mais ont commencé à se mélanger à la seconde.

 

Mais certains chercheurs affirment que la vitesse et l'ampleur de l'épidémie actuelle suggèrent qu'elle sont liées aux variants émergents du virus.

Les données de surveillance génomique montrent que le variant B.1.1.7, qui a été identifiée pour la première fois au Royaume-Uni, est devenue la forme dominante du virus dans l'État indien du Pendjab.

 

Un nouveau variant, potentiellement préoccupant, a également été identifiée pour la première fois en Inde à la fin de l'année dernière. Connu sous le nom de B.1.617, il est devenu dominant dans l'état du Maharashtra

 

B.1.617 a attiré l'attention car il contient deux mutations qui ont été liées à une transmissibilité accrue et à une capacité à échapper à la protection immunitaire.

Il a maintenant été détecté dans 20 autres pays. Les laboratoires indiens tentent de le cultiver pour tester à quelle vitesse il se réplique et si le sang d'individus vaccinés peut bloquer l'infection.

 

Cependant beaucoup d'autres scientifiques font remarquer que les variants émergents ne représentent qu'une petite partie des infections en Inde. Dans de nombreuses régions qui connaissent une forte progression de la maladie , ils ne constituent pas la majorité des génomes séquencés.

 

En fait, un relâchement des gestes barrières doit être en grande partie responsable de la flambée actuelle.

La pandémie a refait surface dans une société pleinement ouverte où les gens se mélangent, se déplacent et voyagent.

Ces derniers mois, de grandes foules se sont rassemblées à l'intérieur et à l'extérieur pour des meetings politiques, des célébrations religieuses et des mariages.

 

Ceci est une leçon pour l'Europe : la lutte contre la pandémie passe par le maintien des gestes barrières et la limitation drastique des évènements intra muros... tant que la vaccination ne sera pas massive.

 

En Inde, plus de 120 millions de doses ont été administrées, principalement d'une version produite localement du vaccin Oxford-AstraZeneca appelé Covishield. Mais cela ne représente que moins de 10% de la population indienne.

 

 

 

21 avril 2021

Evolution convergente et COVID-19

Le SRAS-CoV-2 tourne en rond

Par évolution convergente, un même trait émerge dans différentes lignées indépendantes au fil du temps, généralement au fur et à mesure qu'elles s'adaptent à des environnements similaires.

Dans le cas du SRAS-CoV-2, les séquences génomiques complètes des virus de milliers de patients permettent de rechercher des modèles convergents.

 

Alors que la plupart des mutations sont ponctuelles et s'éteignent, certaines établissent de nouvelles lignées qui deviennent plus fréquentes à mesure que le virus réussit à se répliquer et à infecter de nombreuses personnes. Si la même partie du virus mute à plusieurs reprises dans différents échantillons à travers le monde et devient plus fréquente, cette mutation code très probablement une adaptation qui aide le virus à prospérer.

 

Plusieurs études récentes ont identifié des signatures d'évolution convergente

Plusieurs équipes de recherche ont observé que de nombreuses variants récemment découvertes semblent rééchantillonner les mutations déjà trouvées dans d'autres, ce qui laisse supposer que le virus commence à manquer de nouvelles adaptations majeures.

 

L'exemple qui attire le plus d'attention chez les experts à travers le monde est celui d'un groupe de mutations réparties dans au moins huit endroits de la protéine S, qu'on a observé sur les variants dits britannique, sud-africain, brésilien, et sur le dernier en date, le variant philippin P3. La plus redoutable, appelée E484K, rend le virus moins sensibles aux anticorps humains.

 

Ce que tout cela signifie, c'est que derrière le chaos apparent créé par ces variants qui se multiplient, il y a peut-être une série restreinte de "recettes" ou de mutations qui se répètent d'une lignée à l'autre. Le virus tourne en rond, c'est une bonne nouvelle.

 

Cela ne signifie pas que les forces de l'évolution s'arrêteront à mesure que nous approcherons de l'immunité collective et assouplirons les restrictions. Tant que l'infection restera à un haut niveau de nouvelles mutations resteront possibles.

 

Bilan sur l'efficacité des vaccins aux USA

The Centres for Disease Control and Prevention (CDC) vient de publier une statistique qui illustre l'efficacité des vaccins à ARNm.

 

Au 14 avril 2021, sur 77 millions d'Américains entièrement  vaccinés :

- 5814 cas de COVID-19 ont été rapportés,

- 45% d'entre eux concernaient des personnes de 60 ans et plus,

- 65% étaient des femmes,

- 29% étaient des cas asymptomatiques,

- 7% ont été hospitalisés (396 personnes),

- il y a eu 74 cas mortels dont 9 sans lien direct avec le COVID-19.

 

A noter que cette statistique sous-estime très probablement beaucoup les cas asymptomatiques qui n'ont certainement pas tous été déclarés.

 

Ces chiffres confirment donc l'extraordinaire efficacité de ces vaccins, qui protègent à plus de 99,9% des formes graves de la maladie.

 

 

 

 

19 avril 2021

Le sinistre directeur de l'IHU Marseille continue de sévir

 

Dans le crime il suffit qu’une fois on débute ;

Une chute toujours attire une autre chute.

N. Boileau

 

Pour D. Raoult, le cap des 100 000 morts est "sans importance" puisque 90 % des défunts "seraient morts dans l'année". Et de faire remarquer que l'espérance de vie en France est de 81 ans. (Déclarations à BFM TV)

 

Infâme est ce propos qui insulte la mémoire des disparus et agresse leurs familles, mensongères sont ces affirmations que tout démographe en herbe pourrait démentir.

 

Si l'espèrance de vie en France est de 80 ans pour les hommes et de 85 ans pour les femmes à la naissance (ce qui inclut toutes les maladies, accidents de la vie...), un homme de 80 ans a environ 8 ans à vivre (en moyenne).

 

Base statistique 2013 sur étude de l'INED, période 2008 – 2010. L'espérance de vie d'un homme de 80 ans aujourd'hui est de 88 ans et 4 mois, d'une femme de 11 ans et un mois. Cela veut dire que 50 % des hommes qui ont 80 ans vivront plus que 8 ans et 4 mois.

 

Si ces chercheurs marseillais  étaient honnêtes et sérieux, ils se seraient penchés sur les analyses fouillées des experts sur le sujet.

Par exemple ils auraient épluché cette étude parue dans la revue scientifique de référence,  Nature, en février dernier :

 

Years of life lost to COVID-19 in 81 countries 

(Années de vie perdues à cause du COVID-19 dans 81 pays)

 

qui analyse l'impact sur la mortalité prématurée par COVID-19, en calculant le nombre d'années de vie perdues dans 81 pays, couvrant 1 279 866 décès.

 

Elle montre que :

- Au 6 janvier 2021 les années de vie perdues (YLL) dans ces 81 pays en raison des décès attribuables au COVID-19 dépasse 20,5 millions d'années.

 - Les trois quarts de la YLL résultent de décès chez les moins de 75 ans et près d'un tiers de décès de moins de 55 ans (les hommes ont perdu 45% d'années de vie de plus que les femmes).

- La YLL dans les pays fortement touchés représentait 2 à 9 fois la grippe saisonnière moyenne.

 

Si l'on suit bien les différentes déclarations de Raoult ces dernières années, grâce à un époustouflant micro-climat à l'IHU de Marseille, le COVID ne tue que les mourants - qui pourraient d'ailleurs être sauvés grâce à quelques gélules d'hydroxychloroquine -, les bactéries ne résistent à aucun antibiotique, et les vaccins (sauf le vaccin chinois que même les Chinois ne veulent plus) sont priés de rester à la porte puisqu'inutiles !

 

La seule question que je me pose à son sujet est comment les institutions tolèrent qu'un établissement public, largement financé par des fonds publics, soit dirigé par un tel personnage !

 

 

Vers un vaccin anti pancoronavirus ?

Faut-il attendre l'apparition de nouveaux variants, ou même, après le SRAS-CoV, le SRAS CoV-2, un SRAS-CoV-3, pour imaginer de nouveaux vaccins, ou mieux un vaccin qui immuniserait contre toute la famille SRAS ?

De nombreux chercheurs pensent que non et travaillent déjà sur un hypothétique vaccin "pancoronavirus" (relatif à tous les coronavirus).

 

Un vaccin idéal contre le pancoronavirus nous protégerait de ses quatre genres - alpha, bêta, gamma et delta - mais la plupart des chercheurs ont des objectifs plus modestes et visent "seulement" les béta-coronavirus.

 

Les β-coronavirus comprennent le SARS-CoV et le SARS-CoV-2 qui sont dans le sous-genre Sarbecovirus et le MERS-CoV dans le sous-genre Merbecovirus. Ils infectent principalement les chauves-souris 

 

Ainsi de nouveaux programmes visant à accélérer la création de vaccins contre l'ensemble des bêta coronavirus, sont en train de voir le jour.

 

 

En effet, la menace d'une autre pandémie de coronavirus semble désormais bien réelle. Au-delà des chauves-souris, les coronavirus infectent les chameaux, les oiseaux, les chats, les chevaux, les visons, les porcs, les lapins, les pangolins et d'autres animaux à partir desquels ils pourraient affecter les populations humaines.

 

Une vingtaine de groupes de recherche dans le monde ont des projets de vaccination contre le pancoronavirus . Leurs approches comprennent de nouvelles nanocages équipées de particules virales, la technique  de l'ARN messager (ARNm) et des cocktails de virus inactivés, pilier des vaccins antérieurs.

 

Modélisation Spike/anticorps

Parmi ceux là, l'équipe de Andrew Ward, bioinformaticien  au fameux Scripps Research Institute (Département de biologie intégrative structurelle et computationnelle), travaille sur des modèles d'interactions entre Spike et les anticorps neutralisants précédemment identifiés.

 

En effet pour tous les coronavirus, la cible est toujours la fameuse protéine de pointe (Spike) qui permet au virus d'infecter les cellules.

 

Dans ce laboratoire on réalise des complexes de la protéine de pointe avec des anticorps neutralisants récupérés chez des "rescapés" du SRAS-CoV et du SRAS-CoV-2, qui sont analysés avec des microscopes électroniques de dernière génération, notamment par la technique de cryo-microscopie électronique (cryo-EM).

 

Sur ces complexes cristallisés, les ordinateurs vont analysés des centaines de clichés différents (avec une résolution qui approche les 3 angströms) pour créer une  «carte finale» de S avec l'anticorps fixé.

 

En créant des images similaires des pics de nombreux coronavirus différents auxquels sont liés des anticorps neutralisants, Ward espère identifier de courts segments de la protéine - appelés épitopes - essentiels à la liaison avec tous les agents pathogènes. Ces épitopes sont la clé de la conception d'un vaccin capable de déclencher une large réponse immunitaire contre les coronavirus.

 

Ce travail semble très prometteur et ce n'est qu'un exemple.

 

La biologiste structurelle Pamela Bjorkman du California Institute of Technology est encore plus avancée. Son équipe a récemment évalué des vaccins candidats contre le pancoronavirus chez la souris.

 

Bjorkman et coll. ont choisi une partie du pic (S)  d'une gamme de coronavirus bêta: SARS-CoV et SARS-CoV-2, un virus isolé d'un pangolin, et cinq virus de chauve-souris. Ils ont utilisé le domaine de liaison au récepteur de chaque virus (RBD), la région de pointe qui initie une infection en se fixant sur l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2), une protéine sur les cellules humaines. Le RBD est la cible apparente de la plupart des anticorps qui bloquent le SRAS-CoV-2.

"Les comparaisons des gènes d'ARN codant pour les pointes ont montré que la section supérieure de la RBD variait beaucoup, mais la partie inférieure était conservée à travers les différents virus. Les chercheurs ont donc façonné huit multimères - de petites protéines - à partir des séquences d'ARN conservées. Ensuite, ils ont fixé des combinaisons d'entre eux sur la surface d'une nanoparticule construite à partir d'une protéine bactérienne pour créer divers vaccins «mosaïques». En théorie, une mosaïque produirait des anticorps qui protègent contre les virus connus - et comme les séquences sont conservées, le vaccin pourrait également protéger contre les parents éloignés de ces virus."

Donc contre un éventuel SRAS-CoV-3... !

 

 

14 avril 2021

Comment les vaccins à adénovirus pourraient provoquer la formation de caillots sanguins ?

On apprend aujourd'hui que le vaccin à adénovirus Janssen de Johnson&Johnson est à son tour sous investigation pour avoir provoqué, comme AstraZeneca, des thromboses atypiques graves aux USA (6 cas - un mortel - sur 6,6 millions de vaccinés).

 

Actuellement les scientifiques n'ont aucune explication et en sont réduits à des hypothèses.

 

Un article publié ce jour dans le The New England Journal of Medicine (NJEM) conclut que :

" La vaccination avec ChAdOx1 nCov-19 (AstraZeneca) peut entraîner le développement rare d'une thrombopénie thrombotique immunitaire médiée par des anticorps activateurs de plaquettes dirigés contre le PF4, qui imite cliniquement la thrombocytopénie auto-immune induite par l'héparine."

 

Des spécialistes ont précisément décrit le phénomène :

 

" Ce trouble de la coagulation, [est] une étrange combinaison de caillots sanguins - qui peuvent être dangereux et potentiellement mortels s'ils bloquent le flux sanguin vers le cerveau ou les poumons - et une carence contre-intuitive de fragments cellulaires appelés plaquettes qui favoriser la coagulation. Les caillots sont également apparus dans des parties inhabituelles du corps, telles que le cerveau et l'abdomen, plutôt que dans les jambes, où se forment la plupart des caillots sanguins veineux profonds."

De quoi dérouter les spécialistes...

 

Cependant, certains chercheurs ont remarqué la similitude avec un phénomène similaire chez quelques personnes qui avaient été traitées avec l'héparine, un anticoagulant. L'héparine est normalement utilisée pour prévenir la coagulation, mais dans de très rares cas, elle peut déclencher un syndrome appelé thrombocytopénie induite par l'héparine (TIH *), qui provoque des caillots sanguins et de faibles taux de plaquettes.

Depuis on sait que ce syndrome peut-être observé... sans héparine. Une maladie orpheline inexpliquée !

 

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a diligenté plusieurs enquêtes ; 86 rapports de personnes qui avaient présenté des caillots sanguins dans le cerveau ou l'abdomen dans les deux semaines suivant la réception d'une dose du vaccin Oxford-AstraZeneca sont analysés.

 

L'EMA soutient également les études de deux consortiums universitaires centrés aux Pays-Bas, l'un dirigé par le Centre médical universitaire Erasmus de Rotterdam et l'autre par des chercheurs de l'Université d'Utrecht et du Centre médical universitaire d'Utrecht.

 

Une timide étude des facteurs de risque semble indiquer actuellement que les femmes et les moins de 60 ans seraient les plus touchés.

 

Il faut néanmoins relativiser : nous sommes actuellement à environ un cas grave par million pour ces deux vaccins. Le rapport bénéfice/risque reste largement en faveur de la vaccination, face à un virus qui a tué un million de personnes en Europe, en un an.

 

*  On pense que la TIH est le résultat d'une réaction immunitaire aux complexes formés lorsque des molécules d'héparine chargées négativement se lient à une protéine chargée positivement appelée facteur plaquettaire 4 (PF4), qui est importante pour la coagulation. Cela active les plaquettes, déclenchant une réaction en chaîne. «Une fois que les plaquettes sont activées, c'est comme mettre une allumette à l'amadou», explique John Kelton, hématologue à l'Université McMaster à Hamilton, au Canada, qui étudie la TIH depuis 40 ans. «Ils recrutent de plus en plus de plaquettes, et lorsqu'ils sont activés, ils explosent et produisent du matériau coagulant. HIT est comme un feu de forêt; il se perpétue tout simplement. »

 

En bref - Confirmation de l'efficacité des

anticorps monoclonaux

 

Un cocktail d'anticorps monoclonaux développé par le fabricant de médicaments Regeneron offrirait une forte protection contre le Covid-19 lorsqu'il est administré à des personnes vivant avec une personne infectée par le coronavirus, selon les résultats des essais cliniques de phase 3 annoncés lundi 12 avril (avec une protection de 72% contre les infections symptomatiques la première semaine et de 93% les semaines suivantes).

 Le médicament, s'il est autorisé, pourrait offrir une autre ligne de défense contre la maladie pour les personnes qui ne sont pas protégées par la vaccination. Regeneron a déclaré dans un communiqué de presse qu'il demanderait à la Food and Drug Administration d'étendre l'autorisation d'urgence du médicament.

 

 

01 avril 2021

Préparer un vaccin à ARNm : la recette façon "Marmiton"

Non seulement ces vaccins ont une efficacité inégalée, mais ils sont les plus simples à préparer.

Pour trois raisons ;

-  la technologie ARNm ne nécessite pas de cellules vivantes,

- il y a moins de substances dans le mélange, 

- le processus nécessite des volumes plus petits que la fabrication de vaccins conventionnels.

 

La recette

 

Temps de préparation : deux jours (non compris les contrôles qualité)

 

Pour un réacteur standard de 30 litres :

1 -  Préparez une longue chaîne d'ARN. Cela nécessite une matrice d'ADN, quatre nucléotides différents et une enzyme pour lier les nucléotides ensemble dans le bon ordre.

2. Vous rajoutez ensuite une autre enzyme pour dégrader la matrice d'ADN, ce qui prend environ 15 minutes. Ne pas oublier de bien touiller le mélange.

3. L'étape suivante est la plus délicate : elle consiste à stabiliser l'ARN en l'encapsulant dans des nanoparticules lipidiques. Ajoutez ensemble l'ARN et les nanoparticules, ces dernières s'auto-assemblent autour des premières, dans un processus qui prend environ une journée.

4. Il ne vous reste plus qu'à mettre en pot votre ARN messager ; cela s'appelle le flaconnage.

 Dans l'industrie, une ligne de remplissage peut remplir environ 400 flacons par minute et peut fonctionner environ 60% du temps sur une base annuelle. Les 40% restants du temps sont nécessaires pour préparer une ligne pour un remplissage futur. Une ligne de remplissage pouvait remplir 126 millions de flacons par an.

 

ATTENTION : le défi technique consiste principalement à empêcher la dégradation de l'ARN notoirement fragile. Même une fois qu'il est protégé à l'intérieur des bulles lipidiques, des températures très basses sont nécessaires pour le garder intact. 

 

Les espaces clos sont les hotspots les plus redoutables pour le COVID 19

Simulation avec de minuscules bulles de savon dans une expérience destinée à explorer comment les fenêtres ouvertes et les différents niveaux de filtration de l'air affectent les concentrations de particules virales. Université de Delft
Simulation avec de minuscules bulles de savon dans une expérience destinée à explorer comment les fenêtres ouvertes et les différents niveaux de filtration de l'air affectent les concentrations de particules virales. Université de Delft

Les gouvernements et les entreprises dépensent encore des millions de dollars pour la désinfection des surfaces,  malgré les preuves qu'il est rare que le SRAS-CoV-2 passe d'une personne à une autre par des surfaces contaminées . En revanche, peu de pays ont investi dans des mesures visant à améliorer la qualité de l'air intérieur.

 

Pourquoi ?

 

Il faut se souvenir que Le 28 mars 2020, l'OMS a diffusé un message de santé publique sur Twitter et Facebook affirmant que "le COVID19 n'était PAS aéroporté"

L'OMS n'a mis à jour son avis sur la transmission du SRAS-CoV-2 que  trois mois plus tard, reconnaissant la possibilité "qu'une transmission aérienne puisse se produire dans certains contextes communautaires".

 

Aujourd'hui on sait que la contamination se fait massivement dans des lieux clos mal ventilés et très peu par des surfaces contaminées.

Certains gouvernement ont tout juste commencé à investir dans la purification de l'air, comme l'Allemagne qui a budgété en octobre dernier 500 millions d'euros  pour améliorer la ventilation des bâtiments publics, notamment les écoles, les musées et les bureaux publics.

 

Ce qui rend les espaces intérieurs si dangereux, c'est que le virus expiré peut s'accumuler et infecter les personnes qui n'ont pas de contact direct avec une personne infectée.

 

Malheureusement, la ventilation efficace des espaces intérieurs est infiniment complexe et aucune solution radicale n'existe. Nous en sommes toujours au bricolage !

 

Pour estimer, approximativement, la contamination de l'air, certains chercheurs préconisent l'utilisation de moniteurs de CO2, peu coûteux.  En effet, au fur et à mesure que les aérosols porteurs de virus sont expirés, le CO2 l' est aussi . Et lorsque la ventilation est mauvaise, le CO2 s'accumule avec le virus.

 

Fixer des limites claires au niveau de CO2 aiderait à garantir que la ventilation est adéquate pour réduire le risque d'infection. Pour certains scientifiques, 700 ppm de CO2 intérieur serait une limite raisonnable, et des limites plus basses devraient s'appliquer aux gymnases et autres lieux où les gens expulsent de plus grands volumes d'air.

Taïwan, la Norvège et le Portugal ont des lois qui limitent le CO2 intérieur à 1 000 ppm.

Des études menées en Californie ont montré que les salles de classe pulvérisaient ce plafond. Même dans un restaurant apparemment spacieux et aux hauts plafonds, on peut atteindre parfois 2000 ppm !

 

Et la ventilation pose des problèmes insolubles

De nombreux experts disent que les autorités devraient agir pour donner un message clair sur l'importance d'une bonne ventilation pour la sécurité à l'intérieur, en particulier dans les espaces occupés en permanence ou lorsque les masques sont retirés lorsque vous mangez.

 

Dans de nombreux pays, des campagnes concertées ont exhorté les gouvernements locaux ou nationaux à prendre des mesures pour réduire la transmission aérienne du SRAS-CoV-2.

 

L'OMS recommande un taux de ventilation minimum de 6 à 12 renouvellements d'air - dans lequel tout le volume d'air de la pièce est remplacé - par heure pour empêcher la transmission aérienne d'agents pathogènes dans les établissements de soins de santé.

 

Les objectifs recommandés par l'American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers (ASHRAE) sont 0,35 renouvellement d'air par heure pour les maisons, 2–3 pour les bureaux, 5–6 pour les écoles. Les scientifiques jugent ces chiffres insuffisants... alors qu'ils sont rarement respectés.

 

Au Canada, Liangzhu (Leon) Wang et ses collègues ont tenté d'estimer le niveau de ventilation nécessaire pour réduire le risque d'infection dans les écoles. Ils ont mesuré le taux de ventilation dans les salles de classe de 3 écoles de Montréal et ont constaté qu'une salle de classe de 20 élèves avec un enseignant, avec les fenêtres ouvertes échangeait moins de la moitié de son air par heure; une pièce similaire avec ventilation mécanique avait deux changements d'air par heure.

Les mêmes auteurs montrent également que le port d'un masque à l'intérieur est plus efficace que le changement d'air : les masques réduisent le risque d'infection de plus de 60%.

 

Une meilleure méthode consiste à ventiler mécaniquement un espace. Cela aspire de l'air extérieur exempt de virus et élimine l'air intérieur contaminé, diluant ainsi tout virus présent... à condition d'utiliser des systèmes suffisamment puissants pour utiliser 100% de l'air extérieur. La plupart des bureaux et des salles de classe dans le monde ne sont alimentés que par 20% d'air extérieur, le reste étant recyclé pour économiser sur la consommation d'énergie pour le chauffage et le refroidissement.

 

Enfin des purificateurs d'air équipés de filtres à particules haute efficacité ont été testés. Dans certains scénarios, les purificateurs d'air ont surpassé le système de ventilation pour éliminer les aérosols simulés par des bulles de savon remplies d'air. Mais même sur le réglage le plus bas, les purificateurs d'air ont dépassé le niveau acceptable de bruit et de tirage recommandé par les normes européennes.

 

En fait, aucun système connu n'est satisfaisant, l’innovation est nécessaire pour combler les lacunes des systèmes actuels. Elle nous permettra de mieux affronter... la prochaine pandémie !

 

En attendant, en milieu clos, ne criez pas, ne chantez pas, ne courrez pas, ne mangez pas... et portez le masque !

 

 

24 mars 2021

L'immunité collective : une utopie ?

Les raisons pour lesquelles l'immunité collective face au COVID est probablement impossible

C'est un constat fait par des scientifiques de renom, qui est à la Une de la prestigieuse revue scientifique Nature.

 

Pour ces chercheurs, même avec une rigoureuse campagne de vaccination, le seuil théorique pour vaincre le COVID-19, semble hors de portée.

 

La plupart des estimations avaient placé le seuil entre 60 et 70% de la population acquérant l'immunité, soit par la vaccination, soit par une exposition antérieure au virus. Mais alors que la pandémie entre dans sa deuxième année, l'analyse des épidémiologistes est en train de changer.

 

En février, le spécialiste indépendant des données, Youyang Gu, a modifié le nom de son modèle de prévision COVID-19 de «Path to Herd Immunity» en «Path to Normality». Il a déclaré que l'atteinte d'un seuil d'immunité collective semblait peu probable en raison de facteurs tels que l'hésitation à la vaccination, l'émergence de nouveaux variants et l'arrivée tardive des vaccins pour les enfants.

 

Le modèle Youyang Gu COVID-19 utilise l'apprentissage automatique pour dériver le nombre de reproduction de base ( R 0 ) à partir des données publiées par le Center for Systems Science and Engineering (CSSE) de l'Université Johns Hopkins.

 

Les perspectives à long terme de la pandémie postulent que le COVID-19 va devenir une maladie endémique , un peu comme la grippe. A court terme, les scientifiques ne tablent plus sur l'immunité collective.

 

Vaccination trop lente, incomplète, ne bloquant pas la transmission (?)

Deux raisons majeures font que ces chercheurs ne croient plus l'immunité collective atteignable dans un délai raisonnable.

 

1- La vaccination va rester longtemps très partielle.

Or, même une résistance localisée à la vaccination peut entraîner des poches de résurgence de la maladie qui ensuite vont flamber. C'est ce que l'on observe avec la rougeole.

 

En Israël,  pays le plus avancé en matière de vaccination, où à la mi-mars plus de 50% de la population du pays était entièrement vaccinée avec les deux doses nécessaires, des réticences se font jour :

«Maintenant, le problème est que les jeunes ne veulent pas se faire vacciner», ni les juifs orthodoxes, ni les arabes israéliens...

 

Il faut aussi noter qu'actuellement aucun vaccin n'est approuvé pour les jeunes de moins de 18 ans.

Actuellement aux USA, aucun vaccin n'est approuvé pour les moins de 18 ans qui représentent 24% de la population.

 

Certes, Pfizer – BioNTech et Moderna ont maintenant inscrit des adolescents dans des essais cliniques de leurs vaccins, et les vaccins Oxford/AstraZeneca et Sinovac Biotech sont testés chez des enfants dès l'âge de trois ans. Mais les résultats ne seront connus que dans plusieurs mois. 

 

S'il n'est pas possible de vacciner les enfants, c'est presque la totalité des adultes qui devrait être vaccinée.

 

2- L'immunité collective n'est pertinente que si nous avons un vaccin bloquant la transmission. Pour l'instant seules les données de Moderna et Pfizer semblent assez encourageantes.

 

L'apparition de nouveaux variants plus résistants

 Alors même que les plans de déploiement des vaccins font face à des obstacles en matière de production et de distribution, de nouveaux variants du SRAS-CoV-2 apparaissent, qui pourraient être plus transmissibles et plus résistants aux vaccins. 

 

Plus il faut de temps pour endiguer la transmission du virus, plus ces variants ont du temps pour émerger et se propager.

 

A Manaus, au Brésil, la région avait été gravement touchée par la maladie. En juin 2020, les scientifiques locaux avaient estimé que 76% de la population avait été infectée.

Selon certaines estimations, cela aurait dû être suffisant pour atteindre le seuil d'immunité collective, mais en janvier, Manaus a vu une forte recrudescence des cas. 

 

Ce pic s'est produit après l'émergence d'une nouveau variant connu sous le nom de P.1, ce qui suggère que les infections précédentes ne conféraient pas d'immunité pour cette nouvelle souche. «En janvier, 100% des cas à Manaus étaient causés par P.1». 

 

 Enfin, il faut aussi noter que des taux d'immunité plus élevés peuvent créer une pression sélective, qui favoriserait les variants capables d'infecter des personnes déjà immunisées.

Seule une vaccination rapide et complète peut empêcher un nouveau variant de s'implanter.

 

Et donc ?

 Compte tenu de ce que l'on sait à ce jour sur le COVID-19, «parvenir à l'immunité de l'ensemble des populations par le seul vaccin est plutôt improbable».

 

 Il est temps d'avoir des attentes plus réalistes et donc de réfléchir à la façon dont nous pouvons vivre avec le virus. 

 

Ce pronostic n'est pas aussi sombre que cela puisse paraître. 

Même sans immunité collective, la capacité de vacciner les personnes vulnérables semble réduire sérieusement les hospitalisations et les décès dus au COVID-19 et donc sans doute le nombre de malades victimes du COVID long, dont tous les méfaits (parfois gravissimes) n'ont pas encore été vraiment analysés.

 La maladie ne disparaîtra peut-être pas de sitôt, mais son importance diminuera probablement... Comme la grippe !

 

News en vrac

 

* AstraZeneca continue à désorienter les scientifiques. Ainsi la firme a fourni à l'administration américaine des données périmées, incomplètes et biaisées pour obtenir leur AMM en urgence aux USA !

Pas de quoi amadouer la redoutable FDA  ! Je commence à réviser mon opinion sur l'Université d'Oxford qui cautionne tout cela ! Comment cette vénérable institution a pu laisser passer de telles pratiques ?!! Chauvinisme ?

 

* Le coût humain de la stratégie française  "Vivre avec le virus"... sans vaccin (à ce jour seulement 4% de la population a reçu les deux doses), commence à interroger.

Avec 300 morts par jour; bientôt 5000 malades en permanence en réanimation, dont beaucoup mourront ou présenteront de graves séquelles, le bilan va devenir insoutenable !

S'il y avait des solutions miracles, comme le proclame quelques politiciens irresponsables, cela se saurait, mais je pense, comme beaucoup de scientifiques, que cette stratégie nous amène dans le mur.

 

* J'avais cité le 12 mars dernier une publication qui " affirmait que les personnes infectées par le variant du coronavirus appelé B.1.1.7, courent un risque plus élevé de mourir que les personnes infectées par d'autres variants circulants, quels que soient leur âge, leur sexe et leurs problèmes de santé préexistants".

Les témoignages des soignants en France vont dans ce sens : plus de jeunes, plus de femmes et des séjours plus longs en réanimation, disent-ils.

 

* Efficacité des vaccins dans "la vraie vie" : Une étude a révélé que seulement quatre des 8 121 employés entièrement vaccinés dans un hôpital de Dallas ont été infectés, tandis qu'une autre a révélé que seulement sept des 14 990 travailleurs en Californie ont été testés positifs deux semaines ou plus après avoir reçu le vaccin.

 

* Selon une très récente étude, le vaccin d'AstraZeneca s'est montré très peu efficace ( 10,4% - IC à 95%, -76,8 à 54,8 -) vis à vis du variant sud-africain. Cela confirme des résultats précédents.