L'Europe des confettis

Les élections régionales organisées le dimanche 25 novembre en Catalogne ressemblaient fort à un référendum sécessionniste ; plusieurs formations autonomistes catalanes militent maintenant ouvertement pour l'indépendance, y compris la CiU au pouvoir à Barcelone.

 

Globalement les indépendantistes sortent renforcés de ce scrutin et certains observateurs pensent que le processus de séparation est enclenché.

 

Il s’agit d’une tendance lourde en Europe. Depuis l'explosion de l'empire soviétique, la balkanisation du Vieux Continent s'est traduite par la création d'une kyrielle de nouveaux états.

 

Dans le même temps les tensions centripètes s'exacerbaient en Belgique, en Espagne, au Danemark...

 

Les peuples européens n’ont plus confiance en leurs vieilles nations et n'attendent de l'Europe que subsides.

Certains  leaders populistes ou démagogues ont pu les persuader, en cette période de crise, que leur salut sur le triple plan, économique, démocratique, identitaire, résidait dans une gouvernance de proximité.

 

Pourtant ces mêmes dirigeants savent bien que frontières et murs ne sont que sources de tensions et de conflits. Les catalans jaloux de leur richesse, n’échapperont, pas plus dans leur petit périmètre, qu'aujourd'hui au sein de l’Espagne, à la pression des populations les plus pauvres d'Andalousie !

 

En fait la multiplication des états ne fait que traduire la multiplication des égoïsmes individuels.

 

Paul Valéry, écrivait en 1931 : « Le temps du monde fini commence ».

 

Il signifiait que sur notre Terre il n'y avait plus d'Eldorado et qu’il était temps de donner la priorité à la justice et à la solidarité.

 

Ceux qui aujourd'hui nient cette réalité ne sont que de médiocres politiciens qui ne font qu'accentuer le déclin de l'Europe.