Science, éthique et société

 

La triste affaire Séralini est la parfaite illustration des méthodes utilisées par certains (pseudo- ?) scientifiques pour manipuler l'opinion - au prix de l'abandon de tout sens éthique - et dévoyer ainsi la démocratie.

 

Cette opération de communication, invraisemblablement cautionnée (involontairement ?) par une revue scientifique de bon niveau, se termine fort heureusement en fiasco grâce à l'intervention d'autorités scientifiques incontestables (l'ensemble des Académies et de bien d'autres organismes compétents).

 

Hélas, des manipulations de ce type sont légions, tant les media, à l'affût de sensationnalisme, sont capables eux-aussi d'abandonner tout éthique pour vendre du papier, tant les gourous ayant pignon sur le Net ne se font pas prier pour abuser pigeons, gogos ou militants fanatiques, prêts à prendre pour argent comptant toutes les sornettes qui les confortent dans une opinion... dont ils ne perçoivent même pas qu'elle a été forgée à leur insu.

 

Les études bidons, ou plus ou moins truquées, se retrouvent bien entendu au coeur de tous les grands débats scientifiques actuels de nos sociétés : réchauffement climatique (pour lequel deux savants français ne se sont pas couverts de gloire), médecine (médicaments, vaccins), OGM, évolution, effets des champs électromagnétiques...

 

Certes, c'est toujours du débat que naît la lumière. Dans les Congrès, les grandes revues scientifiques, ce débat entre savants est permanent.

 

Mais que pèse la voix d'un chercheur sérieux à qui l'on oppose la une d'un grand hebdomadaire, qui affirme tout de go " Oui : les OGM tuent !"  ?

 

Ce type de manipulation de l'opinion ne concerne pas que la science dans nos démocraties, mais qu'elle prenne de telles proportions est inquiétant au moment où le désamour pour les études scientifiques se confirme année après année.

 

Ceux qui se prêtent à ce dévoiement de la Science jouent aux apprentis sorciers ; veulent-ils participer à ce mouvement obscurantiste qui déferle en ce début de XXIième siècle ?

 

NB : Aujourd'hui je me garderais bien d'affirmer : non les OGM ne sont pas néfastes... mais ce dont je suis à peu près sûr, c'est que les pesticides autorisés pendant 50 ans, ont tué, tuent et tueront !