ALBI AU PATRIMOINE MONDIAL DE L'UNESCO

 

La ville d'Albi est chère au cœur des hommes du sud-ouest. Sa cathédrale Sainte-Cécile, forteresse de briques dont le chœur et le jubé, ornés de dentelle de pierres, sont exceptionnels, abrite aussi de multiples trésors picturaux de l'école italienne. Elle porte l'histoire de la croisade des albigeois et de la liquidation de l'hérétisme cathare.

 

Raimond-Roger Trencavel, vicomte d'Albi, et son oncle Raymond VI, comte de Toulouse, jugés trop tolérants avec les hérétiques, furent excommuniés et les évêques d'Albi, seigneurs du Palais de la Berbie, étalaient dès le XIIIème siècle la toute puissance de Rome face aux manants et aux bourgeois tentés par la réforme.

 

Alors que Castres au sud bascula plus tard dans le camp des protestants, Albi fut toujours fidèle au Vatican, son évêque d'alors, Laurent Strozzi, était un cousin de Catherine de Médicis.

 

La collégiale Saint-Salvi dotée d'un remarquable cloître du XIIème siècle, est un autre joyau de la ville rouge dont le vieux centre  et ses magnifiques maisons à encorbellement et colombages témoignent de la prospérité passée.

 

Car Albi et sa région furent un pays de cocagne. Cette prospérité qui marqua la renaissance est liée à la culture du pastel. L'expression célèbre de "Pays de Cocagne" est liée aux "coques", étape ultime de traitement de la plante, le pastel Isatis tinctoria.

 

Le rouge de la brique, le bleu pastel, l'infini diversité des couleurs champêtres de l'albigeois, le ciel changeant sous les rafales du vent d'autan ont sans doute joué un rôle dans la vocation de Toulouse-Lautrec. Le musée d'Albi,  installé au cœur du Palais de la Berbie,  présente un vaste échantillonnage de la production du peintre. A ne manquer sous aucun prétexte !

 

Au pied des remparts une promenade au bord du Tarn, de Pont-Vieux en Pont-Neuf, finiront par vous convaincre qu'ALBI n'a pas usurpé son inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO.