CLIMAT : L'ECOTRON de Montpellier

 

Pendant que Claude Allègre fait fortune en vendant des ouvrages de charlatans (1), les chercheurs travaillent d'arrache-pied pour évaluer l'impact sur l'environnement de l'élévation globale des températures, associée à une raréfaction des précipitations et à une augmentation du pourcentage de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

 

L'écotron européen, sis à Montferrier sur Lez, au sein du Pôle Agropolis de Montpellier, est la première très grande infrastructure de recherche en écologie. Son pilotage est assuré par le CEFE (université Montpellier II/CNRS).

 

L'écotron devrait permettre de répondre aux questions suivantes :

 

- Comment l'augmentation de température et de CO2 atmosphérique affectent-ils la diversité et l'activité des communautés végétales et d'organismes du sol ? Quelles en sont les conséquences sur le stockage du carbone et la disponibilité en eau ?

- Quelles sont les différences de réponses entre individus d'une même espèce? Comment les interactions entre espèces vont-elles être modifiées ?

-  Dans quelle mesure le fonctionnement des écosystèmes est-il menacé par l’érosion de la biodiversité ?

 

A partir des prédictions des climatologues, une expérience grandeur nature est ainsi réalisée sur une prairie... auvergnate. Dans des enceintes de 35 m3, douze prélèvements de cet écosystème (végétaux et insectes) vont être  soumis à des atmosphères confinées plus chaude, plus sèches et plus riches en CO2, pendant plusieurs années. Des relevés quotidiens permettront de suivre au plus près l'évolution des échantillons.

 

D’après le CNRS, jamais le confinement d'écosystème n'aura été réalisé avec une telle précision.

 

Il faut noter qu'en parallèle, à Sète, la plate-forme Medimeer (université Montpellier II/CNRS/IFREMER), permet d'étudier les effets des changements locaux et globaux liés à l'anthropisation sur les écosystèmes lagunaires et marins côtier.

 

Montpellier, qui vient d’être retenu pour piloter un pôle de compétitivité EAU (2), est une plaque tournante de l'écologie scientifique. C'est donc tout naturellement que se tiendra dans cette ville, du 2 au 4 septembre, un grand colloque national : Ecologie 2010.

 

(1) : les lecteurs assidus de ce blog (il y en a !) vont dire que je fais une fixation sur l'ancien ministre ! Ils n'ont pas tout à fait tort. Pourquoi ?

Parce que le comportement de Claude Allègre et son impact sur la communauté scientifique est pratiquement sans précédent dans l'histoire des sciences.

Certes les charlatans et  les scientifiques dévoyés, jalonnent cette histoire, mais jamais un chercheur de ce niveau n'avait réussi à déstabiliser à ce point une partie de sa communauté, en s'appuyant sur les media par l'intermédiaire de livres de vulgarisation présentant des résultats tronqués, truqués, détournés (j'exclus bien sûr la période stalinienne).

 

Maladroitement cette communauté a crû bon de faire appel aux politiques pour trancher ce débat. Evidemment les gouvernants ont joué les Ponce Pilate.

Les chercheurs sont généralement de piètres communicants ; l'affaire Allègre vient de prouver que de bons articles dans des revues prestigieuses, sont de peu de poids face à un reportage dans Match ou à un passage chez Ardisson ou Denisot.

Le CNRS et les universités vont devoir recruter des bimbos comme attaché de presse !

 

  A lire l'ouvrage L'IMPOSTEUR C'EST LUI, de Sylvestre HUET chez Stock

 

(2) : le pôle "Eau" associe les laboratoires spécialisés de l’université Montpellier 2 et un réseau de 72 entreprises régionales travaillant sur le cycle de l’eau (production, irrigation, épuration…). Chercheurs et entrepreneurs sont réunis au sein de VERSeau développement, un cluster qui associe également les collectivités territoriales.