Contre la barbarie et tous les totalitarismes, 

une arme fatale :

le savoir, la culture sous toutes ses formes. 

JP Lavergne

                                                                                                                                                  

" Je vois bien que nous tous qui vivons ne sommes que des fantômes, une ombre sans consistance "

Sophocle ( gravé sur les poutres de la bibliothèque de Montaigne)

Conscience

Sciences

Voir


21 septembre : journée Alzheimer

La recherche progresse lentement

La maladie d’Alzheimer est une affection irréversible. Les médicaments dont on dispose actuellement ne peuvent pas guérir la maladie. Ils permettent uniquement - surtout dans la phase initiale - de freiner la régression du patient.

Les médicaments administrés sont symptomatiques, ils ne traitent pas les causes de la pathologie. De plus, ils peuvent induire de multiples effets secondaires.

Ces médicaments ciblent deux neurotransmetteurs :

- l'acétylcholine, dont le taux est effondré chez les malades, ce sont les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase,

- le glutamate, dont la concentration est trop élevée.

 

VOIR SUR LE SITE : Les neurotransmetteurs messagers chimiques

 

Pourtant la recherche fait feu de tout bois, notamment pour réduire les fameuses plaques amyloïdes. Tout récemment des résultats importants ont été publiés par des chercheurs de l'ETH Zurich. Ils ont montré que l'aducanumab, un anticorps monoclonal humain se liait aux plaques amyloïdes, permettant aux cellules microgliales  de supprimer les dépôts.

De très gros moyens sont maintenant mis au service des chercheurs en neurosciences et peu à peu notre cerveau se dévoile.

 

La notion de plasticité cérébrale est très récente, elle a ouvert un immense chantier. Tous les jours -ou presque- de nouveaux résultats viennent éclairer ou au contraire obscurcir l'horizon des chercheurs.

 

Par exemple, on vient de découvrir que des souris ayant une mutation "alzheimer" étaient capables de stocker des souvenirs sans pouvoir cependant les retrouver seules.

 

Ces mêmes chercheurs ont ensuite montré que certains types de souris mutantes pouvaient retrouver cette mémoire après électrosimulation (par lumière pulsée).

Apparemment ils ont réussi ainsi à renforcer les connexions entre l'hippocampe et une autre région du cerveau appelée  cortex entorhinal, une connexion qui sert de mémoire de stockage à long terme.

 

Même si ces résultats ne sont pas forcément transposables chez l'humain, c'est un petit caillou blanc sur le long chemin du déchiffrage du fonctionnement de la mémoire.

 

Les mécanisme de la mémoire : une extraordinaire complexité

Une vue du cerveau (sillons) en neuroimagerie
Une vue du cerveau (sillons) en neuroimagerie

Les progrès de la science du cerveau sont corrélés à ceux observés en neuroimagerie (notamment magnétique).

 

C'est notamment le cas dans le déchiffrage des processus engagés dans la "mémoire" qui comporte trois étapes : l'enregistrement de données, le stockage et la restitution.

 

Pour cela, cinq systèmes de mémoire sont concernés, avec des  réseaux neuronaux distincts mais interconnectés :

La mémoire de travail (à court terme) est au cœur du réseau.

La mémoire sémantique et la mémoire épisodique sont deux systèmes de représentation consciente à long terme. 

La mémoire procédurale permet des automatismes inconscients.

La mémoire perceptive est liée aux sens.

 

ARTICLE de L'INSERM ICI

 

 

 J-E Reinhardt
J-E Reinhardt

LIRE sur le SITE à ce PROPOS :

 

- Notre cerveau

- L'oubli

Recherche sur le cerveau

Union sacrée !

Reconstitution du réseau neuronal d'un oiseau chanteur, impliqué dans l'apprentissage du chant (projet BRAIN)
Reconstitution du réseau neuronal d'un oiseau chanteur, impliqué dans l'apprentissage du chant (projet BRAIN)

Ce lundi 19 septembre 2016, 400 chercheurs en neurosciences, médecins, physiciens, bio-informaticiens, éthiciens,... conseillers scientifiques gouvernementaux, bailleurs de fonds, sont réunis à l'Université Rockefeller de New-York pour organiser et coordonner la recherche mondiale sur le cerveau.

 

Il s'agit là d'une première mondiale, à la hauteur du défi proposé.

 

Actuellement deux grands projets (que j'évoque par ailleurs) ont été initiés :

- le projet européen : the  "Human Brain Project"

- le projet américain "Brain Initiative", lancé par le Pdt Obama en 2013.

Il est clair que le coût colossal de ces recherches (qui faisait grincer quelques dents en Europe) ne pouvait qu'inciter au rapprochement.,

Lumière !

Sorolla, un peintre espagnol à Paris

  Le musée des Impressionnismes de Giverny accueille une grande exposition consacrée à un peintre espagnol parfois méconnu : Joaquín Sorolla (1863-1923). L’exposition présente une cinquantaine de tableaux qui ont fait sensation à Paris, puis dans le monde entier au début du siècle dernier.

 

"En 1906, le peintre espagnol Joaquín Sorolla expose pour la première fois à Paris, à la galerie Georges Petit, chez l’un des principaux promoteurs des impressionnistes.

 

L’événement rencontre un vif succès et achève d’établir la réputation internationale de l’artiste. Sa maîtrise des effets de la lumière conduit à le considérer comme un peintre impressionniste."

 

 

Intelligence animale...

... innée ou acquise ?

 

" Au cours de son évolution culturelle, l'homme s'érigea en maître de ses co-créatures animales. Mais non content de cette hégémonie, il se mit à creuser un fossé entre leur essence et la sienne. Il leur dénia la raison et s'attribua une âme immortelle, allégua une origine divine élevée, qui permit de rompre le lien de communauté avec le monde animal."  

Sigmund Freud 

 

L'homme, qui s'est arrogé le droit de vie ou de mort sur toutes les espèces animales et végétales, a constamment nié l'existence de toute conscience et de toute intelligence innée chez l'animal non humain.

 

Aujourd'hui, grâce au talent de quelques équipes de recherche, on sait que le plus imbécile des deux n'est pas celui qu'on pense.

 

Les capacités cognitives des corvidés sont en particulier exceptionnelles.


Corneille d'Hawaï
Corneille d'Hawaï

Le corbeau de Nouvelle - Calédonie ( moneduloides Corvus ) se distingue par ses compétences sophistiquées pour la fabrication d'outils.

Les origines évolutionnaires du comportement remarquable de cette espèce n'étaient pas clairement établies, faute de congénères  permettant des comparaisons instructives.

 

Des chercheurs anglo-américains viennent d'identifier des compétences semblables sur  C. hawaiiensis, une corneille d' Hawaï, qui a disparu à l'état sauvage au début de ce siècle.

 

Leurs résultats suggèrent que l' utilisation de l' outil fait partie  du répertoire comportemental naturel de l'espèce : les jeunes développent l' utilisation de l' outil  sans formation, sans contact avec les adultes.

 

Cette faculté commune à deux variantes d'une espèce n'ayant pu communiquer, mais se situant dans des environnements similaires sur des îles tropicales isolées,  suggère  que leurs capacités techniques sont apparues de façon convergente. 


Sciences 

Thalès
Thalès

Il n'y a pas de science sans conscience disait déjà Rabelais...

 

Je propose ici un petit parcours -très personnel- au coeur de l'aventure scientifique qui, de sapiens et néandertal vous conduira aux nanosciences, à la biologie synthétique, à la chimie du vivant ou encore à la mécanique quantique...

Un non scientifique curieux pourra tirer profit de ces quelques pages sans équations et sans le jargon des initiés.

 

Une aventure de 2500 ans à peine qui, depuis Thalès de Milet, n'a cessé de nous émerveiller mais qui aujourd'hui, parfois, angoisse.

 

En effet, depuis Copernic, Galilée, Newton, les Lumières, Darwin et quelques autres, l'univers anthropocentrique d'Aristote, qui reçut l'onction de Saint-Thomas D'Aquin, a laissé place à un monde désenchanté où l'homme abandonné par les Dieux se retrouve bien seul !

 

Alors parfois, cet homme nu devient fou et se tourne vers la science pour détruire, saccager, exterminer, se proclamer roi. Le XXème siècle est une bonne illustration de ces détournements mortifères. De cela je parle aussi.

JPL

 

 

Conscience

L'absurde

« Je tire de l'absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté, ma passion ».  

Albert Camus

Samuel Beckett
Samuel Beckett

 

"C'est la fin d'En attendant Godot ; l'obscurité tombe sur le couple de clochards, Estragon et Vladimir, qui n'en finissent pourtant pas d'attendre, sur une route de campagne, auprès d'un arbre dont les feuilles ont bien voulu pousser.

 

On peut dire qu'on est en bout de course, là où les actes ne s'accordent plus aux mots.


Godot ne vient pas.


L'impossibilité d'échapper à cette espérance toujours déçue ne semble pas tirer à conséquence, même lorsque l'attente trouve son issue dans le suicide comme tragique clownerie finale."

Voir

 " La beauté du monde est dans l'oeil "

Vidourle (Gard) - Photo JPL
Vidourle (Gard) - Photo JPL

" Le soleil qui naît, une humidité qui s’attarde, des montagnes au loin qui surgissent lentement des brumes, toute une transparente poésie enfin se balance dans l’air sonore et cristallin. De ces moments sourd une espèce d’éternité faite à notre mesure. Derrière la vitre qu’est la nature, apparaît lentement l’espèce d’une seconde, un fantôme d’éternité. De ce fantôme nous nous satisfaisons. Il devrait nous désespérer, (…). A ces moments le monde paraît laisser échapper comme par mégarde, un peu de son secret."

                                                                                                                   Albert CAMUS, Critique d’un tableau de Boucherle (1934)

Blog

 

 

«Je vis et je pense à mes risques et périls, ce qui fait que par moments j’ai l’air d’un imbécile. J’y consens. J’ai la fierté de ma bêtise.»

Victor Hugo,  Proses philosophiques