Un Filou calotin, deux braillards, le tenancier d'une auberge espagnole et Dupont Lajoie... Qui décrochera la palme ?

Présidentielle : avons-nous mérité cette affiche ?

La France, qui reste un grand, un magnifique pays, en pointe dans de nombreux domaines - scientifiques, artistiques, culturels, technologiques...- sûrement pas !

 

Mais les Français qui depuis des lustres confient sans barguigner leur destin :

 

- à trop de filous, de bateleurs, d'incompétents notoires, de fieffés menteurs, de cyniques...,

- qui se recroquevillent, se rabougrissent sur leur petit confort, leurs mesquines habitudes, leur peur des autres et du progrès 

 

Qui pensent avec leurs tripes plutôt qu'avec leur cerveau !

?

___________

 

 

NB : Je voterai Hamon : ses propositions sont dignes d'intérêt et conforme à ce que l'on peut attendre d'un homme de gauche.

Son écologisme est plutôt convaincant et surtout -SURTOUT -, il me paraît honnête et sincère.

 

Pour tout dire, il détonne dans ce casting. Voila pourquoi, sans doute, nos moutons -français- de Panurge le délaissent.

Et donc il ne me compromettra pas... puisqu'il ne sera pas élu ! 

 

L'essentiel pour la gauche est ailleurs. Il s'agit de préparer l'avenir... qui n'appartiendra pas à un xième avatar du "Petit Père des Peuples", mais à tous ceux qui démocratiquement reconstruiront la gauche, non autour d'un homme, mais sur un PROJET collectif.

 

VOIR aussi les BILLETS :

du 14 mars 2017 : "Ne vous faites pas rouler jeunesse !"

du 10 décembre 2016 : "Les foutaises de Mme Le Pen "

- du 18 novembre 2016 : "La Cause du PEUPLE ? Cause toujours..."

 

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

" Ce qui permet au mal de progresser est l'inaction des hommes de bien. "

Edmund Burke

La période des campagnes électorales est devenue pour moi douloureuse.

Celle qui est en cours est un cauchemar.

 

Je veux croire que c'est le sentiment des femmes et hommes de ma génération qui, de 1968 à la fin des années 80, eurent au moins l'illusion -sinon l'ivresse- de vivre l'avènement d'un monde résolument tourné vers le progrès, la fin des oppressions, la libération des femmes et des peuples opprimés.

 

Depuis cette époque, presque bénie, où s'engager avait un sens, cette génération n'a pu qu'assister à l'anéantissement de ses espérances et renoncer à ses rêves les plus raisonnables.

 

La cause de cette débandade est bien connue : une mondialisation de l'économie qui a donné tous les pouvoirs aux financiers, conduit à la constitution de fortunes vertigineuses au détriment d'une main d'oeuvre paupérisée... qui se tourne en retour vers les démagogues les plus cyniques.

 

En France, que la droite fascinée par l'argent se soit assise sur ses valeurs traditionnelles pour participer sans vergogne à cette nouvelle ruée vers l'or, est presque dans l'ordre des choses. Ses dirigeants en se débarrassant de De Gaulle en 1969 avaient donné le départ de la course.

Mais la gauche ?

 

Deux catastrophes l'ont conduite au renoncement, puis à l'effondrement :

- la maladie de Mitterrand qui se traduit par un deuxième mandat calamiteux,

- l'avènement de F. Hollande à la tête du PS en 1997 qui mène une campagne contre-nature pour le OUI au référendum sur l'Europe concoctée par Giscard, en 2005.

 

Dès lors la messe était dite, la gauche en France, les gauches en Europe, renonçaient, par lâcheté et paresse intellectuelle, à proposer un projet alternatif, une autre Europe qui aurait pu faire entendre sa voix dans le concert mondial.

 

Si aujourd'hui un Fillon, candidat hypnotisé par le lucre, ouvertement financé par quelques milliardaires, corrompu au point de ne pas avoir conscience de la gravité de ses dérives, reste un candidat crédible pour s'opposer au second tour de la présidentielle à une néo-facho assise sur un tas d'énormes mensonges, nous le devons aussi à cette gauche façon Hollande, la gauche des capitulards.

 

Si hier nous pouvions rêver du meilleur, les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent qu'espérer le moins pire.

 

Eviter le pire, c'est ne pas écouter les sirènes de ceux qui n'ont toujours eu pour seul programme que l'exclusion, la haine des différences, la chasse aux boucs émissaires, l'horreur de la culture et du savoir. Ils se trouvent aujourd'hui dans le camp de ces droites radicalisées et corrompues. L'histoire nous apprend où ceux-là nous ont conduit !

 

 Alors :

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

 

Comme Ulysse, attachez vous solidement au mat du savoir, de la culture, de l'intelligence, et restez sourds aux chants délétères des sirènes qui veulent vous envoyer par le fond.

 

Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis
Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis

ADN, ultime disque dur

L'ADN peut stocker toutes les données du monde...

Un article en ligne sur " Le Monde " de ce 28 février 2017 m'incite à mettre à jour ce que j'écrivais à propos de l'archivage de données via des séquences d'ADN (voir ci-dessous).

 

"Le Monde " cite Victor Zhirnov, le directeur scientifique de Semiconductor Research Corporation :

 

 "En l’an mille, le savoir représentait de l’ordre de 100 000 bits d’information par personne, et aujourd’hui, nous en sommes à environ 10 000 milliards de bits par humain. Nous allons rapidement avoir un problème de stockage ! »

 

Tout compris, des images astronomiques, aux articles de revues scientifiques, en passant par les vidéos YouTube, l'archive numérique mondiale représentera environ 44 milliards de gigaoctets (Go) d'ici 2020, soit dix fois plus qu'en 2013 ! 

 

Certes, une puce de silicium peut aujourd'hui stocker toute l'histoire de l'humanité, alors que le premier disque dur d'IBM (1956) avait une capacité de 5 Mo... et nous ne sommes pas prêt de manquer de sable ! Cependant, comme le montre le tableau ci-dessus, nos disques durs présentent deux gros défauts : une durée de vie très limitée (environ 10 ans) et une consommation énergétique considérable.

 

Aujourd'hui la solution la plus avancée pour remplacer le silicium est au coeur même du vivant, il s'agit de l'ADN, support de l'information génétique héréditaire. Un système de codage à 4 bases - A, T, G, C -, qui assure le stockage, l'expression et la transmission de l'information génétique. Très peu énergivore, très stable, l'ADN est donc un candidat très sérieux à la succession.

 

Pour l'utiliser comme support de stockage, les chercheurs utilisent de l'ADN synthétique où sont encodées les données numériques sous forme de bases azotées. Ces données peuvent ensuite être décodées par un ordinateur.

 

Aujourd'hui des entreprises comme Twist Bioscience fournissent à la demande de longues séquences d'ADN. Récemment, Microsoft s'est porté acquéreur de dix millions d'oligonucleotides à longues chaînes pour l'encodage de données numériques.

 

Le potentiel de la méthode est énorme : théoriquement, un millimètre cube suffit à stocker 1 milliard de Go de données. Par conséquent, 16 centimètres cubes suffiraient à stocker toutes les données numériques mondiales.

 

Cependant si les difficultés techniques se résolvent les unes après les autres ; reste un problème de coût. Les chercheurs concernés font cependant remarquer qu'en 2003, après 10 ans de travaux, le génome humain avait été entièrement séquencé pour 3 milliards de dollars, alors qu'aujourd’hui cette opération ne coûterait plus que.... 1000 dollars !

2012 - Une puce à ADN stockant 5,5 millions de gigabits par millimètre cube !

Un bioingénieur et un généticien - George Church et Sri Kosuriv- du Harvard Wyss Institute ont réussi à enregistré 5,5 petabits de données - environ 700 téraoctets - dans un seul gramme de l'ADN, pulvérisant tous les records en la matière.

 Ils ont pour cela choisi deux des quatre nucléotides pour coder le zéro, et les deux autres, pour le 1. Pour lire les données, ils ont utilisé les machines de séquençage automatique du génome.

 

Avec cette méthode, ils ont réussi à encoder sur ADN un livre de 300 pages, illustrations comprises

 

J'ai déjà parlé ICI des travaux pionniers du Craig Venter Institute. George Church et ses collègues ont codé mille fois plus d’informations que l’équipe de Rockville, en utilisant des fragments d’ADN synthétiques.

 

Pour l'avenir, on peut prévoir un monde où le stockage biologique nous permettrait d'enregistrer sans réserve... tout et n'importe quoi !

 

Et n'en doutons pas, les chercheurs auront alors mis au point les techniques  permettant d' exploiter toutes ces données.

 

Voir : Next-Generation Digital Information Storage in DNA, George M. Church, Yuan Gao, Sriram Kosuri , Science

 

Voir : Synthetic Biology Book Written In DNA  

 

Voir sur le site à propos d'utilisations possibles d'ADN ICI

 

 Toute la presse scientifique a aussi évoqué cet article du journal Nature :Towards practical, high-capacity, low-maintenance information storage in synthesized DNA de l'équipe anglaise de Nick Goldman, qui a réussi à encoder dans de l'ADN synthétique un ensemble de 154 sonnets de Shakespeare, un enregistrement (MP3) du célèbre discours de Martin Luther King (« I have a dream ») et quelques autres bricoles.

 

Cette méthode repose sur la conversion du 0 et du 1 d’une séquence numérique en un équivalent sous forme de bases, selon un codage qui fait correspondre à chaque série de huit bits un « mot » formé de cinq lettres qui sont A, C, G ou T (les 4 bases azotées : Adénine, Cytosine, Guanine et Thymine).

 

 

Il y a cependant un problème : l'ADN se conserve en milieu aqueux et porte des charges… Incompatible avec une utilisation à l’interface de la nanoélectronique !

 

Des chimistes spécialistes des polymères, cherchent à utiliser leurs macromolécules, avec pour objectif le stockage des quelques zettaoctets (10 puissance 21) d’information numérique produits chaque année.

Il suffit pour cela d'affecter le 0 ou le 1 à chaque monomère... mais il y a un hic, c'est que la polymérisation a tendance à se faire de façon aléatoire !

 

Des chercheurs français de l'Institut Charles Sadron à Strasbourg sont sur la piste, ils préparent même des supports réinscriptibles, avec des polymères thermosensibles.


Rendez-vous dans une ou deux dizaines d'années !

"Vérités" alternatives

 "L'œil de l'esprit ne peut trouver nulle part plus d'éblouissements ni plus de ténèbres que dans l'homme ; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie. Il y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c'est l'intérieur de l'âme. "

Victor Hugo

 

 

Trump, les glaciers et les ours
Trump, les glaciers et les ours

La démarche de l'extrême-droite a toujours été la même.

A l'instar des groupes sectaires, elle recrute ses adeptes sur un mythe susceptible de fanatiser des populations en souffrance, qui, dès lors, peuvent  gober n'importe quoi.

Une sorte de "vérité" alternative délivrée par le gourou, le dictateur, le leader... prend le pas sur les faits, les évidences, les mieux établies.

 

L'arrivée au pouvoir de Donald Trump est un cas d'école, une illustration des méfaits de ce temps d'une post-vérité, solidement adossée à internet et aux réseaux sociaux. 

 

Chez nous la famille Le Pen, depuis la négation des chambres à gaz, a montré le chemin. La fille, plus adroite que le père, a su capter un plus large auditoire. Elle est en passe de faire accepter par un tiers de notre électorat, un projet économique - étayé par de stupéfiantes contre-vérités-  susceptible de ruiner ce pays.

 

 

Mais cette pratique s'étend et touche maintenant une partie importante des classes politiques. L'affaire Fillon est un autre cas d'école.

 

Voici des faits qui semblent clairs, une vérité qui paraît limpide : on a rémunéré - à un niveau inconnu dans la profession- une personne qui de son foyer aurait accompli une tâche surhumaine de représentation. La personne en question, ainsi employée à l'insu de son plein gré, avoue même à la télévision n'en avoir rien fait.

 

Néanmoins, son époux et "employeur" a le culot de nier (*) totalement les faits et de maintenir sa candidature à la présidence de notre pays. Plus fort, il est soutenu dans cette démarche-qui stupéfie toutes les grandes démocraties- par la majorité de son camp !

 

Pour être honnête, n'oublions pas que la gauche, a eu aussi ses menteurs effrontés : Tapie,  Guérini, Cahuzac... pour ne citer que les plus marquants.

 

Que pouvons nous faire face à ces dérives qui minent la démocratie ? Le grand journaliste américain, aujourd'hui retraité, Dan Rather répond :

 

« Tout ce que pouvons faire est de monter à la barre et le dire de manière simple et sans équivoque : un mensonge, c'est un mensonge ! » 

 

En France, hélas, cela ne suffit pas à écarter des voyous multirécidivistes comme les Balkany, les Dassault..., constamment réélus malgré des turpitudes avérées. La seule solution consisterait à rendre définitivement inéligibles, dès la première infraction, tous ces tristes personnages.

 

(*) Devant deux cents journalistes, qui s'émerveillent d'excuses incompréhensibles, puisque cet individu se dit blanc comme neige !

 

 

Ralph Keyes : The Post-Truth Era: Dishonesty and Deception in Contemporary Life

" Jusqu'à une époque récente nous avions la vérité et le mensonge. Maintenant , nous avons la vérité, les mensonges et les déclarations qui peuvent ne pas être vrai, mais que nous considérons trop bénignes (ou trop stupides) pour appeler faux. 

 

A l'ère de la post-vérité, les frontières sont floues entre la vérité et le mensonge, l'honnêteté et la malhonnêteté, la fiction et le documentaire.

 

 Tromper les autres devient un défi, un jeu, et finalement une habitude. "

 

At one time we had truth and lies. Now we have truth, lies, and statements that may not be true but we consider too benign to call false. Euphemisms abound. We’re “economical with the truth,” we “sweeten it,” or tell “the truth improved.” The term deceive gives way to spin.  At worst we admit to “misspeaking,” or “exercising poor judgment.”  Nor do we want to accuse others of lying.  We say they’re in denial.  A liar is “ethically challenged,” someone for whom “the truth is temporarily unavailable.”

This is post-truth. In the post-truth era, borders blur between truth and lies, honesty and dishonesty, fiction and nonfiction. Deceiving others becomes a challenge, a game, and ultimately a habit. Research suggests that the average American tells lies on a daily basis. These fibs run the gamut from “I like sushi,” to “I love you.”

Tout ça, pour ça ?

" Quel peuple que celui qui, le jour même de son triomphe, ne demande ni pain, ni spectacles, comme la canaille romaine, panem et circenses, mais seulement du travail ! "

 

Quand je contemple avec horreur le portrait de ces deux clowns frères qui démocratiquement ont accédé à la tête de deux des plus grandes nations de la planète, je pense avec tristesse et révolte à tous ceux -militants des droits de l'homme, philosophes, activistes, libertaires, hommes politiques, peuples, combattants de l'ombre, anonymes... qui ont consacré leur vie à la lutte contre l'oppression.

 

Tout ça, pour ça ?

 

Pour quelques poignées de dollars, d'euros, de yens, de livres ou de roubles, serions nous prêts à nouveau à aliéner nos vies et nos valeurs, à nous prosterner devant de sinistres imbéciles, des cuistres dont le principal mérite est de vivre à nos crochets, qui tiennent leur position de fortunes héritées ou mal acquises ?  Qui s'amusent à nos dépends en reprenant à leur compte le fameux Panem et circenses... ???

Hélas (?), la gauche est toujours dans mes tripes !

Depuis 2005 et le coup tordu de l'escamotage du NON au référendum constitutionnel, je me suis tenu fort loin des débats politiques nationaux : point de journaux télévisés, aucun débat suivi... Il faut dire que mes deux bêtes noires, Sarkozy et Hollande ont occupé pendant 10 ans le trône de notre République, ruinant économiquement et moralement le pays, favorisant l'émergence d'une bête immonde que la France n'a que trop connu.

 

Sur le flanc d'un PS à l'agonie ont surgi deux avatars :

 

- l'un à gauche, qui donne spectacle de foire, promet la lune à grands coups de menton et ne tolère pas la moindre contradiction. La lecture du blog de son mentor et des commentaires dithyrambiques (soigneusement filtrés, j'en ai fait l'expérience), nous renvoie à une gauche autoritaire que nous avons vu à l'oeuvre à l'est de l'Europe, à notre grand désespoir,

 

- l'autre à droite, qui se pare des vertus du modernisme, que l'on a vu en partie au travail sous Hollande, celle qui confie au grand patronat le soin de lutter contre le chômage en dotant de 40 milliards les grandes entreprises... contre la promesse - évidemment non tenue - d'un million d'emplois créés.

 En fait, l'essentiel de la timide décrue du chômage observée ces derniers mois est imputable à diverses actions publiques... au frais du contribuable !

 

Ces largesses sans précédent ont fatalement conduit à une ponction fiscale (impôts locaux, nationaux)  touchant de plein fouet les classes moyennes, alors que l'on apprenait de multiples sources que les Français les plus riches s'exonéraient par différents moyens - légaux ou illégaux- de leur contribution.

 

Cette "gauche" sociale libérale est actuellement représentée par Valls et Macron. Elle nous promet - à contre-temps- un blairisme, qui a fini le sale travail de Mme Thatcher, réduisant le Royaume-Uni au paradis de la City et à l'enfer des travailleurs pauvres.

 

De ces deux côtés, la gauche, ne peut attendre que le pire, ce n'est pas de vieux pots et de vieilles recettes que resurgira l'espérance en une société plus juste et plus fraternelle.

 

 

Parce que quand on a la gauche (des idées) chevillée au coeur, on ne peut jamais renoncer à entendre (mais plus trop à croire) ceux qui pourraient porter un projet pas trop éloigné de ses aspirations, j'avais décidé de jeter un oeil, sur le débat organisé par ce fantomatique parti socialiste, surtout pour écouter les propositions de deux hommes qui ont le mérite d'avancer des solutions originales.

 

Benoit Hamon est un homme sympathique que je crois sincère, son projet de revenu universel part d'un bon sentiment et d'un constat (contesté néanmoins par nombre d'économistes) quant à la raréfaction du travail. Il ne m'a pas convaincu, ni sur la faisabilité, ni sur l'opportunité, ni sur la pérennisation d'une telle usine à gaz. C'est de plus un très mauvais signal envoyé à la jeunesse.

 

J'ai trouvé Montebourg plus audacieux, plus sûr de lui, plus compétent et plus déterminé ; son analyse de la situation actuelle plus pertinente, son projet plus abouti. Comme lui je ne crois pas à la fin de la valeur travail.

 

Car le travail existe, simplement il change de nature. Regardons l'Allemagne et son faible taux de chômage, quand dans le même temps le pays dégage cette année un excédent budgétaire de 6,5 milliards d'euros.

 

 Mais quel travail ? 

 

Nous avons en France un savoir-faire exceptionnel dans de nombreux domaines : aéronautique, automobile, chantiers navals, ferroviaire, informatique, microélectronique, robotique...INVESTISSONS massivement dans l'innovation, la formation dans tous ces secteurs. Ne manquons pas la transition écologique, qui est une aubaine pour l'Allemagne, il n'est que temps de lancer de grand projets dans ce domaine. Nous prenons un retard considérable.

 

L'industrie se robotise : alors construisons des robots, apprenons à nos jeunes à piloter des robots. Montons notre niveau d'étude et de formation professionnelle initiale et permanente. Investissons dans la recherche, rémunérons correctement nos meilleurs éléments dont le salaire est multiplié par 4 quand ils s'expatrient.

 

Que nos bac S, nos ingénieurs des grandes écoles, s'investissent dans les domaines pour lesquels ils ont été formés avec la générosité de l'état, au lieu d'aller pantoufler dans les banques et assurances. Je suis partisan d'un contrat d'étude lié à l'embauche dans les secteurs les plus utiles à la nation : scientifiques, technologiques, médicaux, culturels... et non à la distribution de centaines de millions d'euros dans des filières parkings que nous ne connaissons que trop.

 

Le passage obligatoire par la case formation après un licenciement -avant le pôle emploi- est aussi une idée qui me tient particulièrement à coeur. Nous sommes très faibles sur la formation tout au long de la vie. Distraire des milliards de l'assurance chômage pour donner un nouvel élan à des parcours professionnel ne procède que d'un élémentaire bon sens.

 

 Montebourg, pour financer son projetrelancer l'investissement et remettre les Français au travail, souhaite récupérer les indécents effets d'aubaine du CICE qui ont profité aux banques et la grande distribution, et s'affranchir temporairement du fameux seuil des 3% de déficit que nombre d'économistes (y compris libéraux) trouvent absurde. Le coût de son plan n'est d'ailleurs qu'une goutte d'eau par rapport aux centaines de milliards d'évasion fiscale qui scandaleusement se retrouvent dans des paradis fiscaux au sein même de l'Europe : Royaume-Uni, Irlande, Luxembourg...

 

Dans un livre publié en 2012, le journaliste Antoine Peillon chiffrait à 600 milliards le montant des avoirs français dissimulés à l'étranger, dont environ 250 milliards détenus par des particuliers et le reste par des entreprises.

 A la même époque, le montant total «des différentes formes d'évitements illégaux de l'impôt est compris entre 60 à 80 milliards d'euros» chaque année, soit 20% des recettes fiscales brutes de l'Hexagone. 

Le Figaro, 2016

Et cela n'a fait qu'empirer.

 

Cette Europe là est en bout de course, face aux protectionnismes américains et asiatiques, elle est totalement démunie, elle reste la seule à croire aux délices infinis de la mondialisation.

 

Comme la majorité des Français, Montebourg avait dit non à cette Europe en 2005. Il faut repartir du résultat de ce référendum et reconstruire une nouvelle Europe, heureusement maintenant débarrassée du fardeau anglais.

...

A 22h30 j'ai éteint mon poste ; 1h30 devant mon écran, pour moi un exploit !

 

 

NB : J'ai aussi aimé la tirade de V. Peillon à propos du démantèlement de la sécu prôné (un temps) par Fillon.

 NON les Français n'accepteront pas que la qualité des soins soit lié à la solvabilité des patients, comme aux USA.

 

"Je suis chrétien, voila ma gloire", nous affirme M. Fillon... Ces chrétiens là, nos parents les ont connus : c'était l'époque où la châtelaine pourvoyait aux bonnes oeuvres de M. le curé. La SS n'existait pas encore et les enfants de 12 ans travaillaient dans les mines !

Contes et Légendes

La Belle et la Bête - Illustration de 1913
La Belle et la Bête - Illustration de 1913

J'aimais beaucoup raconter des histoires à mes enfants.

Des contes accommodés à ma façon, où le Petit Chaperon Rouge abandonnait sa grand-mère, quand le grand-méchant-loup lui faisait ses courses...

Car...

... Il ne faut pas juger les gens sur la mine... c'est la morale de nombres de ces récits, comme par exemple La Belle et la Bête.

 

Aujourd'hui, c'est le même bonheur avec mes petits-enfants.

Il y a dans les yeux des tout-petits la lumière de l'innocence, mais aussi le brin de malice qui suggère une connivence avec le conteur... " Cause toujours Papoue, je suis pas sûre de croire tout ce que tu me racontes, mais c'est tellement bon d'avoir peur  près de toi"

 

J'ignorais que ces fables peuplées de créatures extraordinaires, collectées notamment par les frères Grimm pour les Contes et Légendes, venaient, pour certaines... du néolithique !  Bien avant les traditions écrites !

 

C'est pourtant ce que rapporte un article très sérieux publié dans Royal Society Open Science cette année (voir aussi ICI.)

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l'Université de Durham ont appliqué des méthodes phylogénétiques comparatives et la modélisation autologistique pour analyser les relations entre les contes, les histoires des population et les distances géographiques dans les sociétés de langues indo-européennes.

Des méthodes statistiques semblables à celles utilisées par les biologistes pour retracer les origines d'espèces à travers les ramifications de l'arbre de l'évolution - uniquement basées sur des séquences d'ADN modernes.

 

Ils ont ainsi pu établir que le conte "The Smith and the Devil" était connu dès l'âge de bronze !

 

Les légendes, racontées dans les sociétés ancestrales peuvent donc fournir des informations importantes sur leur culture, donnant de nouvelles perspectives pour les reconstructions linguistiques, génétiques et archéologiques de la préhistoire humaine.

Les foutaises du FN et de M. Le Pen

Ténèbres !

M. Le Pen en couverture de Nature en ligne
M. Le Pen en couverture de Nature en ligne

C'est peu dire que l'élection du fantasque D. Trump a désarçonné, voire découragé, tout ce que les USA comptent de savants, chercheurs, ingénieurs... ou tout simplement d'êtres doués de raison.

Voici un homme qui, à grands coups de mentons et d'affirmations délirantes, est capable de faire gober à des millions de personnes les pires contre-vérités, de réfuter des théories scientifiques objets des plus larges consensus.

 

Demain, président, cet homme là peut faire perdre des années de travail à ce que l'Amérique possède de plus performant en matière de sciences et de nouvelles technologies.

 

La célèbre et prestigieuse revue scientifique Nature, s'interroge sur cette montée des populismes, qui permet l'émergence de dirigeants sans scrupules, exploitant sans vergogne les malheurs de tous les laissés-pour-compte de la mondialisation.

 

Une hypothèse est que la montée des nouvelles technologies, en supprimant un grand nombre d'emplois peu qualifiés, a conduit à la constitution d'un peuple de petits blancs, chômeurs ou travailleurs pauvres, se retrouvant en compétition avec des populations noires ou immigrés, désignées  boucs émissaires. Le procédé est connu, il a conduit à quelques génocides...

 

Rejet du progrès, racisme, xénophobie, seraient donc la conséquence des avancées de la science et de ces nouvelles technologies.

 

Le fait que Trump se déclare ouvertement climatosceptique et prévoit de conduire à marche forcée un programme d'exploitation du gaz de schistes, quitte à mutiler certains états américains, au lieu de stimuler les investissements dans la recherche et le développement des énergies propres, s'explique alors aisément : il s'agit de donner à court terme du boulot peu qualifié à ces petits blancs, plutôt que de miser sur un pari énergétique plus long à produire des retombées en terme d'emploi.

 

La démarche de D. Trump est donc parfaitement logique. Il a compris que les effets de la mondialisation, qui a permis à certains d'accumuler des richesses pharaoniques, quand se développait une gigantesque classe de travailleurs pauvres et d'exclus, lui permettrait d'accéder au pouvoir en criant haro sur deux boucs émissaires : le progrès et le métèque.

 

Une enquête d'opinion a montré qu'aux USA, 65% des électeurs blancs étaient favorables à une politique protectionniste et xénophobe...

 

Ce n'est pas un hasard si cet article de Nature est illustré par une affiche de  campagne de M. Le Pen, meilleur soutien en Europe de D. Trump.

 

En France, la situation est plus complexe. C'est un racisme latent et les retombées de la guerre d'Algérie qui ont amené sur le devant de la scène, il y a 50 ans, un personnage viscéralement raciste et antisémite, plus motivé par des considérations idéologiques que par la prise du pouvoir.

 

La fille de ce triste individu, plus sensible aux ors de la République,  met en avant les mêmes arguments que Trump tout en s'appuyant sur ce fond raciste qui n'a cessé de travailler ce pays depuis l' affaire Dreyfus.

 

Elle n'en est que plus dangereuse, car le pouvoir est désormais à sa portée, peut-être pas en 2017, mais à coup sûr la fois d'après, si l'inquiétant Fillon met le feu aux poudres.

 

 

Après l'économie patriote, l'écologie patriote...

 Dans cette marche vers le pouvoir, le FN ne pouvait faire l'impasse sur l'écologie ; vendredi 2 décembre il organisait une convention dans les salons d'un grand hôtel parisien pour parler "d"écologie patriote"... Nous savons tous en effet, depuis Tchernobyl, que la pollution peut-s'arrêter à nos frontières... à condition d'y dresser un infranchissable rideau de fer.

 

Cette écologie "bleu, blanc, rouge", développe quelques truismes et beaucoup de foutaises. En tout cas, comme Trump, elle remet en cause l'accord de Paris sur le climat (COP 21)... puisque notre climat national est évidemment indépendant de l'évolution du climat sur la planète...

 

Comment en conscience, sans même se préoccuper de l'aspect moral ou politicien, un Français peut-il envisager de soutenir un programme qui ruinerait le pays et achèverait de le déconsidérer aux yeux du monde entier ?

 

La France même malheureuse après deux quinquennats calamiteux, dans le doute, menacée, affaiblie, est un grand pays qui a été pendant des siècles, avec ses philosophes, ses savants, sa littérature, ses artisans, ses créations artistiques, ses monuments, ses révolutions... un phare pour l'Europe, mérite-elle d'être défigurée par la caricature que présente Mme Le Pen ?

 

Voter FN, ce n'est pas seulement afficher une conviction politique, c'est choisir l'abaissement de la France.

 

 

 

 

Homéopathie : fin d'une imposture ?

Une escroquerie à plusieurs milliards d'euros...

...qui met en danger la santé de millions de personnes

Vous reprendrez bien un morceau de sucre... pour prévenir une maladie potentiellement mortelle ?

 

C'est sans grossir le trait ce que les laboratoires Boiron proposent chaque automne à des millions de personnes à travers le monde pour prévenir la grippe... En toute légalité !

 

Aux USA, cette arnaque est désormais impossible puisque toutes les spécialités homéopathiques devront en toute logique porter la mention PLACEBO.

 

D'ailleurs, dans ce pays, Boiron avait dû débourser 12,5 millions d'euros, il y a 4 ans, pour éviter des procès en publicité mensongère intentés par plusieurs class action.

 

Jamais, jamais, une préparation homéopathique n'a pu scientifiquement démontrer la moindre efficacité.

 

La dernière étude en date (mars 2015), réalisée en Australie par le National Health and Medical Research Council (NHMRC), l’équivalent de notre Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) le confirme.

Il s'agit d'une méta-analyse portant sur  225 études concernant 66 maladies traitées en homéopathie. Le résultat est sans appel : pas plus d'efficacité qu'une pilule en sucre.

 

Comment pourrait-il en être autrement quand on sait que pour la plupart des dilutions proposées, la présence d'une seule molécule du principe actif n'est même pas établie !

 

Par contre, l'effet placebo est scientifiquement vérifié - sans que l'on en discerne précisément les contours - et l'on observe parfois des régressions, voire des guérisons, de pathologies graves, dans des cohortes de patients traités par placebo.

 

Sur l'homéopathie : un article parmi des milliers qui évoquent le charlatanisme et la crédulité humaine.

Pascal, Blaise, profession : génie (fragile)

Pascal, le coeur et la raison : exposition à la BnF

 

Vanité des sciences (?)

 

" La science des choses extérieures ne me consolera pas de l’ignorance de la morale au temps d’affliction, mais la science des mœurs me consolera toujours de l’ignorance des sciences extérieures."

Les Pensées

 

Voila une pensée avec laquelle je suis en désaccord.

 

Homme de foi rigoriste (proche des jansénistes), Pascal va plus loin :

"Ce n’est pas un grand mal que de n’être pas Géomètre ; mais c’en est un considérable que de croire, que la Géométrie est une chose fort estimable, et de s’estimer soi-même pour s’être rempli la tête de lignes, d’angles, de cercles, de proportions. C’est une ignorance très blâmable que de ne pas savoir, que toutes ces spéculations stériles ne contribuent rien à nous rendre heureux; qu’elles ne nous peuvent donner aucun contentement réel et solide ; que l’homme n’est point fait pour cela, et que bien loin que ces sciences lui donnent sujet de s’élever en lui-même, elles sont au contraire des preuves de la bassesse de son esprit ; puisqu’il est si vain et si vide de vrai bien, qu’il est capable de s’occuper tout entier à des choses si vaines et si inutiles. » Préface de Nicole aux Nouveaux Éléments de géométrie d’Arnauld

 

En fait, Pascal fait le pari de l'ignorance en même temps que celui de la vie éternelle.

 

S'il y a une constante chez l'auteur des "Pensées", c'est la volonté de dévaloriser, d'humilier la raison, pour justifier le recours au religieux.

 

Notre génie le fait fort brillamment, car cet homme de foi est un mathématicien et un physicien de génie. Sa démonstration est donc redoutable.

 

Elle tient en peu de mots :

 

Qu'importe de savoir comment se produisent les phénomènes, si l'on est incapable de savoir pourquoi !

 

"Le coeur a ses raisons que la Raison ne connaît point"    Pensées

 

Résignez-vous à Dieu dit le Coran...Circulez, il n'y a rien à voir, ont toujours proclamé les religions monothéistes... 

 

Je suis de ceux qui sont enclins à penser que foi et sciences ne sont guère compatibles.

 

Quand la religion prétend rendre intelligible notre monde, elle produit des mythes qu'il serait vain de soumettre à notre entendement.

 

La science s'élabore sur deux fondements qui s'appuient sur la raison et sur l'observation :

 

- la raison qui nous conduit à formuler des concepts, des analyses, des démonstrations, 

- l'expérience qui consiste à observer la Nature, à produire ou à reproduire des phénomènes.

 

Autant me passionnent les travaux sur ce qui oppose Platon et Aristote,   les théories de la connaissance analysées par Francis Bacon, Locke ou Diderot, autant je trouve futile de disserter sur ce qui échappe à ma raison.

 

Cela dit, la précocité, la puissance intellectuelle de l'homme de Port-Royal, donnent le vertige :

 

- brillant mathématicien, il a digéré les Eléments d'Euclide à 12 ans, publie à 15 ans un Traité sur les coniques et conçoit la première machine à calculer à 17 ans...

- physicien remarquable, il établit en mécanique des fluides le Principe qui porte son nom.

 

Hélas une santé fragile et une conversion (en deux temps) au rigorisme janséniste, mettront un terme prématuré à un parcours scientifique qui s'annonçait prodigieux.

 

Pensées de Pascal

 

Exposition à la BnF François Mitterrand

 

 

 

 

 

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La Cause du Peuple ? Cause toujours...

Le pari de la bêtise

 

"Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre [...] même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave."

Condorcet - Cinq Mémoires sur l'instruction publique

 

 

L'appel aux PLOUCS !
L'appel aux PLOUCS !

Peuple est un gros mot, qui ne veut rien dire, et que nombre d'américains viennent d'écrire "avec un P comme plouc".

 

Sarkozy (l'homme aux valises bourrées de casseroles et de menue monnaie), qui se proclame héraut des ploucs, fait clairement le pari de la bêtise, rejoignant ici la vulgate frontiste : soyez stupides nous serons intelligents pour vous.

 

Fillon (semaine de 48h, 500 000 fonctionnaires en moins, retraite à 68 ans), Macron ("Je suis oiseau voyez mes ailes"), Mélenchon (la démocratie horizontale pour tous... et tous aux ordres du chef), voila encore des ONs qui  prennent les gens du peuple pour des C...!

 

Hollande, même plus une ambulance... un corbillard, Valls, un coup à droite, un coup à gauche, trois coups en l'air, Juppé le raide qui parle mou... en appellent à quel peuple ?

 

Serait-ce le peuple de la grande blonde au costume noir, qui rameute une armée de ploucs... en proposant de ruiner le pays ?

 

Aux USA, la Silicon Valley est aujourd'hui une vallée de larmes. Tout ce que ce grand pays compte d'intelligences créatrices, d'entreprises innovantes, de laboratoires de pointe, travaillant d'arrache-pied sur les technologies du futur, est désespéré par l'élection de Trump, "un désastre pour l'innovation" car...

... le pari de l'ignorance se paye cash !

 

"Il n'y a plus d'élite (*)hélas, c'est là qu'est l'os" d'après... Louis de Funès 

(*) : politique

Le fond de l'air effraie !

Pour se consoler de l'avènement de ce stade ultime du capitalisme qu'est le trumpisme ; l'humour :

 

- la merde victoire,

- le pire est avenir,

- la classe ouvrière ne l'emportera pas au paradis,

- la main à la corbeille pour toutes les bourses...

 

                      La prochaine fois, Le Pen !

La mort se porte bien...

Malgré les spectaculaires progrès de la science et de la médecine, la mort se porte toujours aussi bien.

 

Pas d'épidémies spectaculaires - quelques pandémies de-ci, de-là, certes - mais nous avons vaincu la peste, le choléra, le SIDA (presque), la variole... et le cancer n'a qu'a bien se tenir...

 

Quelques tremblements de terre et autres catastrophes naturelles... rien de bien méchant.

 

Non, celui qui s'obstine à faire vivre la mort - la vrai mort, pas celle des agonisants du pavillon des cancéreux - la mort jeune, bien saignante, bien atroce, servie tous les soirs sur les écrans, à tout moment sur les smartphones, c'est la plus stupide des créatures de ce bas monde : l'homme.

 

En évoquant l'animalité, j'ai écrit quelque part, que pour moi, le véritable propre de l'homme, était la connaissance de sa propre finitude.

 

C'est ce qui l'a conduit à inventer les religions, à faire le choix de la servitude volontaire,  à engendrer des monstres avides de conquête et de sang,  s'arrogeant le droit de vie et de mort sur le Vivant, animal ou végétal.

 

 

 

Courage, Drogo !

Et il essaya de faire un effort, de tenir dur, de jouer avec la pensée terrible. Il y mit toute son âme, dans un élan désespéré, comme s’il partait à l’assaut tout seul contre une armée. Et subitement les antiques terreurs tombèrent, les cauchemars s’affaissèrent, la mort perdit son visage glaçant, se changeant en une chose simple et conforme à la nature.

 

Le désert des tartaresDino Buzzati

 

 

Faites de la science

Imhotep -  Musée du Louvre
Imhotep - Musée du Louvre

Dans ce triste monde, de guerre, de fureur, d'argent, de dirigeants corrompus, de valeurs inversées, de charlatans, de gourous, de fanatiques, de crédules, d'ignorants...

De peu de vertu, de morale et d' amour...

Pour beaucoup sans espoir...

Que reste-t-il pour nous émerveiller ?

 

La Nature et sa biodiversité qu'il nous faut à tout prix préserver...

 

La Science qui, depuis Imhotep ("Celui qui vient en paix") et les premières Pyramides, sans relâche poursuit son chemin.

 

Certes ce chemin ne fût pas parsemé de roses. Face aux superstitions, aux religions, aux détournements... il a fallu aux savants beaucoup de courage et de ténacité.

 

Il lui en faut encore beaucoup aujourd'hui pour se faire entendre face à la marée d'internet où les médecines "non conventionnelles" masquent parfois des dérives sectaires, où le complotisme affecte les campagnes de vaccination et la lutte contre le réchauffement climatique. Deux exemples parmi des milliers d'autres.

Au XXIème siècle on préfère toujours écouter les élucubrations pseudo-scientifiques de charlatans ayant pignon sur antenne, façon Bogdanoff, que ceux qui dans l'ombre font progresser notre savoir. Qui en France, par exemple, avait entendu parler de notre nouveau prix Nobel de chimie ?

 

Pour démystifier toute cette pseudo science, faites donc en sorte que vos enfants, petits- enfants... fassent, pendant cette semaine au moins, de la science, de la vraie science.

 

__________________________

 

Avec plus de 3 000 événements organisés, la Fête de la science c'est un foisonnement d’animations, d'expositions, de débats et d'initiatives scientifiques gratuites, inventives et ludiques, partout en France. Tous les publics, de tous les âges, sont concernés. Tous les domaines scientifiques sont abordés, de la biodiversité aux sciences de l’univers, en passant par les sciences humaines ou les nanotechnologies. Pour mieux comprendre la science et ses enjeux. Pour partager des savoirs et mieux appréhender le monde qui nous entoure. Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

 

 

 

Les "primaires" me mettent dans un état second !

"Je suis oiseau voyez mes ailes ! je suis souris, vive les rats !"

 

On se bouscule au portillon des "primaires" : les anciens battus nous jurent qu'ils ne feront plus pareil... mais pire, les nouveaux promettent de faire beaucoup mieux... avec les mêmes recettes.

Tous publient des programmes dont ils sont les premiers convaincus que, victorieux, ils ne les appliqueraient pas.

 

Un ancien président qui avait commencé son mandat par une ouverture à gauche, contourne l'extrême droite... par la droite, le chef de l'Etat en place distribue des millions dont il n'aura pas à rendre compte et se paie quelques électeurs avec un train électrique haut de gamme... qui devra ramper sur des voies secondaires.

 

Des Pinocchio qui auraient violé la Fée bleue et brûlé Gepetto...

 

 

 

Certains me disent : "Console-toi les Américains font pire, Poutine est ignoble, les Turcs, les Hongrois et les Polonais vont vers la dictature, en Amérique du sud les masques tombent..."

 

Je vais donc me consoler de ne pas aller voter aux élections présidentielles de 2017, en écumant toutes les primaires : celle de la droite pour virer Sarkozy, celle de la gauche pour éliminer Hollande, celle des écolos pour... voter blanc. Il n'y a que chez Le Pen et Mélenchon, les candidats autoproclamés, que je ne pourrais pas exprimer ma colère.

 

Soyez nombreux à faire de même. Vous serez  parjure, soit, mais pour une bonne cause, celle de la démocratie que tous ceux là défigurent, au seul bénéfice de leur ambition.

 

Léo, 100 ans, pas une ride

Profession poète...

 

Ton style

 

Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins 

Où je te vois dans les rayons comme une offense

Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien 

Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes

Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants

Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile

Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant

Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est Ton Style

...

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Marilyn, sors de ce corps !

Peau de star aux enchères

La célèbre robe que portait Marilyn Monroe pour le gala organisé à l'occasion des 45 ans de son amant, le président Kennedy, est à nouveau mise aux enchères.

 

Voici le début du récit du journaliste François Forestier ( "Marilyn-JFK - Les amants désaxés") à propos de cette soirée :

 

"1962 - «Happy Birthday, Mister President!»

Marilyn (...) n'a qu'une préoccupation: être présente pour le gala en l'honneur de JFK, à New York, pour son anniversaire, 45 ans. Marilyn a commandé une robe, et quelle robe! Dessinée et coupée par Jean-Louis, le magicien français qui a naguère inventé l'extraordinaire silhouette de Rita Hayworth dans Gilda. Marilyn ne lui a donné qu'une instruction: «Faites-moi une robe que seule Marilyn oserait porter.» 

Le créateur a esquissé un rêve: une robe faite d'un tissu si léger qu'il semble transparent, un nuage de soie. Le tissu a été spécialement conçu pour l'occasion, et, en drapant Marilyn, Jean-Louis a demandé: «Vous serez nue, j'imagine, miss Monroe? - Entièrement!» 

Il a fallu superposer 20 couches de soie sur les seins et l'entrejambe, pour éviter la transparence, et 6 000 pierres du Rhin ont été semées un peu partout, scintillantes, sur le fourreau. Dix-huit couturières ont travaillé sept jours de suite: la robe ne peut être enfilée. Elle devra être cousue sur la star. Disons: coulée sur Marilyn..."

 

 

 

Le président Kennedy, comme le dramaturge Arthur Miller, comme beaucoup beaucoup d'autres, n'ont cherché qu'à s'approprier un corps de rêve, si bien moulé dans ce fourreau.

 

Gageons qu'avec quelques millions de dollars le futur acquéreur de ce bout de tissus, imaginera en récupérer quelques restes.

 

Ci-dessous : Madison Square Garden, May 19th, 1962

Formidable malentendu, car dans ce corps il y avait une femme à l'intelligence acérée, à la sensibilité exacerbée, qui des hommes attendait bien davantage que des étreintes.

 

Dès 1958, elle écrivait à son médecin ("Fragments") :

 

" A l'aide à l'aide

A l'aide

Je sens la vie qui se rapproche

alors que tout ce que je veux

c'est mourir..."

 

Le 5 août 1962, 3 mois après la soirée au Madison Square Garden, elle quittait ce monde, gavée de barbituriques et d'alcool.

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Eros contre Thanatos

 

Avec le terrorisme islamiste, c'est bien le fameux cri des franquistes : "Viva la muerte" qui retentit à nouveau.

Cet été, après l'ignoble massacre de Nice, j'ai répondu par des images, sur le thème Eros contre Thanatos.

Dans ce combat là, n'en déplaise aux barbarex, c'est encore Eros qui triomphera.

 

" Viva la muerte ! "A bas l’intelligence, vive la mort ! " On se souvient encore du cri de guerre glaçant, lancé par le général franquiste Jose Millan-Astray contre l’intellectuel Miguel de Unanumo, recteur de l’Université de Salamanque. Les fascistes détestaient l’intelligence sous toutes ses formes. L’intelligence rationnelle, qui pulvérise les mythes l’esprit critique, grâce auquel le soldat refuse l’obéissance à des ordres insensés ou criminels. A l’intelligence, les fascistes prétendaient opposer les forces de l’instinct , qui n’hésite jamais et pousse à l’action irréfléchie à l’individu conscient,l’appartenance à la communauté à laquelle on doit fidélité et obéissance, qu’elle soit ou non dans son droit à la conscience morale, la croyance fanatique en la parole du chef à la lucidité,la capacité au sacrifice au service de la horde – qu’ils appelaient l’esprit de camaraderie."

 

 

Pulsion de mort...

 

 

" L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui ! "

                             P. Desproges

 

Pulsion de vie...

Eté...

 

« Je me meurs : ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse ;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée ;

« Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, —
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;

« Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. »

                  

                                                                                                                                                   Paul Verlaine

 

 

Nice : la vie...

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Apocalypse tomorrow ?

Voici comment nous allons (peut-être) disparaître...

Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.
Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.

C'est l'été, on peut donc mettre en exergue les travaux de quelques savants, un peu décalés, qui analysent sérieusement les possibilités d'une fin apocalyptique de notre monde.

 

Non pas par une catastrophe auto-induite, façon guerre nucléaire, ou par une pandémie virale... mais par un bouleversement naturel venant de l'espace ou des tréfonds de la terre.

 

 Voir aussi : Fureur de la nature

 

La revue Science évoque ces recherches et présente trois possibilités de désastres extrêmes. Je les résume, dans l'ordre de péril croissant.

 

 

Les tempêtes solaires, l'éjection de masse coronale (EMC)

" Le 1er septembre 1859, deux énormes éruptions solaires, observées par l’astronome anglais Richard Carrington, ont abouti à la destruction de 5 % de l’ozone atmosphérique terrestre et perturbé gravement les télécommunications par télégraphe électrique en Amérique du Nord et en Europe. Et, le 15 mars 1989, une autre de ces colères astrales provoqua un black-out dans la ville de Montréal (Québec). Celle-ci fut plongée dans le noir à la suite de surtensions survenues sur le réseau dues au passage dans le sol de grandes quantités de particules chargées ayant pénétré l’ionosphère terrestre."

CNRS

 

Les éjections de masse coronale  (EMC) aboutissent en effet à la formation de bulles de plasma. D'énormes nuages, constitués de centaines de millions de tonnes d’électrons et de protons, se superposent au vent solaire, voyagent à travers l’espace et, s’ils croisent le chemin de la Terre, perturbent la magnétosphère, sa barrière de protection naturelle.

 

On estime qu'un EMC du type Carrington (10 fois supérieur à celui de 1989) détruirait des centaines de grands transformateurs, plongeant ainsi dans l'obscurité des zones gigantesques pendant des semaines, voire des mois, rendrait inopérants nos systèmes de communications, bloquerait toutes les fonctions automatisées (de l'utilisation d'une carte bancaire à la gestion d'un oléoduc...).

 

En 2009, un rapport de l’Académie américaine des sciences chiffrait ainsi à plus de 6 000 milliards de dollars le coût des dommages que provoquerait, sur la seule économie des États-Unis, une tempête comparable à celle de 1859 décrite par Richard Carrington.

Sans parler des risques de conflits générés par une telle situation. Bref le chaos...  

 

Une étude récente a estimé à 12% les chances qu'une telle tempête va se produire dans la prochaine décennie.

 

Heureusement nous avons maintenant une véritable météo solaire. Le journal du CNRS anticipe la teneur d'un bulletin météo suite à un EMC majeur :

« Mesdames, messieurs, bonsoir. La nuit dernière, un peu après minuit, une éruption solaire très intense s’est produite à la surface du Soleil. Dans les prochains jours, des vents solaires pourraient souffler à des vitesses supérieures à la normale en direction de la Terre. Une énorme tempête géomagnétique est à prévoir sur l’hémisphère Nord. Par mesure de précaution, pensez à sauvegarder vos données informatiques. »

 

Ce n'est pas de la science-fiction, les scientifiques sont en effet aujourd’hui en mesure, sinon de prévoir, du moins de repérer suffisamment tôt, le déclenchement d’une de ces tempêtes. On estime à un mois environ le temps dont nous disposerions pour limiter les effets d'une telle catastrophe. D'ores et déjà, un renforcement des protections des principaux réseaux électriques américains est à l'étude.

 

 

Les collisions cosmiques

 Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.
Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.

L'impact avec un grand astéroïde ou une comète serait fatal, il faut à tout prix l'éviter.

 

On sait maintenant avec certitude que la disparition des dinosaures est consécutive à la collision avec un astéroïde de plus de 10 km de large, provoquant tremblements de terre, tsunamis massifs et surtout nuages de poussière occultant le soleil pendant des mois.

 

On estime aujourd'hui que selon la vitesse et l'angle d'approche, un objet 10 fois plus petit pourrait provoquer les mêmes dégâts.

 

Heureusement, les astéroïdes de cette taille ne frappent la Terre qu'environ une fois tous les quelques millions d'années, et les «tueurs de dino" seulement une fois tous les 100 millions d'années.

 

Néanmoins,  en 1998, la NASA a lancé le programme Spaceguard destiné à identifier 90% des géocroiseurs de taille supérieure au kilomètre.

Sur les près de 15.000 objets géocroiseurs découverts jusqu'à présent, aucun ne se trouve actuellement sur une trajectoire de collision avec la Terre.

 

Aujourd'hui, les stratégies de défense planétaire n'existent que sur le papier.

La modification d'orbite (par collision ou "tracteurs de gravité) et surtout le bombardement nucléaire sont évoqués.

 

 

Les supervolcans

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Ce que le burkini dévoile

Réglons d'abord le compte de ceux qui à gauche, pour le défendre, évoquent les tenues de nos arrières grand-mères et les plages non mixtes de la même époque.

 

Oublient-ils le siècle de combat des femmes, pour se débarrasser des tristes oripeaux imposés par une société totalement contrôlée par les hommes ?

 

Car le vêtement a une dimension sémiotique, il porte un message.

 

De ce point de vue, le voile - et toute ses déclinaisons, à la ville, comme à la plage - est avant tout un marqueur de «l'infériorité féminine», de sa «dangerosité» sexuelle,  des supposés risques qu'elle fait courir au clan, à la tribu ou à la communauté par des reproductions exogames (voir G. Tillion : Le harem et les cousins).  

 

Ce n'est pas l'islam qui l'a créé - il est largement antéislamique - mais saint Paul qui, le premier, en a fait un impératif religieux. Dès lors, le voile sera le symbole de la soumission des femmes aux hommes. C'est le chrétien carthaginois Tertullien (150-220 apr. J.‑C.) qui déclare : 

« Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. »

 

Pour les musulmans conservateurs, le voile est devenu l'étendard du combat pour le retour à l'islam des origines.

 

Sa réapparition massive n'est donc pas le fruit d'une quelconque mode, mais bien le résultat du matraquage prosélyte des pays du Golfe, à coup de paraboles et de pétrodollars. Si l'islam modéré qui prévalait dans notre environnement jusqu'au milieu des années 80 a été écrabouillé par l'obscurantisme façon wahhabite, c'est aussi parce que les pays européens ont ouvert largement leurs mosquées aux imams les plus rétrogrades. C'est comme si nous avions livré nos églises aux Témoins de Jéhovah !

 

 ________________________

 

Trop heureux de trouver dans cet élément vestimentaire un os pourri à ronger, incapables d'avancer un projet pour la France, nos misérables politicien s'en délectent !

 

 Ils proclament que la seule vue d'une femme habillée prenant son bain, suffirait à troubler notre «ordre public» !

 

Pauvre France, colosse aux pieds d'argile, patrie de Diderot, Voltaire, Hugo et  Jaurès, qui s'effondrerait devant quelques chiffons !

 

Le monde entier se tord de rire devant cette ridicule pagnolade.

 

Nous, nous ferions mieux d'en pleurer.

 

Sur la plage de Casablanca dans les années 80... et aujourd'hui. Cela dit, le mannequin à droite est très sexy...

Pour nager, c'est une autre histoire !

 

Qu'en pense l’imam de la mosquée Hassan II de Casablanca, Omar Kazabri, qui vient de déclarer :

 "  Des femmes jeunes, dénudées, fumant des cigarettes. Où sont leurs tuteurs des filles dénudées, des garçons perdus, tombés dans les filets de la séduction. Ils sont tous victimes d’un complot contre cette nation, un complot dont les responsables ont voulu tuer la pudeur, les valeurs, les principes » (voir TELQUEl.ma)

 

 

OGM : ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...

Des plants de tabac génétiquement modifiés pour lutter contre le paludisme

La malaria (paludisme) continue à faire des ravages chez les "pauvres". On estime à environ 600 000  (dont 82% d'enfants de moins de 5 ans) le nombre de décès annuels, principalement en Afrique.

 

Depuis 2009, date du billet ci-dessous : 

 

Plasmodium falciparum : tueur en série chez les pauvres

 

les avancées thérapeutiques restent modestes... ce qui est sans doute lié au manque de solvabilité des populations concernées.

 

Rien de vraiment nouveau au niveau du vaccin, même si les espoirs raisonnés suscités par le candidat-vaccin de GSK, semblent se confirmer. Le Mosquirix, a reçu un avis scientifique favorable du Comité des produits de santé à usage humain de l’Agence européenne des médicaments (EMA), en juillet 2015.

 

Néanmoins, l'essai clinique de «phase 3» mené dans sept pays africains a montré que ce vaccin n' est efficace que dans la prévention du premier ou du seul épisode clinique de paludisme chez seulement 56 % des enfants âgés de 5 à 17 mois et 31 % des enfants âgés de 6 à 12 semaines. De plus, l'efficacité diminue drastiquement après une année.

 

Pour ce qui concerne les agents antipaludéens, une molécule baptisée DDD107498, s'est révélée active in vitro et chez la souris. Elle met en jeu un nouveau mode d'action : le blocage de la synthèse des protéines chez Plasmodium falciparum, en inhibant l’un des gènes régulant sa fabrication.

 

La publication des travaux de ce consortium de chercheurs date de juin 2015. Les recherches continuent... nous en sommes seulement à la phase pré-clinique.

 

L'artémisinine a donc encore de beaux jours devant elle...

Artemisia annua
Artemisia annua

L'artémisinine est extraite des feuilles de l'armoise annuelle (Artemisia annua), une plante que l'on trouve en abondance dans le sud de la Chine. Elle est utilisée depuis des milliers d'années par la médecine traditionnelle chinoise pour traiter la fièvre et le paludisme.

 

Au cours de ces vingt dernières années, l'efficacité des traitements contre la malaria à base d''artémisinine ou de ses dérivés semi-synthétiques dans le cadre d'une Artemisinin-based combination therapy, (artéméther et artésunate), ont été confirmés.

 

A noter que ces composés ont montré une activité anti-tumorale in vitro et sur l'animal. Cependant, les études sur l'homme sont encore très peu nombreuses et on se méfiera des charlatans qui, sur internet, proposent des "préparations" censées "tuer 98% des cellules cancéreuses".

 

La production d'artémisinine à bas coût est donc un objectif majeur dans la mise en place de traitement de masse pour des populations sans ressources.

 

 

 

Plants de tabac génétiquement modifiés
Plants de tabac génétiquement modifiés

Dans cette optique, la modification génétique de plants de tabac par les méthodes de la biologie synthétique semblent être une voie particulièrement prometteuse.

Des chercheurs ont réussis à insérer un ensemble de gènes dans le noyau et dans le chloroplaste de plants de tabac, ce qui leur a permis de produire de l'acide artémisinique, précurseur chimique de l'artémisinine.

 

 

L' équipe du Max-Planck-Institut für Molekulare Pflanzenphysiologie  (Allemagne), a calculé que la récolte d'une parcelle de terrain de 200 kilomètres carrés de superficie fournirait suffisamment d' artémisinine pour répondre à la totalité de la demande mondiale.

 

Notons toutefois qu'un résistance à l'artémisinine a été détectée sur certaines souches de Plamodium f.

En 2014, des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris, de l’Institut Pasteur du Cambodge, du CNRS et du NIAID/NIH américain ont identifié dans le génome du parasite Plasmodium falciparum des mutations situées sur un gène particulier, au niveau du locus « K13 », conférant aux souches qui en sont porteuses une résistance à l’artémisinine. 

 

C'est la lutte finale ?

Il semble bien que le patron de la CGT ait lancé l'ensemble de ses troupes à l'assaut du hollandisme et de son étendard, la loi Travail.

 

Trains bloqués, poubelles éventrés, cela sent mauvais pour l'Euro !

 

Du football, de leurs "stars" de pacotilles, je me moque.

Mais la sinistre image de la France, renvoyée par tous les grands médias internationaux, me désole et m'irrite au plus haut point.

 

Dans le bal des faux-culs qui se déroule sous nos yeux, le couple de valseurs qui montre ses muscles devant ses groupies, ne m'inspire aucune sympathie.

 

Evidemment l'origine du désastre actuel revient à Hollande, élu sur une énorme imposture. Il nous fait porter la croix de son péché originel.

 

"Peppone" Martinez joue lui la survie d'un syndicat qui comptait plus de 5 millions d'adhérents à la Libération et qui n'affiche aujourd'hui que 700 000 membres.

A qui la faute ?

 

C'est l'article 2 de ladite loi qui fâche la CGT ; il est clair que si les accords  négociés au sein de l'entreprise (accord d'entreprise) peuvent remplacer les dispositions d'un accord de branche, les grands syndicats nationaux, et en particulier la CGT, vont laisser des plumes.

 

Fallait-il pour cela envoyer au charbon ses principales fédérations au risque de fragiliser encore plus un pays en fort mauvais état et de désespérer un peu plus ses 5 ou 6 millions de chômeurs et précaires ?

 

Certes, le moment est propice pour engager l'épreuve de force, jamais le pouvoir n'a été aussi faible, jamais depuis 50 ans les classes les plus défavorisées n'ont été aussi mal.

 

Pourtant contrairement à ce qui s'est passé en Espagne, en Grèce, et même en Italie, la mayonnaise ne prend pas, ce n'est qu'une petite minorité qui occupe rues et usines, pénalisant beaucoup de salariés, de PME, de TPE...  

A qui la faute ?

 

Que font donc les 7 ou 8 millions de victimes de la mondialisation ? Ils comptent les points et en 2017 ils voteront Marine Le Pen.

 

A qui la faute ?

De gauche, tendance Hugo

Victor Hugo : la gauche sans étiquette

 

Où est la gauche aujourd'hui ?

 

Sûrement pas à l'Elysée ou Matignon ou autres Palais de l'état, d'où l'on s'applique à désespérer tout ce qui travaille, chôme, lutte et se bat dans ce pays.

 

Où l'on se satisfait de la fuite de nos jeunes cerveaux et l'on tolère qu'un quart de notre jeunesse se croise les bras.

Où l'on accepte sans broncher la victoire de la rente et de ses presse-citrons, qui de leurs paradis fiscaux accaparent l'essentiel des fruits de la croissance mondiale.

 

Pas plus chez ce braillard obsédé de la candidature, qui veut à nouveau faire don de sa personne, sans avoir consulté quiconque. On sait les aventures vécues avec de tels personnages.

 

Pas dans des syndicats exsangues... Pas au PS... Pas chez les écolos... Pas au NouvelObs... Pas à Mediapart, où certains flirtent dangereusement avec l'islamo-gauchisme...

 

Pour comprendre le succès des Nuits Debout, il faut sans doute faire ce triste constat : la gauche institutionnelle a disparu.

 

Pour parler de solidarité, de fraternité, de liberté... jeunes et exclus réinventent l'Agora, puisque politique et medias, sont confisqués par la même clique de donneurs de leçons blanchis sous le harnois : élus, "experts" en tout genre, journalistes... qui tourne en boucle sur toutes les antennes (on se demande où est la pluralité de l'information quand toutes les chaînes présentent exactement le même casting !). 

 

Les anciens, dont je suis, se consolent avec l'évocation "des voix chères qui se sont tues". Victor Hugo en est une... et pas la moindre ! Ecoutons-la encore un peu.

 

 

" La liberté commence où l'ignorance finit"

Cette petite phrase, extraite des Contemplations, est mise en exergue dans le chapeau de ce site. Elle me sert de devise. C'est un marqueur de gauche.

 

Au-delà des interprétations philosophiques qu'elle suscite, elle a pour moi un sens très clair, qui correspond tout à fait à l'orientation de ces quelques pages destinées à éveiller la curiosité des lecteurs dans divers domaines et à susciter un appétit de connaissance.

 

OUI, Le premier devoir d'un homme de gauche est de lutter contre l'obscurantisme, longtemps véhiculé par la religion, arme fatale des pouvoirs absolus qui se sont succédé durant deux millénaires, sur tous les continents.

 

Les philosophes des Lumières ont été les premiers a tenter de subvertir cet ordre ancien. La grande Encyclopédie dénonçait l'ignorance, Voltaire s'en prenait à l'arbitraire et Diderot au religieux. L'ensemble indiquait un chemin vers la liberté et ouvrait la voie à La Révolution française de 1789.

 

 

Grand admirateur de Chateaubriand dans sa jeunesse, Hugo est un conservateur modéré jusqu'en 1850 (il a 48 ans). Il va dès lors évoluer vers un réformisme de gauche aux idées parfois radicales pour son époque, tout en réfutant  tout manichéisme.

 

On lui reprochera sa position ambigüe sur la Commune. Il la justifiera ainsi :

 

« Ce que représente la Commune est immense, elle pourrait faire de grandes choses, elle n'en fait que des petites. Et des petites choses qui sont des choses odieuses, c'est lamentable. Entendons-nous, je suis un homme de révolution. J'accepte donc les grandes nécessités, à une seule condition : c'est qu'elles soient la confirmation des principes et non leur ébranlement. Toute ma pensée oscille entre ces deux pôles : « civilisation-révolution »

 

Il dénoncera néanmoins les exactions des troupes de Thiers, la répression qui s'abat sur les Communards et soutiendra Louise Michel condamnée au bagne avec qui il échangera une longue correspondance.

 

 

Dans les Misérables, il dénoncera le dénuement du peuple, la condition féminine, la ségrégation sociale.

Gavroche, gamin de Paris, qui meurt sur une barricade en chantant :

"Je suis tombé par terre,

C'est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau,

C'est la faute à... [Rousseau]."

 

a longtemps été cher au coeur de la gauche.

 

En 1879 il proclamera : « La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! »

 Dans son Discours sur la misère, prononcé en 1849, il proclamait déjà : " je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. "

 

Et dans Claude Gueux, dès 1834 : " Ayez pitié du peuple, à qui le bagne prend ses fils, et le lupanar ses filles. Vous avez trop de forçats, vous avez trop de prostituées."

 

Victor Hugo a été républicain, féministe ("George Sand meurt, mais elle nous lègue le droit de la femme puisant son évidence dans le génie de la femme. C’est ainsi que la révolution se complète. Pleurons les morts, mais constatons les avènements ; les faits définitifs surviennent, grâce à ces fiers esprits précurseurs."), abolitionniste militant, en un temps où bien peu nombreux étaient ceux qui soutenaient ce triple combat.

 

Le peuple ne s'y est pas trompé, il participa en masse à ses funérailles. Le premier juin 1885, plus de deux millions de personnes suivirent son cortège funèbre.

Un bien national : la famille Hugo

Exposition : Les Hugo, une famille d’artistes

La Maison Victor Hugo, Paris

La Maison musée, dans le Marais à Paris, y consacre tous ses espaces du 14 avril au 18 septembre 2016 :

 

" Maison musée, et pourquoi pas maison de famille ? Les collections conservent d’importants témoignages de la créativité de Victor Hugo transmise sur pas moins de six générations. La publication d’un livre sur Hauteville House par Marie et Jean-Baptiste Hugo est l’occasion de célébrer les Hugo, famille d’artistes...

Victor Hugo bien sûr, autour de ses dessins et de ses décors, de son génie consacré à l’intimité, avec notamment la présentation exceptionnelle de la série des Souvenirs ; mais aussi celles de Mme Hugo et de sa belle-sœur Julie Duvidal de Montferrier (élève du baron Gérard) épouse d’Abel Hugo, les dessins d’enfant de François-Victor, les photographies et enluminures de Charles, les étonnantes gravures de l’étrange neveu Léopold mathématicien et artiste, élève de sa mère Julie Duvidal, les œuvres de Georges Hugo, le petit-fils célébré de L’Art d’être grand-père qui fut un peintre de talent et les œuvres de son fils Jean Hugo, une des personnalités de la Belle Epoque."

 

 

Le potager du Mas de Fourques, Jean Hugo
Le potager du Mas de Fourques, Jean Hugo

 Jean Hugo, peintre, fils de Georges (à droite sur la photo), arrière-petit-fils de Victor, s'installa au Mas de Fourques, à Lunel.

Il y mourut en juin 1984 ; certains de ses enfants y vivent encore.

 

" À partir de 1931, il vivra au mas de Fourques hérité de sa grand-mère, à Lunel, entre Nîmes et Montpellier. Il broiera lui-même ses couleurs en travaillant à partir de l'oeuf, comme avant Van Eyck. Est-ce le procédé qui produit cet effet? Ses couleurs ont une telle identité qu'on reconnaîtrait un tableau de Jean Hugo d'où toute forme aurait disparu, qui n'aurait conservé que ses couleurs. Certains ont qualifié son art de naïf et l'ont comparé à celui du douanier Rousseau. Ce n'est pas un affront, mais quand on parcourt la liste des peintres, des écrivains, des critiques qu'il a fréquentés, on l'imagine plus facilement au-dessus des écoles par un choix éclairé, qu'en marge d'elles par ignorance. Cocteau, celui qui reconnut Picasso, voyait en lui  un enlumineur, chez qui la vérité quotidienne l'emporte sur les grâces décoratives [...] un paysan subtil, moine médiéval, qui  chasse l'ange du bizarre à force de connaître ses ruses par coeur.» Paul Morand ajoutait: «Le tempérament artistique de Jean Hugo se tient en dehors de toutes les modes. Son oeuvre fait songer aux merveilleux résultats que produirait le délassement de quelque prince des temps anciens, tel qu'on en trouve dans les Contes des Mille et une Nuits. » Encyclopédie de L'Agora

 

 

Hauteville House, Guernesey
Hauteville House, Guernesey

Des enfants de Jean Hugo perpétuent la tradition familiale puisqu'actuellement la Galerie Catherine Houard (Paris) présente les peintures de Marie Hugo et les photographies de Jean-Baptiste Hugo inspirées de l’intérieur de Hauteville House, la Maison-Œuvre de leur illustre aïeul, Victor Hugo (photo ci-contre).

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Emmanuelle Charpentier,histoire d'un (brillant) chercheur français

Emmanuelle Charpentier
Emmanuelle Charpentier

La prestigieuse revue Nature relate le parcours d'Emmanuelle, "la révolutionnaire tranquille " (Alison Abbott, 27 avril 2016).

 

Il est rare qu'un si jeune chercheur fasse l'objet d'un article aussi détaillé dans la première revue scientifique au monde. Pour une jeune femme française, c'est sans doute une première.

 

Il est vrai que son parcours est exceptionnel.

 

Pendant des années elle a galéré sans jamais lâché l'objectif qu'elle s'était fixée, suivant un cheminement qui l'a conduite en 20 ans dans pas moins de 9 instituts  de 5 pays différents.

 

 «Je devais toujours construire de nouveaux laboratoires à partir de zéro " dit-elle. Vivotant sur des subventions à court terme, ce n'est qu'à 45 ans qu'elle put disposer de son propre technicien.

 

Mais aujourd'hui, tout a changé ! A 48 ans, elle est connue du monde entier, elle occupe un poste académique à Berlin, la société de thérapie génique qu'elle a co-fondée en 2013, CRISPR Therapeutics, est devenue l'une des sociétés de biotechnologie pré-clinique les plus richement dotées au monde ; on parle d'elle pour un futur Nobel.

 

Dernière publication de E.Charpentier sur le thème ICI

 

Sa découverte  (avec Jennifer Doudna) c'est CRISPR-Cas9, une révolution dans la méthode d'édition de gènes, une avancée capitale pour la thérapie génique. Je parle longuement de cette aventure ICI et ICI

 

Après des études à l'Université Pierre et Marie Curie, doctorat de l'Institut Pasteur en poche, Emmanuelle est partie, comme tout bon docteur, en post-doc à l'étranger. On connaît la suite.

 

On ne peut évidemment que regretter qu'aucun laboratoire français n'ait été en mesure de fournir des moyens décents à un chercheur de ce calibre.

 

Mais la recherche française décline, croulant sous le poids d'administrations de plus en plus pesantes, de systèmes d'évaluation et d'expertises qui transforment de brillants chercheurs en gratte-papiers : recherches de crédits, montage de projets, bilans, rapports et évidemment publications scientifiques, congrès...

 

Le système européen de dotations - parcours du combattant véritablement ubuesque - avec ses officines de mise en forme de projets, son indispensable lobbying, ne vaut pas mieux. Il a d'ailleurs été critiqué dans cette même revue Nature.

 

Et puis en France, qui se soucie de ces quelques milliers de solitaires, qui pour une rémunération qui va de 2000 à 5000 euros par mois, passent entre 70 et 80 heures par semaine dans leurs laboratoires.

 

On préfère mettre en lumière de sinistres abrutis qui gagnent des millions d'euros pour taper dans un ballon, ou des écervelées qui mettent en avant la chirurgie esthétique.

 

 

Sous le voile des femmes...

 «Le voile n’est pas, comme certaines essayent de le défendre, l’expression d’une diversité «culturelle», mais bel et bien un outil de différenciation et de discrimination religieux, du simple fait qu’il est imposé strictement aux femmes, et qu’il n’existe pas une expression culturelle équivalente pour l’homme musulman.

C’est la femme qui est la «aoura», c’est à elle de se cacher et de passer inaperçu...Et le comble, c’est que les féministes arabes qui osent soulever ces sujets tabous, sont toujours accusés d’être influencées par un féminisme «occidentaliste» et «blanc» et ce afin de les marginaliser, d’étouffer leurs voix et de minimiser leur importance. (…) Les droits humains sont universels, ils ne sont pas le monopole de l’Occident.»

 

Joumana Haddad, écrivain, poétesse et journaliste libanaise

 

 

La tribune d'Esther Benbassa, sénatrice EE-LV, parue dans Libé du 6 avril, reprend l'air connu de voile et minijupe c'est pareil.

Elle sera ressentie comme une véritable agression par toutes les femmes qui, en Europe et au Maghreb, se battent contre les violences imposées par le retour du fondamentalisme musulman machiste.

 

Les filles qui dans les quartiers d'ici, de Marrakech ou de Tunis se font tripoter ou taper pour leurs « écarts » vestimentaire, apprécieront.

 

J'ai eu la chance, dans ma carrière, de vivre 10 ans (en plusieurs épisodes) entre Tunisie et Maroc et d'être reçu dans des familles de tous les milieux, des gourbis de la Tunisie profonde, aux Palais de grandes familles de Marrakech. 

 

A Montpellier, j'ai dirigé de nombreuses thèses d'étudiant(e)s maghrébins... mais aussi, pendant 7 ans, dans ma prime jeunesse, animé des cours d'alphabétisation et organisé la défense de travailleurs migrants.

 

J'ai encore de nombreux liens avec des musulmans de ces divers milieux et de différentes générations.

 

Partout le même constat s'impose : le fondamentalisme progresse à une allure vertigineuse, maniant la carotte (aide sociale, médecine de terrain, alphabétisation... financées (par exemple au Maroc) par l'Arabie Saoudite et les pays du Golfe et le bâton (prise de pouvoir dans de nombreuses mosquées de groupes salafistes très minoritaires, intimidations de tous ordres).

 

Le port du voile, exigé par les diverses déclinaisons de l'intégrisme islamiste, d'abord par la menace, aujourd'hui, il est vrai, parfois librement consenti (mais comment faire autrement quand les paraboles crachent à longueur d'antenne le message wahhabite et que sur internet des sites masqués tranchent du halal et du haram sur tout et n'importe quoi, s'attachant en particulier à souligner le statut inférieur de la femme), est, que l'on le veuille ou non, le symbole de cette reprise en main de l'islam par les fondamentalistes.

 

Dans les échanges à propos du port du voile, des deux côtés, la caricature l'emporte et les anathèmes tiennent lieu d'arguments... Il est si facile de faire simpliste quand tout est compliqué !

 

Les propos du premier ministre français et de la sénatrice ci-dessus mentionnée, sont deux exemples parmi bien d'autres.

 

 __________________________

 

La droite et l'extrême-droite, en cœur, peuvent sans états d'âmes hurler sus aux voiles et aux voilées, c'est dans le droit fil d'un projet politique de rejet des différences, d'exclusion sociale... et surtout c'est aujourd'hui très porteur.

 

La situation d'un homme de gauche est par contre très inconfortable.

 

Comment faire valoir son attachement à la laïcité et aux droits des femmes, sans subir les foudres d'autoproclamés gardiens du temple du multiculturalisme, inquisiteurs sorbonnards et germanopratins, qui, sans états d'âme, clouent par exemple au pilori un Kamel Daoud, condamné à mort dans son pays par des islamistes pour athéisme...

 

Par le passé, la plupart des progressistes musulmans ont dénoncé le voile (1) et si aujourd'hui leur voix n'est guère audible c'est qu'elle est étouffée par le totalitarisme islamiste.

 

N'oublions pas que si la Tunisie est aujourd'hui le seul pays arabe à vivre en démocratie, pays où les femmes en grand nombre se battent à visage découvert, c'est parce que Bourguiba, dès sa prise de pouvoir, a voulu les insérer dans l'éducation, dans la société, dans le monde du travail et que pour cela il prônait le rejet du voile.

 

____________________________

 

Mon sentiment est qu'il faut à la fois :

 

  • assurer l'indispensable protection des droits des femmes voilées,

  • mener le combat contre la banalisation du voile, marqueur de la sujétion des femmes musulmanes.

     

Pour cela, plus que jamais, la mesure, la pédagogie, les efforts pour comprendre l'origine des différences, le combat pour la tolérance... s'imposent, en particulier dans les média et sur les réseaux sociaux dont l'impact est déterminant chez les plus fragiles.

 

Ce sont des vertus que ne connaissent malheureusement plus nos politiciens.

 

Certes, comme l'histoire le montre, la crise économique est le ressort majeur des affrontements inter-communautaires, mais le racisme, l'ostracisme, le choix de boucs émissaires, sont les instruments favoris des cerveaux malades qui manipulent cerveaux vides et masses fanatisées.

 

Le résultat est que le rejet de l'Autre, ou à tout le moins la méfiance, progresse.

 

Dans les milieux populaires la haine s'installe et je suis absolument effrayé par les discours racistes tenus ouvertement en tous lieux.

 

Le voile que les deux bords agitent depuis 20 ans, comme le chiffon rouge devant un taureau, ne fait qu'élargir le fossé entre deux communautés. C'est bien ce que souhaitent les extrêmes.

 

 __________________________

 

 (1)  « L’usage du voile était imposé à la femme dans le dessein d’éloigner la tentation cela fait penser à l’usage de la muselière que l’on impose au chien afin qu’il ne morde pas les passants » 

Haddad Tahar, 1930, Notre femme dans la législation islamique et la société, Tunis, MTE.

 

 Tahar Haddad, est une figure emblématique de la lutte pour la libération de la femme en Tunisie.

 

Pour Maryam Ben Salem, ce texte de Haddad est celui " qui exprime le mieux la polémique autour du voile des femmes. Qu’il soit traditionnel ou religieux, le voile n’a cessé d’être un enjeu central dans la lutte pour son émancipation, tout autant que dans le combat des traditionalistes, islamistes et fondamentalistes, pour se l’approprier. "

 

Sur Tahar Haddad voir ICI

 

 

F comme fanatisme

Relire Voltaire...

Voltaire assis, Houdon (musée de l'Ermitage)
Voltaire assis, Houdon (musée de l'Ermitage)

Pour les lycéens de ma génération, et de celle qui suivit, Voltaire, ce n'était pas rien. Je me souviens encore de dissertations sur le fanatisme et de discussions en classe autour de ses plaidoyers pour le chevalier de la Barre (1) ou Jean Calas.

 

Aujourd'hui, c'est de la 6ème à la terminale que l'on devrait faire lire et relire Voltaire.

 

C'est toute l'oeuvre du philosophe qui témoigne de son aversion pour l'intolérance.

 

J'ai repris, ci-dessous, quelques extraits de son dictionnaire philosophique, puisés à la lettre F pour fanatisme. Ils restent d'une brûlante actualité.

 

(1) "convaincu d'avoir passé à vingt-cinq pas d'une procession sans ôter son chapeau qu'il avait sur sa tête, sans se mettre à genoux, d'avoir chanté une chanson impie, d'avoir rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le dictionnaire philosophique du sieur Voltaire "

et condamné pour cela:  être décapité et ensuite brûlé, après avoir été soumis à la question ordinaire "et extraordinaire." (c'est à dire torturé de la pire des façons)

 

 

Fanatisme(s)

L'inquisition : Tortures sous la croix
L'inquisition : Tortures sous la croix

L'histoire et le bilan

 

 ... " En un mot, toutes les horreurs de quinze siècles renouvelées plusieurs fois dans un seul, des peuples sans défense égorgés au pied des autels, des rois poignardés ou empoisonnés, un vaste État réduit à sa moitié par ses propres citoyens, la nation la plus belliqueuse et la plus pacifique divisée d’avec elle-même, le glaive tiré entre le fils et le père, des usurpateurs, des tyrans, des bourreaux, des parricides et des sacrilèges, violant toutes les conventions divines et humaines par esprit de religion : voilà l’histoire du fanatisme et ses exploits..."  -   Fanatisme, section 1

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

 

Guerres de religion : croix inversés
Guerres de religion : croix inversés

Les caractéristiques

 

..." Il y eut parmi ceux qu’on nomme jansénistes une petite secte de cerveaux durs et creux, qui voulurent proscrire les belles fables de l’antiquité, substituer saint Prosper à Ovide, et Santeul à Horace..."  - Fable

 

... " Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances : il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu. " -  

Fanatisme, section  2

 

 

 

Extrémiste juif béat après avoir incendié une maison palestinienne où périt un enfant
Extrémiste juif béat après avoir incendié une maison palestinienne où périt un enfant

 La propagation

 

... " Voyons-les tous sortir du temple, et, pleins du dieu qui les agite, répandre la frayeur et l’illusion sur la face de la terre. Ils se partagent le monde, et bientôt le feu s’allume aux quatre extrémités ; les peuples écoutent, et les rois tremblent. Cet empire que l’enthousiasme d’un seul exerce sur la multitude qui le voit ou l’entend, la chaleur que les esprits rassemblés se communiquent, tous ces mouvements tumultueux, augmentés par le trouble de chaque particulier, rendent en peu de temps le vertige général. ...

L’esprit humain, une fois sorti des routes lumineuses de la nature, n’y rentre plus ; il erre autour de la vérité sans en rencontrer autre chose que des lueurs, qui, se mêlant aux fausses clartés dont la superstition l’environne, achèvent de l’enfoncer dans les ténèbres..." - Fanatisme section 1

 

 

                                                                                                                                                                                   

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Bernie Sanders ne sera pas président... Oui mais il parle aux oiseaux...

Les américains sont capables du pire et du meilleur. La campagne électorale actuelle aux USA, le montre encore une fois.

 

Côté Républicain, un pantin raciste, dont la femme, nue, fait la Une des journaux spécialisés, côté Démocrate un "presque socialiste" (autant dire un communiste pour les Yankees) qui veut instaurer un vrai SMIC, une sécurité sociale pour tous, une assurance chômage... et qui parle de paix avec les oiseaux...

 

Sacré Bernie, tu nous réchauffes le coeur...

 

 

Guayule plante à caoutchouc

... des olmèques au XXIème siècle

Jeu de balle précolombien
Jeu de balle précolombien

Baptisés « Peuple du caoutchouc » par les Aztèques (en náhuatl ), les Olmèques sont apparus au cours du second millénaire avant notre ère, pour disparaître 1 500 ans avant l’essor de l’empire Aztèque.

 

Très tôt les précolombiens utilisèrent le caoutchouc pour fabriquer divers objets, en particulier les balles d'un jeu  « pok'ol pok » en maya yucatèque - activité sportive au caractère sacré qui symbolisait l’histoire de la création et se concluait par des sacrifices humains.

 

La source principale du caoutchouc précolombien était un arbre : Castilla elastica, mais le guayule (mot d’origine náhuatl, transcrit phonétiquement par les Espagnols) était aussi  utilisé.

 

 Le guayule (Parthenium argentatum) est un arbuste qui pousse spontanément dans le désert de Chihuahan, dans le nord du Mexique, et dans le sud du Texas, aux Etats-Unis. Il contient de 5 à 10% de caoutchouc (cis -1,4-polyisoprène) en poids.

 

Il fournit un latex comparable à celui de l’hévéa, mais hypoallergénique. Il suscite à nouveaux l'intérêt des chercheurs et industriels du caoutchouc.

 

Le guayule est une matière première éminemment verte : sa culture est renouvelable, non-alimentaire, ne requiert que très peu d’eau et aucun pesticide.

 

 

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14/18, 39/45 : Que nos morts se voilent la face !

DAESH/Trump/El Assad/

Le Pen/Iran/Orban/Chine/Erdogan/Afrique/

Libye/Israël/Femmes esclaves/fanatisme/

Egypte/Poutine/Corée/Biodiversité/Superstition...

Zika : 70 ans d'histoire

Le 18 Avril 1947, un singe rhésus présente une fièvre de 39,7 ° C (+2°C par rapport à la normale).

 

Il participait à une étude sur le virus de la fièvre jaune et vivait sur une plate-forme intégrée dans la canopée de la Forêt de Zika , qui longe un bras du lac Victoria en Ouganda.

 

Trois jours plus tard, les chercheurs  prélèvent un échantillon de sang de ce singe et l'injectent dans le cerveau de souris.

 

Les souris montrent des signes de maladie au bout de 10 jours ; à partir de leur cerveau un «agent transmissible filtrable" est isolé.

 

En janvier de l'année suivante, les mêmes chercheurs  piègent des moustiques de cette même canopée et montrent que l'une des espèces capturée, Aedes africanus, provoque les mêmes symptômes sur les souris et conduit au même agent transmissible.

 

Les chercheurs nomment le «virus, jusque-là non enregistré", ZIKA.

 

Ainsi commence l'histoire du virus qui, presque 70 ans plus tard, préoccupe sérieusement les autorités sanitaires et menace les Jeux Olympiques de RIO.

 

Le récit complet est ICI :

 http://www.sciencemag.org/news/2016/02/zika-s-long-strange-trip-limelight

 

 VOIR MISE AU POINT CI-DESSOUS 

 

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Le virus Zika L’émergence d’une menace
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Le coup du père François...

Illustration Léonce LUSSEAU pour le HuffPost
Illustration Léonce LUSSEAU pour le HuffPost

Il faut reconnaître une certaine constance à François Hollande - que seules les autruches du PS n'ont pas voulu voir - : depuis 2002 il n'a eu de cesse de déconstruire le parti que F. Mitterrand avait porté sur les fonds baptismaux à Epinay en 1972... et dont on lui donna les clés en 1997

 

Sa volonté de transformer le grand parti de la gauche en une sorte de parti démocrate, apparaît clairement en 2005, lorsqu'il l'embarqua dans une hasardeuse campagne pour le oui au traité constitutionnel européen, qui bafouait allègrement nombre de fondamentaux de sa propre formation.

 

Les mêmes autruches s'esbaudirent quand le candidat Hollande eut les accents déchirants de la gauche durant la campagne de 2012 ; elles lui accordèrent le label rouge sans rechigner : des postes étaient à la clé et Sarkozy prenait la porte.

 

Depuis son élection, le père François a réussi son coup. Avec son compère Valls, il a successivement mis sur la touche tous ceux qui pouvaient faire obstacle à son dessein ; Christiane Taubira, dernière conscience de gauche du gouvernement, a dû prendre la porte.

 

En échec économique patent, avec près de 6 millions d'inscrits au pôle emploiF. Hollande espère rebondir en mettant en avant sa lutte contre le terrorisme et en achetant sa réélection en même temps que quelques centaines de milliers d'emplois aidés.

 

Il ne devra pas compter sur la gauche pour cela.

 

Ce pays à une histoire et la gauche de ce pays colle à cette histoire.

On ne tue pas un rêve et des idéaux avec quelques prébendes, de gros mensonges et de petites ficelles.

 

Le parti socialiste agonisait depuis 2002, il était en mort clinique depuis 2005, le constat de décès a été établi hier. Mais la gauche n'est pas morte, en témoigne par exemple l'appel citoyen à une primaire de gauche.

 

Il faut que ce processus s'amplifie pour qu'émerge un nouveau parti, avec ses idées, son programme, son candidat.

 

A âme basse, ciel bas.

Comme on fait son rêve, on fait sa vie.

Notre conscience est l'architecte de notre songe."

 

Victor HugoLes Contemplations

 

Prostate : "Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés."

On peut trouver sur la revue Nature en ligne un dossier très complet sur le cancer de la prostate qui est le deuxième cancer le plus commun (en moyenne) après le cancer du poumon (qui provoque cependant quatre fois plus de décès).

 

Le dépistage systématique du cancer de la prostate, notamment par le dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA)  est l'objet de controverses, car s'il a conduit à la découverte de cancers à des stades précoces - donc plus faciles à traiter -, il s'est accompagné d'un fort accroissement d'interventions mutilantes sur des tumeurs qui ne le justifiaient pas (tumeurs non agressives à évolution lente). 

 

Parmi les nouvelles stratégies de prévention, un nouvel outil, appelé indice de santé de la prostate (PHI), qui mesure trois types de PSA a fait son apparition. Selon certaines études, le PHI est trois fois plus précis que le test PSA standard. D'autres biomarqueurs sont aussi ciblés.

 

De plus en plus l'IRM multiparamétrique remplace la biopsie (rarement sans conséquences), en première intention, après un test positif.

 

Si un cancer est détecté les oncologues utilisent le score selon Gleason pour évaluer la gravité de l'atteinte des tissus prostatiques. 

 

Une échelle de 1 à 10 permet de classer la façon dont  les cellules malignes apparaissent.

 

Un score de Gleason de 5 et moins ne nécessite généralement aucune intervention ; un score de 8 ou plus doit conduire à un traitement immédiat.

 

Le problème est que la plupart des tumeurs de la prostate se situent entre 6 et 7. 

Dans les cas les plus graves il faut donc opérer.

 

Aux USA, 80% de ces opérations sont réalisées avec des robots (moins de 20% en France) car il existe de très nombreux chirurgiens formés à ces techniques.

 

En France, en 2013, 80 robots Da Vinci seulement étaient en service et les incidents opératoires étaient plus nombreux qu'aux USA du fait, le plus souvent, d'une formation insuffisante du chirurgien.

Découverte scientifique de l'année 2015

... CRISPR-Cas9 révolutionne la thérapie génique

Ce système constitue un extraordinaire tandem pour détecter facilement une séquence d'ADN donnée, puis la découper avec précision.

 

La microbiologiste française, Emmanuelle Charpentier (chaire Alexander von Humboldt), est une véritable pionnière dans le domaine. Avec sa consoeur américaine, Jennifer Doudna (Berkeley), elle a mis en évidence tout le potentiel du système CRISPR-Cas9 (Cas9 est une endonucléase, permettant de couper l'ADN sur deux zones de coupe actives, une pour chaque brin de la double hélice).

 

E. Charpentier a montré qu'il pouvait être utilisé pour supprimer un gène déficient (ou néfaste). Il suffit de fabriquer en laboratoire un « ARN guide » correspondant au gène que l'on souhaite cibler, puis de l'arrimer à une enzyme Cas9.... qui coupe alors ce gène.

 

Une véritable révolution en génie génétique qui envoie aux oubliettes les méthodes mises au point antérieurement (ZFNs, TALENs).

Il est si facile de faire simpliste quand tout est compliqué !

 Cette belle brochette  (Trump, Le Pen, Erdogan et Orban) de démagogues impénitents qui accompagne Sarkozy, est représentative du vent ultra nationaliste qui souffle sur la planète, du fin fond du Texas au détroit du Bosphore, en passant par l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural.

 

Au fond, rien de bien nouveau dans ce phénomène de rejet de l'Autre et de repli sur les "valeurs" ancestrales de son clan ou de sa tribu. L'Amérique du KKK ou du maccarthysme, l'Europe de Mussolini, Hitler, Pétain et autres leaders fascistes européens, les purifications ethniques en Turquie... c'était hier.

 

Face à un supposé déclin, à un ennemi fanatique, barbare, inculte, qui a arrêté son horloge en 632, il est si aisé de mobiliser les foules, avec quelques slogans et un bouc émissaire.

 

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Le temps du numérique n'est pas propice à la mise à distance,  aux analyses, au rationnel, à la réflexion.

Que pèsent par exemple le travail des économistes sur les mécanismes financiers qui gouvernent la mondialisation des échanges,  où celui des sociologues à propos du phénomène religieux et sectaire, face à quelques images de brutes épaisses vociférantes, que distillent à longueur d'antennes ou de colonnes, radios, télévisions et presse ? 

 

Nous payons notre inculture, notre goût pour la facilité et un conditionnement quotidien qui atrophie notre cerveau. Nous voici plus que jamais MOUTONS de PANURGE.

 

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Le supposé modèle français, celui des Lumières, qui lentement prenait l'eau, après le sursaut de la Résistance, a succombé aux assauts combinés du pouvoir sarkozyste et des slogans lepenistes.

 

Hollande, élu sur un énorme mensonge, s'inscrit dans cette continuité du renoncement.

 

La libéralisation de tous les échanges que va consacrer le traité transatlantique (APT), marquera définitivement le triomphe du modèle anglo-saxon, celui du fric et des violences qui inéluctablement l'accompagnent et vont s'amplifier.

 

En face, la "vraie gauche" a cédé aux sirènes de la simplification abusive, de la caricature ; elle s'est donnée pour leader un braillard qui distribue bons et mauvais points aux gauches européennes qui réussissent... quand lui plafonne à 6 ou 7% !

 

La lecture (quelle logorrhée !) de son blog et des commentaires (ou plutôt des laudes) qui l'accompagnent nous renvoient au temps de Staline et de ses groupies. Adorons saint Jean-Luc et nous serons sauvé !

De quoi faire regretter Arlette et sa mobylette !

 

Mais quelle est donc la solution ? Pas l'ombre d'un de Gaulle à l'horizon pour barrer la route à l'aventure, ni d'un Blum ou d'un Jaurès pour redonner du sens aux valeurs de la gauche.

 

Certains proposent la création d'un arc républicain qui de Raffarin, Juppé, NKM, les centristes aux socialistes, écologistes et communistes se consacrerait exclusivement, pendant le temps qui reste avant la prochaine élection, au problème de l'emploi et en particulier de l'emploi des jeunes.

C'est un front de ce type qui a permis à la France de relever la tête et de se reconstruire à la Libération.

 

Autres temps autres mœurs mais...

 

... au point où nous en sommes...

 

Pourquoi pas ?

 

Un sondage vient de montrer que les Français sont favorables à une telle coalition qui aurait le mérite de renvoyer Sarkozy et ses groupies, du côté vers lequel ils penchent - les lepénistes - et de clarifier considérablement le débat politique.

 

.

 

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."

Fhaine/Islamistes : même combat contre la République, même péril mortel

Les sondages annoncent l'arrivée au pouvoir  du Front National dans 3 régions françaises Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine.

 

Si ces estimations se réalisent, ou même si une seule de ces régions tombe aux mains des héritiers de Pétain,  ce sera une tâche indélébile sur l'image de la France et une ultime injure pour tous ceux qui ont été martyrisés où sont morts dans les maquis et dans les camps, il y a plus de 70 ans.

 

Deux mots d'histoire


L'extrême droite française a un très lourd passif et une très une sombre histoire qui commence après la débâcle de 1870 face à la Prusse de Bismarck, se poursuit par la constitution de Ligues fascistes dans l'entre-deux-guerres, trouve son apogée après l'effondrement de 1940 face à l'Allemagne nazi et l'arrivée au pouvoir de Pétain, qui s'entoure de l'arrière-ban du fascisme français, les Laval, Doriot, Déat, Henriot et autre Darnand, chef de la Milice aux ordres de la Gestapo.... 

 

Réduite à l'état de groupuscules, suite à l'effondrement du nazisme et à la découverte de ses abominations, l'extrême droite va renaître de ses cendres à l'issue de la décomposition de l'empire colonial français.

 

Opposée à la paix en Algérie, une partie des chefs de l'armée crée l'OAS en 1961, après avoir tenté de renverser la République. Cette organisation qui va rapidement recruter dans les milieux extrémistes, multiplie les assassinats et actions terroristes en Algérie et en métropole. A 5 reprises elle tentera d'assassiner le général De Gaulle.

 

 

L'extrême-droite se nourrit donc des malheurs de la France ; aujourd'hui c'est la situation économique et politique de ce pays qui fait son gras.

 

Au royaume des aveugles, un borgne peut devenir roi

Après l'échec des putsch, dans les années 60, le premier combat de l'extrême droite est donc la lutte contre le gaullisme.

 

Un activisme violent va ensuite se développer dans une frange de la jeunesse, en réaction aux événements de mai 1968.

 

Des groupuscules émergent alors, comme Occident, Ordre nouveau puis le GUD, qui manient mieux la barre de fer que les arguments politiques.

 

Jean Marie Le Pen, héraut des soldats perdus des guerres coloniales, apôtre de la torture, qu'il se vante d'avoir pratiquée en Algérie, élu poujadiste dès 1956, va rassembler derrière lui une coalition hétéroclite de tous ces bras cassés, des nostalgiques du Reich et de la collaboration.

Il crée le Front National en 1972, qui a pour seul programme "la lutte contre l'immigration". Il reçoit l'appui d'une partie non négligeable de la communauté des pieds-noirs.

 

Crise économique aidant, il décollera dans les années 80.

 

Pour des raisons bassement politiciennes, tour à tour, gauche et droite vont instrumentalisé le parti que JM Le Pen a créé. 

 

Pour la première fois, en mars 1998, dans ma Région, le chef de la droite, Jacques Blanc s'allie avec le FN pour en garder le contrôle. Nous avions été quelques uns, à ce moment là, à dénoncer de façon solennelle ces apprentis sorciers.

 

On connait la suite, moins de 20 ans plus tard, ceux, qui depuis plus d'un siècle, se repaissent du malheur de la France et des Français, sont aux portes du pouvoir.

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Cinquante nuances de noir : Paris le noir te va si mal !

J'aime Paris, je suis Paris 

" Fluctuat nec mergitur "

Paris des vieilles pierres, des monuments, du sang des révolutions... mais aussi de la légèreté des années folles quand les grands écrivains américains du siècle dernier rencontraient Picasso et Dali comme le relate Woody Allen dans "Midnight in Paris"...


Que savent-ils de tout cela les barbares...

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Appel pour le peuple palestinien

 " Il y a quelque chose d’incongru, d’indécent et de criminel à demander aux Palestiniens d’assurer la sécurité de leurs occupants sur le territoire que ces derniers leur volent, hectare après hectare, dans la perspective de l’édification du « grand Israël »."

 

Ainsi commence l'appel de Patrick le Hyaric dans le journal "L'Humanité".

On ne saurait présenter avec plus de pertinence et en si peu de mots, le drame interminable qui se joue en Palestine depuis près de 70 ans.

 

La passivité des Européens, tétanisés par leur responsabilité dans la Shoah, la complicité des Américains, sous la pression des lobbies juifs les plus réactionnaires, font que les dirigeants israéliens peuvent se permettre à peu près tout, y compris d'exonérer Hitler de sa responsabilité dans la solution finale pour la coller sur le dos des Arabes, comme vient de le faire Benjamin Netanyahu.

On attend encore la réaction de F. Hollande devant ces déclarations révisionnistes...

 

La responsabilité de ces comportements dans la montée de l'islamisme radical est considérable. Rien de plus fédérateur en effet  pour les opprimés du monde musulman que la haine des israéliens, évidemment assimilés aux juifs, et de leurs "complices" occidentaux. En utilisant ce levier, les barbares islamistes jouent sur du velours.

 

Régler le problème palestinien en dotant ce peuple d'un état viable c'est donc réparer la pire des injustices de ce triste monde, mais aussi traiter à la racine le mal jihadiste et priver les bouchers de Daech de leur argument majeur auprès de la jeunesse musulmane.

Femme et "science dure" : Ada Lovelace...

... premier programmeur informatique

" Forget this world and all its troubles and if possible its multitudinous Charlatans—every thing in short but the Enchantress of Numbers."

Charles Babbage

Ada Lovelace,  par Margaret Carpenter (1835)
Ada Lovelace, par Margaret Carpenter (1835)

Peu de gens, en France, connaissent Ada Lovelace (ou plutôt Ada Byron, comtesse de Lovelace) fille du flamboyant poète britannique, Lord Byron (qu'elle n'a jamais rencontré).

Pourtant, Ada est une pionnière de l'informatique, ou plus exactement de la programmation. Elle fut en effet la première à réaliser un programme pour l'ancêtre de l'ordinateur, "la machine analytique", réalisée par son ami, le mathématicien (et philosophe à ses heures) anglais  Charles Babbage.

 

Son histoire a de quoi réjouir les féministes les plus convaincues et surtout tous les scientifiques.

 

Elevée "avec une sévérité pathologique" par une mère brillante mathématicienne (la "princesse des parallélogrammes") et un quarteron de femmes qu'elle nommera plus tard "les furies", Ada reçut une formation de mathématiques, d'astronomie et de musique, destinée à la préserver des "turpitudes" engendrées par la poésie.


Elle hérita cependant de l'esprit rebelle de son père, de son instabilité et de son génie, qui s'illustrèrent dans le domaine scientifique, mais pas seulement.


 “I do not believe that my father was (or ever could have been) such a Poet as I shall be an Analyst (& Metaphysician)".

Ada est morte en 1852, dans sa 37ème année ; elle repose à côté de ce père qu'elle n'a jamais connu.


Si j'évoque aujourd'hui cette grande dame, c'est que le 10 décembre prochain on célébrera, partout dans le monde scientifique, le bicentenaire de la naissance de cette "Enchanteresse des nombres"

Ada Byron, comtesse de Lovelace
Ada Byron, comtesse de Lovelace

Un Filou calotin, deux braillards, le tenancier d'une auberge espagnole et Dupont Lajoie... Qui décrochera la palme ?

Présidentielle : avons-nous mérité cette affiche ?

La France, qui reste un grand, un magnifique pays, en pointe dans de nombreux domaines - scientifiques, artistiques, culturels, technologiques...- sûrement pas !

 

Mais les Français qui depuis des lustres confient sans barguigner leur destin :

 

- à trop de filous, de bateleurs, d'incompétents notoires, de fieffés menteurs, de cyniques...,

- qui se recroquevillent, se rabougrissent sur leur petit confort, leurs mesquines habitudes, leur peur des autres et du progrès 

 

Qui pensent avec leurs tripes plutôt qu'avec leur cerveau !

?

___________

 

 

NB : Je voterai Hamon : ses propositions sont dignes d'intérêt et conforme à ce que l'on peut attendre d'un homme de gauche.

Son écologisme est plutôt convaincant et surtout -SURTOUT -, il me paraît honnête et sincère.

 

Pour tout dire, il détonne dans ce casting. Voila pourquoi, sans doute, nos moutons -français- de Panurge le délaissent.

Et donc il ne me compromettra pas... puisqu'il ne sera pas élu ! 

 

L'essentiel pour la gauche est ailleurs. Il s'agit de préparer l'avenir... qui n'appartiendra pas à un xième avatar du "Petit Père des Peuples", mais à tous ceux qui démocratiquement reconstruiront la gauche, non autour d'un homme, mais sur un PROJET collectif.

 

VOIR aussi les BILLETS :

du 14 mars 2017 : "Ne vous faites pas rouler jeunesse !"

du 10 décembre 2016 : "Les foutaises de Mme Le Pen "

- du 18 novembre 2016 : "La Cause du PEUPLE ? Cause toujours..."

 

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

" Ce qui permet au mal de progresser est l'inaction des hommes de bien. "

Edmund Burke

La période des campagnes électorales est devenue pour moi douloureuse.

Celle qui est en cours est un cauchemar.

 

Je veux croire que c'est le sentiment des femmes et hommes de ma génération qui, de 1968 à la fin des années 80, eurent au moins l'illusion -sinon l'ivresse- de vivre l'avènement d'un monde résolument tourné vers le progrès, la fin des oppressions, la libération des femmes et des peuples opprimés.

 

Depuis cette époque, presque bénie, où s'engager avait un sens, cette génération n'a pu qu'assister à l'anéantissement de ses espérances et renoncer à ses rêves les plus raisonnables.

 

La cause de cette débandade est bien connue : une mondialisation de l'économie qui a donné tous les pouvoirs aux financiers, conduit à la constitution de fortunes vertigineuses au détriment d'une main d'oeuvre paupérisée... qui se tourne en retour vers les démagogues les plus cyniques.

 

En France, que la droite fascinée par l'argent se soit assise sur ses valeurs traditionnelles pour participer sans vergogne à cette nouvelle ruée vers l'or, est presque dans l'ordre des choses. Ses dirigeants en se débarrassant de De Gaulle en 1969 avaient donné le départ de la course.

Mais la gauche ?

 

Deux catastrophes l'ont conduite au renoncement, puis à l'effondrement :

- la maladie de Mitterrand qui se traduit par un deuxième mandat calamiteux,

- l'avènement de F. Hollande à la tête du PS en 1997 qui mène une campagne contre-nature pour le OUI au référendum sur l'Europe concoctée par Giscard, en 2005.

 

Dès lors la messe était dite, la gauche en France, les gauches en Europe, renonçaient, par lâcheté et paresse intellectuelle, à proposer un projet alternatif, une autre Europe qui aurait pu faire entendre sa voix dans le concert mondial.

 

Si aujourd'hui un Fillon, candidat hypnotisé par le lucre, ouvertement financé par quelques milliardaires, corrompu au point de ne pas avoir conscience de la gravité de ses dérives, reste un candidat crédible pour s'opposer au second tour de la présidentielle à une néo-facho assise sur un tas d'énormes mensonges, nous le devons aussi à cette gauche façon Hollande, la gauche des capitulards.

 

Si hier nous pouvions rêver du meilleur, les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent qu'espérer le moins pire.

 

Eviter le pire, c'est ne pas écouter les sirènes de ceux qui n'ont toujours eu pour seul programme que l'exclusion, la haine des différences, la chasse aux boucs émissaires, l'horreur de la culture et du savoir. Ils se trouvent aujourd'hui dans le camp de ces droites radicalisées et corrompues. L'histoire nous apprend où ceux-là nous ont conduit !

 

 Alors :

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

 

Comme Ulysse, attachez vous solidement au mat du savoir, de la culture, de l'intelligence, et restez sourds aux chants délétères des sirènes qui veulent vous envoyer par le fond.

 

Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis
Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis

ADN, ultime disque dur

L'ADN peut stocker toutes les données du monde...

Un article en ligne sur " Le Monde " de ce 28 février 2017 m'incite à mettre à jour ce que j'écrivais à propos de l'archivage de données via des séquences d'ADN (voir ci-dessous).

 

"Le Monde " cite Victor Zhirnov, le directeur scientifique de Semiconductor Research Corporation :

 

 "En l’an mille, le savoir représentait de l’ordre de 100 000 bits d’information par personne, et aujourd’hui, nous en sommes à environ 10 000 milliards de bits par humain. Nous allons rapidement avoir un problème de stockage ! »

 

Tout compris, des images astronomiques, aux articles de revues scientifiques, en passant par les vidéos YouTube, l'archive numérique mondiale représentera environ 44 milliards de gigaoctets (Go) d'ici 2020, soit dix fois plus qu'en 2013 ! 

 

Certes, une puce de silicium peut aujourd'hui stocker toute l'histoire de l'humanité, alors que le premier disque dur d'IBM (1956) avait une capacité de 5 Mo... et nous ne sommes pas prêt de manquer de sable ! Cependant, comme le montre le tableau ci-dessus, nos disques durs présentent deux gros défauts : une durée de vie très limitée (environ 10 ans) et une consommation énergétique considérable.

 

Aujourd'hui la solution la plus avancée pour remplacer le silicium est au coeur même du vivant, il s'agit de l'ADN, support de l'information génétique héréditaire. Un système de codage à 4 bases - A, T, G, C -, qui assure le stockage, l'expression et la transmission de l'information génétique. Très peu énergivore, très stable, l'ADN est donc un candidat très sérieux à la succession.

 

Pour l'utiliser comme support de stockage, les chercheurs utilisent de l'ADN synthétique où sont encodées les données numériques sous forme de bases azotées. Ces données peuvent ensuite être décodées par un ordinateur.

 

Aujourd'hui des entreprises comme Twist Bioscience fournissent à la demande de longues séquences d'ADN. Récemment, Microsoft s'est porté acquéreur de dix millions d'oligonucleotides à longues chaînes pour l'encodage de données numériques.

 

Le potentiel de la méthode est énorme : théoriquement, un millimètre cube suffit à stocker 1 milliard de Go de données. Par conséquent, 16 centimètres cubes suffiraient à stocker toutes les données numériques mondiales.

 

Cependant si les difficultés techniques se résolvent les unes après les autres ; reste un problème de coût. Les chercheurs concernés font cependant remarquer qu'en 2003, après 10 ans de travaux, le génome humain avait été entièrement séquencé pour 3 milliards de dollars, alors qu'aujourd’hui cette opération ne coûterait plus que.... 1000 dollars !

2012 - Une puce à ADN stockant 5,5 millions de gigabits par millimètre cube !

Un bioingénieur et un généticien - George Church et Sri Kosuriv- du Harvard Wyss Institute ont réussi à enregistré 5,5 petabits de données - environ 700 téraoctets - dans un seul gramme de l'ADN, pulvérisant tous les records en la matière.

 Ils ont pour cela choisi deux des quatre nucléotides pour coder le zéro, et les deux autres, pour le 1. Pour lire les données, ils ont utilisé les machines de séquençage automatique du génome.

 

Avec cette méthode, ils ont réussi à encoder sur ADN un livre de 300 pages, illustrations comprises

 

J'ai déjà parlé ICI des travaux pionniers du Craig Venter Institute. George Church et ses collègues ont codé mille fois plus d’informations que l’équipe de Rockville, en utilisant des fragments d’ADN synthétiques.

 

Pour l'avenir, on peut prévoir un monde où le stockage biologique nous permettrait d'enregistrer sans réserve... tout et n'importe quoi !

 

Et n'en doutons pas, les chercheurs auront alors mis au point les techniques  permettant d' exploiter toutes ces données.

 

Voir : Next-Generation Digital Information Storage in DNA, George M. Church, Yuan Gao, Sriram Kosuri , Science

 

Voir : Synthetic Biology Book Written In DNA  

 

Voir sur le site à propos d'utilisations possibles d'ADN ICI

 

 Toute la presse scientifique a aussi évoqué cet article du journal Nature :Towards practical, high-capacity, low-maintenance information storage in synthesized DNA de l'équipe anglaise de Nick Goldman, qui a réussi à encoder dans de l'ADN synthétique un ensemble de 154 sonnets de Shakespeare, un enregistrement (MP3) du célèbre discours de Martin Luther King (« I have a dream ») et quelques autres bricoles.

 

Cette méthode repose sur la conversion du 0 et du 1 d’une séquence numérique en un équivalent sous forme de bases, selon un codage qui fait correspondre à chaque série de huit bits un « mot » formé de cinq lettres qui sont A, C, G ou T (les 4 bases azotées : Adénine, Cytosine, Guanine et Thymine).

 

 

Il y a cependant un problème : l'ADN se conserve en milieu aqueux et porte des charges… Incompatible avec une utilisation à l’interface de la nanoélectronique !

 

Des chimistes spécialistes des polymères, cherchent à utiliser leurs macromolécules, avec pour objectif le stockage des quelques zettaoctets (10 puissance 21) d’information numérique produits chaque année.

Il suffit pour cela d'affecter le 0 ou le 1 à chaque monomère... mais il y a un hic, c'est que la polymérisation a tendance à se faire de façon aléatoire !

 

Des chercheurs français de l'Institut Charles Sadron à Strasbourg sont sur la piste, ils préparent même des supports réinscriptibles, avec des polymères thermosensibles.


Rendez-vous dans une ou deux dizaines d'années !

"Vérités" alternatives

 "L'œil de l'esprit ne peut trouver nulle part plus d'éblouissements ni plus de ténèbres que dans l'homme ; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie. Il y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c'est l'intérieur de l'âme. "

Victor Hugo

 

 

Trump, les glaciers et les ours
Trump, les glaciers et les ours

La démarche de l'extrême-droite a toujours été la même.

A l'instar des groupes sectaires, elle recrute ses adeptes sur un mythe susceptible de fanatiser des populations en souffrance, qui, dès lors, peuvent  gober n'importe quoi.

Une sorte de "vérité" alternative délivrée par le gourou, le dictateur, le leader... prend le pas sur les faits, les évidences, les mieux établies.

 

L'arrivée au pouvoir de Donald Trump est un cas d'école, une illustration des méfaits de ce temps d'une post-vérité, solidement adossée à internet et aux réseaux sociaux. 

 

Chez nous la famille Le Pen, depuis la négation des chambres à gaz, a montré le chemin. La fille, plus adroite que le père, a su capter un plus large auditoire. Elle est en passe de faire accepter par un tiers de notre électorat, un projet économique - étayé par de stupéfiantes contre-vérités-  susceptible de ruiner ce pays.

 

 

Mais cette pratique s'étend et touche maintenant une partie importante des classes politiques. L'affaire Fillon est un autre cas d'école.

 

Voici des faits qui semblent clairs, une vérité qui paraît limpide : on a rémunéré - à un niveau inconnu dans la profession- une personne qui de son foyer aurait accompli une tâche surhumaine de représentation. La personne en question, ainsi employée à l'insu de son plein gré, avoue même à la télévision n'en avoir rien fait.

 

Néanmoins, son époux et "employeur" a le culot de nier (*) totalement les faits et de maintenir sa candidature à la présidence de notre pays. Plus fort, il est soutenu dans cette démarche-qui stupéfie toutes les grandes démocraties- par la majorité de son camp !

 

Pour être honnête, n'oublions pas que la gauche, a eu aussi ses menteurs effrontés : Tapie,  Guérini, Cahuzac... pour ne citer que les plus marquants.

 

Que pouvons nous faire face à ces dérives qui minent la démocratie ? Le grand journaliste américain, aujourd'hui retraité, Dan Rather répond :

 

« Tout ce que pouvons faire est de monter à la barre et le dire de manière simple et sans équivoque : un mensonge, c'est un mensonge ! » 

 

En France, hélas, cela ne suffit pas à écarter des voyous multirécidivistes comme les Balkany, les Dassault..., constamment réélus malgré des turpitudes avérées. La seule solution consisterait à rendre définitivement inéligibles, dès la première infraction, tous ces tristes personnages.

 

(*) Devant deux cents journalistes, qui s'émerveillent d'excuses incompréhensibles, puisque cet individu se dit blanc comme neige !

 

 

Ralph Keyes : The Post-Truth Era: Dishonesty and Deception in Contemporary Life

" Jusqu'à une époque récente nous avions la vérité et le mensonge. Maintenant , nous avons la vérité, les mensonges et les déclarations qui peuvent ne pas être vrai, mais que nous considérons trop bénignes (ou trop stupides) pour appeler faux. 

 

A l'ère de la post-vérité, les frontières sont floues entre la vérité et le mensonge, l'honnêteté et la malhonnêteté, la fiction et le documentaire.

 

 Tromper les autres devient un défi, un jeu, et finalement une habitude. "

 

At one time we had truth and lies. Now we have truth, lies, and statements that may not be true but we consider too benign to call false. Euphemisms abound. We’re “economical with the truth,” we “sweeten it,” or tell “the truth improved.” The term deceive gives way to spin.  At worst we admit to “misspeaking,” or “exercising poor judgment.”  Nor do we want to accuse others of lying.  We say they’re in denial.  A liar is “ethically challenged,” someone for whom “the truth is temporarily unavailable.”

This is post-truth. In the post-truth era, borders blur between truth and lies, honesty and dishonesty, fiction and nonfiction. Deceiving others becomes a challenge, a game, and ultimately a habit. Research suggests that the average American tells lies on a daily basis. These fibs run the gamut from “I like sushi,” to “I love you.”

Tout ça, pour ça ?

" Quel peuple que celui qui, le jour même de son triomphe, ne demande ni pain, ni spectacles, comme la canaille romaine, panem et circenses, mais seulement du travail ! "

 

Quand je contemple avec horreur le portrait de ces deux clowns frères qui démocratiquement ont accédé à la tête de deux des plus grandes nations de la planète, je pense avec tristesse et révolte à tous ceux -militants des droits de l'homme, philosophes, activistes, libertaires, hommes politiques, peuples, combattants de l'ombre, anonymes... qui ont consacré leur vie à la lutte contre l'oppression.

 

Tout ça, pour ça ?

 

Pour quelques poignées de dollars, d'euros, de yens, de livres ou de roubles, serions nous prêts à nouveau à aliéner nos vies et nos valeurs, à nous prosterner devant de sinistres imbéciles, des cuistres dont le principal mérite est de vivre à nos crochets, qui tiennent leur position de fortunes héritées ou mal acquises ?  Qui s'amusent à nos dépends en reprenant à leur compte le fameux Panem et circenses... ???

Hélas (?), la gauche est toujours dans mes tripes !

Depuis 2005 et le coup tordu de l'escamotage du NON au référendum constitutionnel, je me suis tenu fort loin des débats politiques nationaux : point de journaux télévisés, aucun débat suivi... Il faut dire que mes deux bêtes noires, Sarkozy et Hollande ont occupé pendant 10 ans le trône de notre République, ruinant économiquement et moralement le pays, favorisant l'émergence d'une bête immonde que la France n'a que trop connu.

 

Sur le flanc d'un PS à l'agonie ont surgi deux avatars :

 

- l'un à gauche, qui donne spectacle de foire, promet la lune à grands coups de menton et ne tolère pas la moindre contradiction. La lecture du blog de son mentor et des commentaires dithyrambiques (soigneusement filtrés, j'en ai fait l'expérience), nous renvoie à une gauche autoritaire que nous avons vu à l'oeuvre à l'est de l'Europe, à notre grand désespoir,

 

- l'autre à droite, qui se pare des vertus du modernisme, que l'on a vu en partie au travail sous Hollande, celle qui confie au grand patronat le soin de lutter contre le chômage en dotant de 40 milliards les grandes entreprises... contre la promesse - évidemment non tenue - d'un million d'emplois créés.

 En fait, l'essentiel de la timide décrue du chômage observée ces derniers mois est imputable à diverses actions publiques... au frais du contribuable !

 

Ces largesses sans précédent ont fatalement conduit à une ponction fiscale (impôts locaux, nationaux)  touchant de plein fouet les classes moyennes, alors que l'on apprenait de multiples sources que les Français les plus riches s'exonéraient par différents moyens - légaux ou illégaux- de leur contribution.

 

Cette "gauche" sociale libérale est actuellement représentée par Valls et Macron. Elle nous promet - à contre-temps- un blairisme, qui a fini le sale travail de Mme Thatcher, réduisant le Royaume-Uni au paradis de la City et à l'enfer des travailleurs pauvres.

 

De ces deux côtés, la gauche, ne peut attendre que le pire, ce n'est pas de vieux pots et de vieilles recettes que resurgira l'espérance en une société plus juste et plus fraternelle.

 

 

Parce que quand on a la gauche (des idées) chevillée au coeur, on ne peut jamais renoncer à entendre (mais plus trop à croire) ceux qui pourraient porter un projet pas trop éloigné de ses aspirations, j'avais décidé de jeter un oeil, sur le débat organisé par ce fantomatique parti socialiste, surtout pour écouter les propositions de deux hommes qui ont le mérite d'avancer des solutions originales.

 

Benoit Hamon est un homme sympathique que je crois sincère, son projet de revenu universel part d'un bon sentiment et d'un constat (contesté néanmoins par nombre d'économistes) quant à la raréfaction du travail. Il ne m'a pas convaincu, ni sur la faisabilité, ni sur l'opportunité, ni sur la pérennisation d'une telle usine à gaz. C'est de plus un très mauvais signal envoyé à la jeunesse.

 

J'ai trouvé Montebourg plus audacieux, plus sûr de lui, plus compétent et plus déterminé ; son analyse de la situation actuelle plus pertinente, son projet plus abouti. Comme lui je ne crois pas à la fin de la valeur travail.

 

Car le travail existe, simplement il change de nature. Regardons l'Allemagne et son faible taux de chômage, quand dans le même temps le pays dégage cette année un excédent budgétaire de 6,5 milliards d'euros.

 

 Mais quel travail ? 

 

Nous avons en France un savoir-faire exceptionnel dans de nombreux domaines : aéronautique, automobile, chantiers navals, ferroviaire, informatique, microélectronique, robotique...INVESTISSONS massivement dans l'innovation, la formation dans tous ces secteurs. Ne manquons pas la transition écologique, qui est une aubaine pour l'Allemagne, il n'est que temps de lancer de grand projets dans ce domaine. Nous prenons un retard considérable.

 

L'industrie se robotise : alors construisons des robots, apprenons à nos jeunes à piloter des robots. Montons notre niveau d'étude et de formation professionnelle initiale et permanente. Investissons dans la recherche, rémunérons correctement nos meilleurs éléments dont le salaire est multiplié par 4 quand ils s'expatrient.

 

Que nos bac S, nos ingénieurs des grandes écoles, s'investissent dans les domaines pour lesquels ils ont été formés avec la générosité de l'état, au lieu d'aller pantoufler dans les banques et assurances. Je suis partisan d'un contrat d'étude lié à l'embauche dans les secteurs les plus utiles à la nation : scientifiques, technologiques, médicaux, culturels... et non à la distribution de centaines de millions d'euros dans des filières parkings que nous ne connaissons que trop.

 

Le passage obligatoire par la case formation après un licenciement -avant le pôle emploi- est aussi une idée qui me tient particulièrement à coeur. Nous sommes très faibles sur la formation tout au long de la vie. Distraire des milliards de l'assurance chômage pour donner un nouvel élan à des parcours professionnel ne procède que d'un élémentaire bon sens.

 

 Montebourg, pour financer son projetrelancer l'investissement et remettre les Français au travail, souhaite récupérer les indécents effets d'aubaine du CICE qui ont profité aux banques et la grande distribution, et s'affranchir temporairement du fameux seuil des 3% de déficit que nombre d'économistes (y compris libéraux) trouvent absurde. Le coût de son plan n'est d'ailleurs qu'une goutte d'eau par rapport aux centaines de milliards d'évasion fiscale qui scandaleusement se retrouvent dans des paradis fiscaux au sein même de l'Europe : Royaume-Uni, Irlande, Luxembourg...

 

Dans un livre publié en 2012, le journaliste Antoine Peillon chiffrait à 600 milliards le montant des avoirs français dissimulés à l'étranger, dont environ 250 milliards détenus par des particuliers et le reste par des entreprises.

 A la même époque, le montant total «des différentes formes d'évitements illégaux de l'impôt est compris entre 60 à 80 milliards d'euros» chaque année, soit 20% des recettes fiscales brutes de l'Hexagone. 

Le Figaro, 2016

Et cela n'a fait qu'empirer.

 

Cette Europe là est en bout de course, face aux protectionnismes américains et asiatiques, elle est totalement démunie, elle reste la seule à croire aux délices infinis de la mondialisation.

 

Comme la majorité des Français, Montebourg avait dit non à cette Europe en 2005. Il faut repartir du résultat de ce référendum et reconstruire une nouvelle Europe, heureusement maintenant débarrassée du fardeau anglais.

...

A 22h30 j'ai éteint mon poste ; 1h30 devant mon écran, pour moi un exploit !

 

 

NB : J'ai aussi aimé la tirade de V. Peillon à propos du démantèlement de la sécu prôné (un temps) par Fillon.

 NON les Français n'accepteront pas que la qualité des soins soit lié à la solvabilité des patients, comme aux USA.

 

"Je suis chrétien, voila ma gloire", nous affirme M. Fillon... Ces chrétiens là, nos parents les ont connus : c'était l'époque où la châtelaine pourvoyait aux bonnes oeuvres de M. le curé. La SS n'existait pas encore et les enfants de 12 ans travaillaient dans les mines !

Contes et Légendes

La Belle et la Bête - Illustration de 1913
La Belle et la Bête - Illustration de 1913

J'aimais beaucoup raconter des histoires à mes enfants.

Des contes accommodés à ma façon, où le Petit Chaperon Rouge abandonnait sa grand-mère, quand le grand-méchant-loup lui faisait ses courses...

Car...

... Il ne faut pas juger les gens sur la mine... c'est la morale de nombres de ces récits, comme par exemple La Belle et la Bête.

 

Aujourd'hui, c'est le même bonheur avec mes petits-enfants.

Il y a dans les yeux des tout-petits la lumière de l'innocence, mais aussi le brin de malice qui suggère une connivence avec le conteur... " Cause toujours Papoue, je suis pas sûre de croire tout ce que tu me racontes, mais c'est tellement bon d'avoir peur  près de toi"

 

J'ignorais que ces fables peuplées de créatures extraordinaires, collectées notamment par les frères Grimm pour les Contes et Légendes, venaient, pour certaines... du néolithique !  Bien avant les traditions écrites !

 

C'est pourtant ce que rapporte un article très sérieux publié dans Royal Society Open Science cette année (voir aussi ICI.)

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l'Université de Durham ont appliqué des méthodes phylogénétiques comparatives et la modélisation autologistique pour analyser les relations entre les contes, les histoires des population et les distances géographiques dans les sociétés de langues indo-européennes.

Des méthodes statistiques semblables à celles utilisées par les biologistes pour retracer les origines d'espèces à travers les ramifications de l'arbre de l'évolution - uniquement basées sur des séquences d'ADN modernes.

 

Ils ont ainsi pu établir que le conte "The Smith and the Devil" était connu dès l'âge de bronze !

 

Les légendes, racontées dans les sociétés ancestrales peuvent donc fournir des informations importantes sur leur culture, donnant de nouvelles perspectives pour les reconstructions linguistiques, génétiques et archéologiques de la préhistoire humaine.

Les foutaises du FN et de M. Le Pen

Ténèbres !

M. Le Pen en couverture de Nature en ligne
M. Le Pen en couverture de Nature en ligne

C'est peu dire que l'élection du fantasque D. Trump a désarçonné, voire découragé, tout ce que les USA comptent de savants, chercheurs, ingénieurs... ou tout simplement d'êtres doués de raison.

Voici un homme qui, à grands coups de mentons et d'affirmations délirantes, est capable de faire gober à des millions de personnes les pires contre-vérités, de réfuter des théories scientifiques objets des plus larges consensus.

 

Demain, président, cet homme là peut faire perdre des années de travail à ce que l'Amérique possède de plus performant en matière de sciences et de nouvelles technologies.

 

La célèbre et prestigieuse revue scientifique Nature, s'interroge sur cette montée des populismes, qui permet l'émergence de dirigeants sans scrupules, exploitant sans vergogne les malheurs de tous les laissés-pour-compte de la mondialisation.

 

Une hypothèse est que la montée des nouvelles technologies, en supprimant un grand nombre d'emplois peu qualifiés, a conduit à la constitution d'un peuple de petits blancs, chômeurs ou travailleurs pauvres, se retrouvant en compétition avec des populations noires ou immigrés, désignées  boucs émissaires. Le procédé est connu, il a conduit à quelques génocides...

 

Rejet du progrès, racisme, xénophobie, seraient donc la conséquence des avancées de la science et de ces nouvelles technologies.

 

Le fait que Trump se déclare ouvertement climatosceptique et prévoit de conduire à marche forcée un programme d'exploitation du gaz de schistes, quitte à mutiler certains états américains, au lieu de stimuler les investissements dans la recherche et le développement des énergies propres, s'explique alors aisément : il s'agit de donner à court terme du boulot peu qualifié à ces petits blancs, plutôt que de miser sur un pari énergétique plus long à produire des retombées en terme d'emploi.

 

La démarche de D. Trump est donc parfaitement logique. Il a compris que les effets de la mondialisation, qui a permis à certains d'accumuler des richesses pharaoniques, quand se développait une gigantesque classe de travailleurs pauvres et d'exclus, lui permettrait d'accéder au pouvoir en criant haro sur deux boucs émissaires : le progrès et le métèque.

 

Une enquête d'opinion a montré qu'aux USA, 65% des électeurs blancs étaient favorables à une politique protectionniste et xénophobe...

 

Ce n'est pas un hasard si cet article de Nature est illustré par une affiche de  campagne de M. Le Pen, meilleur soutien en Europe de D. Trump.

 

En France, la situation est plus complexe. C'est un racisme latent et les retombées de la guerre d'Algérie qui ont amené sur le devant de la scène, il y a 50 ans, un personnage viscéralement raciste et antisémite, plus motivé par des considérations idéologiques que par la prise du pouvoir.

 

La fille de ce triste individu, plus sensible aux ors de la République,  met en avant les mêmes arguments que Trump tout en s'appuyant sur ce fond raciste qui n'a cessé de travailler ce pays depuis l' affaire Dreyfus.

 

Elle n'en est que plus dangereuse, car le pouvoir est désormais à sa portée, peut-être pas en 2017, mais à coup sûr la fois d'après, si l'inquiétant Fillon met le feu aux poudres.

 

 

Après l'économie patriote, l'écologie patriote...

 Dans cette marche vers le pouvoir, le FN ne pouvait faire l'impasse sur l'écologie ; vendredi 2 décembre il organisait une convention dans les salons d'un grand hôtel parisien pour parler "d"écologie patriote"... Nous savons tous en effet, depuis Tchernobyl, que la pollution peut-s'arrêter à nos frontières... à condition d'y dresser un infranchissable rideau de fer.

 

Cette écologie "bleu, blanc, rouge", développe quelques truismes et beaucoup de foutaises. En tout cas, comme Trump, elle remet en cause l'accord de Paris sur le climat (COP 21)... puisque notre climat national est évidemment indépendant de l'évolution du climat sur la planète...

 

Comment en conscience, sans même se préoccuper de l'aspect moral ou politicien, un Français peut-il envisager de soutenir un programme qui ruinerait le pays et achèverait de le déconsidérer aux yeux du monde entier ?

 

La France même malheureuse après deux quinquennats calamiteux, dans le doute, menacée, affaiblie, est un grand pays qui a été pendant des siècles, avec ses philosophes, ses savants, sa littérature, ses artisans, ses créations artistiques, ses monuments, ses révolutions... un phare pour l'Europe, mérite-elle d'être défigurée par la caricature que présente Mme Le Pen ?

 

Voter FN, ce n'est pas seulement afficher une conviction politique, c'est choisir l'abaissement de la France.

 

 

 

 

Homéopathie : fin d'une imposture ?

Une escroquerie à plusieurs milliards d'euros...

...qui met en danger la santé de millions de personnes

Vous reprendrez bien un morceau de sucre... pour prévenir une maladie potentiellement mortelle ?

 

C'est sans grossir le trait ce que les laboratoires Boiron proposent chaque automne à des millions de personnes à travers le monde pour prévenir la grippe... En toute légalité !

 

Aux USA, cette arnaque est désormais impossible puisque toutes les spécialités homéopathiques devront en toute logique porter la mention PLACEBO.

 

D'ailleurs, dans ce pays, Boiron avait dû débourser 12,5 millions d'euros, il y a 4 ans, pour éviter des procès en publicité mensongère intentés par plusieurs class action.

 

Jamais, jamais, une préparation homéopathique n'a pu scientifiquement démontrer la moindre efficacité.

 

La dernière étude en date (mars 2015), réalisée en Australie par le National Health and Medical Research Council (NHMRC), l’équivalent de notre Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) le confirme.

Il s'agit d'une méta-analyse portant sur  225 études concernant 66 maladies traitées en homéopathie. Le résultat est sans appel : pas plus d'efficacité qu'une pilule en sucre.

 

Comment pourrait-il en être autrement quand on sait que pour la plupart des dilutions proposées, la présence d'une seule molécule du principe actif n'est même pas établie !

 

Par contre, l'effet placebo est scientifiquement vérifié - sans que l'on en discerne précisément les contours - et l'on observe parfois des régressions, voire des guérisons, de pathologies graves, dans des cohortes de patients traités par placebo.

 

Sur l'homéopathie : un article parmi des milliers qui évoquent le charlatanisme et la crédulité humaine.

Pascal, Blaise, profession : génie (fragile)

Pascal, le coeur et la raison : exposition à la BnF

 

Vanité des sciences (?)

 

" La science des choses extérieures ne me consolera pas de l’ignorance de la morale au temps d’affliction, mais la science des mœurs me consolera toujours de l’ignorance des sciences extérieures."

Les Pensées

 

Voila une pensée avec laquelle je suis en désaccord.

 

Homme de foi rigoriste (proche des jansénistes), Pascal va plus loin :

"Ce n’est pas un grand mal que de n’être pas Géomètre ; mais c’en est un considérable que de croire, que la Géométrie est une chose fort estimable, et de s’estimer soi-même pour s’être rempli la tête de lignes, d’angles, de cercles, de proportions. C’est une ignorance très blâmable que de ne pas savoir, que toutes ces spéculations stériles ne contribuent rien à nous rendre heureux; qu’elles ne nous peuvent donner aucun contentement réel et solide ; que l’homme n’est point fait pour cela, et que bien loin que ces sciences lui donnent sujet de s’élever en lui-même, elles sont au contraire des preuves de la bassesse de son esprit ; puisqu’il est si vain et si vide de vrai bien, qu’il est capable de s’occuper tout entier à des choses si vaines et si inutiles. » Préface de Nicole aux Nouveaux Éléments de géométrie d’Arnauld

 

En fait, Pascal fait le pari de l'ignorance en même temps que celui de la vie éternelle.

 

S'il y a une constante chez l'auteur des "Pensées", c'est la volonté de dévaloriser, d'humilier la raison, pour justifier le recours au religieux.

 

Notre génie le fait fort brillamment, car cet homme de foi est un mathématicien et un physicien de génie. Sa démonstration est donc redoutable.

 

Elle tient en peu de mots :

 

Qu'importe de savoir comment se produisent les phénomènes, si l'on est incapable de savoir pourquoi !

 

"Le coeur a ses raisons que la Raison ne connaît point"    Pensées

 

Résignez-vous à Dieu dit le Coran...Circulez, il n'y a rien à voir, ont toujours proclamé les religions monothéistes... 

 

Je suis de ceux qui sont enclins à penser que foi et sciences ne sont guère compatibles.

 

Quand la religion prétend rendre intelligible notre monde, elle produit des mythes qu'il serait vain de soumettre à notre entendement.

 

La science s'élabore sur deux fondements qui s'appuient sur la raison et sur l'observation :

 

- la raison qui nous conduit à formuler des concepts, des analyses, des démonstrations, 

- l'expérience qui consiste à observer la Nature, à produire ou à reproduire des phénomènes.

 

Autant me passionnent les travaux sur ce qui oppose Platon et Aristote,   les théories de la connaissance analysées par Francis Bacon, Locke ou Diderot, autant je trouve futile de disserter sur ce qui échappe à ma raison.

 

Cela dit, la précocité, la puissance intellectuelle de l'homme de Port-Royal, donnent le vertige :

 

- brillant mathématicien, il a digéré les Eléments d'Euclide à 12 ans, publie à 15 ans un Traité sur les coniques et conçoit la première machine à calculer à 17 ans...

- physicien remarquable, il établit en mécanique des fluides le Principe qui porte son nom.

 

Hélas une santé fragile et une conversion (en deux temps) au rigorisme janséniste, mettront un terme prématuré à un parcours scientifique qui s'annonçait prodigieux.

 

Pensées de Pascal

 

Exposition à la BnF François Mitterrand

 

 

 

 

 

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La Cause du Peuple ? Cause toujours...

Le pari de la bêtise

 

"Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre [...] même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave."

Condorcet - Cinq Mémoires sur l'instruction publique

 

 

L'appel aux PLOUCS !
L'appel aux PLOUCS !

Peuple est un gros mot, qui ne veut rien dire, et que nombre d'américains viennent d'écrire "avec un P comme plouc".

 

Sarkozy (l'homme aux valises bourrées de casseroles et de menue monnaie), qui se proclame héraut des ploucs, fait clairement le pari de la bêtise, rejoignant ici la vulgate frontiste : soyez stupides nous serons intelligents pour vous.

 

Fillon (semaine de 48h, 500 000 fonctionnaires en moins, retraite à 68 ans), Macron ("Je suis oiseau voyez mes ailes"), Mélenchon (la démocratie horizontale pour tous... et tous aux ordres du chef), voila encore des ONs qui  prennent les gens du peuple pour des C...!

 

Hollande, même plus une ambulance... un corbillard, Valls, un coup à droite, un coup à gauche, trois coups en l'air, Juppé le raide qui parle mou... en appellent à quel peuple ?

 

Serait-ce le peuple de la grande blonde au costume noir, qui rameute une armée de ploucs... en proposant de ruiner le pays ?

 

Aux USA, la Silicon Valley est aujourd'hui une vallée de larmes. Tout ce que ce grand pays compte d'intelligences créatrices, d'entreprises innovantes, de laboratoires de pointe, travaillant d'arrache-pied sur les technologies du futur, est désespéré par l'élection de Trump, "un désastre pour l'innovation" car...

... le pari de l'ignorance se paye cash !

 

"Il n'y a plus d'élite (*)hélas, c'est là qu'est l'os" d'après... Louis de Funès 

(*) : politique

Le fond de l'air effraie !

Pour se consoler de l'avènement de ce stade ultime du capitalisme qu'est le trumpisme ; l'humour :

 

- la merde victoire,

- le pire est avenir,

- la classe ouvrière ne l'emportera pas au paradis,

- la main à la corbeille pour toutes les bourses...

 

                      La prochaine fois, Le Pen !

La mort se porte bien...

Malgré les spectaculaires progrès de la science et de la médecine, la mort se porte toujours aussi bien.

 

Pas d'épidémies spectaculaires - quelques pandémies de-ci, de-là, certes - mais nous avons vaincu la peste, le choléra, le SIDA (presque), la variole... et le cancer n'a qu'a bien se tenir...

 

Quelques tremblements de terre et autres catastrophes naturelles... rien de bien méchant.

 

Non, celui qui s'obstine à faire vivre la mort - la vrai mort, pas celle des agonisants du pavillon des cancéreux - la mort jeune, bien saignante, bien atroce, servie tous les soirs sur les écrans, à tout moment sur les smartphones, c'est la plus stupide des créatures de ce bas monde : l'homme.

 

En évoquant l'animalité, j'ai écrit quelque part, que pour moi, le véritable propre de l'homme, était la connaissance de sa propre finitude.

 

C'est ce qui l'a conduit à inventer les religions, à faire le choix de la servitude volontaire,  à engendrer des monstres avides de conquête et de sang,  s'arrogeant le droit de vie et de mort sur le Vivant, animal ou végétal.

 

 

 

Courage, Drogo !

Et il essaya de faire un effort, de tenir dur, de jouer avec la pensée terrible. Il y mit toute son âme, dans un élan désespéré, comme s’il partait à l’assaut tout seul contre une armée. Et subitement les antiques terreurs tombèrent, les cauchemars s’affaissèrent, la mort perdit son visage glaçant, se changeant en une chose simple et conforme à la nature.

 

Le désert des tartaresDino Buzzati

 

 

Faites de la science

Imhotep -  Musée du Louvre
Imhotep - Musée du Louvre

Dans ce triste monde, de guerre, de fureur, d'argent, de dirigeants corrompus, de valeurs inversées, de charlatans, de gourous, de fanatiques, de crédules, d'ignorants...

De peu de vertu, de morale et d' amour...

Pour beaucoup sans espoir...

Que reste-t-il pour nous émerveiller ?

 

La Nature et sa biodiversité qu'il nous faut à tout prix préserver...

 

La Science qui, depuis Imhotep ("Celui qui vient en paix") et les premières Pyramides, sans relâche poursuit son chemin.

 

Certes ce chemin ne fût pas parsemé de roses. Face aux superstitions, aux religions, aux détournements... il a fallu aux savants beaucoup de courage et de ténacité.

 

Il lui en faut encore beaucoup aujourd'hui pour se faire entendre face à la marée d'internet où les médecines "non conventionnelles" masquent parfois des dérives sectaires, où le complotisme affecte les campagnes de vaccination et la lutte contre le réchauffement climatique. Deux exemples parmi des milliers d'autres.

Au XXIème siècle on préfère toujours écouter les élucubrations pseudo-scientifiques de charlatans ayant pignon sur antenne, façon Bogdanoff, que ceux qui dans l'ombre font progresser notre savoir. Qui en France, par exemple, avait entendu parler de notre nouveau prix Nobel de chimie ?

 

Pour démystifier toute cette pseudo science, faites donc en sorte que vos enfants, petits- enfants... fassent, pendant cette semaine au moins, de la science, de la vraie science.

 

__________________________

 

Avec plus de 3 000 événements organisés, la Fête de la science c'est un foisonnement d’animations, d'expositions, de débats et d'initiatives scientifiques gratuites, inventives et ludiques, partout en France. Tous les publics, de tous les âges, sont concernés. Tous les domaines scientifiques sont abordés, de la biodiversité aux sciences de l’univers, en passant par les sciences humaines ou les nanotechnologies. Pour mieux comprendre la science et ses enjeux. Pour partager des savoirs et mieux appréhender le monde qui nous entoure. Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

 

 

 

Les "primaires" me mettent dans un état second !

"Je suis oiseau voyez mes ailes ! je suis souris, vive les rats !"

 

On se bouscule au portillon des "primaires" : les anciens battus nous jurent qu'ils ne feront plus pareil... mais pire, les nouveaux promettent de faire beaucoup mieux... avec les mêmes recettes.

Tous publient des programmes dont ils sont les premiers convaincus que, victorieux, ils ne les appliqueraient pas.

 

Un ancien président qui avait commencé son mandat par une ouverture à gauche, contourne l'extrême droite... par la droite, le chef de l'Etat en place distribue des millions dont il n'aura pas à rendre compte et se paie quelques électeurs avec un train électrique haut de gamme... qui devra ramper sur des voies secondaires.

 

Des Pinocchio qui auraient violé la Fée bleue et brûlé Gepetto...

 

 

 

Certains me disent : "Console-toi les Américains font pire, Poutine est ignoble, les Turcs, les Hongrois et les Polonais vont vers la dictature, en Amérique du sud les masques tombent..."

 

Je vais donc me consoler de ne pas aller voter aux élections présidentielles de 2017, en écumant toutes les primaires : celle de la droite pour virer Sarkozy, celle de la gauche pour éliminer Hollande, celle des écolos pour... voter blanc. Il n'y a que chez Le Pen et Mélenchon, les candidats autoproclamés, que je ne pourrais pas exprimer ma colère.

 

Soyez nombreux à faire de même. Vous serez  parjure, soit, mais pour une bonne cause, celle de la démocratie que tous ceux là défigurent, au seul bénéfice de leur ambition.

 

Léo, 100 ans, pas une ride

Profession poète...

 

Ton style

 

Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins 

Où je te vois dans les rayons comme une offense

Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien 

Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes

Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants

Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile

Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant

Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est Ton Style

...

Marilyn, sors de ce corps !

Peau de star aux enchères

La célèbre robe que portait Marilyn Monroe pour le gala organisé à l'occasion des 45 ans de son amant, le président Kennedy, est à nouveau mise aux enchères.

 

Voici le début du récit du journaliste François Forestier ( "Marilyn-JFK - Les amants désaxés") à propos de cette soirée :

 

"1962 - «Happy Birthday, Mister President!»

Marilyn (...) n'a qu'une préoccupation: être présente pour le gala en l'honneur de JFK, à New York, pour son anniversaire, 45 ans. Marilyn a commandé une robe, et quelle robe! Dessinée et coupée par Jean-Louis, le magicien français qui a naguère inventé l'extraordinaire silhouette de Rita Hayworth dans Gilda. Marilyn ne lui a donné qu'une instruction: «Faites-moi une robe que seule Marilyn oserait porter.» 

Le créateur a esquissé un rêve: une robe faite d'un tissu si léger qu'il semble transparent, un nuage de soie. Le tissu a été spécialement conçu pour l'occasion, et, en drapant Marilyn, Jean-Louis a demandé: «Vous serez nue, j'imagine, miss Monroe? - Entièrement!» 

Il a fallu superposer 20 couches de soie sur les seins et l'entrejambe, pour éviter la transparence, et 6 000 pierres du Rhin ont été semées un peu partout, scintillantes, sur le fourreau. Dix-huit couturières ont travaillé sept jours de suite: la robe ne peut être enfilée. Elle devra être cousue sur la star. Disons: coulée sur Marilyn..."

 

 

 

Le président Kennedy, comme le dramaturge Arthur Miller, comme beaucoup beaucoup d'autres, n'ont cherché qu'à s'approprier un corps de rêve, si bien moulé dans ce fourreau.

 

Gageons qu'avec quelques millions de dollars le futur acquéreur de ce bout de tissus, imaginera en récupérer quelques restes.

 

Ci-dessous : Madison Square Garden, May 19th, 1962

Formidable malentendu, car dans ce corps il y avait une femme à l'intelligence acérée, à la sensibilité exacerbée, qui des hommes attendait bien davantage que des étreintes.

 

Dès 1958, elle écrivait à son médecin ("Fragments") :

 

" A l'aide à l'aide

A l'aide

Je sens la vie qui se rapproche

alors que tout ce que je veux

c'est mourir..."

 

Le 5 août 1962, 3 mois après la soirée au Madison Square Garden, elle quittait ce monde, gavée de barbituriques et d'alcool.

Eros contre Thanatos

 

Avec le terrorisme islamiste, c'est bien le fameux cri des franquistes : "Viva la muerte" qui retentit à nouveau.

Cet été, après l'ignoble massacre de Nice, j'ai répondu par des images, sur le thème Eros contre Thanatos.

Dans ce combat là, n'en déplaise aux barbarex, c'est encore Eros qui triomphera.

 

" Viva la muerte ! "A bas l’intelligence, vive la mort ! " On se souvient encore du cri de guerre glaçant, lancé par le général franquiste Jose Millan-Astray contre l’intellectuel Miguel de Unanumo, recteur de l’Université de Salamanque. Les fascistes détestaient l’intelligence sous toutes ses formes. L’intelligence rationnelle, qui pulvérise les mythes l’esprit critique, grâce auquel le soldat refuse l’obéissance à des ordres insensés ou criminels. A l’intelligence, les fascistes prétendaient opposer les forces de l’instinct , qui n’hésite jamais et pousse à l’action irréfléchie à l’individu conscient,l’appartenance à la communauté à laquelle on doit fidélité et obéissance, qu’elle soit ou non dans son droit à la conscience morale, la croyance fanatique en la parole du chef à la lucidité,la capacité au sacrifice au service de la horde – qu’ils appelaient l’esprit de camaraderie."

 

 

Pulsion de mort...

 

 

" L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui ! "

                             P. Desproges

 

Pulsion de vie...

Eté...

 

« Je me meurs : ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse ;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée ;

« Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, —
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;

« Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. »

                  

                                                                                                                                                   Paul Verlaine

 

 

Nice : la vie...

Marc Chagall (Musée de Nice)
Marc Chagall (Musée de Nice)

Apocalypse tomorrow ?

Voici comment nous allons (peut-être) disparaître...

Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.
Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.

C'est l'été, on peut donc mettre en exergue les travaux de quelques savants, un peu décalés, qui analysent sérieusement les possibilités d'une fin apocalyptique de notre monde.

 

Non pas par une catastrophe auto-induite, façon guerre nucléaire, ou par une pandémie virale... mais par un bouleversement naturel venant de l'espace ou des tréfonds de la terre.

 

 Voir aussi : Fureur de la nature

 

La revue Science évoque ces recherches et présente trois possibilités de désastres extrêmes. Je les résume, dans l'ordre de péril croissant.

 

 

Les tempêtes solaires, l'éjection de masse coronale (EMC)

" Le 1er septembre 1859, deux énormes éruptions solaires, observées par l’astronome anglais Richard Carrington, ont abouti à la destruction de 5 % de l’ozone atmosphérique terrestre et perturbé gravement les télécommunications par télégraphe électrique en Amérique du Nord et en Europe. Et, le 15 mars 1989, une autre de ces colères astrales provoqua un black-out dans la ville de Montréal (Québec). Celle-ci fut plongée dans le noir à la suite de surtensions survenues sur le réseau dues au passage dans le sol de grandes quantités de particules chargées ayant pénétré l’ionosphère terrestre."

CNRS

 

Les éjections de masse coronale  (EMC) aboutissent en effet à la formation de bulles de plasma. D'énormes nuages, constitués de centaines de millions de tonnes d’électrons et de protons, se superposent au vent solaire, voyagent à travers l’espace et, s’ils croisent le chemin de la Terre, perturbent la magnétosphère, sa barrière de protection naturelle.

 

On estime qu'un EMC du type Carrington (10 fois supérieur à celui de 1989) détruirait des centaines de grands transformateurs, plongeant ainsi dans l'obscurité des zones gigantesques pendant des semaines, voire des mois, rendrait inopérants nos systèmes de communications, bloquerait toutes les fonctions automatisées (de l'utilisation d'une carte bancaire à la gestion d'un oléoduc...).

 

En 2009, un rapport de l’Académie américaine des sciences chiffrait ainsi à plus de 6 000 milliards de dollars le coût des dommages que provoquerait, sur la seule économie des États-Unis, une tempête comparable à celle de 1859 décrite par Richard Carrington.

Sans parler des risques de conflits générés par une telle situation. Bref le chaos...  

 

Une étude récente a estimé à 12% les chances qu'une telle tempête va se produire dans la prochaine décennie.

 

Heureusement nous avons maintenant une véritable météo solaire. Le journal du CNRS anticipe la teneur d'un bulletin météo suite à un EMC majeur :

« Mesdames, messieurs, bonsoir. La nuit dernière, un peu après minuit, une éruption solaire très intense s’est produite à la surface du Soleil. Dans les prochains jours, des vents solaires pourraient souffler à des vitesses supérieures à la normale en direction de la Terre. Une énorme tempête géomagnétique est à prévoir sur l’hémisphère Nord. Par mesure de précaution, pensez à sauvegarder vos données informatiques. »

 

Ce n'est pas de la science-fiction, les scientifiques sont en effet aujourd’hui en mesure, sinon de prévoir, du moins de repérer suffisamment tôt, le déclenchement d’une de ces tempêtes. On estime à un mois environ le temps dont nous disposerions pour limiter les effets d'une telle catastrophe. D'ores et déjà, un renforcement des protections des principaux réseaux électriques américains est à l'étude.

 

 

Les collisions cosmiques

 Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.
Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.

L'impact avec un grand astéroïde ou une comète serait fatal, il faut à tout prix l'éviter.

 

On sait maintenant avec certitude que la disparition des dinosaures est consécutive à la collision avec un astéroïde de plus de 10 km de large, provoquant tremblements de terre, tsunamis massifs et surtout nuages de poussière occultant le soleil pendant des mois.

 

On estime aujourd'hui que selon la vitesse et l'angle d'approche, un objet 10 fois plus petit pourrait provoquer les mêmes dégâts.

 

Heureusement, les astéroïdes de cette taille ne frappent la Terre qu'environ une fois tous les quelques millions d'années, et les «tueurs de dino" seulement une fois tous les 100 millions d'années.

 

Néanmoins,  en 1998, la NASA a lancé le programme Spaceguard destiné à identifier 90% des géocroiseurs de taille supérieure au kilomètre.

Sur les près de 15.000 objets géocroiseurs découverts jusqu'à présent, aucun ne se trouve actuellement sur une trajectoire de collision avec la Terre.

 

Aujourd'hui, les stratégies de défense planétaire n'existent que sur le papier.

La modification d'orbite (par collision ou "tracteurs de gravité) et surtout le bombardement nucléaire sont évoqués.

 

 

Les supervolcans

Statistiquement le risque le plus grand ne vient pas de l'espace mais des tréfonds de la Terre.

 

Tous les 100 000 ans sur Terre, une caldeira gigantesque, de plus de 50 km de diamètre, s'effondre et provoque l'expulsion de quantités monstrueuses de plasma.

 

L'éruption massive du mont Toba en Indonésie (vidéo ci-dessous), il y a 74.000 ans, semble avoir effacé la plupart des humains sur la Terre. Pour certains chercheurs elle a provoqué  un goulot d'étranglement génétique encore visible dans notre ADN. 

 

Par convention géologique, un super-volcan produit une éruption explosive de plus de 450 kilomètres cubes de magma.  Aujourd'hui les zones actives de ce type comprennent, outre Toba, Yellowstone dans le nord-ouest des États-Unis, la Long Valley Caldera en Californie orientale, la zone volcanique de Taupo en Nouvelle-Zélande, et plusieurs spots dans les Andes.

 

Les chercheurs ont évalué le pouvoir dévastateur de ces séismes en fonction du diamètre de la caldeira

 

On voit sur cette carte une simulation réalisée pour une éruption à partir de Yellowstone aux USA.

 

En réalité dans une société mondialisée et interconnectée comme la notre, les dommages collatéraux seraient énormes.

 

Ainsi en 2010, l'éruption du Eyjafjallajökull  en Islande a causé des millions de dollars de pertes pour... les agriculteurs kenyans.

 

 

 

 

Comment survivre sans soleil ?

De ce qui précède nous voyons que les hommes semblent désarmés vis à vis de tels cataclysmes naturels, qui provoqueraient une éclipse solaire pendant des mois.

Comment nourrir des milliards d'individus sans les bienfaits de l'énergie solaire ?

 

Certains hu(r)luberlus (qui sait !) suggèrent de faire pousser des champignons sur les troncs des arbres survivants, d'autres, plus sérieux, de transformer la cellulose de la biomasse végétale, en sucre, ce qui est aisé...

Bref pas grand chose à se mettre sous la dent !!!

 

Mais rassurons-nous, la gigantesque bêtise humaine nous assurera bien plus sûrement une auto-destruction, qui évitera que le ciel nous tombe sur la tête ou que la terre se dérobe sous nos pieds !!!

 

 

Ce que le burkini dévoile

Réglons d'abord le compte de ceux qui à gauche, pour le défendre, évoquent les tenues de nos arrières grand-mères et les plages non mixtes de la même époque.

 

Oublient-ils le siècle de combat des femmes, pour se débarrasser des tristes oripeaux imposés par une société totalement contrôlée par les hommes ?

 

Car le vêtement a une dimension sémiotique, il porte un message.

 

De ce point de vue, le voile - et toute ses déclinaisons, à la ville, comme à la plage - est avant tout un marqueur de «l'infériorité féminine», de sa «dangerosité» sexuelle,  des supposés risques qu'elle fait courir au clan, à la tribu ou à la communauté par des reproductions exogames (voir G. Tillion : Le harem et les cousins).  

 

Ce n'est pas l'islam qui l'a créé - il est largement antéislamique - mais saint Paul qui, le premier, en a fait un impératif religieux. Dès lors, le voile sera le symbole de la soumission des femmes aux hommes. C'est le chrétien carthaginois Tertullien (150-220 apr. J.‑C.) qui déclare : 

« Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. »

 

Pour les musulmans conservateurs, le voile est devenu l'étendard du combat pour le retour à l'islam des origines.

 

Sa réapparition massive n'est donc pas le fruit d'une quelconque mode, mais bien le résultat du matraquage prosélyte des pays du Golfe, à coup de paraboles et de pétrodollars. Si l'islam modéré qui prévalait dans notre environnement jusqu'au milieu des années 80 a été écrabouillé par l'obscurantisme façon wahhabite, c'est aussi parce que les pays européens ont ouvert largement leurs mosquées aux imams les plus rétrogrades. C'est comme si nous avions livré nos églises aux Témoins de Jéhovah !

 

 ________________________

 

Trop heureux de trouver dans cet élément vestimentaire un os pourri à ronger, incapables d'avancer un projet pour la France, nos misérables politicien s'en délectent !

 

 Ils proclament que la seule vue d'une femme habillée prenant son bain, suffirait à troubler notre «ordre public» !

 

Pauvre France, colosse aux pieds d'argile, patrie de Diderot, Voltaire, Hugo et  Jaurès, qui s'effondrerait devant quelques chiffons !

 

Le monde entier se tord de rire devant cette ridicule pagnolade.

 

Nous, nous ferions mieux d'en pleurer.

 

Sur la plage de Casablanca dans les années 80... et aujourd'hui. Cela dit, le mannequin à droite est très sexy...

Pour nager, c'est une autre histoire !

 

Qu'en pense l’imam de la mosquée Hassan II de Casablanca, Omar Kazabri, qui vient de déclarer :

 "  Des femmes jeunes, dénudées, fumant des cigarettes. Où sont leurs tuteurs des filles dénudées, des garçons perdus, tombés dans les filets de la séduction. Ils sont tous victimes d’un complot contre cette nation, un complot dont les responsables ont voulu tuer la pudeur, les valeurs, les principes » (voir TELQUEl.ma)

 

 

OGM : ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...

Des plants de tabac génétiquement modifiés pour lutter contre le paludisme

La malaria (paludisme) continue à faire des ravages chez les "pauvres". On estime à environ 600 000  (dont 82% d'enfants de moins de 5 ans) le nombre de décès annuels, principalement en Afrique.

 

Depuis 2009, date du billet ci-dessous : 

 

Plasmodium falciparum : tueur en série chez les pauvres

 

les avancées thérapeutiques restent modestes... ce qui est sans doute lié au manque de solvabilité des populations concernées.

 

Rien de vraiment nouveau au niveau du vaccin, même si les espoirs raisonnés suscités par le candidat-vaccin de GSK, semblent se confirmer. Le Mosquirix, a reçu un avis scientifique favorable du Comité des produits de santé à usage humain de l’Agence européenne des médicaments (EMA), en juillet 2015.

 

Néanmoins, l'essai clinique de «phase 3» mené dans sept pays africains a montré que ce vaccin n' est efficace que dans la prévention du premier ou du seul épisode clinique de paludisme chez seulement 56 % des enfants âgés de 5 à 17 mois et 31 % des enfants âgés de 6 à 12 semaines. De plus, l'efficacité diminue drastiquement après une année.

 

Pour ce qui concerne les agents antipaludéens, une molécule baptisée DDD107498, s'est révélée active in vitro et chez la souris. Elle met en jeu un nouveau mode d'action : le blocage de la synthèse des protéines chez Plasmodium falciparum, en inhibant l’un des gènes régulant sa fabrication.

 

La publication des travaux de ce consortium de chercheurs date de juin 2015. Les recherches continuent... nous en sommes seulement à la phase pré-clinique.

 

L'artémisinine a donc encore de beaux jours devant elle...

Artemisia annua
Artemisia annua

L'artémisinine est extraite des feuilles de l'armoise annuelle (Artemisia annua), une plante que l'on trouve en abondance dans le sud de la Chine. Elle est utilisée depuis des milliers d'années par la médecine traditionnelle chinoise pour traiter la fièvre et le paludisme.

 

Au cours de ces vingt dernières années, l'efficacité des traitements contre la malaria à base d''artémisinine ou de ses dérivés semi-synthétiques dans le cadre d'une Artemisinin-based combination therapy, (artéméther et artésunate), ont été confirmés.

 

A noter que ces composés ont montré une activité anti-tumorale in vitro et sur l'animal. Cependant, les études sur l'homme sont encore très peu nombreuses et on se méfiera des charlatans qui, sur internet, proposent des "préparations" censées "tuer 98% des cellules cancéreuses".

 

La production d'artémisinine à bas coût est donc un objectif majeur dans la mise en place de traitement de masse pour des populations sans ressources.

 

 

 

Plants de tabac génétiquement modifiés
Plants de tabac génétiquement modifiés

Dans cette optique, la modification génétique de plants de tabac par les méthodes de la biologie synthétique semblent être une voie particulièrement prometteuse.

Des chercheurs ont réussis à insérer un ensemble de gènes dans le noyau et dans le chloroplaste de plants de tabac, ce qui leur a permis de produire de l'acide artémisinique, précurseur chimique de l'artémisinine.

 

 

L' équipe du Max-Planck-Institut für Molekulare Pflanzenphysiologie  (Allemagne), a calculé que la récolte d'une parcelle de terrain de 200 kilomètres carrés de superficie fournirait suffisamment d' artémisinine pour répondre à la totalité de la demande mondiale.

 

Notons toutefois qu'un résistance à l'artémisinine a été détectée sur certaines souches de Plamodium f.

En 2014, des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris, de l’Institut Pasteur du Cambodge, du CNRS et du NIAID/NIH américain ont identifié dans le génome du parasite Plasmodium falciparum des mutations situées sur un gène particulier, au niveau du locus « K13 », conférant aux souches qui en sont porteuses une résistance à l’artémisinine. 

 

C'est la lutte finale ?

Il semble bien que le patron de la CGT ait lancé l'ensemble de ses troupes à l'assaut du hollandisme et de son étendard, la loi Travail.

 

Trains bloqués, poubelles éventrés, cela sent mauvais pour l'Euro !

 

Du football, de leurs "stars" de pacotilles, je me moque.

Mais la sinistre image de la France, renvoyée par tous les grands médias internationaux, me désole et m'irrite au plus haut point.

 

Dans le bal des faux-culs qui se déroule sous nos yeux, le couple de valseurs qui montre ses muscles devant ses groupies, ne m'inspire aucune sympathie.

 

Evidemment l'origine du désastre actuel revient à Hollande, élu sur une énorme imposture. Il nous fait porter la croix de son péché originel.

 

"Peppone" Martinez joue lui la survie d'un syndicat qui comptait plus de 5 millions d'adhérents à la Libération et qui n'affiche aujourd'hui que 700 000 membres.

A qui la faute ?

 

C'est l'article 2 de ladite loi qui fâche la CGT ; il est clair que si les accords  négociés au sein de l'entreprise (accord d'entreprise) peuvent remplacer les dispositions d'un accord de branche, les grands syndicats nationaux, et en particulier la CGT, vont laisser des plumes.

 

Fallait-il pour cela envoyer au charbon ses principales fédérations au risque de fragiliser encore plus un pays en fort mauvais état et de désespérer un peu plus ses 5 ou 6 millions de chômeurs et précaires ?

 

Certes, le moment est propice pour engager l'épreuve de force, jamais le pouvoir n'a été aussi faible, jamais depuis 50 ans les classes les plus défavorisées n'ont été aussi mal.

 

Pourtant contrairement à ce qui s'est passé en Espagne, en Grèce, et même en Italie, la mayonnaise ne prend pas, ce n'est qu'une petite minorité qui occupe rues et usines, pénalisant beaucoup de salariés, de PME, de TPE...  

A qui la faute ?

 

Que font donc les 7 ou 8 millions de victimes de la mondialisation ? Ils comptent les points et en 2017 ils voteront Marine Le Pen.

 

A qui la faute ?

De gauche, tendance Hugo

Victor Hugo : la gauche sans étiquette

 

Où est la gauche aujourd'hui ?

 

Sûrement pas à l'Elysée ou Matignon ou autres Palais de l'état, d'où l'on s'applique à désespérer tout ce qui travaille, chôme, lutte et se bat dans ce pays.

 

Où l'on se satisfait de la fuite de nos jeunes cerveaux et l'on tolère qu'un quart de notre jeunesse se croise les bras.

Où l'on accepte sans broncher la victoire de la rente et de ses presse-citrons, qui de leurs paradis fiscaux accaparent l'essentiel des fruits de la croissance mondiale.

 

Pas plus chez ce braillard obsédé de la candidature, qui veut à nouveau faire don de sa personne, sans avoir consulté quiconque. On sait les aventures vécues avec de tels personnages.

 

Pas dans des syndicats exsangues... Pas au PS... Pas chez les écolos... Pas au NouvelObs... Pas à Mediapart, où certains flirtent dangereusement avec l'islamo-gauchisme...

 

Pour comprendre le succès des Nuits Debout, il faut sans doute faire ce triste constat : la gauche institutionnelle a disparu.

 

Pour parler de solidarité, de fraternité, de liberté... jeunes et exclus réinventent l'Agora, puisque politique et medias, sont confisqués par la même clique de donneurs de leçons blanchis sous le harnois : élus, "experts" en tout genre, journalistes... qui tourne en boucle sur toutes les antennes (on se demande où est la pluralité de l'information quand toutes les chaînes présentent exactement le même casting !). 

 

Les anciens, dont je suis, se consolent avec l'évocation "des voix chères qui se sont tues". Victor Hugo en est une... et pas la moindre ! Ecoutons-la encore un peu.

 

 

" La liberté commence où l'ignorance finit"

Cette petite phrase, extraite des Contemplations, est mise en exergue dans le chapeau de ce site. Elle me sert de devise. C'est un marqueur de gauche.

 

Au-delà des interprétations philosophiques qu'elle suscite, elle a pour moi un sens très clair, qui correspond tout à fait à l'orientation de ces quelques pages destinées à éveiller la curiosité des lecteurs dans divers domaines et à susciter un appétit de connaissance.

 

OUI, Le premier devoir d'un homme de gauche est de lutter contre l'obscurantisme, longtemps véhiculé par la religion, arme fatale des pouvoirs absolus qui se sont succédé durant deux millénaires, sur tous les continents.

 

Les philosophes des Lumières ont été les premiers a tenter de subvertir cet ordre ancien. La grande Encyclopédie dénonçait l'ignorance, Voltaire s'en prenait à l'arbitraire et Diderot au religieux. L'ensemble indiquait un chemin vers la liberté et ouvrait la voie à La Révolution française de 1789.

 

 

Grand admirateur de Chateaubriand dans sa jeunesse, Hugo est un conservateur modéré jusqu'en 1850 (il a 48 ans). Il va dès lors évoluer vers un réformisme de gauche aux idées parfois radicales pour son époque, tout en réfutant  tout manichéisme.

 

On lui reprochera sa position ambigüe sur la Commune. Il la justifiera ainsi :

 

« Ce que représente la Commune est immense, elle pourrait faire de grandes choses, elle n'en fait que des petites. Et des petites choses qui sont des choses odieuses, c'est lamentable. Entendons-nous, je suis un homme de révolution. J'accepte donc les grandes nécessités, à une seule condition : c'est qu'elles soient la confirmation des principes et non leur ébranlement. Toute ma pensée oscille entre ces deux pôles : « civilisation-révolution »

 

Il dénoncera néanmoins les exactions des troupes de Thiers, la répression qui s'abat sur les Communards et soutiendra Louise Michel condamnée au bagne avec qui il échangera une longue correspondance.

 

 

Dans les Misérables, il dénoncera le dénuement du peuple, la condition féminine, la ségrégation sociale.

Gavroche, gamin de Paris, qui meurt sur une barricade en chantant :

"Je suis tombé par terre,

C'est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau,

C'est la faute à... [Rousseau]."

 

a longtemps été cher au coeur de la gauche.

 

En 1879 il proclamera : « La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! »

 Dans son Discours sur la misère, prononcé en 1849, il proclamait déjà : " je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. "

 

Et dans Claude Gueux, dès 1834 : " Ayez pitié du peuple, à qui le bagne prend ses fils, et le lupanar ses filles. Vous avez trop de forçats, vous avez trop de prostituées."

 

Victor Hugo a été républicain, féministe ("George Sand meurt, mais elle nous lègue le droit de la femme puisant son évidence dans le génie de la femme. C’est ainsi que la révolution se complète. Pleurons les morts, mais constatons les avènements ; les faits définitifs surviennent, grâce à ces fiers esprits précurseurs."), abolitionniste militant, en un temps où bien peu nombreux étaient ceux qui soutenaient ce triple combat.

 

Le peuple ne s'y est pas trompé, il participa en masse à ses funérailles. Le premier juin 1885, plus de deux millions de personnes suivirent son cortège funèbre.

Un bien national : la famille Hugo

Exposition : Les Hugo, une famille d’artistes

La Maison Victor Hugo, Paris

La Maison musée, dans le Marais à Paris, y consacre tous ses espaces du 14 avril au 18 septembre 2016 :

 

" Maison musée, et pourquoi pas maison de famille ? Les collections conservent d’importants témoignages de la créativité de Victor Hugo transmise sur pas moins de six générations. La publication d’un livre sur Hauteville House par Marie et Jean-Baptiste Hugo est l’occasion de célébrer les Hugo, famille d’artistes...

Victor Hugo bien sûr, autour de ses dessins et de ses décors, de son génie consacré à l’intimité, avec notamment la présentation exceptionnelle de la série des Souvenirs ; mais aussi celles de Mme Hugo et de sa belle-sœur Julie Duvidal de Montferrier (élève du baron Gérard) épouse d’Abel Hugo, les dessins d’enfant de François-Victor, les photographies et enluminures de Charles, les étonnantes gravures de l’étrange neveu Léopold mathématicien et artiste, élève de sa mère Julie Duvidal, les œuvres de Georges Hugo, le petit-fils célébré de L’Art d’être grand-père qui fut un peintre de talent et les œuvres de son fils Jean Hugo, une des personnalités de la Belle Epoque."

 

 

Le potager du Mas de Fourques, Jean Hugo
Le potager du Mas de Fourques, Jean Hugo

 Jean Hugo, peintre, fils de Georges (à droite sur la photo), arrière-petit-fils de Victor, s'installa au Mas de Fourques, à Lunel.

Il y mourut en juin 1984 ; certains de ses enfants y vivent encore.

 

" À partir de 1931, il vivra au mas de Fourques hérité de sa grand-mère, à Lunel, entre Nîmes et Montpellier. Il broiera lui-même ses couleurs en travaillant à partir de l'oeuf, comme avant Van Eyck. Est-ce le procédé qui produit cet effet? Ses couleurs ont une telle identité qu'on reconnaîtrait un tableau de Jean Hugo d'où toute forme aurait disparu, qui n'aurait conservé que ses couleurs. Certains ont qualifié son art de naïf et l'ont comparé à celui du douanier Rousseau. Ce n'est pas un affront, mais quand on parcourt la liste des peintres, des écrivains, des critiques qu'il a fréquentés, on l'imagine plus facilement au-dessus des écoles par un choix éclairé, qu'en marge d'elles par ignorance. Cocteau, celui qui reconnut Picasso, voyait en lui  un enlumineur, chez qui la vérité quotidienne l'emporte sur les grâces décoratives [...] un paysan subtil, moine médiéval, qui  chasse l'ange du bizarre à force de connaître ses ruses par coeur.» Paul Morand ajoutait: «Le tempérament artistique de Jean Hugo se tient en dehors de toutes les modes. Son oeuvre fait songer aux merveilleux résultats que produirait le délassement de quelque prince des temps anciens, tel qu'on en trouve dans les Contes des Mille et une Nuits. » Encyclopédie de L'Agora

 

 

Hauteville House, Guernesey
Hauteville House, Guernesey

Des enfants de Jean Hugo perpétuent la tradition familiale puisqu'actuellement la Galerie Catherine Houard (Paris) présente les peintures de Marie Hugo et les photographies de Jean-Baptiste Hugo inspirées de l’intérieur de Hauteville House, la Maison-Œuvre de leur illustre aïeul, Victor Hugo (photo ci-contre).

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Emmanuelle Charpentier,histoire d'un (brillant) chercheur français

Emmanuelle Charpentier
Emmanuelle Charpentier

La prestigieuse revue Nature relate le parcours d'Emmanuelle, "la révolutionnaire tranquille " (Alison Abbott, 27 avril 2016).

 

Il est rare qu'un si jeune chercheur fasse l'objet d'un article aussi détaillé dans la première revue scientifique au monde. Pour une jeune femme française, c'est sans doute une première.

 

Il est vrai que son parcours est exceptionnel.

 

Pendant des années elle a galéré sans jamais lâché l'objectif qu'elle s'était fixée, suivant un cheminement qui l'a conduite en 20 ans dans pas moins de 9 instituts  de 5 pays différents.

 

 «Je devais toujours construire de nouveaux laboratoires à partir de zéro " dit-elle. Vivotant sur des subventions à court terme, ce n'est qu'à 45 ans qu'elle put disposer de son propre technicien.

 

Mais aujourd'hui, tout a changé ! A 48 ans, elle est connue du monde entier, elle occupe un poste académique à Berlin, la société de thérapie génique qu'elle a co-fondée en 2013, CRISPR Therapeutics, est devenue l'une des sociétés de biotechnologie pré-clinique les plus richement dotées au monde ; on parle d'elle pour un futur Nobel.

 

Dernière publication de E.Charpentier sur le thème ICI

 

Sa découverte  (avec Jennifer Doudna) c'est CRISPR-Cas9, une révolution dans la méthode d'édition de gènes, une avancée capitale pour la thérapie génique. Je parle longuement de cette aventure ICI et ICI

 

Après des études à l'Université Pierre et Marie Curie, doctorat de l'Institut Pasteur en poche, Emmanuelle est partie, comme tout bon docteur, en post-doc à l'étranger. On connaît la suite.

 

On ne peut évidemment que regretter qu'aucun laboratoire français n'ait été en mesure de fournir des moyens décents à un chercheur de ce calibre.

 

Mais la recherche française décline, croulant sous le poids d'administrations de plus en plus pesantes, de systèmes d'évaluation et d'expertises qui transforment de brillants chercheurs en gratte-papiers : recherches de crédits, montage de projets, bilans, rapports et évidemment publications scientifiques, congrès...

 

Le système européen de dotations - parcours du combattant véritablement ubuesque - avec ses officines de mise en forme de projets, son indispensable lobbying, ne vaut pas mieux. Il a d'ailleurs été critiqué dans cette même revue Nature.

 

Et puis en France, qui se soucie de ces quelques milliers de solitaires, qui pour une rémunération qui va de 2000 à 5000 euros par mois, passent entre 70 et 80 heures par semaine dans leurs laboratoires.

 

On préfère mettre en lumière de sinistres abrutis qui gagnent des millions d'euros pour taper dans un ballon, ou des écervelées qui mettent en avant la chirurgie esthétique.

 

 

Sous le voile des femmes...

 «Le voile n’est pas, comme certaines essayent de le défendre, l’expression d’une diversité «culturelle», mais bel et bien un outil de différenciation et de discrimination religieux, du simple fait qu’il est imposé strictement aux femmes, et qu’il n’existe pas une expression culturelle équivalente pour l’homme musulman.

C’est la femme qui est la «aoura», c’est à elle de se cacher et de passer inaperçu...Et le comble, c’est que les féministes arabes qui osent soulever ces sujets tabous, sont toujours accusés d’être influencées par un féminisme «occidentaliste» et «blanc» et ce afin de les marginaliser, d’étouffer leurs voix et de minimiser leur importance. (…) Les droits humains sont universels, ils ne sont pas le monopole de l’Occident.»

 

Joumana Haddad, écrivain, poétesse et journaliste libanaise

 

 

La tribune d'Esther Benbassa, sénatrice EE-LV, parue dans Libé du 6 avril, reprend l'air connu de voile et minijupe c'est pareil.

Elle sera ressentie comme une véritable agression par toutes les femmes qui, en Europe et au Maghreb, se battent contre les violences imposées par le retour du fondamentalisme musulman machiste.

 

Les filles qui dans les quartiers d'ici, de Marrakech ou de Tunis se font tripoter ou taper pour leurs « écarts » vestimentaire, apprécieront.

 

J'ai eu la chance, dans ma carrière, de vivre 10 ans (en plusieurs épisodes) entre Tunisie et Maroc et d'être reçu dans des familles de tous les milieux, des gourbis de la Tunisie profonde, aux Palais de grandes familles de Marrakech. 

 

A Montpellier, j'ai dirigé de nombreuses thèses d'étudiant(e)s maghrébins... mais aussi, pendant 7 ans, dans ma prime jeunesse, animé des cours d'alphabétisation et organisé la défense de travailleurs migrants.

 

J'ai encore de nombreux liens avec des musulmans de ces divers milieux et de différentes générations.

 

Partout le même constat s'impose : le fondamentalisme progresse à une allure vertigineuse, maniant la carotte (aide sociale, médecine de terrain, alphabétisation... financées (par exemple au Maroc) par l'Arabie Saoudite et les pays du Golfe et le bâton (prise de pouvoir dans de nombreuses mosquées de groupes salafistes très minoritaires, intimidations de tous ordres).

 

Le port du voile, exigé par les diverses déclinaisons de l'intégrisme islamiste, d'abord par la menace, aujourd'hui, il est vrai, parfois librement consenti (mais comment faire autrement quand les paraboles crachent à longueur d'antenne le message wahhabite et que sur internet des sites masqués tranchent du halal et du haram sur tout et n'importe quoi, s'attachant en particulier à souligner le statut inférieur de la femme), est, que l'on le veuille ou non, le symbole de cette reprise en main de l'islam par les fondamentalistes.

 

Dans les échanges à propos du port du voile, des deux côtés, la caricature l'emporte et les anathèmes tiennent lieu d'arguments... Il est si facile de faire simpliste quand tout est compliqué !

 

Les propos du premier ministre français et de la sénatrice ci-dessus mentionnée, sont deux exemples parmi bien d'autres.

 

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La droite et l'extrême-droite, en cœur, peuvent sans états d'âmes hurler sus aux voiles et aux voilées, c'est dans le droit fil d'un projet politique de rejet des différences, d'exclusion sociale... et surtout c'est aujourd'hui très porteur.

 

La situation d'un homme de gauche est par contre très inconfortable.

 

Comment faire valoir son attachement à la laïcité et aux droits des femmes, sans subir les foudres d'autoproclamés gardiens du temple du multiculturalisme, inquisiteurs sorbonnards et germanopratins, qui, sans états d'âme, clouent par exemple au pilori un Kamel Daoud, condamné à mort dans son pays par des islamistes pour athéisme...

 

Par le passé, la plupart des progressistes musulmans ont dénoncé le voile (1) et si aujourd'hui leur voix n'est guère audible c'est qu'elle est étouffée par le totalitarisme islamiste.

 

N'oublions pas que si la Tunisie est aujourd'hui le seul pays arabe à vivre en démocratie, pays où les femmes en grand nombre se battent à visage découvert, c'est parce que Bourguiba, dès sa prise de pouvoir, a voulu les insérer dans l'éducation, dans la société, dans le monde du travail et que pour cela il prônait le rejet du voile.

 

____________________________

 

Mon sentiment est qu'il faut à la fois :

 

  • assurer l'indispensable protection des droits des femmes voilées,

  • mener le combat contre la banalisation du voile, marqueur de la sujétion des femmes musulmanes.

     

Pour cela, plus que jamais, la mesure, la pédagogie, les efforts pour comprendre l'origine des différences, le combat pour la tolérance... s'imposent, en particulier dans les média et sur les réseaux sociaux dont l'impact est déterminant chez les plus fragiles.

 

Ce sont des vertus que ne connaissent malheureusement plus nos politiciens.

 

Certes, comme l'histoire le montre, la crise économique est le ressort majeur des affrontements inter-communautaires, mais le racisme, l'ostracisme, le choix de boucs émissaires, sont les instruments favoris des cerveaux malades qui manipulent cerveaux vides et masses fanatisées.

 

Le résultat est que le rejet de l'Autre, ou à tout le moins la méfiance, progresse.

 

Dans les milieux populaires la haine s'installe et je suis absolument effrayé par les discours racistes tenus ouvertement en tous lieux.

 

Le voile que les deux bords agitent depuis 20 ans, comme le chiffon rouge devant un taureau, ne fait qu'élargir le fossé entre deux communautés. C'est bien ce que souhaitent les extrêmes.

 

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 (1)  « L’usage du voile était imposé à la femme dans le dessein d’éloigner la tentation cela fait penser à l’usage de la muselière que l’on impose au chien afin qu’il ne morde pas les passants » 

Haddad Tahar, 1930, Notre femme dans la législation islamique et la société, Tunis, MTE.

 

 Tahar Haddad, est une figure emblématique de la lutte pour la libération de la femme en Tunisie.

 

Pour Maryam Ben Salem, ce texte de Haddad est celui " qui exprime le mieux la polémique autour du voile des femmes. Qu’il soit traditionnel ou religieux, le voile n’a cessé d’être un enjeu central dans la lutte pour son émancipation, tout autant que dans le combat des traditionalistes, islamistes et fondamentalistes, pour se l’approprier. "

 

Sur Tahar Haddad voir ICI

 

 

F comme fanatisme

Relire Voltaire...

Voltaire assis, Houdon (musée de l'Ermitage)
Voltaire assis, Houdon (musée de l'Ermitage)

Pour les lycéens de ma génération, et de celle qui suivit, Voltaire, ce n'était pas rien. Je me souviens encore de dissertations sur le fanatisme et de discussions en classe autour de ses plaidoyers pour le chevalier de la Barre (1) ou Jean Calas.

 

Aujourd'hui, c'est de la 6ème à la terminale que l'on devrait faire lire et relire Voltaire.

 

C'est toute l'oeuvre du philosophe qui témoigne de son aversion pour l'intolérance.

 

J'ai repris, ci-dessous, quelques extraits de son dictionnaire philosophique, puisés à la lettre F pour fanatisme. Ils restent d'une brûlante actualité.

 

(1) "convaincu d'avoir passé à vingt-cinq pas d'une procession sans ôter son chapeau qu'il avait sur sa tête, sans se mettre à genoux, d'avoir chanté une chanson impie, d'avoir rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le dictionnaire philosophique du sieur Voltaire "

et condamné pour cela:  être décapité et ensuite brûlé, après avoir été soumis à la question ordinaire "et extraordinaire." (c'est à dire torturé de la pire des façons)

 

 

Fanatisme(s)

L'inquisition : Tortures sous la croix
L'inquisition : Tortures sous la croix

L'histoire et le bilan

 

 ... " En un mot, toutes les horreurs de quinze siècles renouvelées plusieurs fois dans un seul, des peuples sans défense égorgés au pied des autels, des rois poignardés ou empoisonnés, un vaste État réduit à sa moitié par ses propres citoyens, la nation la plus belliqueuse et la plus pacifique divisée d’avec elle-même, le glaive tiré entre le fils et le père, des usurpateurs, des tyrans, des bourreaux, des parricides et des sacrilèges, violant toutes les conventions divines et humaines par esprit de religion : voilà l’histoire du fanatisme et ses exploits..."  -   Fanatisme, section 1

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

 

Guerres de religion : croix inversés
Guerres de religion : croix inversés

Les caractéristiques

 

..." Il y eut parmi ceux qu’on nomme jansénistes une petite secte de cerveaux durs et creux, qui voulurent proscrire les belles fables de l’antiquité, substituer saint Prosper à Ovide, et Santeul à Horace..."  - Fable

 

... " Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances : il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu. " -  

Fanatisme, section  2

 

 

 

Extrémiste juif béat après avoir incendié une maison palestinienne où périt un enfant
Extrémiste juif béat après avoir incendié une maison palestinienne où périt un enfant

 La propagation

 

... " Voyons-les tous sortir du temple, et, pleins du dieu qui les agite, répandre la frayeur et l’illusion sur la face de la terre. Ils se partagent le monde, et bientôt le feu s’allume aux quatre extrémités ; les peuples écoutent, et les rois tremblent. Cet empire que l’enthousiasme d’un seul exerce sur la multitude qui le voit ou l’entend, la chaleur que les esprits rassemblés se communiquent, tous ces mouvements tumultueux, augmentés par le trouble de chaque particulier, rendent en peu de temps le vertige général. ...

L’esprit humain, une fois sorti des routes lumineuses de la nature, n’y rentre plus ; il erre autour de la vérité sans en rencontrer autre chose que des lueurs, qui, se mêlant aux fausses clartés dont la superstition l’environne, achèvent de l’enfoncer dans les ténèbres..." - Fanatisme section 1

 

 

                                                                                                                                                                                   

IDEM
IDEM

 Manipulation 

 

... " Ce sont presque toujours les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains ; ils ressemblent à ce Vieux de la montagne qui faisait, dit-on, goûter les joies du paradis à des imbéciles, et qui leur promettait une éternité de ces plaisirs dont il leur avait donné un avant-goût, à condition qu’ils iraient assassiner tous ceux qu’il leur nommerait." - Fanatisme, section 5 

 

 

 

 

 

No comment
No comment

 Nul n'est épargné

 

... " S’il était permis de révéler la turpitude de gens à qui l’on doit le plus sincère respect, je dirais ici que Newton, le grand Newton, a trouvé dans l’Apocalypse que le pape est l’antéchrist, et bien d’autres choses de cette nature...

 

Mais quelle pauvre espèce que le genre humain, si le grand Newton a cru trouver dans l’Apocalypse l’histoire présente de l’Europe." - Fanatisme, section 5

 

NB : Voltaire est pourtant un admirateur de Newton

 

 

 

 

 

 

Boucher jihadiste au travail
Boucher jihadiste au travail

 Le remède

 

... " Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?"

 

... " Il n’est d’autre remède à cette maladie épidémique que l’esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les mœurs des hommes, et qui prévient les accès du mal : car dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l’air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes ; la religion, loin d’être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés." -    Fanatisme, section 2

 

 

                                                                                                                                                                                  

Que faire en effet face à des cerveaux malades, manipulant des cerveaux vides, en brandissant la croix, le croissant ou la bible ?

Que dire à leurs admirateurs, à ceux qui acclament leur haine, leur violence, leur bêtise ?

 

Je prends le pari de Voltaire en tablant sur l'éducation et la culture, mais dans un monde plus juste ou chacun puisse trouver sa place et vivre dignement.

 

Hélas, nous sommes loin de prendre ce chemin ; la concentration des richesses ne fait que s'accroître (la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants), l'idiocratie progresse, l'inculture s'affiche cyniquement dans des media grotesques où un bouffon gagne des millions avec trois grimaces et deux blagues de cour de récréation.

Bernie Sanders ne sera pas président... Oui mais il parle aux oiseaux...

Les américains sont capables du pire et du meilleur. La campagne électorale actuelle aux USA, le montre encore une fois.

 

Côté Républicain, un pantin raciste, dont la femme, nue, fait la Une des journaux spécialisés, côté Démocrate un "presque socialiste" (autant dire un communiste pour les Yankees) qui veut instaurer un vrai SMIC, une sécurité sociale pour tous, une assurance chômage... et qui parle de paix avec les oiseaux...

 

Sacré Bernie, tu nous réchauffes le coeur...

 

 

Guayule plante à caoutchouc

... des olmèques au XXIème siècle

Jeu de balle précolombien
Jeu de balle précolombien

Baptisés « Peuple du caoutchouc » par les Aztèques (en náhuatl ), les Olmèques sont apparus au cours du second millénaire avant notre ère, pour disparaître 1 500 ans avant l’essor de l’empire Aztèque.

 

Très tôt les précolombiens utilisèrent le caoutchouc pour fabriquer divers objets, en particulier les balles d'un jeu  « pok'ol pok » en maya yucatèque - activité sportive au caractère sacré qui symbolisait l’histoire de la création et se concluait par des sacrifices humains.

 

La source principale du caoutchouc précolombien était un arbre : Castilla elastica, mais le guayule (mot d’origine náhuatl, transcrit phonétiquement par les Espagnols) était aussi  utilisé.

 

 Le guayule (Parthenium argentatum) est un arbuste qui pousse spontanément dans le désert de Chihuahan, dans le nord du Mexique, et dans le sud du Texas, aux Etats-Unis. Il contient de 5 à 10% de caoutchouc (cis -1,4-polyisoprène) en poids.

 

Il fournit un latex comparable à celui de l’hévéa, mais hypoallergénique. Il suscite à nouveaux l'intérêt des chercheurs et industriels du caoutchouc.

 

Le guayule est une matière première éminemment verte : sa culture est renouvelable, non-alimentaire, ne requiert que très peu d’eau et aucun pesticide.

 

 

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14/18, 39/45 : Que nos morts se voilent la face !

DAESH/Trump/El Assad/

Le Pen/Iran/Orban/Chine/Erdogan/Afrique/

Libye/Israël/Femmes esclaves/fanatisme/

Egypte/Poutine/Corée/Biodiversité/Superstition...

Zika : 70 ans d'histoire

Le 18 Avril 1947, un singe rhésus présente une fièvre de 39,7 ° C (+2°C par rapport à la normale).

 

Il participait à une étude sur le virus de la fièvre jaune et vivait sur une plate-forme intégrée dans la canopée de la Forêt de Zika , qui longe un bras du lac Victoria en Ouganda.

 

Trois jours plus tard, les chercheurs  prélèvent un échantillon de sang de ce singe et l'injectent dans le cerveau de souris.

 

Les souris montrent des signes de maladie au bout de 10 jours ; à partir de leur cerveau un «agent transmissible filtrable" est isolé.

 

En janvier de l'année suivante, les mêmes chercheurs  piègent des moustiques de cette même canopée et montrent que l'une des espèces capturée, Aedes africanus, provoque les mêmes symptômes sur les souris et conduit au même agent transmissible.

 

Les chercheurs nomment le «virus, jusque-là non enregistré", ZIKA.

 

Ainsi commence l'histoire du virus qui, presque 70 ans plus tard, préoccupe sérieusement les autorités sanitaires et menace les Jeux Olympiques de RIO.

 

Le récit complet est ICI :

 http://www.sciencemag.org/news/2016/02/zika-s-long-strange-trip-limelight

 

 VOIR MISE AU POINT CI-DESSOUS 

 

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Le virus Zika L’émergence d’une menace
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Le coup du père François...

Illustration Léonce LUSSEAU pour le HuffPost
Illustration Léonce LUSSEAU pour le HuffPost

Il faut reconnaître une certaine constance à François Hollande - que seules les autruches du PS n'ont pas voulu voir - : depuis 2002 il n'a eu de cesse de déconstruire le parti que F. Mitterrand avait porté sur les fonds baptismaux à Epinay en 1972... et dont on lui donna les clés en 1997

 

Sa volonté de transformer le grand parti de la gauche en une sorte de parti démocrate, apparaît clairement en 2005, lorsqu'il l'embarqua dans une hasardeuse campagne pour le oui au traité constitutionnel européen, qui bafouait allègrement nombre de fondamentaux de sa propre formation.

 

Les mêmes autruches s'esbaudirent quand le candidat Hollande eut les accents déchirants de la gauche durant la campagne de 2012 ; elles lui accordèrent le label rouge sans rechigner : des postes étaient à la clé et Sarkozy prenait la porte.

 

Depuis son élection, le père François a réussi son coup. Avec son compère Valls, il a successivement mis sur la touche tous ceux qui pouvaient faire obstacle à son dessein ; Christiane Taubira, dernière conscience de gauche du gouvernement, a dû prendre la porte.

 

En échec économique patent, avec près de 6 millions d'inscrits au pôle emploiF. Hollande espère rebondir en mettant en avant sa lutte contre le terrorisme et en achetant sa réélection en même temps que quelques centaines de milliers d'emplois aidés.

 

Il ne devra pas compter sur la gauche pour cela.

 

Ce pays à une histoire et la gauche de ce pays colle à cette histoire.

On ne tue pas un rêve et des idéaux avec quelques prébendes, de gros mensonges et de petites ficelles.

 

Le parti socialiste agonisait depuis 2002, il était en mort clinique depuis 2005, le constat de décès a été établi hier. Mais la gauche n'est pas morte, en témoigne par exemple l'appel citoyen à une primaire de gauche.

 

Il faut que ce processus s'amplifie pour qu'émerge un nouveau parti, avec ses idées, son programme, son candidat.

 

A âme basse, ciel bas.

Comme on fait son rêve, on fait sa vie.

Notre conscience est l'architecte de notre songe."

 

Victor HugoLes Contemplations

 

Prostate : "Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés."

On peut trouver sur la revue Nature en ligne un dossier très complet sur le cancer de la prostate qui est le deuxième cancer le plus commun (en moyenne) après le cancer du poumon (qui provoque cependant quatre fois plus de décès).

 

Le dépistage systématique du cancer de la prostate, notamment par le dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA)  est l'objet de controverses, car s'il a conduit à la découverte de cancers à des stades précoces - donc plus faciles à traiter -, il s'est accompagné d'un fort accroissement d'interventions mutilantes sur des tumeurs qui ne le justifiaient pas (tumeurs non agressives à évolution lente). 

 

Parmi les nouvelles stratégies de prévention, un nouvel outil, appelé indice de santé de la prostate (PHI), qui mesure trois types de PSA a fait son apparition. Selon certaines études, le PHI est trois fois plus précis que le test PSA standard. D'autres biomarqueurs sont aussi ciblés.

 

De plus en plus l'IRM multiparamétrique remplace la biopsie (rarement sans conséquences), en première intention, après un test positif.

 

Si un cancer est détecté les oncologues utilisent le score selon Gleason pour évaluer la gravité de l'atteinte des tissus prostatiques. 

 

Une échelle de 1 à 10 permet de classer la façon dont  les cellules malignes apparaissent.

 

Un score de Gleason de 5 et moins ne nécessite généralement aucune intervention ; un score de 8 ou plus doit conduire à un traitement immédiat.

 

Le problème est que la plupart des tumeurs de la prostate se situent entre 6 et 7. 

Dans les cas les plus graves il faut donc opérer.

 

Aux USA, 80% de ces opérations sont réalisées avec des robots (moins de 20% en France) car il existe de très nombreux chirurgiens formés à ces techniques.

 

En France, en 2013, 80 robots Da Vinci seulement étaient en service et les incidents opératoires étaient plus nombreux qu'aux USA du fait, le plus souvent, d'une formation insuffisante du chirurgien.

Découverte scientifique de l'année 2015

... CRISPR-Cas9 révolutionne la thérapie génique

Ce système constitue un extraordinaire tandem pour détecter facilement une séquence d'ADN donnée, puis la découper avec précision.

 

La microbiologiste française, Emmanuelle Charpentier (chaire Alexander von Humboldt), est une véritable pionnière dans le domaine. Avec sa consoeur américaine, Jennifer Doudna (Berkeley), elle a mis en évidence tout le potentiel du système CRISPR-Cas9 (Cas9 est une endonucléase, permettant de couper l'ADN sur deux zones de coupe actives, une pour chaque brin de la double hélice).

 

E. Charpentier a montré qu'il pouvait être utilisé pour supprimer un gène déficient (ou néfaste). Il suffit de fabriquer en laboratoire un « ARN guide » correspondant au gène que l'on souhaite cibler, puis de l'arrimer à une enzyme Cas9.... qui coupe alors ce gène.

 

Une véritable révolution en génie génétique qui envoie aux oubliettes les méthodes mises au point antérieurement (ZFNs, TALENs).

Il est si facile de faire simpliste quand tout est compliqué !

 Cette belle brochette  (Trump, Le Pen, Erdogan et Orban) de démagogues impénitents qui accompagne Sarkozy, est représentative du vent ultra nationaliste qui souffle sur la planète, du fin fond du Texas au détroit du Bosphore, en passant par l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural.

 

Au fond, rien de bien nouveau dans ce phénomène de rejet de l'Autre et de repli sur les "valeurs" ancestrales de son clan ou de sa tribu. L'Amérique du KKK ou du maccarthysme, l'Europe de Mussolini, Hitler, Pétain et autres leaders fascistes européens, les purifications ethniques en Turquie... c'était hier.

 

Face à un supposé déclin, à un ennemi fanatique, barbare, inculte, qui a arrêté son horloge en 632, il est si aisé de mobiliser les foules, avec quelques slogans et un bouc émissaire.

 

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Le temps du numérique n'est pas propice à la mise à distance,  aux analyses, au rationnel, à la réflexion.

Que pèsent par exemple le travail des économistes sur les mécanismes financiers qui gouvernent la mondialisation des échanges,  où celui des sociologues à propos du phénomène religieux et sectaire, face à quelques images de brutes épaisses vociférantes, que distillent à longueur d'antennes ou de colonnes, radios, télévisions et presse ? 

 

Nous payons notre inculture, notre goût pour la facilité et un conditionnement quotidien qui atrophie notre cerveau. Nous voici plus que jamais MOUTONS de PANURGE.

 

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Le supposé modèle français, celui des Lumières, qui lentement prenait l'eau, après le sursaut de la Résistance, a succombé aux assauts combinés du pouvoir sarkozyste et des slogans lepenistes.

 

Hollande, élu sur un énorme mensonge, s'inscrit dans cette continuité du renoncement.

 

La libéralisation de tous les échanges que va consacrer le traité transatlantique (APT), marquera définitivement le triomphe du modèle anglo-saxon, celui du fric et des violences qui inéluctablement l'accompagnent et vont s'amplifier.

 

En face, la "vraie gauche" a cédé aux sirènes de la simplification abusive, de la caricature ; elle s'est donnée pour leader un braillard qui distribue bons et mauvais points aux gauches européennes qui réussissent... quand lui plafonne à 6 ou 7% !

 

La lecture (quelle logorrhée !) de son blog et des commentaires (ou plutôt des laudes) qui l'accompagnent nous renvoient au temps de Staline et de ses groupies. Adorons saint Jean-Luc et nous serons sauvé !

De quoi faire regretter Arlette et sa mobylette !

 

Mais quelle est donc la solution ? Pas l'ombre d'un de Gaulle à l'horizon pour barrer la route à l'aventure, ni d'un Blum ou d'un Jaurès pour redonner du sens aux valeurs de la gauche.

 

Certains proposent la création d'un arc républicain qui de Raffarin, Juppé, NKM, les centristes aux socialistes, écologistes et communistes se consacrerait exclusivement, pendant le temps qui reste avant la prochaine élection, au problème de l'emploi et en particulier de l'emploi des jeunes.

C'est un front de ce type qui a permis à la France de relever la tête et de se reconstruire à la Libération.

 

Autres temps autres mœurs mais...

 

... au point où nous en sommes...

 

Pourquoi pas ?

 

Un sondage vient de montrer que les Français sont favorables à une telle coalition qui aurait le mérite de renvoyer Sarkozy et ses groupies, du côté vers lequel ils penchent - les lepénistes - et de clarifier considérablement le débat politique.

 

.

 

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."

Fhaine/Islamistes : même combat contre la République, même péril mortel

Les sondages annoncent l'arrivée au pouvoir  du Front National dans 3 régions françaises Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine.

 

Si ces estimations se réalisent, ou même si une seule de ces régions tombe aux mains des héritiers de Pétain,  ce sera une tâche indélébile sur l'image de la France et une ultime injure pour tous ceux qui ont été martyrisés où sont morts dans les maquis et dans les camps, il y a plus de 70 ans.

 

Deux mots d'histoire


L'extrême droite française a un très lourd passif et une très une sombre histoire qui commence après la débâcle de 1870 face à la Prusse de Bismarck, se poursuit par la constitution de Ligues fascistes dans l'entre-deux-guerres, trouve son apogée après l'effondrement de 1940 face à l'Allemagne nazi et l'arrivée au pouvoir de Pétain, qui s'entoure de l'arrière-ban du fascisme français, les Laval, Doriot, Déat, Henriot et autre Darnand, chef de la Milice aux ordres de la Gestapo.... 

 

Réduite à l'état de groupuscules, suite à l'effondrement du nazisme et à la découverte de ses abominations, l'extrême droite va renaître de ses cendres à l'issue de la décomposition de l'empire colonial français.

 

Opposée à la paix en Algérie, une partie des chefs de l'armée crée l'OAS en 1961, après avoir tenté de renverser la République. Cette organisation qui va rapidement recruter dans les milieux extrémistes, multiplie les assassinats et actions terroristes en Algérie et en métropole. A 5 reprises elle tentera d'assassiner le général De Gaulle.

 

 

L'extrême-droite se nourrit donc des malheurs de la France ; aujourd'hui c'est la situation économique et politique de ce pays qui fait son gras.

 

Au royaume des aveugles, un borgne peut devenir roi

Après l'échec des putsch, dans les années 60, le premier combat de l'extrême droite est donc la lutte contre le gaullisme.

 

Un activisme violent va ensuite se développer dans une frange de la jeunesse, en réaction aux événements de mai 1968.

 

Des groupuscules émergent alors, comme Occident, Ordre nouveau puis le GUD, qui manient mieux la barre de fer que les arguments politiques.

 

Jean Marie Le Pen, héraut des soldats perdus des guerres coloniales, apôtre de la torture, qu'il se vante d'avoir pratiquée en Algérie, élu poujadiste dès 1956, va rassembler derrière lui une coalition hétéroclite de tous ces bras cassés, des nostalgiques du Reich et de la collaboration.

Il crée le Front National en 1972, qui a pour seul programme "la lutte contre l'immigration". Il reçoit l'appui d'une partie non négligeable de la communauté des pieds-noirs.

 

Crise économique aidant, il décollera dans les années 80.

 

Pour des raisons bassement politiciennes, tour à tour, gauche et droite vont instrumentalisé le parti que JM Le Pen a créé. 

 

Pour la première fois, en mars 1998, dans ma Région, le chef de la droite, Jacques Blanc s'allie avec le FN pour en garder le contrôle. Nous avions été quelques uns, à ce moment là, à dénoncer de façon solennelle ces apprentis sorciers.

 

On connait la suite, moins de 20 ans plus tard, ceux, qui depuis plus d'un siècle, se repaissent du malheur de la France et des Français, sont aux portes du pouvoir.

L'extrême droite française : antirépublicaine et raciste

Charles Maurras (1868-1952)
Charles Maurras (1868-1952)

Bien que ses origines soient diverses, on retrouve dans chacune des composantes de l'extrême droite le même fond antirépublicain, antiparlementaire et raciste.

 

 Charles Maurras, le patron de l'Action française, présente tous les " symptômes " de la pathologie qui affecte notre société depuis le début du XXème siècle. Antiparlementaire, il prône une monarchie héréditaire,  et un antisémitisme d'État.

 

Viscéralement antisémite, il traitera Léon Blum, qui cumule le fait d'être juif, président du conseil et socialiste de " Détritus humain à traiter comme tel…" et il ajoute : " C’est un homme à fusiller, mais dans le dos..."

 

Une prose que l'on retrouvera jusqu'à la chute du régime de Vichy et qu'illustrera en particulier l'ignoble Céline.

Voir Bagatelles pour un massacre (1937), L'École des cadavres (1938), Les Beaux Draps (1941).

 

Antirépublicaine

Au cours du XXème siècle, à trois reprises l'extrême-droite a menacé la République :

 

- le 6 février 1934, diverses ligues nationalistes dont les Croix de Feu du colonel de La Rocque provoquent une violente émeute antiparlementaire. Depuis le début de l'année divers journaux fascistes avaient fait monter la tension. A la tribune de l'assemblée nationale, Philippe Henriot, député de la Gironde, future voix de la collaboration (voir ci-dessus), appelle à "balayer la République."

 

" Des milliers de militants tentent de marcher sur le Palais-Bourbon. La Garde mobile tire. Les affrontements se prolongent tard dans la nuit. Seize manifestants et un policier sont tués. On compte un millier de blessés."

 

Certains protagonistes de cette journée vont créer un" "Comité secret d'action révolutionnaire", surnommé La Cagoule, qui se propose de renverser la République, qualifiée avec mépris de « gueuse ».

 

- après la débâcle de l'armée française, le 10 juillet 1940, le parlement donne les pleins pouvoir au Maréchal Pétain.

 

La défaite, qui est une « divine surprise » selon Maurras, est pour beaucoup une occasion de régler des comptes avec la République

 

Dès lors, la mention « République française » disparaît des actes officiels. Le régime est  désigné sous le nom d’« État français »

 

Pétain met en place un régime corporatiste, ultra conservateur, catholique dont la capitale est Vichy. Il a avec lui les éléments les plus radicaux du fascisme français (voir ci-dessus).

 

Le régime pétainiste collabore étroitement avec les nazis, met en place une politique antisémite, se fait complice de la déportation des juifs dans les camps, avant de disparaître à la Libération, en 1944.

 

Le putsch des généraux du 21 avril 1961, tentative de coup d'État, fomentée par une partie des militaires de carrière de l'armée française en Algérie, est soutenu par l'extrême droite et une partie de la droite française.

 

L'échec du putsch est suivi par la création de l'Organisation armée secrète (OAS) qui regroupe des militaires et nombre de nostalgiques du régime de Vichy Cette organisation terroriste agit à la fois en Algérie et en France.

 

L'OAS bénéficie du soutien actif du courant néo-fasciste inspiré par Jeune Nation, d'un courant traditionaliste proche du mouvement poujadiste et de l'hebdomadaire Rivarol

Raciste

L'extrême droite est raciste par essence. Son discours peut être brutal ou métaphorique, comme on l'observe par exemple aujourd'hui à l'encontre des ministres issus de la diversité

 

Edouard Drumont, est la figure historique de l'antisémitisme en France.

En 1886, les deux volumes de La France juive assurent sa popularité. Ce bréviaire de la haine en est aujourd'hui à sa deux cent unième édition.

 

Maurras écrira : " la formule nationaliste est ainsi née presque tout entière de lui ; et Daudet, Barrès, nous tous, avons commencé notre ouvrage dans sa lumière.

 

C'est l'Affaire Dreyfus qui révèle au grand jour la pénétration de l'antisémitisme dans les grands corps de l'état dont l'armée et ses soutiens nationalistes et cléricaux.

 

Bernard Lazare, le premier des dreyfusards, dira « C'est parce qu'il était Juif qu'on l'a arrêté, c'est parce qu'il était Juif qu'on l'a jugé, c'est parce qu'il était Juif qu'on l'a condamné. »

 

La France va dès lors se partager entre dreyfusards et antidreyfusards. Ces derniers, beaucoup plus nombreux s'appuient sur les hommes cités plus haut. Maurras et l'Action Française, la Libre Parole de Drumont sont en pointe.

 

On connait aussi la terrible phrase de Barrès "Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race"

 

 Dans les années 30, alors que l'Europe se dote de nombreux régimes autoritaires fascistes, l'extrême droite française continuera à marquer son territoire, notamment sur le plan littéraire avec Céline, Brasillach, Drieu la Rochelle et bien d'autres.

 

Le terrain était préparé en France pour l'étoile jaune, les évictions professionnelles, les déportations organisées par le régime de Vichy.


Aujourd'hui, arabes et noirs, musulmans... ont remplacés les juifs ; mais il suffit de quelques clics sur Google pour retrouver à l'identique la même violence raciste.

Le FN : NON il n'a pas changé !

Le FN de Marine Le Pen n'hérite donc pas que d'un père quelque peu caricatural et folklorique et d'une garde prétorienne de fachos aux gros bras et petits cerveaux, mais de tout un passé qui s'inscrit constamment en opposition radicale face à la devise de la République Française.

 

Et si le père était un idéologue que le pouvoir intéressait peu, Marine Le Pen a une toute autre ambition et une autre stratégie

 

Jugeant que le fruit était mûr et le pouvoir accessible, elle a policé son discours, arrondi quelques angles, récupéré nombre d'arrivistes de la droite sarkozyste ou de la gauche chevènementiste et mis dans l'ombre certains activistes encombrants.

 

Elle n'en est que plus redoutable, car le but avoué est toujours le même : le repli, le rejet des différences, le nationalisme belliqueux, qui provoqueraient l'isolement d'une France pestiférée et sa faillite économique.

 

Que les inconscients qui s'apprêtent à mettre le coude, après avoir mis le doigt, dans cette machine infernale, sachent qu'ils devront assumer ce double désastre.

La servitude volontaire



Cinquante nuances de noir : Paris le noir te va si mal !

J'aime Paris, je suis Paris 

" Fluctuat nec mergitur "

Paris des vieilles pierres, des monuments, du sang des révolutions... mais aussi de la légèreté des années folles quand les grands écrivains américains du siècle dernier rencontraient Picasso et Dali comme le relate Woody Allen dans "Midnight in Paris"...


Que savent-ils de tout cela les barbares...

" Quand on n'a que l'amour "

"Je n'ai plus de mots"

Grand comme du Victor HUGO

"Défendre Paris, garder Paris.Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde."

Rien ne vaut un rêve pour imaginer le futur
Rien ne vaut un rêve pour imaginer le futur

Les paroles me manquent pour dire à quel point m’émeut 
l’inexprimable accueil que me fait le généreux peuple de Paris. 


Citoyens, j’avais dit : Le jour où la république rentrera, je rentrerai. 


Me voici.

 

Deux grandes choses m’appellent. 
La première, la république. La seconde, le danger. 
Je viens ici faire mon devoir. 
Quel est mon devoir ? 
C’est le vôtre, c’est celui de tous. 
Défendre Paris, garder Paris.
Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, 
c’est sauver le monde.

Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée. 
Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain.
Paris est la capitale de la civilisation, qui n’est ni un royaume, 
ni un empire, et qui est le genre humain tout entier dans son passé et dans son avenir. 
Et savez-vous pourquoi Paris est la ville de la civilisation ?
C’est parce que Paris est la ville de la révolution.

Qu’une telle ville, qu’un tel chef-lieu, qu’un tel foyer de lumière, 
qu’un tel centre des esprits, des cœurs et des âmes, qu’un tel cerveau 
de la pensée universelle puisse être violé, brisé, pris d’assaut, par qui ?
par une invasion sauvage ? cela ne se peut. 
Cela ne sera pas. Jamais, jamais, jamais !

Citoyens, Paris triomphera, parce qu’il représente l’idée humaine
et parce qu’il représente l’instinct populaire.

L’instinct du peuple est toujours d’accord avec l’idéal de la civilisation. 
Paris triomphera, mais à une condition :
c’est que vous, moi, nous tous qui sommes ici, 
nous ne serons qu’une seule âme ; c’est que nous ne serons 
qu’un seul soldat et un seul citoyen, un seul citoyen pour aimer Paris,
un seul soldat pour le défendre.

À cette condition, d’une part la république une, 
d’autre part le peuple unanime, Paris triomphera. 
Quant à moi, je vous remercie de vos acclamations
mais je les rapporte toutes à cette grande angoisse
qui remue toutes les entrailles, la patrie en danger.

Je ne vous demande qu’une chose, l’union ! 
Par l’union, vous vaincrez.

Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments,
soyez unis, vous serez invincibles.

Serrons-nous tous autour de la république en face de l’invasion, 
et soyons frères. Nous vaincrons. 
C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté.

Paris,  5 septembre 1870 (Retour d'exil, Napoléon III a été déchu la veille)

"Ne renoncez à RIEN '

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NE RENONCEZ à RIEN
Le billet de François Morel - 'Ne renonc
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Demain, on tombera le voile et on ôtera la capuche pour regarder la nuit étoilée. Et on se dira que c’est tant mieux si le ciel est vide, car c’est comme ça qu’il est le plus beau.

Et que peut y briller le souvenir de ceux que vous avez tués." 

Luc Le Vaillant, Libé

Lu dans le New York Times

Appel pour le peuple palestinien

 " Il y a quelque chose d’incongru, d’indécent et de criminel à demander aux Palestiniens d’assurer la sécurité de leurs occupants sur le territoire que ces derniers leur volent, hectare après hectare, dans la perspective de l’édification du « grand Israël »."

 

Ainsi commence l'appel de Patrick le Hyaric dans le journal "L'Humanité".

On ne saurait présenter avec plus de pertinence et en si peu de mots, le drame interminable qui se joue en Palestine depuis près de 70 ans.

 

La passivité des Européens, tétanisés par leur responsabilité dans la Shoah, la complicité des Américains, sous la pression des lobbies juifs les plus réactionnaires, font que les dirigeants israéliens peuvent se permettre à peu près tout, y compris d'exonérer Hitler de sa responsabilité dans la solution finale pour la coller sur le dos des Arabes, comme vient de le faire Benjamin Netanyahu.

On attend encore la réaction de F. Hollande devant ces déclarations révisionnistes...

 

La responsabilité de ces comportements dans la montée de l'islamisme radical est considérable. Rien de plus fédérateur en effet  pour les opprimés du monde musulman que la haine des israéliens, évidemment assimilés aux juifs, et de leurs "complices" occidentaux. En utilisant ce levier, les barbares islamistes jouent sur du velours.

 

Régler le problème palestinien en dotant ce peuple d'un état viable c'est donc réparer la pire des injustices de ce triste monde, mais aussi traiter à la racine le mal jihadiste et priver les bouchers de Daech de leur argument majeur auprès de la jeunesse musulmane.

Femme et "science dure" : Ada Lovelace...

... premier programmeur informatique

" Forget this world and all its troubles and if possible its multitudinous Charlatans—every thing in short but the Enchantress of Numbers."

Charles Babbage

Ada Lovelace,  par Margaret Carpenter (1835)
Ada Lovelace, par Margaret Carpenter (1835)

Peu de gens, en France, connaissent Ada Lovelace (ou plutôt Ada Byron, comtesse de Lovelace) fille du flamboyant poète britannique, Lord Byron (qu'elle n'a jamais rencontré).

Pourtant, Ada est une pionnière de l'informatique, ou plus exactement de la programmation. Elle fut en effet la première à réaliser un programme pour l'ancêtre de l'ordinateur, "la machine analytique", réalisée par son ami, le mathématicien (et philosophe à ses heures) anglais  Charles Babbage.

 

Son histoire a de quoi réjouir les féministes les plus convaincues et surtout tous les scientifiques.

 

Elevée "avec une sévérité pathologique" par une mère brillante mathématicienne (la "princesse des parallélogrammes") et un quarteron de femmes qu'elle nommera plus tard "les furies", Ada reçut une formation de mathématiques, d'astronomie et de musique, destinée à la préserver des "turpitudes" engendrées par la poésie.


Elle hérita cependant de l'esprit rebelle de son père, de son instabilité et de son génie, qui s'illustrèrent dans le domaine scientifique, mais pas seulement.


 “I do not believe that my father was (or ever could have been) such a Poet as I shall be an Analyst (& Metaphysician)".

Ada est morte en 1852, dans sa 37ème année ; elle repose à côté de ce père qu'elle n'a jamais connu.


Si j'évoque aujourd'hui cette grande dame, c'est que le 10 décembre prochain on célébrera, partout dans le monde scientifique, le bicentenaire de la naissance de cette "Enchanteresse des nombres"

Ada Byron, comtesse de Lovelace
Ada Byron, comtesse de Lovelace

Cinquante nuances de noir : les fossoyeurs

Chirac, Sarkozy, Hollande : ils ont sacrifié notre jeunesse

Poursuivant, en l'amplifiant, une politique menée depuis 2002,  le gouvernement français étrangle l'enseignement supérieur et la recherche.

 

En deux ans, ce sont 400 millions d'euros qui seront récupérés sur les universités, qui doivent pourtant accueillir de plus en plus d'étudiants.

Dans le même temps le nombre de postes mis au concours s'est littéralement effondré (en 5 ans ce nombre a été divisé par 6 ou 7 !).

 

 C'est au au moment où une étude publiée dans le journal économique "Les Echos", montre, que pour UN EURO investi dans les universités de recherche, ce sont QUATRE EUROS de retombées économiques qui sont obtenus, que ce gouvernement pratique une véritable saignée dans ces budgets.

 

En ce début de XXIème siècle, les dirigeants français gaspillent des milliards pour montrer, en Afrique, au Proche-Orient, les muscles (dérisoires) de notre pays, au prix du sacrifice de sa jeunesse. Ils obèrent ainsi gravement l'avenir de la France.

 

Mais c'est quoi la grandeur de la France ?


J'ACCUSE CHIRAC, SARKOZY, HOLLANDE, d'avoir précipité la fuite de nos cerveaux et sacrifié une génération, pour quelques rodomontades qui font sourire à l'étranger.

Cinquante nuances de noir... la foi du charbonnier

"La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre".

Albert Camus

Islam des ténèbres... 

Quand je vois cette image terrible de femmes aux ailes de corbeau qui se répandent dans les villes du Maghreb et dans nos cités, j'ai peine à croire qu'il y a à peine plus de 40 ans je déambulais main dans la main avec une amie tunisienne, en jupe courte, sous le quadruple alignement des ficus de l'avenue Bourguiba à Tunis...

 

Quand j'entends les prêches surréalistes des bouchers jihadistes, je me souviens de la foi profonde et paisible des parents de cette génération là, qui irradiait les foyers de toutes les familles où j'étais reçu, des gourbis de paysans miséreux des monts de Kroumirie, aux villas bourgeoises de Tunis...

 

Quand je découvre sur internet, toute cette haine qui accable l'occident, le progrès, les savants, les intellectuels... ces discours qui vomissent les droits de l'homme et réduisent la femme au niveau de reproductrice...

 

quand je me souviens des débats passionnés que j'ai pu nouer alors avec mes jeunes élèves,  et plus tard avec mes étudiant(e)s, avec les migrants...

 

c'est un sentiment d'accablement qui m'assaille et une profonde inquiétude quant à l'avenir de l'humanité.

 

________________

 

Sans aucun doute, l’occident a une lourde responsabilité dans la formidable poussée du fondamentalisme islamique.

 

En choisissant de soutenir sans limites l’expansionnisme israélien, en cautionnant les pires violences de son armée, en refusant d’imposer la paix à l’état hébreu quand ils le pouvaient encore, les américains et leurs alliés ont fait le lit des extrémistes, des kamikazes et des mouvements radicaux qui se sont levés dans tout le monde musulman.

 

Martyriser l’Irak, démanteler l'état libyen, soutenir Chadli Bendjedid, Hassan II, Ben Ali, les dictatures pétrolières du Moyen-Orient... c’était multiplier tous les jours le nombre de recrues des mouvements terroristes et leur donner la légitimité d’une résistance à des occupants.

 

C’était mettre fin pour une génération – et peut être plus - aux velléités de modernisation de l’islam, à son évolution vers l’acceptation d’une société laïque.

 

Le retour foudroyant, depuis le début des années 90, aux pratiques de l’islam le plus rigoureux, dont la manifestation la plus spectaculaire est le port généralisé du voile, me désole pour tant d’amis d’outre-Méditerranée, obligés de courber l’échine sous le vent de discours parfois moyenâgeux ou de menaces plus ou moins explicites.

 

_________________

 

Les musulmans doivent-ils pour autant s'exonérer de toute responsabilité face à l'émergence du fanatisme et de la barbarie islamiste et continuer à manier la langue de bois ?

 

Se contenter de répéter que ces individus ne font pas partie de la oumma et qu'ils manipulent le Coran, me paraît extrêmement dangereux pour l'avenir de l'islam, des musulmans et du monde arabe en général qui ne cesse de s'affaiblir.

 

Certes ce n'est pas à des mécréants dans mon genre ou à des "penseurs" occidentaux plus ou moins bien intentionnés, de sommer les tenants d'un islam des lumières d'agir. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs... et le prix à payer ici est celui du sang. Tous ceux qui peu ou prou veulent faire valoir que le wahhabisme, jihadiste ou non, n'est qu'une interprétation caricaturale de la parole divine ont une fatwa sur la tête.

 

Mais ces hommes (femmes) existent ! Comment les aider ? Sans doute en évoquant justement cet islam des lumières... qui n'est pas qu'un fantasme.

 

... Islam des Lumières

 

Le combat contre cet islam des ténèbres a commencé très tôt, moins d'un siècle après la mort du Prophète (632) et s'est développé avec la falsafa.

VOIR "Philosophie et falsafa"

 

Al Kindi (801-873) fut le premier "philosophe" de la falsafa. Je l'ai cité plusieurs fois sur ce site, en insistant sur son rejet de l’ ethnocentrisme :

 

« Un des devoirs primordiaux est de ne pas mésestimer quiconque dont nous avons pu tirer profit, quelque minime et insignifiant qu’il soit. Que dire alors de ceux qui furent pour nous les facteurs essentiels d’un réel enrichissement, en des matières de première importance et extrêmement précieuses. Ces auteurs, en effet, bien qu’ils soient restés dans l’ignorance d’une partie de la vérité, furent pour nous la voie et l’instrument pour parvenir à de multiples connaissances, dont ils n’ont pu eux-mêmes rejoindre l’entière vérité…"

 

A l'opposé des discours fondamentalistes qui ont aujourd'hui confisqué la parole islamique.

 

La falsafa se situait dans la continuité de la philosophie grecque.

 

"Al-Kindî conçoit donc le développement de la pensée humaine comme un progrès continu, une croissance sans rupture ni détour : chaque auteur reprend à son compte les résultats acquis par ses prédécesseurs, et s’en sert comme point de départ en vue d’une nouvelle étape dans la marche humaine vers la vérité. Et cette vérité, c’est aussi bien celle des Grecs que celle des Musulmans : le contenu de la révélation coranique ne s’oppose en rien aux conclusions de la philosophie. Le Coran et Aristote visent la même et unique vérité et traitent des mêmes questions.

 

Le penseur iranien, Rhazès (Abû Bakr al-Râzî, vers 863 - 925 ou 935), éminent représentant de la médecine clinique, est beaucoup plus radical, il conteste toute forme de prophétisme au nom de l’égalité entre les hommes.

 

"Al-Râzî est ainsi conduit à pousser à son terme l’idée de progression qui se faisait jour dans le manifeste d’al-Kindî. Il n’y a pas d’un côté la vérité et de l’autre l’erreur, comme le pensent les adeptes d’une conception absolutiste de la révélation religieuse ; il y a en revanche une quête incessante vers une découverte toujours plus grande, mais restant néanmoins approchée, de la vérité.

 

Toute vérité que nous atteignons n’est que partielle et appelle ajustements et prolongements. De même, en philosophie, les divergences entre penseurs ne sont que la marque de leur ardeur à la recherche. La philosophie ne saurait donc être affaire d’école et encore moins de secte. C’est ce progrès qui est libérateur et qui assure de l’immortalité."

 

Rhazès, tenant du temps absolu, se refuse à envisager une acmé de l’histoire, et à plus forte raison à la voir dans un moment du passé, que ce soit la révélation du Coran pour les Musulmans ou l’Incarnation du Fils de Dieu pour les Chrétiens.

 

Il se situe aux antipodes du wahhabisme et de tout les intégrismes qui affirment que tout a été dit à la mort du Prophète.

 

Certes il s'agit d'une parole singulière en terre d'islam, mais que cette voix là soit parvenue jusqu'à nous montre bien qu'elle fut écoutée sinon entendue.

 

Enfin last but not least, le très grand Averroès (Ibn Rosch, 1126-1198), commentateur et exégète d'Aristote, sous l'égide duquel je présente ce site (Averroès : le penseur d'hier pour l'islam du présent ; l'homme du combat contre l'intolérance ), pour qui l'immortalité est un attribut de l'espèce et non de l'individu, ce qui le conduit à séparer radicalement raison et foi.

 

J'aurais pu aussi évoquer le travail magistral d'Avicenne (Ibn Sina, 980- 1037), brillant médecin (voir Le Canon, Kitab Al Qanûn fi Al-Tibb ), et éminent philosophe (Avicenne composa une vaste encyclopédie des sciences philosophiques : Ach-Chafa ).

 

Mais encore  de très grands savants comme Ibn al-Haytam (965-1039), père de l'optique moderne que j'évoque par ailleurs, le célèbre mathématicien et astronome perse Al-Khwarizmi (780-850), dont le nom est à l'origine du terme algorithme ou aussi al-Fârâbî (872-950) et Al-Bīrūnī (973-1048), un des plus grands érudits de l'Islam médiéval... et bien d'autres.

 

 

Ibn Khaldoum
Ibn Khaldoum

Ces penseurs, médecins et savants,  accompagnèrent ce que certains appellent "l'âge d'or islamique ", qui prit fin vers le milieu du XIIIème siècle.

Cet âge d'or peut se comparer à notre Renaissance qui aurait donc débutée à... Bagdad.

 

Il n'est pas possible d'expliquer dans le cadre de ce blog (et cela dépasse de beaucoup mes connaissances!) l'origine d'un déclin qui conduit le monde arabo-musulman dans le triste état où nous le trouvons aujourd'hui.

 

Néanmoins, dès le milieu du XIVème siècle, le célèbre historien, politicien, philosophe, et aussi premier "sociologue", Ibn-Khaldoun (né à Tunis en 1332, mort au Caire en 1406) évoquait  les difficultés économiques mais surtout la violence politique chronique qui affaiblissaient le monde arabo-musulman. 

 

 Aussi, appellait-il  le prince à régner dans la juste mesure, "à éviter l’excès, à ne pas régner en brandissant le sabre aiguisé. En somme, Ibn Khaldoun conseillait au prince d’éviter la tyrannie car c’est elle qui engendre des maux irréparables aboutissant à la destruction des Etats."

 

 VOIR AUSSI ICI

 

Il y eut ensuite la domination  turque puis la colonisation.

 

Pour nombre de spécialistes contemporains, cependant, c'est l’ancrage du dogmatisme islamique, lui-même instrumentalisé par des pouvoirs dictatoriaux et souvent tyranniques, dépourvus de toute légitimité politique qui  est à l'origine de la misère culturelle et sociale en Terres d’Islam. Ainsi s'exprime par exemple Rachid Aous ( " Aux origines du déclin de la civilisation arabo-musulmane ").

 

Rachid Aous souhaite que l'on retrouve cet islam des Lumières qui opérait une nette distinction entre les " sciences religieuses " basées sur les textes révélés ( le Coran et la sunna) et les "sciences humaines  que l'homme acquiert par l'exercice de la réflexion et sont fondés sur le discours de la rationalité ".

 

Quelques érudits, tel le philosophe, poète et anthropologue tunisien Youssef Seddik, combattent pied à pied ce vent mauvais qui dévaste le monde arabo-musulman. Ils sont encore bien peu nombreux.


VOIR aussi ICI

 

Youssef Seddik, pour un islam des Lumières

Cinquante nuances de noir : Dieu bouge encore...

Pourquoi les grandes sociétés ont-elles besoin de grands dieux ?

Le sacrifice d’Abraham - Rembrandt - Musée de l'Ermitage
Le sacrifice d’Abraham - Rembrandt - Musée de l'Ermitage

Vouloir se faire aimer au point d'exiger le sacrifice d'un enfant... Chez Dieu, dès le départ, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.

 

Certes, ce fut un mouton que le vieil Abraham égorgea, mais ce sang en appela beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autre.

 Aujourd'hui les saigneurs islamistes, coupeurs de tête au nom du Très Haut, continuent d'alimenter un fleuve rouge, qui irrigua toutes les rives de ce bas monde.

 

"Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens" aurait ordonné Arnaud Amaury, chef de la croisade des Albigeois, avant le massacre de Béziers (entre 10 et 20 000 morts), en 1208.

 

Un exemple parmi tant d'autres, pour rappeler que les adorateurs de Jéhovah, du Christ, d'Allah, de Rāma et de quelques autres, n'ont jamais reculé devant les liquidations de masse.

 Et pourtant, quelques milliers d'années après son apparition, Dieu bouge encore et fait toujours très mal.

Pourquoi ?

 

La grande revue scientifique américaine, Science, pose la question : 

 

Why big societies need big gods

 

car aujourd'hui ce sont des chercheurs qui tentent d'y répondre, en combinant expériences de laboratoire et analyses de données culturelles et historiques.

 

Alors, à quoi servent les religions dans les grandes sociétés ? Des éléments de réponse dans cet article.

Cinquante nuances de noir : les Autres

Les Autres...

Un petit enfant ("blanc") correctement vêtu, gisant sur une plage... le choc d'une photo, bien plus puissant que le poids des mots...


Au milieu des années 90, élu d'opposition d'une petite (et riche) commune au nord de Montpellier, qui avait la particularité de n'avoir AUCUN logement social, j'interpellais ainsi le maire, sous les sarcasmes de sa majorité :

 

" Monsieur le Maire, croyez vous vraiment à la pérennité d'un îlot de prospérité dans un océan de misère ? "

 

Et je précisais que si la notion de solidarité était étrangère à la majorité des habitants de sa commune, leur supposée intelligence  aurait au moins  dû leur permettre de saisir que l'intérêt bien compris des privilégiés exigeait un minimum de mixité sociale.

 

En 20 ans, ce stupide aveuglement a conduit les nantis - de Jérusalem au Rio Grande - à construire de plus en plus de murs, de barrières, de ghettos... imaginant ainsi contenir la misère à leurs portes.

Comble de  la bêtise, leurs dirigeants obtus sont allés porter le chaos dans des pays qui aujourd'hui alimentent massivement l'exode.

 

Nous avions alors comme gourou du président, un "philosophe" d'opérette, qui, chemise blanche et col ouvert, paradait sur le front libyen ouvert par son ami Sarkozy...

La Libye aujourd'hui est au main des barbares... et les armes de Kadhafi inondent le Moyen-Orient, le Proche-Orient et l'Europe.

 

Certes, nous ne pouvons "accueillir toute la misère du monde" comme le disait Michel Rocard, mais au moins, comme il le précisait, " accepter notre juste part ".

Sur les rives du Río Grande, là où le fleuve se fait moins impétueux, dans un endroit infesté de serpents où, sous la canicule et au milieu des épineux, des gamins d'Amérique Centrale tentent de rejoindre l'Eldorado...
Sur les rives du Río Grande, là où le fleuve se fait moins impétueux, dans un endroit infesté de serpents où, sous la canicule et au milieu des épineux, des gamins d'Amérique Centrale tentent de rejoindre l'Eldorado...

 

VOIR sur le site : 

 

Civilisations...

 

sur le BLOG :

 

Derrière les murs

Sur le mur d'Israël
Sur le mur d'Israël

50 nuances de noir : Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud : génie, poète, rebelle, voyou, etc...

ILLUSTRATION DE VRATMIRAS
ILLUSTRATION DE VRATMIRAS

Les pauvres à l'église


 ...

Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses,

Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir !

Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses,

Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir.

Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe,

Une prière aux yeux et ne priant jamais,

Regardent parader mauvaisement un groupe

De gamines avec leurs chapeaux déformés.

Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote :

C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms !

- Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote

Une collection de vieilles à fanons :

Ces effarés y sont et ces épileptiques

Dont on se détournait hier aux carrefours ;

Et, fringalant du nez dans des missels antiques,

Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours.

Et tous, bavant la foi mendiante et stupide,

Récitent la complainte infinie à Jésus,

Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide,

Loin des maigres mauvais et des méchants pansus,

...


 

Je me garderai bien de faire le moindre commentaire à propos de ce géant qui suscita maintes biographies, thèses, analyses... Qui fut successivement qualifié de :

 

- «passant considérable» (Mallarmé),

- «ange en exil», «le plus beau d'entre [les] mauvais anges» (Verlaine),

- «homme aux semelles de vent» (re-Verlaine),

- «mystique à l'état sauvage» (Paul Claudel),

- «monstre de pureté» (Jacques Rivière),

- «incomparable ferment» (Charles Péguy),

- «génie incarné de la jeunesse» (André Breton),

- «merveilleux voyou» (Philippe Soupault),

- «rebelle incarné» (Henry Miller),

- «premier poète d'une civilisation non encore apparue» (René Char)...

 

Je me contente de l'admirer.

 

Qui donc était Rimbaud ? Un génial poète, un rebelle, "un sale petit con", un explorateur -marcheur infatigable -, un assoiffé de gloire et d'argent ?

Cinquante nuances de noir : une existence en panne d'essence ?

“L’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après […] L’homme n’est rien, il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. Ainsi il n’y a pas de nature, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir”

Sartre


"L’homme n’est rien, il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait"

Monica Vitti et Liv Ullmann, deux actrices fétiches (et un temps compagnes) de deux grands réalisateurs au sommet de leur art dans les années 60/70 : Michelangelo Antonioni et  Ingmar Bergman.


VOIR :

- Vitti et Antonioni, une passion italienne

Liv et Ingmar, Great Filmmakers, Bad Lovers


Deux cinéastes qui me renvoient à mes années d'étudiants, aux discussions passionnées de soirs d'été, à la terrasse d'un café des allées Jean Jaurès, à Toulouse, après avoir vu " Le désert rouge", "Blow up", "Le silence" ou "Persona".

 

Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui la même population puisse trouver le temps de disserter de la sorte sur la solitude, l'incommunicabilité, les déchirements du couple, le contraste entre l'éblouissement devant la beauté des couleurs du monde et la transparence, l'insipidité des corps qui le peuplent.

 

Imprégnés de l'existentialisme sartrien, convaincus par Camus et Beckett de l'absurdité et de la futilité de l'existence, nous étions à la recherche d'un engagement, d'une cause... nous avions besoin d'essence pour assumer notre existence !

 

Aujourd'hui tout va trop vite.... plus le temps de passer à la pompe... La jeunesse se gave d'images virtuelles de blockbusters ultra-violents qui font le bonheur des ploucs américains, ou s'approprie les prêts-à-penser de gourous imbéciles ou fanatiques.

 

Certes Dieu et Marx ont déserté les rivages de l'occident, mais faut-il laisser l'argent devenir la valeur suprême et n'y a-t-il plus de causes exaltantes à défendre ?

 

" Qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ? Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après. L’homme, tel que le conçoit l’existentialiste, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. "

Sartre, L’existentialisme est un humanisme.

 

 

Cinquante nuances de noir... L'été meurtrier

Une clameur immense

 Je laisse la plume à Corine Peluchon de Libé, qui dit beaucoup mieux que moi son dégoût face à ce massacre des innocents :

 

Extraits :

 

"...des cris d’horreur parviennent à nos oreilles.

C’est une clameur immense, insupportable.

 

Elle vient de ces centaines de dauphins qui ont été massacrés ces dernières semaines dans les îles Féroé...

 

Elle vient de cette foule en délire qui applaudit en voyant un taureau supplicié dans les arènes de Béziers et de toutes les villes où la corrida est encore autorisée par la loi...

 

Elle prend aujourd’hui le visage - oui, je dis bien le visage - de ce lion magnifique, Cecil, qui a été attiré loin de la réserve du Zimbabwe où il vivait pour être froidement abattu par des braconniers qu’un riche dentiste américain, Walter James Palmer, a «achetés» pour 50.000 euros..."

 

" Que personne ne dise qu’à se soucier des anima