Vieillir...

Vieillir : sagesse ou renoncement ?

«  Un jour vient où, à force de raideur, plus rien n'émerveille, tout est connu, la vie se passe à recommencer. C'est le temps de l'exil, de la vie sèche, des âmes mortes. Pour revivre, il faut une grâce, l'oubli de soi ou une patrie. Certains matins, au détour d'une rue, une délicieuse rosée tombe sur le cœur puis s'évapore.

Mais la fraîcheur demeure encore et c'est elle, toujours, que le cœur exige... »

Albert Camus

 

 

Je voudrais pas crever

Sans connaître...

 

Tout ce que je connais

Tout ce que j'apprécie

Que je sais qui me plaît

Le fond vert de la mer

Où valsent les brins d'algues

Sur le sable ondulé

L'herbe grillée de juin

La terre qui craquelle

L'odeur des conifères

Et les baisers de celle

Que ceci que cela

La belle que voilà

Mon Ourson, l'Ursula

Je voudrais pas crever

Avant d'avoir usé

Sa bouche avec ma bouche

Son corps avec mes mains

Le reste avec mes yeux

J'en dis pas plus faut bien

Rester révérencieux

Je voudrais pas mourir

Sans qu'on ait inventé

Les roses éternelles

La journée de deux heures

La mer à la montagne

La montagne à la mer

La fin de la douleur

...

                                                                                                                         Je voudrais pas crever

Non monsieur non madame

Avant d'avoir tâté

Le goût qui me tourmente

Le goût qu'est le plus fort

Je voudrais pas crever

Avant d'avoir goûté

La saveur de la mort...

 

 

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Nous n'avalions plus des couleuvres mais des boas !

Nous attendions De Gaulle !

Je fais partie des hommes de gauche qui, ayant voté Hamon au premier tour de la présidentielle, ont soutenu Macron au second.

De ceux qui, dégoûtés par le quinquennat Hollande et adversaires résolus du bonapartisme de gauche, façon Mélenchon, avaient décidé d'avaler quelques couleuvres pour peu que le pays se redresse, que la politique reprenne de la hauteur et que l'écologie soit au coeur de la politique économique.

 

Sur ces trois points le fiasco est total :

 

- la croissance est en berne et l'inflation repart,

- la politique politicienne est au zénith avec la main passée dans le dos des chasseurs pour récolter quelques misérables suffrages aux prochaines élections,

- l'écologie est dans le verbe... mais pas dans les actes : la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui fait bouillir l'eau du Grand Canal d'Alsace et menace de nous péter à la figure, a été à nouveau reportée. Ce n'est qu'un exemple parmi tous les renoncements de ce gouvernement, qui présente une feuille de route pour l'année à venir sans même que le mot écologie soit prononcé !

 

L'affaire du glyphosate n'est que le bonsaï qui voudrait cacher la forêt.

 

Nous n'avalions plus des couleuvres mais des boas !

Nous espérions De Gaulle, nous avons eu un Sarkozy mieux éduqué mais plus retors.

 

Il est temps que penauds et contrits nous quittions un navire où ramer à contre-sens ne sert plus à rien.

 

 

 

Hulot ne fait que reconnaître son impuissance devant l'indifférence de ce gouvernement, de presque tous les politiques, des syndicats... face à un désastre depuis longtemps annoncé. Cette passivité, cet asservissement à un modèle économique condamné, mais porté par des lobbys  omniprésents, est tout simplement incompréhensible, insupportable... je dirai même criminelle.

Les calamités à venir sont pourtant connues, quantifiées, programmées. Les solutions pour les limiter ont été présentées par les scientifiques qui se désespèrent de prêcher dans le désert (*).

 

Des malheurs à venir pour notre planète, pour nos enfants, nos petits-enfants et leurs enfants, nous serons comptables.

 

(*) : suivre par exemple la série Tomorrow's Earth (La Terre demain) sur la revue Science

" Cette série  mettra en évidence que la recherche rapide et les développements technologiques dans les sciences peuvent aider à faciliter la mise en œuvre d'options potentiellement correctives. Il y aura toujours des avis d'experts variés sur ce qu'il faut faire et comment le faire. Mais tant qu'il y a des options, nous pouvons espérer trouver la voie à suivre."

Secret de Polichinelle

Genre : Commedia dell'arte (au mieux)

Grand Guignol (au pire)

Résumé :

 

Autour d'un secret de Polichinelle on assiste à une véritable pantalonnade avec effets de manche, moulinets de bras, stupeurs et tremblements simulés, hurlements de faussets, étranglements d'indignation, provocation en duel...

A noter, en vierge effarouchée, Marine Le Pen (Colombine) qui tente acrobatiquement de se refaire une virginité !

 

Au final, tous conviennent que notre République est une monarchie, ce que, depuis De Gaulle, TOUS les présidents de la République ont amplement démontré !

 

La distribution :

 

Marionnettiste : Macron (mention spéciale)

 

Pantalon... Les leaders coalisés de l'opposition de Le Pen à Mélenchon.

Le Capitan ( Matamore, fanfaron, hâbleur et vaniteux ) : Benalla

Scaramouche (vantard, fanfaron et peureux ) : Collomb

Arlequin (bouffon crédule) : Castaner (épatant !)

Les zanni (valets, fourbes ou imbéciles, intrigants ou poltrons) : la cour de Macron et ses godillots

 

La critique :

 

Presse et télé en redemandent (5/5)

 

Les spectateurs accablés par la chaleur se sont assoupis (0/5)

 

 

Mon avis : lire Goldoni, revoir Coluche, Desproges et Devos pour se consoler...

 

 

 

 

Trump, le terroriste qui prend des enfants en otage

Souvenir d'en France - MAI 1968

Mai 1968

Il est de bon ton aujourd'hui, de gauche à droite, et parmi les têtes d'affiches de ce joli mois de mai 1968, de renier un épisode de notre histoire qui serait source de tous nos maux.

 

Pour certains, incivisme, paresse, goût pour l'argent facile, recours à l'assistanat, faillite de l'enseignement... seraient le produit d'une génération de privilégiés inconséquents qui, en un petit mois, aurait fait le malheur de la France.

 

Foutaises...  Billevesées de politiciens médiocres qui depuis 20 ans n'ont rien fait d'autre que de se regarder le nombril et vivre (largement) d'un système qu'ils ont usé jusqu'à la corde.

 

Mai 68 a fait sauter un bâillon, ouvert les vannes à tous les bouillonnements culturels.

Révolution née des guerres coloniales (Algérie, Vietnam...), de la découverte par toute une génération des comportements peu glorieux  des aînés - entre 40 et 44 - (que le général avait pris soin de mettre sous le tapis - au nom de l'unité nationale-), mais aussi du visage hideux du communisme soviétique qui sonna le glas de nombre d'espérances en une société plus juste, plus égalitaire, plus fraternelle.

 

Mai 1968 fut une révolution culturelle réussie, mais une rencontre manquée des jeunes intellectuels avec la classe ouvrière, autant redoutée par le pouvoir que par la CGT et le PC.

 

Sitôt signés les accords de Grenelle, les staliniens sifflèrent la fin de la récréation et prièrent leurs ouailles de ne plus se commettre avec toutes sortes de trotskystes, maoïstes et autres gauchistes de diverses obédiences qui se mirent à pousser comme des champignons.

 

En 1968, les jeunes de 15 à 25 ans signifièrent qu'ils ne seraient plus des moutons.

Ont-ils tenu parole ? C'est une autre histoire !

 

Remarquons simplement qu'ils n'ont jamais eu accès au pouvoir et que Nicolas Sarkozy - qui entendait  "liquider mai 68 " - leur fit bonne figure lors de son quinquennat, puisque Kouchner, Glucksmann et quelques autres repentis furent à ses côtés.

 

PS : Toute ressemblance avec les événements actuels ne peut-être que le fruit du hasard...

 

NB : ci-dessous, photos personnelles d'affiches de mai 1968

 

 

Mai - 50 ans après

 

Le pire est avenir ? 

NON au nihilisme !

INADMISSIBLE : le saccage de l'outil de travail
INADMISSIBLE : le saccage de l'outil de travail

Face au déploiement méthodique d'une vraie politique de droite dans le dernier pays démocratique où l'élan solidaire et fraternel, né à la libération, vivotait encore, la contestation avance les arguments et les troupes qui ont fait son succès pendant près de 50 ans :

 

- des cheminots (pas les plus malheureux dans ce pays !) qui bloquent des trains,

- des étudiants de filières littéraires - principalement des 4 mêmes universités : Toulouse (Le Mirail), Montpellier (Paul Valéry), Rennes II et la Sorbonne, qui occupent  (mais aussi saccagent) l'outil de travail,

- de sympathiques utopistes qui prônent un retour à la terre, malheureusement débordés par nihilistes et casseurs.

 

Ces jeunes pense-t-il vraiment mobiliser les Français en défendant l'inepte tirage au sort à l'entrée à l'université , l'empilement de centaines de malheureux étudiants dans des filières sans aucun débouché ?

 

Les cheminots croient-t-ils sérieusement obtenir l'adhésion du pays en voulant pérenniser un statut qui offre des retraites à moins de 60 ans, quand tant de travailleurs pauvres, d'exclus du système se voient refuser le minimum vital ?

Quand nos soignants se paupérisent, la sécu est menacée, les maisons de retraite explosent, les exclus  se comptent en centaines de milliers...

Utilisent-ils vraiment la bonne méthode pour sauver le service public ?

 

 Je comprends le désarroi de notre jeunesse, nous leur léguons une terre et une société qui ont une sale tête.

 

L'imagination au pouvoir

Mais en 50 ans tout a changé :

- avec l'effondrement du communisme, l'utopie a pris du plomb dans l'aile,

- l'Europe entière a basculé dans un libéralisme économique à tout crin,

- la Chine et ses satellites ont emboîté le pas de l'occident,

- le capitalisme patriarcal a laissé place à une dictature financière mondialisée,

- le gouffre entre pays pauvres et pays riches s'est élargi, provoquant des migrations massives qui vont s'intensifier,

- le désarroi des plus pauvres a fait le lit d'un populisme qui gangrène le monde, des USA à la Turquie, en passant par l'Europe de l'Est.

- notre planète est au bord du précipice, pas une semaine ne se passe sans que des publications catastrophiques n'annoncent le pire

...

 

Reproduire les vieux schémas n'a aucun sens.

 

En homme intelligent et  méthodique, Macron effectue une profonde mise à jour système qui tend à nous aligner sur le modèle social et économique qui a emporté le match depuis belle lurette.

Face à un homme qui a oublié d'être bête, qui succède à deux présidents calamiteux, qui n'a contre lui que des aboyeurs inconséquents, les slogans, la rue, ne suffisent plus. A sa politique, c'est un projet qu'il faut opposer, source d'espérance... mais crédible.

 

Certes, avec des environnements intérieur (*) et extérieur hostiles, la tâche est rude !

 (*) voir par exemple le matraquage de média ineptes, vendant une soupe fétide au pire, incolore et sans saveur au mieux, occupés sans entraves à décerveler les citoyens

 

A part les quelques lueurs aperçues dans les programmes de Benoit Hamon et Arnaud Montebourg, la gauche ne propose plus rien depuis trente ans. Ses partis, vidés de substance, inconséquents aux extrêmes, pourris au centre, ont été incapables de limiter l'exode de leurs troupes vers le FN.

Les syndicats sont désertés, rongés par le corporatisme. L'admirable tissus associatif français ne peut éternellement suppléer leurs faiblesses.

Sombre le tableau !

 

Eduquer, éduquer sans cesse...

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La haine

 

LA HAINE

 

La vidéo ci-dessous - que l'on pourrait intituler "La haine pour les Nuls" - dit à peu près l'essentiel sur cette tare attisée aujourd'hui par les réseaux sociaux.

 

L'on sait que sur cette planète, l'imbécillité est une vertu fort répandue et qu'elle n'atteint pas que des individus à faible QI. 

 

L'on sait aussi que l'ignorance et l'inculture ne touchent pas que des damnés de la Terre peuplant quelques coins reculés de ce bas monde. L'une et l'autre sont parmi nous et il m'a été donné bien des fois de le constater dans l'exercice de mon métier.

 

L'imbécillité qui aveugle, l'ignorance qui maintient dans la Caverne, débouchent sur un sentiment de peur que certains pensent surmonter en désignant des boucs émissaires. Sartre (*), René Girard et quelques autres, en ont fait l'imparable démonstration.

La haine agrège ainsi des individus, qui deviennent des groupes, des pans entiers de société... La haine est contagieuse.

Pire, la haine devient une foi qui se prêche... et un incomparable outil de manipulation.

L'histoire contemporaine est là pour en attester.

 

(*) "L’antisémitisme n’est pas un problème juif : c’est notre problème"; "Si le Juif n'existait pas, l'antisémite l'inventerait"

 

 

I have a dream today...

GAUCHE : Charybde et Scylla

 « La route vous mène entre les Deux Écueils. L'un dresse jusqu'au vaste ciel sa cime pointue ; un nuage l'entoure, bleu sombre. Aucun mortel ne pourrait y monter ni s'y tenir, […] car la roche est lisse et semble polie tout autour. Au milieu de cette roche, une sombre caverne donnant au nord-ouest vers l'Érèbe. Droit sur elle vous mettrez le cap de votre creux navire, ô noble Ulysse ! D'une flèche, un homme robuste tirant d'un creux navire ne toucherait pas le fond de cette caverne. Scylla au cri retentissant y habite"

L'Odyssée

 

Je ne suis (de suivre) ni Charlie, ni Médiapart

Riis et Plenel, voila deux faux-culs qui s'étripent joyeusement et mobilisent les (maigres) troupes d'une gauche qui se perd dans une querelle  où elle n'a rien à faire.

 

Islamophobes et islamophiles tentent de nous égarer en mettant toute une communauté religieuse dans le même sac.

 

Ils savent pourtant parfaitement que cette communauté est aujourd'hui tout le contraire d'un monolithe et que leurs deux caricatures ne peuvent avoir pour effet que de  mobiliser deux courants délétères de ce pays : les radicaux islamistes et l'extrême-droite française.

 

Mais ils s'en moquent, ils préfèrent mettre en avant leurs petits intérêts boutiquiers en jetant de l'huile sur le feu.

 

 

La beauté de l'araignée

Encore un miracle de la nature !

Arachnophobes, ne passez pas votre chemin !

Admirez ce miracle de la nature qu'est  cet arthropode.

Si vous persistez dans votre phobie, un seul refuge,  l'Antartique où ces bestioles à 8 pattes, parfois de la taille d'une assiette ou plus petites qu'un ongle, ne tissent jamais leur toile.

 

Souple, légère, biodégradable, biocompatible et d'une résistance supérieure à celle de l'acier (à diamètre égal), leur soie est magique.

D'ailleurs, il n'existe pas une soie d'araignée mais... 8 (pour la toile, pour piéger les proies, pour le cocon...).

 

De telles propriétés ont attiré l'attention des chercheurs.

Une étude parue dans Nature Chemical Biology, révèle que des chercheurs suédois (Université d'Uppsala) ont conçu une protéine de soie (une protéine hybride chimère, spidroïne) à partir de différentes espèces d'araignées.

 Ils ont mis au point  "un nouvel appareil de filature qui imite les changements de pH que l'araignée utilise pour fabriquer les fibres de soie".

Une belle démonstration de ce que produire la science grâce au biomimétisme.

 

Au plan de la biologie les études continuent et la production scientifique est abondante.

 Aujourd'hui, les taxonomistes reconnaissent trois groupes d'araignées. Les Mygalomorphae, des créatures au sol caractérisées par des crocs qui pointent vers le bas, comprennent environ 2500 espèces, y compris des tarentules et des araignées dites trappes et entonnoirs. Un autre groupe, Liphistiidae, comprend 97 espèces, dont beaucoup construisent également des trappes pour capturer des proies. Le troisième groupe, l'Aranéomorphae, comprend 5500 araignées sauteuses, 4500 araignées naines, 2400 araignées-loups et des milliers de filateurs.

 

 Depuis 2014, grâce à des outils génomiques plus puissants, les chercheurs commencent à mieux connaître l'arbre généalogique des araignées.

LIRE ICI 

 

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Xénotransplantation

Inactiver les rétrovirus endogènes porcins

 Le risque de transmission des rétrovirus endogènes porcins (PERV) est une limitation majeure pour la xénogreffe d'organes porcins chez l'homme.

 

La xénotransplantation implique en effet un contact cellulaire intime à long terme, le potentiel de sauts d'espèces de rétrovirus pendant toute la durée de vie des transplantations est donc très réel.

 

Plusieurs équipes de grande notoriété se sont penchés sur ce problème ; l'arrivée de la technique d'édition de gènes CRIPSR (voir ICI sur le site), leur a donné un sérieux coup de pouce.

 

Une très récente publication vient de montrer que la combinaison de l'édition de gènes CRISPR-Cas9  et du clonage permet de désactiver 100% des Pervs dans une lignée de cellules de porcs.

 

Les porcelets clonés à partir des cellules fibroblastiques (tissu conjonctif) se sont révélés être exempts de Pervs.

 

A partir de ces résultats une société a été crée -eGenesis- qui se propose de fournir des organes de porcs totalement compatibles avec les tissus humains, sans prise de médicaments anti-rejet.

 

VOIR ICI

60s, la jeunesse livre son dernier combat

La jeunesse des années 60 n'est pas la jeunesse dorée que l'on dépeint aujourd'hui.

Au contraire, la plupart des jeunes ne disposaient d'aucun des biens de la société de consommation qui prenait son envol.

Les jeunes des usines, des champs, des facs... travaillent, ils travaillent même beaucoup pour s'acheter une mobylette, s'offrir de rares loisirs ou tout simplement vivre.

Métro, boulot, dodo, ce n'était pas un slogan mais une triste réalité.

                                        « Au déboulé garçon pointe ton numéro

                                          Pour gagner ainsi le salaire

                                           D'un morne jour utilitaire

                                          Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro »

 

 

Enfants, adolescents, jeunes adultes issus de l'innommable, ils imaginent un monde meilleur, plus fraternels où l'on ferait l'amour et pas la guerre.

 

Raconter les années 60, c'est évoquer, plus que leur défaite,  une bérézina dont nous portons encore aujourd'hui les stigmates.

 

Petit tour du monde qui en rend bien compte :

Aux USA, la décennie commence avec Kennedy, s'achève sous Nixon et le déluge de feu infligé au Vietnam.

En URSS et Europe de l'Est, les hôpitaux "psychiatriques" se remplissent de dissidents

En France, un De Gaulle encore flamboyant laisse la place au banquier Pompidou.

En Chine, Mao perd ses derniers neurones, ses nervis sèment la terreur dans campus et campagnes.

En Amérique du sud, les dictatures militaires écrasent la contestation populaire.

A Cuba on "normalise"

Près de chez nous : en Tunisie, Bourguiba vieillit mal ;  au Maroc on liquide les opposants ; en Algérie, on corrompt ; en Afrique, les élites se servent.

Au Moyen-Orient, Israël s'installe dans le sang et les larmes, Nasser d'effondre, Kadhafi arrive...

Stop... ou encore ?

 

La jeunesse américaine voulait se rapprocher des étoiles, elle côtoiera l'abîme : la drogue,  la boucherie du Vietnam.

Reins brisés, cerveaux lavés, la jeunesse rentrera dans le moule en enfilant un costume 3 pièces.

 

Pop Art, ultime pied de nez à la société de consommation

Leda et le cygne vu par Mel Ramos (Toucan better than one, 1968)
Leda et le cygne vu par Mel Ramos (Toucan better than one, 1968)

Alors il reste l'art, le POP ART notamment, pour tourner en dérision la société de consommation.

 

Au Musée Maillol on peut avoir un aperçu  du « Pop Art » à partir de quelques pièces maîtresses, peintures, sculptures, sérigraphies...  

 

" Au début des années 60 la société de consommation se développe parallèlement à une situation économique en pleine croissance. C’est dans ce contexte que le Pop Art va émerger. Les artistes du courant Pop représentent généralement les objets du quotidien et les signes de la culture de masse populaire. Ils s'approprient souvent des figures iconiques comme Jackie Kennedy ou Marilyn Monroe et utilisent des techniques employées dans la publicité et la bande-dessinée. Les couleurs sont utilisées en aplats uniformes dans des tons intenses. 

Le Pop Art affirme sa croyance en la puissance des images, et c'est souvent avec humour, parfois avec ironie, qu'il dépeint « the American way of life» pour le célébrer et le critiquer en même temps."

Musée Maillol

 

EXPOSITION POP ART - Icons that matter - Collection du Whitney Museum of American Art, New York - Musée Maillol - Du 22 septembre 2017 au 21 janvier 2018

Abrutis sanguinaires

Qui leur parlera de Grenade ou Cordoue...

... d'Ibn Sina, d'Ibn al-Haytham, d'Ibn Rochd...

d' Al Kindi : 

« Nous ne devons pas avoir honte d’admirer la vérité et de l’accueillir d’où qu’elle vienne, même si elle nous vient de générations antérieures et de peuples étrangers, car il n’y a rien de plus important pour celui qui cherche la vérité, et la vérité n’est jamais vile ; elle ne diminue jamais qui la dit ni qui la reçoit »

Al Kindi (800-870)

 

"Le meilleur homme de son temps, unique dans sa connaissance de toutes les sciences anciennes. Il s'appelle Philosophe des Arabes. Ses livres traitent de différentes sciences, telles que la logique, la philosophie, la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie, etc. Nous [l']avons connecté avec les philosophes naturels en raison de sa prééminence dans [les]Sciences ". al-Fihrist 

 

... et de la beauté des cathédrales ?

vidéo JPL

Suprémacisme blanc : une horreur américaine

Je pense que

Luther King Mandela Gandhi

n'ont servi à rien

que nous avons changé de siècle et d'ISMES

mais que notre part d'ombre loin de régresser

s'étend

JPL

 

... et pourtant :

Marilyn, une Passion américaine

"Et comme elle a l'éclat du verre, elle en a la fragilité"

Le 16 août prochain on verra à nouveau à l'afficheThe Misfits , film de John Huston qui réunit, en 1960, trois stars américaines : Marilyn, Clark Gable et Montgomery Clift.

Gable meurt la même année, Marilyn l'année suivante. Elle présentait Clift comme ""The only person I know who is in even worse shape than I am." (la seule personne qu'elle connaissait qui allait plus mal qu'elle !).

 

L'histoire de ces trois bras cassés, tournée dans le Nevada, a quelque résonance avec l'état des trois acteurs lors du tournage.

 

Le scénario d'Arthur Miller, alors époux de Marilyn, est aussi une mise en abyme de la détresse de l'actrice et des difficultés de leur couple.

En cours de tournage, l'actrice subit une nième dépression et doit être hospitalisé à Los Angeles. Plus jamais elle ne finira un film.

 

Elle avait la beauté, l'intelligence, la fragilité ; c'était une star, c'est devenu un mythe.

 

Sur le blog :

 

 Marilyn, sors de ce corps !

                                                                                                        A l'aide, à l'aide, à l'aide !

 

Marylin Monroe - The Misfits - On the set

Inégalités

Rançon de la mondialisation et du libéralisme

Vingt ans d'incurie politique ont permis à un nouveau Bonaparte, déterminé, courageux et intelligent, de prendre le pouvoir.

 

Les habitués des ors de la République et des prébendes qui y sont associées, tous ces médiocres politiciens professionnels qui depuis deux décennies sont allés d'échec en renoncements - jusqu'à offrir un boulevard à des populistes racistes et incompétents-  se lamentent et ont le culot de moquer l'inexpérience de leurs successeurs.

                                                                                                                                                                                Qui les plaindra ?

                                                                                                                                                                                Pas moi !

 

Cet énorme coup de pied dans la fourmilière était nécessaire, il n'est pas suffisant.

 

L'équation à résoudre pour  le pouvoir français reste la même : comment préserver un système social unique au monde tout en levant les verrous qui dans trop de domaines brident les énergies, comment protéger les plus fragiles et fortifier notre économie dans un environnement tout acquis au libéralisme débridé ???

 

Plus largement : peut-on lutter contre les inégalités en accentuant le pouvoir des patrons ?

Ou encore : est-il admissible de lutter contre le chômage en diminuant le pouvoir d'achat des salariés ?

 Et enfin : une économie globalisée fonctionnant avec d'énormes disparités de revenus entre pays -et au sein même de chaque pays-, peut-elle être pérenne ?

 

Les inégalités contenues en France jusqu'à 2009...

De très nombreuses études internationales et une avalanche de données peuvent être résumées par ces deux observations :

 

- en 30 ans, la progression des richesses a été d'environ 80% aux USA, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Sur la même période elle n'a été que de 55% en France.

- MAIS, alors que les inégalités ont continué de croître et d'embellir dans les pays anglo-saxons, elle ont eu tendance à se stabiliser, voire à diminuer dans notre pays (graphe ci-contre) :

 

" La France est en effet un des pays les moins inégalitaires au regard de ses voisins européens ou des Etats-Unis. Contrairement à la représentation en forme de pyramide qu’en ont les Français (avec une large base de bas revenus), la répartition des revenus ressemble à une toupie (la majorité a des revenus moyens). Nettement moins injuste. Les inégalités se sont certes de nouveau creusées depuis la crise économique de 2008, mais la captation des fruits de la croissance économique par les hauts revenus est moins nette que dans le reste des pays développés. Et la pauvreté y a nettement moins progressé."  Le Monde, 12 octobre 2016

 

                                                  Notre système de protection sociale a limité en partie les écarts de revenus ou leur aggravation.

 

... progressent à nouveau

Une analyse fine de l'indice de Gini réalisée par l'INSEE, montre par contre que, depuis la crise de 2008, les inégalités en France se creusent à nouveau.

 

On ne peut pas ne pas faire le lien avec les mesures très libérales (aides massives aux banques) prises à cette époque aux USA, en Europe et en France pour résoudre le problème.

 

Le gouvernement Macron, orienté à droite, devra intégrer ces données avant d'administrer une purge à un patient en voie de rechute.

 

 

Les inégalités Nord-Sud explosent

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Le goût de la tomate

Homme du sud-ouest, je me souviens des saveurs de ces merveilleux fruits qui dégoulinaient des paniers de nos grands-mères : chasselas de Moissac, prunes d'Agen, pêches de vigne... et du goût de la tomate de Marmande.

 

L'insipidité que je ressens aujourd'hui en consommant les crudités offertes sur nos étals - que veulent faire oublier le calibrage et l'aspect avenant - n'est-elle qu'une illusion, une déclinaison du fameux "c'était mieux avant" ?

 

Une nostalgie gustative...

 

Des études scientifiques très sérieuses montrent en tout cas que le contenu nutritionnel de ce que nous cultivons et consommons, diminue.

 

Dès 2004, Donald Davis (Institut de Recherche Bio-Communications, Wichita, Kansas) qui travaillait sur le déclin nutritionnel de dizaines de fruits et légumes  (sur une période de 50 ans), concluait que "L'élevage et la culture intensive ont tendance à réduire la concentration de nutriments".

 

Chou romanesco -
Chou romanesco -

Saviez-vous que dans le brocoli par exemple (excellent pour le piégeage des fameux radicaux libres), le fer a chuté de 32 % et le zinc de 37 % depuis 1950.

"Les têtes plus grandes indiquent des concentrations minimales de minéraux. J'achète toujours les plus petites têtes que je peux trouver". Donald Davis

 

 Le brocoli - superbe exemple de fractale naturelle - va-t-il aussi perdre sa belle géométrie autosimilaire ? (illustration ci-contre). ICI : La beauté des mathématiques

 

Diverses techniques sont disponibles pour retrouver les qualités gustatives et nutritionnelles d'antan, en exploitant, par exemple, l'extraordinaire diversité génétique résultant de millions d'années d'adaptation à des environnements très variés.

 

Ainsi, en 2014, 170 millions de tonnes de tomates ont été produites, appartenant à environ 7 500 variétés de l'espèce Solanum lycopersicum.

 

Cependant des variétés sauvages existent encore en grand nombre et des études de backcrossing, avec des variétés déjà sélectionnées, tendent à produire des fruits plus résistants et plus goûteux. Ces variétés sauvages peuvent donc permettre d'améliorer nos cultures et d'assurer une meilleure sécurité alimentaire.

Préserver la biodiversité

Sur ce simple exemple, nous comprenons tout l'intérêt de la préservation de la biodiversité sur cette planète.

 

Hélas, cette précieuse diversité génétique des variétés sauvages de nos cultures, est en danger : on estime que plus de 70 % de ces plantes sauvages ont un besoin urgent de conservation.

Dans l'ensemble, environ 20 % des plantes de la planète sont menacées d'extinction.

 

La sécurité alimentaire des millénaires à venir passe par la préservation de la diversité des cultures. Aussi de nombreux projets se ciblent la conservation de variétés sauvages en dehors de leurs habitats naturels. 

Dans le monde entier, environ 1 750 banques de gènes, ainsi que des jardins botaniques, détiennent plus de 7,4 millions de graines ou de tissus végétaux à partir de milliers d'espèces végétales. VOIR ICI

VOIRConservation de la diversité génétique des plantes

 

Le goût de la tomate

Téton de Vénus rouge
Téton de Vénus rouge

Une fois n'est pas coutume, je vais faire un peu de publicité, pour un grand amoureux de la tomate, le tomatologue Eric Pédebas qui officie près de Montpellier.

Sur les 15 126 variétés de tomates qu'il recense, il propose des plants qui fournissent des fruits succulents et parfois originaux.

 

J'ai ainsi pu tester dans mon très modeste potager, les Moya (jaune, noire et verte), l'Orange russe, la Zapotec brown flesh, la Chocolate stripe... et déguster les produits de ses "Tétons de Vénus"...

Plaisir des yeux et du palais !

 

Rien à voir avec ce que vous trouverez dans vos supermarchés, où sont vendus des fruits dits « longue conservation » qui possèdent un gène rin (ripening inhibitor) qui altère sérieusement les qualités organoleptiques de la tomate.

Lire la suite

Les larmes du Prince Rupert

Connaissez-vous le Prince Rupert du Rhin ? Sa vie ne fût pas un long fleuve tranquille. Ce soudard allemand, neveu du roi Charles Ier d'Angleterre, s'illustra par sa brutalité lors des guerres qui dévastèrent l'Europe au XVIIème siècle et durant la guerre civile anglaise.

En fait il eut plusieurs vies ! Après avoir terminé sa carrière militaire en tant qu'amiral de la Royal Navy et s'être intéressé à la colonisation du Canada avec la Compagnie de la baie d'Hudson, il se tourna vers... les sciences et les technologies, allant jusqu'à transformer certains appartements du Château de Windsor en laboratoire !

Son activité dans ce domaine ne fut pas mince, puisqu'il est le troisième membre fondateur de la Royal Society (1660).

C'est justement devant la Royal Society que son cousin, le roi Charles II d'Angleterre, présenta ces fameuses gouttes en forme de têtard que Rupert avait ramenées d'Allemagne (mais dont l'origine est hollandaise, d'où l'autre nom de Larmes Bataves).

Elles sont obtenues simplement en laissant tomber une goutte de verre fondu dans de l'eau froide.

Leur propriété est curieuse : elles résistent à un coup de marteau sur la tête, alors qu'elles explosent quand on leur pince la queue !

Le grand Robert Hooke proposa une première interprétation dans une publication (Micrographia, 1665) :

Une fois tombé dans l'eau, le verre fondu se refroidit rapidement à l'extérieur alors que l'intérieur reste beaucoup plus chaud. Lorsque le verre à l'intérieur se refroidit, il se contracte dans la partie extérieure maintenant solide. Cela entraîne de gros contraintes de compression sur la surface ainsi que des tensions intérieures. C'est une sorte de verre trempé ou trempé; Qui a des applications pratiques aujourd'hui dans la fabrication de pare-brise de voiture et de portes en verre." Voir le verre trempé.

Si j'évoque ce sujet, c'est qu'après 400 ans de mystère des chercheurs viennent de donner une explication au phénomène. Ils ont montré qu'une mince couche de compression de surface, qui ne recouvre qu'environ 10% du diamètre de la goutte, atteint plus de 700 mégapascals, ce qui représente près de 7 000 fois la pression atmosphérique !

On a marché pour les sciences

Science, Not Silence ~ March For Science. Earth Day, April 22, 2017

Le retour en force de l'obscurantisme, souligné par l'arrivée à la Maison-Blanche de D. TRUMP - qui s'est empressé d'amputer ou de supprimer les principaux crédits fédéraux pour la recherche -, marqué notamment par le négationnisme climatique, les campagnes contre les vaccinations, contre les nouvelles thérapies, au profit d'une soi-disant médecine "douce" et de charlatans prompt à exploiter la crédulité humaine, est devenu extrêmement préoccupant.

 

Aux USA, ce sont des programmes majeurs qui sont menacés et il est donc logique que la révolte des scientifiques soit initiée par les chercheurs américains, soutenus par les plus prestigieuses revues scientifiques comme Nature ou Sciences.

 

 

Mais aujourd'hui, c'est toute la communauté scientifique internationale qui se lève.

 

Que reproche-t-on en effet aux sciences : d'être basée sur l’analyse rationnelle de faits, plutôt que sur des opinions ou des croyances.

 

Un exemple parmi des milliers d'autres : une étudiante de Sfax (Tunisie) a récemment déposé des travaux de doctorat tendant à démontrer que la terre était... plate.

On pourrait aussi citer les Etats américains où le créationnisme est enseigné à parité avec la théorie de l'évolution.

 

En ces temps d'honnêteté intellectuelle douteuse, de manipulations, de grossiers mensonges proférés la main sur le coeur, on peut comprendre en effet que la rigueur scientifique dérange !

 

 

C'est pourquoi le 22 avril, il faut qu'en France, comme partout dans le monde, les citoyens soient dans la rue pour marcher avec les scientifiques. A la veille du premier tour de l'élection présidentielle, il est important que les candidats soient conscients de cet enjeu.

 

 La démarche scientifique n'est pas une croyance !

 

22 avril 2017, on a marché pour les sciences à Montpellier

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Un Filou calotin, deux braillards, le tenancier d'une auberge espagnole et Dupont Lajoie... Qui décrochera la palme ?

Présidentielle : avons-nous mérité cette affiche ?

La France, qui reste un grand, un magnifique pays, en pointe dans de nombreux domaines - scientifiques, artistiques, culturels, technologiques...- sûrement pas !

 

Mais les Français qui depuis des lustres confient sans barguigner leur destin :

 

- à trop de filous, de bateleurs, d'incompétents notoires, de fieffés menteurs, de cyniques...,

- qui se recroquevillent, se rabougrissent sur leur petit confort, leurs mesquines habitudes, leur peur des autres et du progrès 

 

Qui pensent avec leurs tripes plutôt qu'avec leur cerveau !

?

___________

 

 

NB : Je voterai Hamon : ses propositions sont dignes d'intérêt et conforme à ce que l'on peut attendre d'un homme de gauche.

Son écologisme est plutôt convaincant et surtout -SURTOUT -, il me paraît honnête et sincère.

 

Pour tout dire, il détonne dans ce casting. Voila pourquoi, sans doute, nos moutons -français- de Panurge le délaissent.

Et donc il ne me compromettra pas... puisqu'il ne sera pas élu ! 

 

L'essentiel pour la gauche est ailleurs. Il s'agit de préparer l'avenir... qui n'appartiendra pas à un xième avatar du "Petit Père des Peuples", mais à tous ceux qui démocratiquement reconstruiront la gauche, non autour d'un homme, mais sur un PROJET collectif.

 

VOIR aussi les BILLETS :

du 14 mars 2017 : "Ne vous faites pas rouler jeunesse !"

du 10 décembre 2016 : "Les foutaises de Mme Le Pen "

- du 18 novembre 2016 : "La Cause du PEUPLE ? Cause toujours..."

 

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

" Ce qui permet au mal de progresser est l'inaction des hommes de bien. "

Edmund Burke

La période des campagnes électorales est devenue pour moi douloureuse.

Celle qui est en cours est un cauchemar.

 

Je veux croire que c'est le sentiment des femmes et hommes de ma génération qui, de 1968 à la fin des années 80, eurent au moins l'illusion -sinon l'ivresse- de vivre l'avènement d'un monde résolument tourné vers le progrès, la fin des oppressions, la libération des femmes et des peuples opprimés.

 

Depuis cette époque, presque bénie, où s'engager avait un sens, cette génération n'a pu qu'assister à l'anéantissement de ses espérances et renoncer à ses rêves les plus raisonnables.

 

La cause de cette débandade est bien connue : une mondialisation de l'économie qui a donné tous les pouvoirs aux financiers, conduit à la constitution de fortunes vertigineuses au détriment d'une main d'oeuvre paupérisée... qui se tourne en retour vers les démagogues les plus cyniques.

 

En France, que la droite fascinée par l'argent se soit assise sur ses valeurs traditionnelles pour participer sans vergogne à cette nouvelle ruée vers l'or, est presque dans l'ordre des choses. Ses dirigeants en se débarrassant de De Gaulle en 1969 avaient donné le départ de la course.

Mais la gauche ?

 

Deux catastrophes l'ont conduite au renoncement, puis à l'effondrement :

- la maladie de Mitterrand qui se traduit par un deuxième mandat calamiteux,

- l'avènement de F. Hollande à la tête du PS en 1997 qui mène une campagne contre-nature pour le OUI au référendum sur l'Europe concoctée par Giscard, en 2005.

 

Dès lors la messe était dite, la gauche en France, les gauches en Europe, renonçaient, par lâcheté et paresse intellectuelle, à proposer un projet alternatif, une autre Europe qui aurait pu faire entendre sa voix dans le concert mondial.

 

Si aujourd'hui un Fillon, candidat hypnotisé par le lucre, ouvertement financé par quelques milliardaires, corrompu au point de ne pas avoir conscience de la gravité de ses dérives, reste un candidat crédible pour s'opposer au second tour de la présidentielle à une néo-facho assise sur un tas d'énormes mensonges, nous le devons aussi à cette gauche façon Hollande, la gauche des capitulards.

 

Si hier nous pouvions rêver du meilleur, les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent qu'espérer le moins pire.

 

Eviter le pire, c'est ne pas écouter les sirènes de ceux qui n'ont toujours eu pour seul programme que l'exclusion, la haine des différences, la chasse aux boucs émissaires, l'horreur de la culture et du savoir. Ils se trouvent aujourd'hui dans le camp de ces droites radicalisées et corrompues. L'histoire nous apprend où ceux-là nous ont conduit !

 

 Alors :

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

 

Comme Ulysse, attachez vous solidement au mat du savoir, de la culture, de l'intelligence, et restez sourds aux chants délétères des sirènes qui veulent vous envoyer par le fond.

 

Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis
Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis

ADN, ultime disque dur

L'ADN peut stocker toutes les données du monde...

Un article en ligne sur " Le Monde " de ce 28 février 2017 m'incite à mettre à jour ce que j'écrivais à propos de l'archivage de données via des séquences d'ADN (voir ci-dessous).

 

"Le Monde " cite Victor Zhirnov, le directeur scientifique de Semiconductor Research Corporation :

 

 "En l’an mille, le savoir représentait de l’ordre de 100 000 bits d’information par personne, et aujourd’hui, nous en sommes à environ 10 000 milliards de bits par humain. Nous allons rapidement avoir un problème de stockage ! »

 

Tout compris, des images astronomiques, aux articles de revues scientifiques, en passant par les vidéos YouTube, l'archive numérique mondiale représentera environ 44 milliards de gigaoctets (Go) d'ici 2020, soit dix fois plus qu'en 2013 ! 

 

Certes, une puce de silicium peut aujourd'hui stocker toute l'histoire de l'humanité, alors que le premier disque dur d'IBM (1956) avait une capacité de 5 Mo... et nous ne sommes pas prêt de manquer de sable ! Cependant, comme le montre le tableau ci-dessus, nos disques durs présentent deux gros défauts : une durée de vie très limitée (environ 10 ans) et une consommation énergétique considérable.

 

Aujourd'hui la solution la plus avancée pour remplacer le silicium est au coeur même du vivant, il s'agit de l'ADN, support de l'information génétique héréditaire. Un système de codage à 4 bases - A, T, G, C -, qui assure le stockage, l'expression et la transmission de l'information génétique. Très peu énergivore, très stable, l'ADN est donc un candidat très sérieux à la succession.

 

Pour l'utiliser comme support de stockage, les chercheurs utilisent de l'ADN synthétique où sont encodées les données numériques sous forme de bases azotées. Ces données peuvent ensuite être décodées par un ordinateur.

 

Aujourd'hui des entreprises comme Twist Bioscience fournissent à la demande de longues séquences d'ADN. Récemment, Microsoft s'est porté acquéreur de dix millions d'oligonucleotides à longues chaînes pour l'encodage de données numériques.

 

Le potentiel de la méthode est énorme : théoriquement, un millimètre cube suffit à stocker 1 milliard de Go de données. Par conséquent, 16 centimètres cubes suffiraient à stocker toutes les données numériques mondiales.

 

Cependant si les difficultés techniques se résolvent les unes après les autres ; reste un problème de coût. Les chercheurs concernés font cependant remarquer qu'en 2003, après 10 ans de travaux, le génome humain avait été entièrement séquencé pour 3 milliards de dollars, alors qu'aujourd’hui cette opération ne coûterait plus que.... 1000 dollars !

2012 - Une puce à ADN stockant 5,5 millions de gigabits par millimètre cube !

Un bioingénieur et un généticien - George Church et Sri Kosuriv- du Harvard Wyss Institute ont réussi à enregistré 5,5 petabits de données - environ 700 téraoctets - dans un seul gramme de l'ADN, pulvérisant tous les records en la matière.

 Ils ont pour cela choisi deux des quatre nucléotides pour coder le zéro, et les deux autres, pour le 1. Pour lire les données, ils ont utilisé les machines de séquençage automatique du génome.

 

Avec cette méthode, ils ont réussi à encoder sur ADN un livre de 300 pages, illustrations comprises

 

J'ai déjà parlé ICI des travaux pionniers du Craig Venter Institute. George Church et ses collègues ont codé mille fois plus d’informations que l’équipe de Rockville, en utilisant des fragments d’ADN synthétiques.

 

Pour l'avenir, on peut prévoir un monde où le stockage biologique nous permettrait d'enregistrer sans réserve... tout et n'importe quoi !

 

Et n'en doutons pas, les chercheurs auront alors mis au point les techniques  permettant d' exploiter toutes ces données.

 

Voir : Next-Generation Digital Information Storage in DNA, George M. Church, Yuan Gao, Sriram Kosuri , Science

 

Voir : Synthetic Biology Book Written In DNA  

 

Voir sur le site à propos d'utilisations possibles d'ADN ICI

 

 Toute la presse scientifique a aussi évoqué cet article du journal Nature :Towards practical, high-capacity, low-maintenance information storage in synthesized DNA de l'équipe anglaise de Nick Goldman, qui a réussi à encoder dans de l'ADN synthétique un ensemble de 154 sonnets de Shakespeare, un enregistrement (MP3) du célèbre discours de Martin Luther King (« I have a dream ») et quelques autres bricoles.

 

Cette méthode repose sur la conversion du 0 et du 1 d’une séquence numérique en un équivalent sous forme de bases, selon un codage qui fait correspondre à chaque série de huit bits un « mot » formé de cinq lettres qui sont A, C, G ou T (les 4 bases azotées : Adénine, Cytosine, Guanine et Thymine).

 

 

Il y a cependant un problème : l'ADN se conserve en milieu aqueux et porte des charges… Incompatible avec une utilisation à l’interface de la nanoélectronique !

 

Des chimistes spécialistes des polymères, cherchent à utiliser leurs macromolécules, avec pour objectif le stockage des quelques zettaoctets (10 puissance 21) d’information numérique produits chaque année.

Il suffit pour cela d'affecter le 0 ou le 1 à chaque monomère... mais il y a un hic, c'est que la polymérisation a tendance à se faire de façon aléatoire !

 

Des chercheurs français de l'Institut Charles Sadron à Strasbourg sont sur la piste, ils préparent même des supports réinscriptibles, avec des polymères thermosensibles.


Rendez-vous dans une ou deux dizaines d'années !

"Vérités" alternatives

 "L'œil de l'esprit ne peut trouver nulle part plus d'éblouissements ni plus de ténèbres que dans l'homme ; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie. Il y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c'est l'intérieur de l'âme. "

Victor Hugo

 

 

Trump, les glaciers et les ours
Trump, les glaciers et les ours

La démarche de l'extrême-droite a toujours été la même.

A l'instar des groupes sectaires, elle recrute ses adeptes sur un mythe susceptible de fanatiser des populations en souffrance, qui, dès lors, peuvent  gober n'importe quoi.

Une sorte de "vérité" alternative délivrée par le gourou, le dictateur, le leader... prend le pas sur les faits, les évidences, les mieux établies.

 

L'arrivée au pouvoir de Donald Trump est un cas d'école, une illustration des méfaits de ce temps d'une post-vérité, solidement adossée à internet et aux réseaux sociaux. 

 

Chez nous la famille Le Pen, depuis la négation des chambres à gaz, a montré le chemin. La fille, plus adroite que le père, a su capter un plus large auditoire. Elle est en passe de faire accepter par un tiers de notre électorat, un projet économique - étayé par de stupéfiantes contre-vérités-  susceptible de ruiner ce pays.

 

 

Mais cette pratique s'étend et touche maintenant une partie importante des classes politiques. L'affaire Fillon est un autre cas d'école.

 

Voici des faits qui semblent clairs, une vérité qui paraît limpide : on a rémunéré - à un niveau inconnu dans la profession- une personne qui de son foyer aurait accompli une tâche surhumaine de représentation. La personne en question, ainsi employée à l'insu de son plein gré, avoue même à la télévision n'en avoir rien fait.

 

Néanmoins, son époux et "employeur" a le culot de nier (*) totalement les faits et de maintenir sa candidature à la présidence de notre pays. Plus fort, il est soutenu dans cette démarche-qui stupéfie toutes les grandes démocraties- par la majorité de son camp !

 

Pour être honnête, n'oublions pas que la gauche, a eu aussi ses menteurs effrontés : Tapie,  Guérini, Cahuzac... pour ne citer que les plus marquants.

 

Que pouvons nous faire face à ces dérives qui minent la démocratie ? Le grand journaliste américain, aujourd'hui retraité, Dan Rather répond :

 

« Tout ce que pouvons faire est de monter à la barre et le dire de manière simple et sans équivoque : un mensonge, c'est un mensonge ! » 

 

En France, hélas, cela ne suffit pas à écarter des voyous multirécidivistes comme les Balkany, les Dassault..., constamment réélus malgré des turpitudes avérées. La seule solution consisterait à rendre définitivement inéligibles, dès la première infraction, tous ces tristes personnages.

 

(*) Devant deux cents journalistes, qui s'émerveillent d'excuses incompréhensibles, puisque cet individu se dit blanc comme neige !

 

 

Ralph Keyes : The Post-Truth Era: Dishonesty and Deception in Contemporary Life

" Jusqu'à une époque récente nous avions la vérité et le mensonge. Maintenant , nous avons la vérité, les mensonges et les déclarations qui peuvent ne pas être vrai, mais que nous considérons trop bénignes (ou trop stupides) pour appeler faux. 

 

A l'ère de la post-vérité, les frontières sont floues entre la vérité et le mensonge, l'honnêteté et la malhonnêteté, la fiction et le documentaire.

 

 Tromper les autres devient un défi, un jeu, et finalement une habitude. "

 

At one time we had truth and lies. Now we have truth, lies, and statements that may not be true but we consider too benign to call false. Euphemisms abound. We’re “economical with the truth,” we “sweeten it,” or tell “the truth improved.” The term deceive gives way to spin.  At worst we admit to “misspeaking,” or “exercising poor judgment.”  Nor do we want to accuse others of lying.  We say they’re in denial.  A liar is “ethically challenged,” someone for whom “the truth is temporarily unavailable.”

This is post-truth. In the post-truth era, borders blur between truth and lies, honesty and dishonesty, fiction and nonfiction. Deceiving others becomes a challenge, a game, and ultimately a habit. Research suggests that the average American tells lies on a daily basis. These fibs run the gamut from “I like sushi,” to “I love you.”

Tout ça, pour ça ?

" Quel peuple que celui qui, le jour même de son triomphe, ne demande ni pain, ni spectacles, comme la canaille romaine, panem et circenses, mais seulement du travail ! "

 

Quand je contemple avec horreur le portrait de ces deux clowns frères qui démocratiquement ont accédé à la tête de deux des plus grandes nations de la planète, je pense avec tristesse et révolte à tous ceux -militants des droits de l'homme, philosophes, activistes, libertaires, hommes politiques, peuples, combattants de l'ombre, anonymes... qui ont consacré leur vie à la lutte contre l'oppression.

 

Tout ça, pour ça ?

 

Pour quelques poignées de dollars, d'euros, de yens, de livres ou de roubles, serions nous prêts à nouveau à aliéner nos vies et nos valeurs, à nous prosterner devant de sinistres imbéciles, des cuistres dont le principal mérite est de vivre à nos crochets, qui tiennent leur position de fortunes héritées ou mal acquises ?  Qui s'amusent à nos dépends en reprenant à leur compte le fameux Panem et circenses... ???

Hélas (?), la gauche est toujours dans mes tripes !

Depuis 2005 et le coup tordu de l'escamotage du NON au référendum constitutionnel, je me suis tenu fort loin des débats politiques nationaux : point de journaux télévisés, aucun débat suivi... Il faut dire que mes deux bêtes noires, Sarkozy et Hollande ont occupé pendant 10 ans le trône de notre République, ruinant économiquement et moralement le pays, favorisant l'émergence d'une bête immonde que la France n'a que trop connu.

 

Sur le flanc d'un PS à l'agonie ont surgi deux avatars :

 

- l'un à gauche, qui donne spectacle de foire, promet la lune à grands coups de menton et ne tolère pas la moindre contradiction. La lecture du blog de son mentor et des commentaires dithyrambiques (soigneusement filtrés, j'en ai fait l'expérience), nous renvoie à une gauche autoritaire que nous avons vu à l'oeuvre à l'est de l'Europe, à notre grand désespoir,

 

- l'autre à droite, qui se pare des vertus du modernisme, que l'on a vu en partie au travail sous Hollande, celle qui confie au grand patronat le soin de lutter contre le chômage en dotant de 40 milliards les grandes entreprises... contre la promesse - évidemment non tenue - d'un million d'emplois créés.

 En fait, l'essentiel de la timide décrue du chômage observée ces derniers mois est imputable à diverses actions publiques... au frais du contribuable !

 

Ces largesses sans précédent ont fatalement conduit à une ponction fiscale (impôts locaux, nationaux)  touchant de plein fouet les classes moyennes, alors que l'on apprenait de multiples sources que les Français les plus riches s'exonéraient par différents moyens - légaux ou illégaux- de leur contribution.

 

Cette "gauche" sociale libérale est actuellement représentée par Valls et Macron. Elle nous promet - à contre-temps- un blairisme, qui a fini le sale travail de Mme Thatcher, réduisant le Royaume-Uni au paradis de la City et à l'enfer des travailleurs pauvres.

 

De ces deux côtés, la gauche, ne peut attendre que le pire, ce n'est pas de vieux pots et de vieilles recettes que resurgira l'espérance en une société plus juste et plus fraternelle.

 

 

Parce que quand on a la gauche (des idées) chevillée au coeur, on ne peut jamais renoncer à entendre (mais plus trop à croire) ceux qui pourraient porter un projet pas trop éloigné de ses aspirations, j'avais décidé de jeter un oeil, sur le débat organisé par ce fantomatique parti socialiste, surtout pour écouter les propositions de deux hommes qui ont le mérite d'avancer des solutions originales.

 

Benoit Hamon est un homme sympathique que je crois sincère, son projet de revenu universel part d'un bon sentiment et d'un constat (contesté néanmoins par nombre d'économistes) quant à la raréfaction du travail. Il ne m'a pas convaincu, ni sur la faisabilité, ni sur l'opportunité, ni sur la pérennisation d'une telle usine à gaz. C'est de plus un très mauvais signal envoyé à la jeunesse.

 

J'ai trouvé Montebourg plus audacieux, plus sûr de lui, plus compétent et plus déterminé ; son analyse de la situation actuelle plus pertinente, son projet plus abouti. Comme lui je ne crois pas à la fin de la valeur travail.

 

Car le travail existe, simplement il change de nature. Regardons l'Allemagne et son faible taux de chômage, quand dans le même temps le pays dégage cette année un excédent budgétaire de 6,5 milliards d'euros.

 

 Mais quel travail ? 

 

Nous avons en France un savoir-faire exceptionnel dans de nombreux domaines : aéronautique, automobile, chantiers navals, ferroviaire, informatique, microélectronique, robotique...INVESTISSONS massivement dans l'innovation, la formation dans tous ces secteurs. Ne manquons pas la transition écologique, qui est une aubaine pour l'Allemagne, il n'est que temps de lancer de grand projets dans ce domaine. Nous prenons un retard considérable.

 

L'industrie se robotise : alors construisons des robots, apprenons à nos jeunes à piloter des robots. Montons notre niveau d'étude et de formation professionnelle initiale et permanente. Investissons dans la recherche, rémunérons correctement nos meilleurs éléments dont le salaire est multiplié par 4 quand ils s'expatrient.

 

Que nos bac S, nos ingénieurs des grandes écoles, s'investissent dans les domaines pour lesquels ils ont été formés avec la générosité de l'état, au lieu d'aller pantoufler dans les banques et assurances. Je suis partisan d'un contrat d'étude lié à l'embauche dans les secteurs les plus utiles à la nation : scientifiques, technologiques, médicaux, culturels... et non à la distribution de centaines de millions d'euros dans des filières parkings que nous ne connaissons que trop.

 

Le passage obligatoire par la case formation après un licenciement -avant le pôle emploi- est aussi une idée qui me tient particulièrement à coeur. Nous sommes très faibles sur la formation tout au long de la vie. Distraire des milliards de l'assurance chômage pour donner un nouvel élan à des parcours professionnel ne procède que d'un élémentaire bon sens.

 

 Montebourg, pour financer son projetrelancer l'investissement et remettre les Français au travail, souhaite récupérer les indécents effets d'aubaine du CICE qui ont profité aux banques et la grande distribution, et s'affranchir temporairement du fameux seuil des 3% de déficit que nombre d'économistes (y compris libéraux) trouvent absurde. Le coût de son plan n'est d'ailleurs qu'une goutte d'eau par rapport aux centaines de milliards d'évasion fiscale qui scandaleusement se retrouvent dans des paradis fiscaux au sein même de l'Europe : Royaume-Uni, Irlande, Luxembourg...

 

Dans un livre publié en 2012, le journaliste Antoine Peillon chiffrait à 600 milliards le montant des avoirs français dissimulés à l'étranger, dont environ 250 milliards détenus par des particuliers et le reste par des entreprises.

 A la même époque, le montant total «des différentes formes d'évitements illégaux de l'impôt est compris entre 60 à 80 milliards d'euros» chaque année, soit 20% des recettes fiscales brutes de l'Hexagone. 

Le Figaro, 2016

Et cela n'a fait qu'empirer.

 

Cette Europe là est en bout de course, face aux protectionnismes américains et asiatiques, elle est totalement démunie, elle reste la seule à croire aux délices infinis de la mondialisation.

 

Comme la majorité des Français, Montebourg avait dit non à cette Europe en 2005. Il faut repartir du résultat de ce référendum et reconstruire une nouvelle Europe, heureusement maintenant débarrassée du fardeau anglais.

...

A 22h30 j'ai éteint mon poste ; 1h30 devant mon écran, pour moi un exploit !

 

 

NB : J'ai aussi aimé la tirade de V. Peillon à propos du démantèlement de la sécu prôné (un temps) par Fillon.

 NON les Français n'accepteront pas que la qualité des soins soit lié à la solvabilité des patients, comme aux USA.

 

"Je suis chrétien, voila ma gloire", nous affirme M. Fillon... Ces chrétiens là, nos parents les ont connus : c'était l'époque où la châtelaine pourvoyait aux bonnes oeuvres de M. le curé. La SS n'existait pas encore et les enfants de 12 ans travaillaient dans les mines !

Contes et Légendes

La Belle et la Bête - Illustration de 1913
La Belle et la Bête - Illustration de 1913

J'aimais beaucoup raconter des histoires à mes enfants.

Des contes accommodés à ma façon, où le Petit Chaperon Rouge abandonnait sa grand-mère, quand le grand-méchant-loup lui faisait ses courses...

Car...

... Il ne faut pas juger les gens sur la mine... c'est la morale de nombres de ces récits, comme par exemple La Belle et la Bête.

 

Aujourd'hui, c'est le même bonheur avec mes petits-enfants.

Il y a dans les yeux des tout-petits la lumière de l'innocence, mais aussi le brin de malice qui suggère une connivence avec le conteur... " Cause toujours Papoue, je suis pas sûre de croire tout ce que tu me racontes, mais c'est tellement bon d'avoir peur  près de toi"

 

J'ignorais que ces fables peuplées de créatures extraordinaires, collectées notamment par les frères Grimm pour les Contes et Légendes, venaient, pour certaines... du néolithique !  Bien avant les traditions écrites !

 

C'est pourtant ce que rapporte un article très sérieux publié dans Royal Society Open Science cette année (voir aussi ICI.)

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l'Université de Durham ont appliqué des méthodes phylogénétiques comparatives et la modélisation autologistique pour analyser les relations entre les contes, les histoires des population et les distances géographiques dans les sociétés de langues indo-européennes.

Des méthodes statistiques semblables à celles utilisées par les biologistes pour retracer les origines d'espèces à travers les ramifications de l'arbre de l'évolution - uniquement basées sur des séquences d'ADN modernes.

 

Ils ont ainsi pu établir que le conte "The Smith and the Devil" était connu dès l'âge de bronze !

 

Les légendes, racontées dans les sociétés ancestrales peuvent donc fournir des informations importantes sur leur culture, donnant de nouvelles perspectives pour les reconstructions linguistiques, génétiques et archéologiques de la préhistoire humaine.

Les foutaises du FN et de M. Le Pen

Ténèbres !

M. Le Pen en couverture de Nature en ligne
M. Le Pen en couverture de Nature en ligne

C'est peu dire que l'élection du fantasque D. Trump a désarçonné, voire découragé, tout ce que les USA comptent de savants, chercheurs, ingénieurs... ou tout simplement d'êtres doués de raison.

Voici un homme qui, à grands coups de mentons et d'affirmations délirantes, est capable de faire gober à des millions de personnes les pires contre-vérités, de réfuter des théories scientifiques objets des plus larges consensus.

 

Demain, président, cet homme là peut faire perdre des années de travail à ce que l'Amérique possède de plus performant en matière de sciences et de nouvelles technologies.

 

La célèbre et prestigieuse revue scientifique Nature, s'interroge sur cette montée des populismes, qui permet l'émergence de dirigeants sans scrupules, exploitant sans vergogne les malheurs de tous les laissés-pour-compte de la mondialisation.

 

Une hypothèse est que la montée des nouvelles technologies, en supprimant un grand nombre d'emplois peu qualifiés, a conduit à la constitution d'un peuple de petits blancs, chômeurs ou travailleurs pauvres, se retrouvant en compétition avec des populations noires ou immigrés, désignées  boucs émissaires. Le procédé est connu, il a conduit à quelques génocides...

 

Rejet du progrès, racisme, xénophobie, seraient donc la conséquence des avancées de la science et de ces nouvelles technologies.

 

Le fait que Trump se déclare ouvertement climatosceptique et prévoit de conduire à marche forcée un programme d'exploitation du gaz de schistes, quitte à mutiler certains états américains, au lieu de stimuler les investissements dans la recherche et le développement des énergies propres, s'explique alors aisément : il s'agit de donner à court terme du boulot peu qualifié à ces petits blancs, plutôt que de miser sur un pari énergétique plus long à produire des retombées en terme d'emploi.

 

La démarche de D. Trump est donc parfaitement logique. Il a compris que les effets de la mondialisation, qui a permis à certains d'accumuler des richesses pharaoniques, quand se développait une gigantesque classe de travailleurs pauvres et d'exclus, lui permettrait d'accéder au pouvoir en criant haro sur deux boucs émissaires : le progrès et le métèque.

 

Une enquête d'opinion a montré qu'aux USA, 65% des électeurs blancs étaient favorables à une politique protectionniste et xénophobe...

 

Ce n'est pas un hasard si cet article de Nature est illustré par une affiche de  campagne de M. Le Pen, meilleur soutien en Europe de D. Trump.

 

En France, la situation est plus complexe. C'est un racisme latent et les retombées de la guerre d'Algérie qui ont amené sur le devant de la scène, il y a 50 ans, un personnage viscéralement raciste et antisémite, plus motivé par des considérations idéologiques que par la prise du pouvoir.

 

La fille de ce triste individu, plus sensible aux ors de la République,  met en avant les mêmes arguments que Trump tout en s'appuyant sur ce fond raciste qui n'a cessé de travailler ce pays depuis l' affaire Dreyfus.

 

Elle n'en est que plus dangereuse, car le pouvoir est désormais à sa portée, peut-être pas en 2017, mais à coup sûr la fois d'après, si l'inquiétant Fillon met le feu aux poudres.

 

 

Après l'économie patriote, l'écologie patriote...

 Dans cette marche vers le pouvoir, le FN ne pouvait faire l'impasse sur l'écologie ; vendredi 2 décembre il organisait une convention dans les salons d'un grand hôtel parisien pour parler "d"écologie patriote"... Nous savons tous en effet, depuis Tchernobyl, que la pollution peut-s'arrêter à nos frontières... à condition d'y dresser un infranchissable rideau de fer.

 

Cette écologie "bleu, blanc, rouge", développe quelques truismes et beaucoup de foutaises. En tout cas, comme Trump, elle remet en cause l'accord de Paris sur le climat (COP 21)... puisque notre climat national est évidemment indépendant de l'évolution du climat sur la planète...

 

Comment en conscience, sans même se préoccuper de l'aspect moral ou politicien, un Français peut-il envisager de soutenir un programme qui ruinerait le pays et achèverait de le déconsidérer aux yeux du monde entier ?

 

La France même malheureuse après deux quinquennats calamiteux, dans le doute, menacée, affaiblie, est un grand pays qui a été pendant des siècles, avec ses philosophes, ses savants, sa littérature, ses artisans, ses créations artistiques, ses monuments, ses révolutions... un phare pour l'Europe, mérite-elle d'être défigurée par la caricature que présente Mme Le Pen ?

 

Voter FN, ce n'est pas seulement afficher une conviction politique, c'est choisir l'abaissement de la France.

 

 

 

 

Homéopathie : fin d'une imposture ?

Une escroquerie à plusieurs milliards d'euros...

...qui met en danger la santé de millions de personnes

Vous reprendrez bien un morceau de sucre... pour prévenir une maladie potentiellement mortelle ?

 

C'est sans grossir le trait ce que les laboratoires Boiron proposent chaque automne à des millions de personnes à travers le monde pour prévenir la grippe... En toute légalité !

 

Aux USA, cette arnaque est désormais impossible puisque toutes les spécialités homéopathiques devront en toute logique porter la mention PLACEBO.

 

D'ailleurs, dans ce pays, Boiron avait dû débourser 12,5 millions d'euros, il y a 4 ans, pour éviter des procès en publicité mensongère intentés par plusieurs class action.

 

Jamais, jamais, une préparation homéopathique n'a pu scientifiquement démontrer la moindre efficacité.

 

La dernière étude en date (mars 2015), réalisée en Australie par le National Health and Medical Research Council (NHMRC), l’équivalent de notre Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) le confirme.

Il s'agit d'une méta-analyse portant sur  225 études concernant 66 maladies traitées en homéopathie. Le résultat est sans appel : pas plus d'efficacité qu'une pilule en sucre.

 

Comment pourrait-il en être autrement quand on sait que pour la plupart des dilutions proposées, la présence d'une seule molécule du principe actif n'est même pas établie !

 

Par contre, l'effet placebo est scientifiquement vérifié - sans que l'on en discerne précisément les contours - et l'on observe parfois des régressions, voire des guérisons, de pathologies graves, dans des cohortes de patients traités par placebo.

 

Sur l'homéopathie : un article parmi des milliers qui évoquent le charlatanisme et la crédulité humaine.

Pascal, Blaise, profession : génie (fragile)

Pascal, le coeur et la raison : exposition à la BnF

 

Vanité des sciences (?)

 

" La science des choses extérieures ne me consolera pas de l’ignorance de la morale au temps d’affliction, mais la science des mœurs me consolera toujours de l’ignorance des sciences extérieures."

Les Pensées

 

Voila une pensée avec laquelle je suis en désaccord.

 

Homme de foi rigoriste (proche des jansénistes), Pascal va plus loin :

"Ce n’est pas un grand mal que de n’être pas Géomètre ; mais c’en est un considérable que de croire, que la Géométrie est une chose fort estimable, et de s’estimer soi-même pour s’être rempli la tête de lignes, d’angles, de cercles, de proportions. C’est une ignorance très blâmable que de ne pas savoir, que toutes ces spéculations stériles ne contribuent rien à nous rendre heureux; qu’elles ne nous peuvent donner aucun contentement réel et solide ; que l’homme n’est point fait pour cela, et que bien loin que ces sciences lui donnent sujet de s’élever en lui-même, elles sont au contraire des preuves de la bassesse de son esprit ; puisqu’il est si vain et si vide de vrai bien, qu’il est capable de s’occuper tout entier à des choses si vaines et si inutiles. » Préface de Nicole aux Nouveaux Éléments de géométrie d’Arnauld

 

En fait, Pascal fait le pari de l'ignorance en même temps que celui de la vie éternelle.

 

S'il y a une constante chez l'auteur des "Pensées", c'est la volonté de dévaloriser, d'humilier la raison, pour justifier le recours au religieux.

 

Notre génie le fait fort brillamment, car cet homme de foi est un mathématicien et un physicien de génie. Sa démonstration est donc redoutable.

 

Elle tient en peu de mots :

 

Qu'importe de savoir comment se produisent les phénomènes, si l'on est incapable de savoir pourquoi !

 

"Le coeur a ses raisons que la Raison ne connaît point"    Pensées

 

Résignez-vous à Dieu dit le Coran...Circulez, il n'y a rien à voir, ont toujours proclamé les religions monothéistes... 

 

Je suis de ceux qui sont enclins à penser que foi et sciences ne sont guère compatibles.

 

Quand la religion prétend rendre intelligible notre monde, elle produit des mythes qu'il serait vain de soumettre à notre entendement.

 

La science s'élabore sur deux fondements qui s'appuient sur la raison et sur l'observation :

 

- la raison qui nous conduit à formuler des concepts, des analyses, des démonstrations, 

- l'expérience qui consiste à observer la Nature, à produire ou à reproduire des phénomènes.

 

Autant me passionnent les travaux sur ce qui oppose Platon et Aristote,   les théories de la connaissance analysées par Francis Bacon, Locke ou Diderot, autant je trouve futile de disserter sur ce qui échappe à ma raison.

 

Cela dit, la précocité, la puissance intellectuelle de l'homme de Port-Royal, donnent le vertige :

 

- brillant mathématicien, il a digéré les Eléments d'Euclide à 12 ans, publie à 15 ans un Traité sur les coniques et conçoit la première machine à calculer à 17 ans...

- physicien remarquable, il établit en mécanique des fluides le Principe qui porte son nom.

 

Hélas une santé fragile et une conversion (en deux temps) au rigorisme janséniste, mettront un terme prématuré à un parcours scientifique qui s'annonçait prodigieux.

 

Pensées de Pascal

 

Exposition à la BnF François Mitterrand

 

 

 

 

 

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La Cause du Peuple ? Cause toujours...

Le pari de la bêtise

 

"Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre [...] même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave."

Condorcet - Cinq Mémoires sur l'instruction publique

 

 

L'appel aux PLOUCS !
L'appel aux PLOUCS !

Peuple est un gros mot, qui ne veut rien dire, et que nombre d'américains viennent d'écrire "avec un P comme plouc".

 

Sarkozy (l'homme aux valises bourrées de casseroles et de menue monnaie), qui se proclame héraut des ploucs, fait clairement le pari de la bêtise, rejoignant ici la vulgate frontiste : soyez stupides nous serons intelligents pour vous.

 

Fillon (semaine de 48h, 500 000 fonctionnaires en moins, retraite à 68 ans), Macron ("Je suis oiseau voyez mes ailes"), Mélenchon (la démocratie horizontale pour tous... et tous aux ordres du chef), voila encore des ONs qui  prennent les gens du peuple pour des C...!

 

Hollande, même plus une ambulance... un corbillard, Valls, un coup à droite, un coup à gauche, trois coups en l'air, Juppé le raide qui parle mou... en appellent à quel peuple ?

 

Serait-ce le peuple de la grande blonde au costume noir, qui rameute une armée de ploucs... en proposant de ruiner le pays ?

 

Aux USA, la Silicon Valley est aujourd'hui une vallée de larmes. Tout ce que ce grand pays compte d'intelligences créatrices, d'entreprises innovantes, de laboratoires de pointe, travaillant d'arrache-pied sur les technologies du futur, est désespéré par l'élection de Trump, "un désastre pour l'innovation" car...

... le pari de l'ignorance se paye cash !

 

"Il n'y a plus d'élite (*)hélas, c'est là qu'est l'os" d'après... Louis de Funès 

(*) : politique

Le fond de l'air effraie !

Pour se consoler de l'avènement de ce stade ultime du capitalisme qu'est le trumpisme ; l'humour :

 

- la merde victoire,

- le pire est avenir,

- la classe ouvrière ne l'emportera pas au paradis,

- la main à la corbeille pour toutes les bourses...

 

                      La prochaine fois, Le Pen !

La mort se porte bien...

Malgré les spectaculaires progrès de la science et de la médecine, la mort se porte toujours aussi bien.

 

Pas d'épidémies spectaculaires - quelques pandémies de-ci, de-là, certes - mais nous avons vaincu la peste, le choléra, le SIDA (presque), la variole... et le cancer n'a qu'a bien se tenir...

 

Quelques tremblements de terre et autres catastrophes naturelles... rien de bien méchant.

 

Non, celui qui s'obstine à faire vivre la mort - la vrai mort, pas celle des agonisants du pavillon des cancéreux - la mort jeune, bien saignante, bien atroce, servie tous les soirs sur les écrans, à tout moment sur les smartphones, c'est la plus stupide des créatures de ce bas monde : l'homme.

 

En évoquant l'animalité, j'ai écrit quelque part, que pour moi, le véritable propre de l'homme, était la connaissance de sa propre finitude.

 

C'est ce qui l'a conduit à inventer les religions, à faire le choix de la servitude volontaire,  à engendrer des monstres avides de conquête et de sang,  s'arrogeant le droit de vie et de mort sur le Vivant, animal ou végétal.

 

 

 

Courage, Drogo !

Et il essaya de faire un effort, de tenir dur, de jouer avec la pensée terrible. Il y mit toute son âme, dans un élan désespéré, comme s’il partait à l’assaut tout seul contre une armée. Et subitement les antiques terreurs tombèrent, les cauchemars s’affaissèrent, la mort perdit son visage glaçant, se changeant en une chose simple et conforme à la nature.

 

Le désert des tartaresDino Buzzati

 

 

Faites de la science

Imhotep -  Musée du Louvre
Imhotep - Musée du Louvre

Dans ce triste monde, de guerre, de fureur, d'argent, de dirigeants corrompus, de valeurs inversées, de charlatans, de gourous, de fanatiques, de crédules, d'ignorants...

De peu de vertu, de morale et d' amour...

Pour beaucoup sans espoir...

Que reste-t-il pour nous émerveiller ?

 

La Nature et sa biodiversité qu'il nous faut à tout prix préserver...

 

La Science qui, depuis Imhotep ("Celui qui vient en paix") et les premières Pyramides, sans relâche poursuit son chemin.

 

Certes ce chemin ne fût pas parsemé de roses. Face aux superstitions, aux religions, aux détournements... il a fallu aux savants beaucoup de courage et de ténacité.

 

Il lui en faut encore beaucoup aujourd'hui pour se faire entendre face à la marée d'internet où les médecines "non conventionnelles" masquent parfois des dérives sectaires, où le complotisme affecte les campagnes de vaccination et la lutte contre le réchauffement climatique. Deux exemples parmi des milliers d'autres.

Au XXIème siècle on préfère toujours écouter les élucubrations pseudo-scientifiques de charlatans ayant pignon sur antenne, façon Bogdanoff, que ceux qui dans l'ombre font progresser notre savoir. Qui en France, par exemple, avait entendu parler de notre nouveau prix Nobel de chimie ?

 

Pour démystifier toute cette pseudo science, faites donc en sorte que vos enfants, petits- enfants... fassent, pendant cette semaine au moins, de la science, de la vraie science.

 

__________________________

 

Avec plus de 3 000 événements organisés, la Fête de la science c'est un foisonnement d’animations, d'expositions, de débats et d'initiatives scientifiques gratuites, inventives et ludiques, partout en France. Tous les publics, de tous les âges, sont concernés. Tous les domaines scientifiques sont abordés, de la biodiversité aux sciences de l’univers, en passant par les sciences humaines ou les nanotechnologies. Pour mieux comprendre la science et ses enjeux. Pour partager des savoirs et mieux appréhender le monde qui nous entoure. Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

 

 

 

Les "primaires" me mettent dans un état second !

"Je suis oiseau voyez mes ailes ! je suis souris, vive les rats !"

 

On se bouscule au portillon des "primaires" : les anciens battus nous jurent qu'ils ne feront plus pareil... mais pire, les nouveaux promettent de faire beaucoup mieux... avec les mêmes recettes.

Tous publient des programmes dont ils sont les premiers convaincus que, victorieux, ils ne les appliqueraient pas.

 

Un ancien président qui avait commencé son mandat par une ouverture à gauche, contourne l'extrême droite... par la droite, le chef de l'Etat en place distribue des millions dont il n'aura pas à rendre compte et se paie quelques électeurs avec un train électrique haut de gamme... qui devra ramper sur des voies secondaires.

 

Des Pinocchio qui auraient violé la Fée bleue et brûlé Gepetto...

 

 

 

Certains me disent : "Console-toi les Américains font pire, Poutine est ignoble, les Turcs, les Hongrois et les Polonais vont vers la dictature, en Amérique du sud les masques tombent..."

 

Je vais donc me consoler de ne pas aller voter aux élections présidentielles de 2017, en écumant toutes les primaires : celle de la droite pour virer Sarkozy, celle de la gauche pour éliminer Hollande, celle des écolos pour... voter blanc. Il n'y a que chez Le Pen et Mélenchon, les candidats autoproclamés, que je ne pourrais pas exprimer ma colère.

 

Soyez nombreux à faire de même. Vous serez  parjure, soit, mais pour une bonne cause, celle de la démocratie que tous ceux là défigurent, au seul bénéfice de leur ambition.

 

Léo, 100 ans, pas une ride

Profession poète...

 

Ton style

 

Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins 

Où je te vois dans les rayons comme une offense

Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien 

Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes

Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants

Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile

Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant

Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est Ton Style

...

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Marilyn, sors de ce corps !

Peau de star aux enchères

La célèbre robe que portait Marilyn Monroe pour le gala organisé à l'occasion des 45 ans de son amant, le président Kennedy, est à nouveau mise aux enchères.

 

Voici le début du récit du journaliste François Forestier ( "Marilyn-JFK - Les amants désaxés") à propos de cette soirée :

 

"1962 - «Happy Birthday, Mister President!»

Marilyn (...) n'a qu'une préoccupation: être présente pour le gala en l'honneur de JFK, à New York, pour son anniversaire, 45 ans. Marilyn a commandé une robe, et quelle robe! Dessinée et coupée par Jean-Louis, le magicien français qui a naguère inventé l'extraordinaire silhouette de Rita Hayworth dans Gilda. Marilyn ne lui a donné qu'une instruction: «Faites-moi une robe que seule Marilyn oserait porter.» 

Le créateur a esquissé un rêve: une robe faite d'un tissu si léger qu'il semble transparent, un nuage de soie. Le tissu a été spécialement conçu pour l'occasion, et, en drapant Marilyn, Jean-Louis a demandé: «Vous serez nue, j'imagine, miss Monroe? - Entièrement!» 

Il a fallu superposer 20 couches de soie sur les seins et l'entrejambe, pour éviter la transparence, et 6 000 pierres du Rhin ont été semées un peu partout, scintillantes, sur le fourreau. Dix-huit couturières ont travaillé sept jours de suite: la robe ne peut être enfilée. Elle devra être cousue sur la star. Disons: coulée sur Marilyn..."

 

 

 

Le président Kennedy, comme le dramaturge Arthur Miller, comme beaucoup beaucoup d'autres, n'ont cherché qu'à s'approprier un corps de rêve, si bien moulé dans ce fourreau.

 

Gageons qu'avec quelques millions de dollars le futur acquéreur de ce bout de tissus, imaginera en récupérer quelques restes.

 

Ci-dessous : Madison Square Garden, May 19th, 1962

Formidable malentendu, car dans ce corps il y avait une femme à l'intelligence acérée, à la sensibilité exacerbée, qui des hommes attendait bien davantage que des étreintes.

 

Dès 1958, elle écrivait à son médecin ("Fragments") :

 

" A l'aide à l'aide

A l'aide

Je sens la vie qui se rapproche

alors que tout ce que je veux

c'est mourir..."

 

Le 5 août 1962, 3 mois après la soirée au Madison Square Garden, elle quittait ce monde, gavée de barbituriques et d'alcool.

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Eros contre Thanatos

 

Avec le terrorisme islamiste, c'est bien le fameux cri des franquistes : "Viva la muerte" qui retentit à nouveau.

Cet été, après l'ignoble massacre de Nice, j'ai répondu par des images, sur le thème Eros contre Thanatos.

Dans ce combat là, n'en déplaise aux barbarex, c'est encore Eros qui triomphera.

 

" Viva la muerte ! "A bas l’intelligence, vive la mort ! " On se souvient encore du cri de guerre glaçant, lancé par le général franquiste Jose Millan-Astray contre l’intellectuel Miguel de Unanumo, recteur de l’Université de Salamanque. Les fascistes détestaient l’intelligence sous toutes ses formes. L’intelligence rationnelle, qui pulvérise les mythes l’esprit critique, grâce auquel le soldat refuse l’obéissance à des ordres insensés ou criminels. A l’intelligence, les fascistes prétendaient opposer les forces de l’instinct , qui n’hésite jamais et pousse à l’action irréfléchie à l’individu conscient,l’appartenance à la communauté à laquelle on doit fidélité et obéissance, qu’elle soit ou non dans son droit à la conscience morale, la croyance fanatique en la parole du chef à la lucidité,la capacité au sacrifice au service de la horde – qu’ils appelaient l’esprit de camaraderie."

 

 

Pulsion de mort...

 

 

" L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui ! "

                             P. Desproges

 

Pulsion de vie...

Eté...

 

« Je me meurs : ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse ;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée ;

« Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, —
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;

« Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. »

                  

                                                                                                                                                   Paul Verlaine

 

 

Nice : la vie...

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Apocalypse tomorrow ?

Voici comment nous allons (peut-être) disparaître...

Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.
Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.

C'est l'été, on peut donc mettre en exergue les travaux de quelques savants, un peu décalés, qui analysent sérieusement les possibilités d'une fin apocalyptique de notre monde.

 

Non pas par une catastrophe auto-induite, façon guerre nucléaire, ou par une pandémie virale... mais par un bouleversement naturel venant de l'espace ou des tréfonds de la terre.

 

 Voir aussi : Fureur de la nature

 

La revue Science évoque ces recherches et présente trois possibilités de désastres extrêmes. Je les résume, dans l'ordre de péril croissant.

 

 

Les tempêtes solaires, l'éjection de masse coronale (EMC)

" Le 1er septembre 1859, deux énormes éruptions solaires, observées par l’astronome anglais Richard Carrington, ont abouti à la destruction de 5 % de l’ozone atmosphérique terrestre et perturbé gravement les télécommunications par télégraphe électrique en Amérique du Nord et en Europe. Et, le 15 mars 1989, une autre de ces colères astrales provoqua un black-out dans la ville de Montréal (Québec). Celle-ci fut plongée dans le noir à la suite de surtensions survenues sur le réseau dues au passage dans le sol de grandes quantités de particules chargées ayant pénétré l’ionosphère terrestre."

CNRS

 

Les éjections de masse coronale  (EMC) aboutissent en effet à la formation de bulles de plasma. D'énormes nuages, constitués de centaines de millions de tonnes d’électrons et de protons, se superposent au vent solaire, voyagent à travers l’espace et, s’ils croisent le chemin de la Terre, perturbent la magnétosphère, sa barrière de protection naturelle.

 

On estime qu'un EMC du type Carrington (10 fois supérieur à celui de 1989) détruirait des centaines de grands transformateurs, plongeant ainsi dans l'obscurité des zones gigantesques pendant des semaines, voire des mois, rendrait inopérants nos systèmes de communications, bloquerait toutes les fonctions automatisées (de l'utilisation d'une carte bancaire à la gestion d'un oléoduc...).

 

En 2009, un rapport de l’Académie américaine des sciences chiffrait ainsi à plus de 6 000 milliards de dollars le coût des dommages que provoquerait, sur la seule économie des États-Unis, une tempête comparable à celle de 1859 décrite par Richard Carrington.

Sans parler des risques de conflits générés par une telle situation. Bref le chaos...  

 

Une étude récente a estimé à 12% les chances qu'une telle tempête va se produire dans la prochaine décennie.

 

Heureusement nous avons maintenant une véritable météo solaire. Le journal du CNRS anticipe la teneur d'un bulletin météo suite à un EMC majeur :

« Mesdames, messieurs, bonsoir. La nuit dernière, un peu après minuit, une éruption solaire très intense s’est produite à la surface du Soleil. Dans les prochains jours, des vents solaires pourraient souffler à des vitesses supérieures à la normale en direction de la Terre. Une énorme tempête géomagnétique est à prévoir sur l’hémisphère Nord. Par mesure de précaution, pensez à sauvegarder vos données informatiques. »

 

Ce n'est pas de la science-fiction, les scientifiques sont en effet aujourd’hui en mesure, sinon de prévoir, du moins de repérer suffisamment tôt, le déclenchement d’une de ces tempêtes. On estime à un mois environ le temps dont nous disposerions pour limiter les effets d'une telle catastrophe. D'ores et déjà, un renforcement des protections des principaux réseaux électriques américains est à l'étude.

 

 

Les collisions cosmiques

 Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.
Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.

L'impact avec un grand astéroïde ou une comète serait fatal, il faut à tout prix l'éviter.

 

On sait maintenant avec certitude que la disparition des dinosaures est consécutive à la collision avec un astéroïde de plus de 10 km de large, provoquant tremblements de terre, tsunamis massifs et surtout nuages de poussière occultant le soleil pendant des mois.

 

On estime aujourd'hui que selon la vitesse et l'angle d'approche, un objet 10 fois plus petit pourrait provoquer les mêmes dégâts.

 

Heureusement, les astéroïdes de cette taille ne frappent la Terre qu'environ une fois tous les quelques millions d'années, et les «tueurs de dino" seulement une fois tous les 100 millions d'années.

 

Néanmoins,  en 1998, la NASA a lancé le programme Spaceguard destiné à identifier 90% des géocroiseurs de taille supérieure au kilomètre.

Sur les près de 15.000 objets géocroiseurs découverts jusqu'à présent, aucun ne se trouve actuellement sur une trajectoire de collision avec la Terre.

 

Aujourd'hui, les stratégies de défense planétaire n'existent que sur le papier.

La modification d'orbite (par collision ou "tracteurs de gravité) et surtout le bombardement nucléaire sont évoqués.

 

 

Les supervolcans

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Ce que le burkini dévoile

Réglons d'abord le compte de ceux qui à gauche, pour le défendre, évoquent les tenues de nos arrières grand-mères et les plages non mixtes de la même époque.

 

Oublient-ils le siècle de combat des femmes, pour se débarrasser des tristes oripeaux imposés par une société totalement contrôlée par les hommes ?

 

Car le vêtement a une dimension sémiotique, il porte un message.

 

De ce point de vue, le voile - et toute ses déclinaisons, à la ville, comme à la plage - est avant tout un marqueur de «l'infériorité féminine», de sa «dangerosité» sexuelle,  des supposés risques qu'elle fait courir au clan, à la tribu ou à la communauté par des reproductions exogames (voir G. Tillion : Le harem et les cousins).  

 

Ce n'est pas l'islam qui l'a créé - il est largement antéislamique - mais saint Paul qui, le premier, en a fait un impératif religieux. Dès lors, le voile sera le symbole de la soumission des femmes aux hommes. C'est le chrétien carthaginois Tertullien (150-220 apr. J.‑C.) qui déclare : 

« Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. »

 

Pour les musulmans conservateurs, le voile est devenu l'étendard du combat pour le retour à l'islam des origines.

 

Sa réapparition massive n'est donc pas le fruit d'une quelconque mode, mais bien le résultat du matraquage prosélyte des pays du Golfe, à coup de paraboles et de pétrodollars. Si l'islam modéré qui prévalait dans notre environnement jusqu'au milieu des années 80 a été écrabouillé par l'obscurantisme façon wahhabite, c'est aussi parce que les pays européens ont ouvert largement leurs mosquées aux imams les plus rétrogrades. C'est comme si nous avions livré nos églises aux Témoins de Jéhovah !

 

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Trop heureux de trouver dans cet élément vestimentaire un os pourri à ronger, incapables d'avancer un projet pour la France, nos misérables politicien s'en délectent !

 

 Ils proclament que la seule vue d'une femme habillée prenant son bain, suffirait à troubler notre «ordre public» !

 

Pauvre France, colosse aux pieds d'argile, patrie de Diderot, Voltaire, Hugo et  Jaurès, qui s'effondrerait devant quelques chiffons !

 

Le monde entier se tord de rire devant cette ridicule pagnolade.

 

Nous, nous ferions mieux d'en pleurer.

 

Sur la plage de Casablanca dans les années 80... et aujourd'hui. Cela dit, le mannequin à droite est très sexy...

Pour nager, c'est une autre histoire !

 

Qu'en pense l’imam de la mosquée Hassan II de Casablanca, Omar Kazabri, qui vient de déclarer :

 "  Des femmes jeunes, dénudées, fumant des cigarettes. Où sont leurs tuteurs des filles dénudées, des garçons perdus, tombés dans les filets de la séduction. Ils sont tous victimes d’un complot contre cette nation, un complot dont les responsables ont voulu tuer la pudeur, les valeurs, les principes » (voir TELQUEl.ma)

 

 

OGM : ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...

Des plants de tabac génétiquement modifiés pour lutter contre le paludisme

La malaria (paludisme) continue à faire des ravages chez les "pauvres". On estime à environ 600 000  (dont 82% d'enfants de moins de 5 ans) le nombre de décès annuels, principalement en Afrique.

 

Depuis 2009, date du billet ci-dessous : 

 

Plasmodium falciparum : tueur en série chez les pauvres

 

les avancées thérapeutiques restent modestes... ce qui est sans doute lié au manque de solvabilité des populations concernées.

 

Rien de vraiment nouveau au niveau du vaccin, même si les espoirs raisonnés suscités par le candidat-vaccin de GSK, semblent se confirmer. Le Mosquirix, a reçu un avis scientifique favorable du Comité des produits de santé à usage humain de l’Agence européenne des médicaments (EMA), en juillet 2015.

 

Néanmoins, l'essai clinique de «phase 3» mené dans sept pays africains a montré que ce vaccin n' est efficace que dans la prévention du premier ou du seul épisode clinique de paludisme chez seulement 56 % des enfants âgés de 5 à 17 mois et 31 % des enfants âgés de 6 à 12 semaines. De plus, l'efficacité diminue drastiquement après une année.

 

Pour ce qui concerne les agents antipaludéens, une molécule baptisée DDD107498, s'est révélée active in vitro et chez la souris. Elle met en jeu un nouveau mode d'action : le blocage de la synthèse des protéines chez Plasmodium falciparum, en inhibant l’un des gènes régulant sa fabrication.

 

La publication des travaux de ce consortium de chercheurs date de juin 2015. Les recherches continuent... nous en sommes seulement à la phase pré-clinique.

 

L'artémisinine a donc encore de beaux jours devant elle...

Artemisia annua
Artemisia annua

L'artémisinine est extraite des feuilles de l'armoise annuelle (Artemisia annua), une plante que l'on trouve en abondance dans le sud de la Chine. Elle est utilisée depuis des milliers d'années par la médecine traditionnelle chinoise pour traiter la fièvre et le paludisme.

 

Au cours de ces vingt dernières années, l'efficacité des traitements contre la malaria à base d''artémisinine ou de ses dérivés semi-synthétiques dans le cadre d'une Artemisinin-based combination therapy, (artéméther et artésunate), ont été confirmés.

 

A noter que ces composés ont montré une activité anti-tumorale in vitro et sur l'animal. Cependant, les études sur l'homme sont encore très peu nombreuses et on se méfiera des charlatans qui, sur internet, proposent des "préparations" censées "tuer 98% des cellules cancéreuses".

 

La production d'artémisinine à bas coût est donc un objectif majeur dans la mise en place de traitement de masse pour des populations sans ressources.

 

 

 

Plants de tabac génétiquement modifiés
Plants de tabac génétiquement modifiés

Dans cette optique, la modification génétique de plants de tabac par les méthodes de la biologie synthétique semblent être une voie particulièrement prometteuse.

Des chercheurs ont réussis à insérer un ensemble de gènes dans le noyau et dans le chloroplaste de plants de tabac, ce qui leur a permis de produire de l'acide artémisinique, précurseur chimique de l'artémisinine.

 

 

L' équipe du Max-Planck-Institut für Molekulare Pflanzenphysiologie  (Allemagne), a calculé que la récolte d'une parcelle de terrain de 200 kilomètres carrés de superficie fournirait suffisamment d' artémisinine pour répondre à la totalité de la demande mondiale.

 

Notons toutefois qu'un résistance à l'artémisinine a été détectée sur certaines souches de Plamodium f.

En 2014, des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris, de l’Institut Pasteur du Cambodge, du CNRS et du NIAID/NIH américain ont identifié dans le génome du parasite Plasmodium falciparum des mutations situées sur un gène particulier, au niveau du locus « K13 », conférant aux souches qui en sont porteuses une résistance à l’artémisinine. 

 

C'est la lutte finale ?

Il semble bien que le patron de la CGT ait lancé l'ensemble de ses troupes à l'assaut du hollandisme et de son étendard, la loi Travail.

 

Trains bloqués, poubelles éventrés, cela sent mauvais pour l'Euro !

 

Du football, de leurs "stars" de pacotilles, je me moque.

Mais la sinistre image de la France, renvoyée par tous les grands médias internationaux, me désole et m'irrite au plus haut point.

 

Dans le bal des faux-culs qui se déroule sous nos yeux, le couple de valseurs qui montre ses muscles devant ses groupies, ne m'inspire aucune sympathie.

 

Evidemment l'origine du désastre actuel revient à Hollande, élu sur une énorme imposture. Il nous fait porter la croix de son péché originel.

 

"Peppone" Martinez joue lui la survie d'un syndicat qui comptait plus de 5 millions d'adhérents à la Libération et qui n'affiche aujourd'hui que 700 000 membres.

A qui la faute ?

 

C'est l'article 2 de ladite loi qui fâche la CGT ; il est clair que si les accords  négociés au sein de l'entreprise (accord d'entreprise) peuvent remplacer les dispositions d'un accord de branche, les grands syndicats nationaux, et en particulier la CGT, vont laisser des plumes.

 

Fallait-il pour cela envoyer au charbon ses principales fédérations au risque de fragiliser encore plus un pays en fort mauvais état et de désespérer un peu plus ses 5 ou 6 millions de chômeurs et précaires ?

 

Certes, le moment est propice pour engager l'épreuve de force, jamais le pouvoir n'a été aussi faible, jamais depuis 50 ans les classes les plus défavorisées n'ont été aussi mal.

 

Pourtant contrairement à ce qui s'est passé en Espagne, en Grèce, et même en Italie, la mayonnaise ne prend pas, ce n'est qu'une petite minorité qui occupe rues et usines, pénalisant beaucoup de salariés, de PME, de TPE...  

A qui la faute ?

 

Que font donc les 7 ou 8 millions de victimes de la mondialisation ? Ils comptent les points et en 2017 ils voteront Marine Le Pen.

 

A qui la faute ?

Vieillir...

Vieillir : sagesse ou renoncement ?

«  Un jour vient où, à force de raideur, plus rien n'émerveille, tout est connu, la vie se passe à recommencer. C'est le temps de l'exil, de la vie sèche, des âmes mortes. Pour revivre, il faut une grâce, l'oubli de soi ou une patrie. Certains matins, au détour d'une rue, une délicieuse rosée tombe sur le cœur puis s'évapore.

Mais la fraîcheur demeure encore et c'est elle, toujours, que le cœur exige... »

Albert Camus

 

 

Je voudrais pas crever

Sans connaître...

 

Tout ce que je connais

Tout ce que j'apprécie

Que je sais qui me plaît

Le fond vert de la mer

Où valsent les brins d'algues

Sur le sable ondulé

L'herbe grillée de juin

La terre qui craquelle

L'odeur des conifères

Et les baisers de celle

Que ceci que cela

La belle que voilà

Mon Ourson, l'Ursula

Je voudrais pas crever

Avant d'avoir usé

Sa bouche avec ma bouche

Son corps avec mes mains

Le reste avec mes yeux

J'en dis pas plus faut bien

Rester révérencieux

Je voudrais pas mourir

Sans qu'on ait inventé

Les roses éternelles

La journée de deux heures

La mer à la montagne

La montagne à la mer

La fin de la douleur

...

                                                                                                                         Je voudrais pas crever

Non monsieur non madame

Avant d'avoir tâté

Le goût qui me tourmente

Le goût qu'est le plus fort

Je voudrais pas crever

Avant d'avoir goûté

La saveur de la mort...

 

 

Nous n'avalions plus des couleuvres mais des boas !

Nous attendions De Gaulle !

Je fais partie des hommes de gauche qui, ayant voté Hamon au premier tour de la présidentielle, ont soutenu Macron au second.

De ceux qui, dégoûtés par le quinquennat Hollande et adversaires résolus du bonapartisme de gauche, façon Mélenchon, avaient décidé d'avaler quelques couleuvres pour peu que le pays se redresse, que la politique reprenne de la hauteur et que l'écologie soit au coeur de la politique économique.

 

Sur ces trois points le fiasco est total :

 

- la croissance est en berne et l'inflation repart,

- la politique politicienne est au zénith avec la main passée dans le dos des chasseurs pour récolter quelques misérables suffrages aux prochaines élections,

- l'écologie est dans le verbe... mais pas dans les actes : la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, qui fait bouillir l'eau du Grand Canal d'Alsace et menace de nous péter à la figure, a été à nouveau reportée. Ce n'est qu'un exemple parmi tous les renoncements de ce gouvernement, qui présente une feuille de route pour l'année à venir sans même que le mot écologie soit prononcé !

 

L'affaire du glyphosate n'est que le bonsaï qui voudrait cacher la forêt.

 

Nous n'avalions plus des couleuvres mais des boas !

Nous espérions De Gaulle, nous avons eu un Sarkozy mieux éduqué mais plus retors.

 

Il est temps que penauds et contrits nous quittions un navire où ramer à contre-sens ne sert plus à rien.

 

 

 

Hulot ne fait que reconnaître son impuissance devant l'indifférence de ce gouvernement, de presque tous les politiques, des syndicats... face à un désastre depuis longtemps annoncé. Cette passivité, cet asservissement à un modèle économique condamné, mais porté par des lobbys  omniprésents, est tout simplement incompréhensible, insupportable... je dirai même criminelle.

Les calamités à venir sont pourtant connues, quantifiées, programmées. Les solutions pour les limiter ont été présentées par les scientifiques qui se désespèrent de prêcher dans le désert (*).

 

Des malheurs à venir pour notre planète, pour nos enfants, nos petits-enfants et leurs enfants, nous serons comptables.

 

(*) : suivre par exemple la série Tomorrow's Earth (La Terre demain) sur la revue Science

" Cette série  mettra en évidence que la recherche rapide et les développements technologiques dans les sciences peuvent aider à faciliter la mise en œuvre d'options potentiellement correctives. Il y aura toujours des avis d'experts variés sur ce qu'il faut faire et comment le faire. Mais tant qu'il y a des options, nous pouvons espérer trouver la voie à suivre."

Secret de Polichinelle

Genre : Commedia dell'arte (au mieux)

Grand Guignol (au pire)

Résumé :

 

Autour d'un secret de Polichinelle on assiste à une véritable pantalonnade avec effets de manche, moulinets de bras, stupeurs et tremblements simulés, hurlements de faussets, étranglements d'indignation, provocation en duel...

A noter, en vierge effarouchée, Marine Le Pen (Colombine) qui tente acrobatiquement de se refaire une virginité !

 

Au final, tous conviennent que notre République est une monarchie, ce que, depuis De Gaulle, TOUS les présidents de la République ont amplement démontré !

 

La distribution :

 

Marionnettiste : Macron (mention spéciale)

 

Pantalon... Les leaders coalisés de l'opposition de Le Pen à Mélenchon.

Le Capitan ( Matamore, fanfaron, hâbleur et vaniteux ) : Benalla

Scaramouche (vantard, fanfaron et peureux ) : Collomb

Arlequin (bouffon crédule) : Castaner (épatant !)

Les zanni (valets, fourbes ou imbéciles, intrigants ou poltrons) : la cour de Macron et ses godillots

 

La critique :

 

Presse et télé en redemandent (5/5)

 

Les spectateurs accablés par la chaleur se sont assoupis (0/5)

 

 

Mon avis : lire Goldoni, revoir Coluche, Desproges et Devos pour se consoler...

 

 

 

 

Trump, le terroriste qui prend des enfants en otage

Souvenir d'en France - MAI 1968

Mai 1968

Il est de bon ton aujourd'hui, de gauche à droite, et parmi les têtes d'affiches de ce joli mois de mai 1968, de renier un épisode de notre histoire qui serait source de tous nos maux.

 

Pour certains, incivisme, paresse, goût pour l'argent facile, recours à l'assistanat, faillite de l'enseignement... seraient le produit d'une génération de privilégiés inconséquents qui, en un petit mois, aurait fait le malheur de la France.

 

Foutaises...  Billevesées de politiciens médiocres qui depuis 20 ans n'ont rien fait d'autre que de se regarder le nombril et vivre (largement) d'un système qu'ils ont usé jusqu'à la corde.

 

Mai 68 a fait sauter un bâillon, ouvert les vannes à tous les bouillonnements culturels.

Révolution née des guerres coloniales (Algérie, Vietnam...), de la découverte par toute une génération des comportements peu glorieux  des aînés - entre 40 et 44 - (que le général avait pris soin de mettre sous le tapis - au nom de l'unité nationale-), mais aussi du visage hideux du communisme soviétique qui sonna le glas de nombre d'espérances en une société plus juste, plus égalitaire, plus fraternelle.

 

Mai 1968 fut une révolution culturelle réussie, mais une rencontre manquée des jeunes intellectuels avec la classe ouvrière, autant redoutée par le pouvoir que par la CGT et le PC.

 

Sitôt signés les accords de Grenelle, les staliniens sifflèrent la fin de la récréation et prièrent leurs ouailles de ne plus se commettre avec toutes sortes de trotskystes, maoïstes et autres gauchistes de diverses obédiences qui se mirent à pousser comme des champignons.

 

En 1968, les jeunes de 15 à 25 ans signifièrent qu'ils ne seraient plus des moutons.

Ont-ils tenu parole ? C'est une autre histoire !

 

Remarquons simplement qu'ils n'ont jamais eu accès au pouvoir et que Nicolas Sarkozy - qui entendait  "liquider mai 68 " - leur fit bonne figure lors de son quinquennat, puisque Kouchner, Glucksmann et quelques autres repentis furent à ses côtés.

 

PS : Toute ressemblance avec les événements actuels ne peut-être que le fruit du hasard...

 

NB : ci-dessous, photos personnelles d'affiches de mai 1968

 

 

Mai - 50 ans après

 

Le pire est avenir ? 

NON au nihilisme !

INADMISSIBLE : le saccage de l'outil de travail
INADMISSIBLE : le saccage de l'outil de travail

Face au déploiement méthodique d'une vraie politique de droite dans le dernier pays démocratique où l'élan solidaire et fraternel, né à la libération, vivotait encore, la contestation avance les arguments et les troupes qui ont fait son succès pendant près de 50 ans :

 

- des cheminots (pas les plus malheureux dans ce pays !) qui bloquent des trains,

- des étudiants de filières littéraires - principalement des 4 mêmes universités : Toulouse (Le Mirail), Montpellier (Paul Valéry), Rennes II et la Sorbonne, qui occupent  (mais aussi saccagent) l'outil de travail,

- de sympathiques utopistes qui prônent un retour à la terre, malheureusement débordés par nihilistes et casseurs.

 

Ces jeunes pense-t-il vraiment mobiliser les Français en défendant l'inepte tirage au sort à l'entrée à l'université , l'empilement de centaines de malheureux étudiants dans des filières sans aucun débouché ?

 

Les cheminots croient-t-ils sérieusement obtenir l'adhésion du pays en voulant pérenniser un statut qui offre des retraites à moins de 60 ans, quand tant de travailleurs pauvres, d'exclus du système se voient refuser le minimum vital ?

Quand nos soignants se paupérisent, la sécu est menacée, les maisons de retraite explosent, les exclus  se comptent en centaines de milliers...

Utilisent-ils vraiment la bonne méthode pour sauver le service public ?

 

 Je comprends le désarroi de notre jeunesse, nous leur léguons une terre et une société qui ont une sale tête.

 

L'imagination au pouvoir

Mais en 50 ans tout a changé :

- avec l'effondrement du communisme, l'utopie a pris du plomb dans l'aile,

- l'Europe entière a basculé dans un libéralisme économique à tout crin,

- la Chine et ses satellites ont emboîté le pas de l'occident,

- le capitalisme patriarcal a laissé place à une dictature financière mondialisée,

- le gouffre entre pays pauvres et pays riches s'est élargi, provoquant des migrations massives qui vont s'intensifier,

- le désarroi des plus pauvres a fait le lit d'un populisme qui gangrène le monde, des USA à la Turquie, en passant par l'Europe de l'Est.

- notre planète est au bord du précipice, pas une semaine ne se passe sans que des publications catastrophiques n'annoncent le pire

...

 

Reproduire les vieux schémas n'a aucun sens.

 

En homme intelligent et  méthodique, Macron effectue une profonde mise à jour système qui tend à nous aligner sur le modèle social et économique qui a emporté le match depuis belle lurette.

Face à un homme qui a oublié d'être bête, qui succède à deux présidents calamiteux, qui n'a contre lui que des aboyeurs inconséquents, les slogans, la rue, ne suffisent plus. A sa politique, c'est un projet qu'il faut opposer, source d'espérance... mais crédible.

 

Certes, avec des environnements intérieur (*) et extérieur hostiles, la tâche est rude !

 (*) voir par exemple le matraquage de média ineptes, vendant une soupe fétide au pire, incolore et sans saveur au mieux, occupés sans entraves à décerveler les citoyens

 

A part les quelques lueurs aperçues dans les programmes de Benoit Hamon et Arnaud Montebourg, la gauche ne propose plus rien depuis trente ans. Ses partis, vidés de substance, inconséquents aux extrêmes, pourris au centre, ont été incapables de limiter l'exode de leurs troupes vers le FN.

Les syndicats sont désertés, rongés par le corporatisme. L'admirable tissus associatif français ne peut éternellement suppléer leurs faiblesses.

Sombre le tableau !

 

Eduquer, éduquer sans cesse...

 Pour la jeunesse, qui est aujourd'hui le principal souci, l'objectif me semble clair : lutter pour la reconstruction d'une éducation nationale qui permettrait à chacun d'affronter dignement l'existence.

 

Notre système éducatif est inadapté, faible en formation initiale, très mauvais en formation continu. A travers grandes écoles et universités, il sert principalement à reproduire une élite.

 

S'obstiner à le défendre pour des motifs purement corporatistes, refuser l'orientation au prétexte d'un égalitarisme dont la conséquence est l'exclusion massive des populations les plus fragiles, est un non-sens tragique.

 

Cette reconstruction implique évidemment des moyens financiers à la hauteur de l'enjeu, mais aussi - et c'est plus difficile - une révolution des esprits dans la conception même de la transmission du savoir.

 

L'empilement des connaissances doit laisser la place à la construction d'un savoir dynamique, ouvert, à une formation tout au long de la vie, absolument indispensable pour affronter un monde en perpétuel mouvement

 

________________

 

Je n'ai pas changé de convictions, le triomphe actuel des individualismes, d'un libéralisme forcené qui n'est que la liberté du renard dans le poulailler, du pouvoir sans partage d'une finance apatride et anonyme, où l'actionnaire a tous les pouvoirs et le salarié aucun, est non seulement profondément amoral (ce qui aujourd'hui n'affecte pas grand monde !) mais intenable à moyen terme... Il existe comme pour tout récipient une pression maximale admissible : au-delà de cette limite le contenu fait sauter le contenant.

 

Le pire est avenir ?

La haine

 

LA HAINE

 

La vidéo ci-dessous - que l'on pourrait intituler "La haine pour les Nuls" - dit à peu près l'essentiel sur cette tare attisée aujourd'hui par les réseaux sociaux.

 

L'on sait que sur cette planète, l'imbécillité est une vertu fort répandue et qu'elle n'atteint pas que des individus à faible QI. 

 

L'on sait aussi que l'ignorance et l'inculture ne touchent pas que des damnés de la Terre peuplant quelques coins reculés de ce bas monde. L'une et l'autre sont parmi nous et il m'a été donné bien des fois de le constater dans l'exercice de mon métier.

 

L'imbécillité qui aveugle, l'ignorance qui maintient dans la Caverne, débouchent sur un sentiment de peur que certains pensent surmonter en désignant des boucs émissaires. Sartre (*), René Girard et quelques autres, en ont fait l'imparable démonstration.

La haine agrège ainsi des individus, qui deviennent des groupes, des pans entiers de société... La haine est contagieuse.

Pire, la haine devient une foi qui se prêche... et un incomparable outil de manipulation.

L'histoire contemporaine est là pour en attester.

 

(*) "L’antisémitisme n’est pas un problème juif : c’est notre problème"; "Si le Juif n'existait pas, l'antisémite l'inventerait"

 

 

I have a dream today...

GAUCHE : Charybde et Scylla

 « La route vous mène entre les Deux Écueils. L'un dresse jusqu'au vaste ciel sa cime pointue ; un nuage l'entoure, bleu sombre. Aucun mortel ne pourrait y monter ni s'y tenir, […] car la roche est lisse et semble polie tout autour. Au milieu de cette roche, une sombre caverne donnant au nord-ouest vers l'Érèbe. Droit sur elle vous mettrez le cap de votre creux navire, ô noble Ulysse ! D'une flèche, un homme robuste tirant d'un creux navire ne toucherait pas le fond de cette caverne. Scylla au cri retentissant y habite"

L'Odyssée

 

Je ne suis (de suivre) ni Charlie, ni Médiapart

Riis et Plenel, voila deux faux-culs qui s'étripent joyeusement et mobilisent les (maigres) troupes d'une gauche qui se perd dans une querelle  où elle n'a rien à faire.

 

Islamophobes et islamophiles tentent de nous égarer en mettant toute une communauté religieuse dans le même sac.

 

Ils savent pourtant parfaitement que cette communauté est aujourd'hui tout le contraire d'un monolithe et que leurs deux caricatures ne peuvent avoir pour effet que de  mobiliser deux courants délétères de ce pays : les radicaux islamistes et l'extrême-droite française.

 

Mais ils s'en moquent, ils préfèrent mettre en avant leurs petits intérêts boutiquiers en jetant de l'huile sur le feu.

 

 

La beauté de l'araignée

Encore un miracle de la nature !

Arachnophobes, ne passez pas votre chemin !

Admirez ce miracle de la nature qu'est  cet arthropode.

Si vous persistez dans votre phobie, un seul refuge,  l'Antartique où ces bestioles à 8 pattes, parfois de la taille d'une assiette ou plus petites qu'un ongle, ne tissent jamais leur toile.

 

Souple, légère, biodégradable, biocompatible et d'une résistance supérieure à celle de l'acier (à diamètre égal), leur soie est magique.

D'ailleurs, il n'existe pas une soie d'araignée mais... 8 (pour la toile, pour piéger les proies, pour le cocon...).

 

De telles propriétés ont attiré l'attention des chercheurs.

Une étude parue dans Nature Chemical Biology, révèle que des chercheurs suédois (Université d'Uppsala) ont conçu une protéine de soie (une protéine hybride chimère, spidroïne) à partir de différentes espèces d'araignées.

 Ils ont mis au point  "un nouvel appareil de filature qui imite les changements de pH que l'araignée utilise pour fabriquer les fibres de soie".

Une belle démonstration de ce que produire la science grâce au biomimétisme.

 

Au plan de la biologie les études continuent et la production scientifique est abondante.

 Aujourd'hui, les taxonomistes reconnaissent trois groupes d'araignées. Les Mygalomorphae, des créatures au sol caractérisées par des crocs qui pointent vers le bas, comprennent environ 2500 espèces, y compris des tarentules et des araignées dites trappes et entonnoirs. Un autre groupe, Liphistiidae, comprend 97 espèces, dont beaucoup construisent également des trappes pour capturer des proies. Le troisième groupe, l'Aranéomorphae, comprend 5500 araignées sauteuses, 4500 araignées naines, 2400 araignées-loups et des milliers de filateurs.

 

 Depuis 2014, grâce à des outils génomiques plus puissants, les chercheurs commencent à mieux connaître l'arbre généalogique des araignées.

LIRE ICI 

 

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Xénotransplantation

Inactiver les rétrovirus endogènes porcins

 Le risque de transmission des rétrovirus endogènes porcins (PERV) est une limitation majeure pour la xénogreffe d'organes porcins chez l'homme.

 

La xénotransplantation implique en effet un contact cellulaire intime à long terme, le potentiel de sauts d'espèces de rétrovirus pendant toute la durée de vie des transplantations est donc très réel.

 

Plusieurs équipes de grande notoriété se sont penchés sur ce problème ; l'arrivée de la technique d'édition de gènes CRIPSR (voir ICI sur le site), leur a donné un sérieux coup de pouce.

 

Une très récente publication vient de montrer que la combinaison de l'édition de gènes CRISPR-Cas9  et du clonage permet de désactiver 100% des Pervs dans une lignée de cellules de porcs.

 

Les porcelets clonés à partir des cellules fibroblastiques (tissu conjonctif) se sont révélés être exempts de Pervs.

 

A partir de ces résultats une société a été crée -eGenesis- qui se propose de fournir des organes de porcs totalement compatibles avec les tissus humains, sans prise de médicaments anti-rejet.

 

VOIR ICI

60s, la jeunesse livre son dernier combat

La jeunesse des années 60 n'est pas la jeunesse dorée que l'on dépeint aujourd'hui.

Au contraire, la plupart des jeunes ne disposaient d'aucun des biens de la société de consommation qui prenait son envol.

Les jeunes des usines, des champs, des facs... travaillent, ils travaillent même beaucoup pour s'acheter une mobylette, s'offrir de rares loisirs ou tout simplement vivre.

Métro, boulot, dodo, ce n'était pas un slogan mais une triste réalité.

                                        « Au déboulé garçon pointe ton numéro

                                          Pour gagner ainsi le salaire

                                           D'un morne jour utilitaire

                                          Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro »

 

 

Enfants, adolescents, jeunes adultes issus de l'innommable, ils imaginent un monde meilleur, plus fraternels où l'on ferait l'amour et pas la guerre.

 

Raconter les années 60, c'est évoquer, plus que leur défaite,  une bérézina dont nous portons encore aujourd'hui les stigmates.

 

Petit tour du monde qui en rend bien compte :

Aux USA, la décennie commence avec Kennedy, s'achève sous Nixon et le déluge de feu infligé au Vietnam.

En URSS et Europe de l'Est, les hôpitaux "psychiatriques" se remplissent de dissidents

En France, un De Gaulle encore flamboyant laisse la place au banquier Pompidou.

En Chine, Mao perd ses derniers neurones, ses nervis sèment la terreur dans campus et campagnes.

En Amérique du sud, les dictatures militaires écrasent la contestation populaire.

A Cuba on "normalise"

Près de chez nous : en Tunisie, Bourguiba vieillit mal ;  au Maroc on liquide les opposants ; en Algérie, on corrompt ; en Afrique, les élites se servent.

Au Moyen-Orient, Israël s'installe dans le sang et les larmes, Nasser d'effondre, Kadhafi arrive...

Stop... ou encore ?

 

La jeunesse américaine voulait se rapprocher des étoiles, elle côtoiera l'abîme : la drogue,  la boucherie du Vietnam.

Reins brisés, cerveaux lavés, la jeunesse rentrera dans le moule en enfilant un costume 3 pièces.

 

Pop Art, ultime pied de nez à la société de consommation

Leda et le cygne vu par Mel Ramos (Toucan better than one, 1968)
Leda et le cygne vu par Mel Ramos (Toucan better than one, 1968)

Alors il reste l'art, le POP ART notamment, pour tourner en dérision la société de consommation.

 

Au Musée Maillol on peut avoir un aperçu  du « Pop Art » à partir de quelques pièces maîtresses, peintures, sculptures, sérigraphies...  

 

" Au début des années 60 la société de consommation se développe parallèlement à une situation économique en pleine croissance. C’est dans ce contexte que le Pop Art va émerger. Les artistes du courant Pop représentent généralement les objets du quotidien et les signes de la culture de masse populaire. Ils s'approprient souvent des figures iconiques comme Jackie Kennedy ou Marilyn Monroe et utilisent des techniques employées dans la publicité et la bande-dessinée. Les couleurs sont utilisées en aplats uniformes dans des tons intenses. 

Le Pop Art affirme sa croyance en la puissance des images, et c'est souvent avec humour, parfois avec ironie, qu'il dépeint « the American way of life» pour le célébrer et le critiquer en même temps."

Musée Maillol

 

EXPOSITION POP ART - Icons that matter - Collection du Whitney Museum of American Art, New York - Musée Maillol - Du 22 septembre 2017 au 21 janvier 2018

Abrutis sanguinaires

Qui leur parlera de Grenade ou Cordoue...

... d'Ibn Sina, d'Ibn al-Haytham, d'Ibn Rochd...

d' Al Kindi : 

« Nous ne devons pas avoir honte d’admirer la vérité et de l’accueillir d’où qu’elle vienne, même si elle nous vient de générations antérieures et de peuples étrangers, car il n’y a rien de plus important pour celui qui cherche la vérité, et la vérité n’est jamais vile ; elle ne diminue jamais qui la dit ni qui la reçoit »

Al Kindi (800-870)

 

"Le meilleur homme de son temps, unique dans sa connaissance de toutes les sciences anciennes. Il s'appelle Philosophe des Arabes. Ses livres traitent de différentes sciences, telles que la logique, la philosophie, la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie, etc. Nous [l']avons connecté avec les philosophes naturels en raison de sa prééminence dans [les]Sciences ". al-Fihrist 

 

... et de la beauté des cathédrales ?

vidéo JPL

Suprémacisme blanc : une horreur américaine

Je pense que

Luther King Mandela Gandhi

n'ont servi à rien

que nous avons changé de siècle et d'ISMES

mais que notre part d'ombre loin de régresser

s'étend

JPL

 

... et pourtant :

Marilyn, une Passion américaine

"Et comme elle a l'éclat du verre, elle en a la fragilité"

Le 16 août prochain on verra à nouveau à l'afficheThe Misfits , film de John Huston qui réunit, en 1960, trois stars américaines : Marilyn, Clark Gable et Montgomery Clift.

Gable meurt la même année, Marilyn l'année suivante. Elle présentait Clift comme ""The only person I know who is in even worse shape than I am." (la seule personne qu'elle connaissait qui allait plus mal qu'elle !).

 

L'histoire de ces trois bras cassés, tournée dans le Nevada, a quelque résonance avec l'état des trois acteurs lors du tournage.

 

Le scénario d'Arthur Miller, alors époux de Marilyn, est aussi une mise en abyme de la détresse de l'actrice et des difficultés de leur couple.

En cours de tournage, l'actrice subit une nième dépression et doit être hospitalisé à Los Angeles. Plus jamais elle ne finira un film.

 

Elle avait la beauté, l'intelligence, la fragilité ; c'était une star, c'est devenu un mythe.

 

Sur le blog :

 

 Marilyn, sors de ce corps !

                                                                                                        A l'aide, à l'aide, à l'aide !

 

Marylin Monroe - The Misfits - On the set

Inégalités

Rançon de la mondialisation et du libéralisme

Vingt ans d'incurie politique ont permis à un nouveau Bonaparte, déterminé, courageux et intelligent, de prendre le pouvoir.

 

Les habitués des ors de la République et des prébendes qui y sont associées, tous ces médiocres politiciens professionnels qui depuis deux décennies sont allés d'échec en renoncements - jusqu'à offrir un boulevard à des populistes racistes et incompétents-  se lamentent et ont le culot de moquer l'inexpérience de leurs successeurs.

                                                                                                                                                                                Qui les plaindra ?

                                                                                                                                                                                Pas moi !

 

Cet énorme coup de pied dans la fourmilière était nécessaire, il n'est pas suffisant.

 

L'équation à résoudre pour  le pouvoir français reste la même : comment préserver un système social unique au monde tout en levant les verrous qui dans trop de domaines brident les énergies, comment protéger les plus fragiles et fortifier notre économie dans un environnement tout acquis au libéralisme débridé ???

 

Plus largement : peut-on lutter contre les inégalités en accentuant le pouvoir des patrons ?

Ou encore : est-il admissible de lutter contre le chômage en diminuant le pouvoir d'achat des salariés ?

 Et enfin : une économie globalisée fonctionnant avec d'énormes disparités de revenus entre pays -et au sein même de chaque pays-, peut-elle être pérenne ?

 

Les inégalités contenues en France jusqu'à 2009...

De très nombreuses études internationales et une avalanche de données peuvent être résumées par ces deux observations :

 

- en 30 ans, la progression des richesses a été d'environ 80% aux USA, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Sur la même période elle n'a été que de 55% en France.

- MAIS, alors que les inégalités ont continué de croître et d'embellir dans les pays anglo-saxons, elle ont eu tendance à se stabiliser, voire à diminuer dans notre pays (graphe ci-contre) :

 

" La France est en effet un des pays les moins inégalitaires au regard de ses voisins européens ou des Etats-Unis. Contrairement à la représentation en forme de pyramide qu’en ont les Français (avec une large base de bas revenus), la répartition des revenus ressemble à une toupie (la majorité a des revenus moyens). Nettement moins injuste. Les inégalités se sont certes de nouveau creusées depuis la crise économique de 2008, mais la captation des fruits de la croissance économique par les hauts revenus est moins nette que dans le reste des pays développés. Et la pauvreté y a nettement moins progressé."  Le Monde, 12 octobre 2016

 

                                                  Notre système de protection sociale a limité en partie les écarts de revenus ou leur aggravation.

 

... progressent à nouveau

Une analyse fine de l'indice de Gini réalisée par l'INSEE, montre par contre que, depuis la crise de 2008, les inégalités en France se creusent à nouveau.

 

On ne peut pas ne pas faire le lien avec les mesures très libérales (aides massives aux banques) prises à cette époque aux USA, en Europe et en France pour résoudre le problème.

 

Le gouvernement Macron, orienté à droite, devra intégrer ces données avant d'administrer une purge à un patient en voie de rechute.

 

 

Les inégalités Nord-Sud explosent

Femme dans une usine alimentaire à Nazret, en Éthiopie (The Guardian)
Femme dans une usine alimentaire à Nazret, en Éthiopie (The Guardian)

Au cours des 50 dernières années, l'écart du revenu global par habitant entre le Nord et le Sud,  a été  multiplé par 3, selon les données de la Banque mondiale .

 

L'ONG britannique Oxfam rappelle que huit personnes sur la planète détiennent autant de richesse que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.

 

"Il est indécent que tant de richesses soit concentrée dans les mains d'une si infime minorité, quand on sait qu'une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour", affirme la porte-parole d'Oxfam France.

                                                                                                                                                                                          En France, 21 milliardaires possédaient autant que les 40% les plus pauvres de la population française en 2016.

 

Le gouvernement Macron, fortement tenté par le tout sécuritaire, aurait grand tort de ne pas considérer ce qui est à la source même du terrorisme et des violences qui accablent les pays musulmans : l'extrême pauvreté et l'écart vertigineux qui ne cesse de se creuser entre les plus riches et les plus pauvres.

 

The global goals

Prenant conscience du danger induit par ces énormes disparités, les Nations-Unis ont défini en 2015 des objectifs de développement durable.

Dix-sept objectifs ont été fixés pour la période 2015 - 2030.

 

L'objectif n° 10 (goal 10) vise à réduire les inégalités "entre les pays et en leur sein".

 

Il est clair qu'il ne s'agit pas de philanthropie mais de l'intérêt bien compris des pays les plus riches, de plus en plus menacés par l'instabilité  liée à une pauvreté croissante.

 

Parmi les actions préconisées, on note l'amélioration des protections sociales, la réglementation des marchés financiers mondiaux, la réduction des redevances sur les envois de fonds des migrants... et l'appel à de meilleurs salaires.

 

L'écart sur les salaires conduit à un transfert de valeur caché entre le sud et le nord : lorsque le Nord achète  les marchandises du sud, il bénéficie des salaires peu élevés au sud,  mais quand c'est le Sud qui achète des marchandises au nord, il doit assurer la charge de salaires bien plus élevés.

 

Des économistes ont calculé que dans les années 1960, à la fin de la période coloniale, le Sud transférait vers le Nord deux fois le montant de l'aide et des investissements venant des pays développés. Ils estiment qu'aujourd'hui ce facteur serait de 11 (chiffre 2012).

 

Parmi les solutions, certains prônent un salaire minimum global universel, qui tiendrait compte des disparités  entre les différents pays  (adapté aux conditions économiques locales ).

 

Bien d'autres leviers sont proposés (la fameuse taxe Tobin...) pour agir sur ce transfert de biens des plus pauvres vers les plus riches.

 

La France serait bien inspirée d'agir dans ce domaine, voire de prendre le flambeau de ce combat pour un développement durable et équitable.

 

Le tout libéral conduit à une impasse

R. Reagan et M. Thatcher
R. Reagan et M. Thatcher

Dans les années 80, Ronald  Reagan et Margaret Thatcher ont été les deux artisans d'une révolution conservatrice qui a mis en application les théories ultra libérales  de l'École monétariste de Chicago, incarnée par Milton Friedman, de l'école de l'offre d'Arthur Laffer et de l'École autrichienne, représentée par Friedrich Hayek ; tous inspirés par le pape du libéralisme : Adam Smith

 

Trente ans après on peut voir les effets de cette révolution. Un accroissement considérable des richesses au seul profit d'une toute petite minorité, une pauvreté accrue qui touche désormais les travailleurs précaires des pays riches et un monde instable et dangereux.

 

Emmanuel Macron est un homme intelligent qui bénéficie de nombreux atouts intérieurs et extérieurs (il suffit de lire les journaux étrangers - y compris scientifiques- pour constater que la France est de retour), il ne peut pas ne pas constater que le tout libéral est une impasse qui conduit à l'exclusion, au désordre, à la violence.

 

Plus loin : les dossiers de The Guardian ,  Global development professionals network

Article de fondDistributional Effects of Globalization in Developing CountriesJournal of Economic Literature (2007)

Le goût de la tomate

Homme du sud-ouest, je me souviens des saveurs de ces merveilleux fruits qui dégoulinaient des paniers de nos grands-mères : chasselas de Moissac, prunes d'Agen, pêches de vigne... et du goût de la tomate de Marmande.

 

L'insipidité que je ressens aujourd'hui en consommant les crudités offertes sur nos étals - que veulent faire oublier le calibrage et l'aspect avenant - n'est-elle qu'une illusion, une déclinaison du fameux "c'était mieux avant" ?

 

Une nostalgie gustative...

 

Des études scientifiques très sérieuses montrent en tout cas que le contenu nutritionnel de ce que nous cultivons et consommons, diminue.

 

Dès 2004, Donald Davis (Institut de Recherche Bio-Communications, Wichita, Kansas) qui travaillait sur le déclin nutritionnel de dizaines de fruits et légumes  (sur une période de 50 ans), concluait que "L'élevage et la culture intensive ont tendance à réduire la concentration de nutriments".

 

Chou romanesco -
Chou romanesco -

Saviez-vous que dans le brocoli par exemple (excellent pour le piégeage des fameux radicaux libres), le fer a chuté de 32 % et le zinc de 37 % depuis 1950.

"Les têtes plus grandes indiquent des concentrations minimales de minéraux. J'achète toujours les plus petites têtes que je peux trouver". Donald Davis

 

 Le brocoli - superbe exemple de fractale naturelle - va-t-il aussi perdre sa belle géométrie autosimilaire ? (illustration ci-contre). ICI : La beauté des mathématiques

 

Diverses techniques sont disponibles pour retrouver les qualités gustatives et nutritionnelles d'antan, en exploitant, par exemple, l'extraordinaire diversité génétique résultant de millions d'années d'adaptation à des environnements très variés.

 

Ainsi, en 2014, 170 millions de tonnes de tomates ont été produites, appartenant à environ 7 500 variétés de l'espèce Solanum lycopersicum.

 

Cependant des variétés sauvages existent encore en grand nombre et des études de backcrossing, avec des variétés déjà sélectionnées, tendent à produire des fruits plus résistants et plus goûteux. Ces variétés sauvages peuvent donc permettre d'améliorer nos cultures et d'assurer une meilleure sécurité alimentaire.

Préserver la biodiversité

Sur ce simple exemple, nous comprenons tout l'intérêt de la préservation de la biodiversité sur cette planète.

 

Hélas, cette précieuse diversité génétique des variétés sauvages de nos cultures, est en danger : on estime que plus de 70 % de ces plantes sauvages ont un besoin urgent de conservation.

Dans l'ensemble, environ 20 % des plantes de la planète sont menacées d'extinction.

 

La sécurité alimentaire des millénaires à venir passe par la préservation de la diversité des cultures. Aussi de nombreux projets se ciblent la conservation de variétés sauvages en dehors de leurs habitats naturels. 

Dans le monde entier, environ 1 750 banques de gènes, ainsi que des jardins botaniques, détiennent plus de 7,4 millions de graines ou de tissus végétaux à partir de milliers d'espèces végétales. VOIR ICI

VOIRConservation de la diversité génétique des plantes

 

Le goût de la tomate

Téton de Vénus rouge
Téton de Vénus rouge

Une fois n'est pas coutume, je vais faire un peu de publicité, pour un grand amoureux de la tomate, le tomatologue Eric Pédebas qui officie près de Montpellier.

Sur les 15 126 variétés de tomates qu'il recense, il propose des plants qui fournissent des fruits succulents et parfois originaux.

 

J'ai ainsi pu tester dans mon très modeste potager, les Moya (jaune, noire et verte), l'Orange russe, la Zapotec brown flesh, la Chocolate stripe... et déguster les produits de ses "Tétons de Vénus"...

Plaisir des yeux et du palais !

 

Rien à voir avec ce que vous trouverez dans vos supermarchés, où sont vendus des fruits dits « longue conservation » qui possèdent un gène rin (ripening inhibitor) qui altère sérieusement les qualités organoleptiques de la tomate.

Les larmes du Prince Rupert

Connaissez-vous le Prince Rupert du Rhin ? Sa vie ne fût pas un long fleuve tranquille. Ce soudard allemand, neveu du roi Charles Ier d'Angleterre, s'illustra par sa brutalité lors des guerres qui dévastèrent l'Europe au XVIIème siècle et durant la guerre civile anglaise.

En fait il eut plusieurs vies ! Après avoir terminé sa carrière militaire en tant qu'amiral de la Royal Navy et s'être intéressé à la colonisation du Canada avec la Compagnie de la baie d'Hudson, il se tourna vers... les sciences et les technologies, allant jusqu'à transformer certains appartements du Château de Windsor en laboratoire !

Son activité dans ce domaine ne fut pas mince, puisqu'il est le troisième membre fondateur de la Royal Society (1660).

C'est justement devant la Royal Society que son cousin, le roi Charles II d'Angleterre, présenta ces fameuses gouttes en forme de têtard que Rupert avait ramenées d'Allemagne (mais dont l'origine est hollandaise, d'où l'autre nom de Larmes Bataves).

Elles sont obtenues simplement en laissant tomber une goutte de verre fondu dans de l'eau froide.

Leur propriété est curieuse : elles résistent à un coup de marteau sur la tête, alors qu'elles explosent quand on leur pince la queue !

Le grand Robert Hooke proposa une première interprétation dans une publication (Micrographia, 1665) :

Une fois tombé dans l'eau, le verre fondu se refroidit rapidement à l'extérieur alors que l'intérieur reste beaucoup plus chaud. Lorsque le verre à l'intérieur se refroidit, il se contracte dans la partie extérieure maintenant solide. Cela entraîne de gros contraintes de compression sur la surface ainsi que des tensions intérieures. C'est une sorte de verre trempé ou trempé; Qui a des applications pratiques aujourd'hui dans la fabrication de pare-brise de voiture et de portes en verre." Voir le verre trempé.

Si j'évoque ce sujet, c'est qu'après 400 ans de mystère des chercheurs viennent de donner une explication au phénomène. Ils ont montré qu'une mince couche de compression de surface, qui ne recouvre qu'environ 10% du diamètre de la goutte, atteint plus de 700 mégapascals, ce qui représente près de 7 000 fois la pression atmosphérique !

On a marché pour les sciences

Science, Not Silence ~ March For Science. Earth Day, April 22, 2017

Le retour en force de l'obscurantisme, souligné par l'arrivée à la Maison-Blanche de D. TRUMP - qui s'est empressé d'amputer ou de supprimer les principaux crédits fédéraux pour la recherche -, marqué notamment par le négationnisme climatique, les campagnes contre les vaccinations, contre les nouvelles thérapies, au profit d'une soi-disant médecine "douce" et de charlatans prompt à exploiter la crédulité humaine, est devenu extrêmement préoccupant.

 

Aux USA, ce sont des programmes majeurs qui sont menacés et il est donc logique que la révolte des scientifiques soit initiée par les chercheurs américains, soutenus par les plus prestigieuses revues scientifiques comme Nature ou Sciences.

 

 

Mais aujourd'hui, c'est toute la communauté scientifique internationale qui se lève.

 

Que reproche-t-on en effet aux sciences : d'être basée sur l’analyse rationnelle de faits, plutôt que sur des opinions ou des croyances.

 

Un exemple parmi des milliers d'autres : une étudiante de Sfax (Tunisie) a récemment déposé des travaux de doctorat tendant à démontrer que la terre était... plate.

On pourrait aussi citer les Etats américains où le créationnisme est enseigné à parité avec la théorie de l'évolution.

 

En ces temps d'honnêteté intellectuelle douteuse, de manipulations, de grossiers mensonges proférés la main sur le coeur, on peut comprendre en effet que la rigueur scientifique dérange !

 

 

C'est pourquoi le 22 avril, il faut qu'en France, comme partout dans le monde, les citoyens soient dans la rue pour marcher avec les scientifiques. A la veille du premier tour de l'élection présidentielle, il est important que les candidats soient conscients de cet enjeu.

 

 La démarche scientifique n'est pas une croyance !

 

22 avril 2017, on a marché pour les sciences à Montpellier

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Un Filou calotin, deux braillards, le tenancier d'une auberge espagnole et Dupont Lajoie... Qui décrochera la palme ?

Présidentielle : avons-nous mérité cette affiche ?

La France, qui reste un grand, un magnifique pays, en pointe dans de nombreux domaines - scientifiques, artistiques, culturels, technologiques...- sûrement pas !

 

Mais les Français qui depuis des lustres confient sans barguigner leur destin :

 

- à trop de filous, de bateleurs, d'incompétents notoires, de fieffés menteurs, de cyniques...,

- qui se recroquevillent, se rabougrissent sur leur petit confort, leurs mesquines habitudes, leur peur des autres et du progrès 

 

Qui pensent avec leurs tripes plutôt qu'avec leur cerveau !

?

___________

 

 

NB : Je voterai Hamon : ses propositions sont dignes d'intérêt et conforme à ce que l'on peut attendre d'un homme de gauche.

Son écologisme est plutôt convaincant et surtout -SURTOUT -, il me paraît honnête et sincère.

 

Pour tout dire, il détonne dans ce casting. Voila pourquoi, sans doute, nos moutons -français- de Panurge le délaissent.

Et donc il ne me compromettra pas... puisqu'il ne sera pas élu ! 

 

L'essentiel pour la gauche est ailleurs. Il s'agit de préparer l'avenir... qui n'appartiendra pas à un xième avatar du "Petit Père des Peuples", mais à tous ceux qui démocratiquement reconstruiront la gauche, non autour d'un homme, mais sur un PROJET collectif.

 

VOIR aussi les BILLETS :

du 14 mars 2017 : "Ne vous faites pas rouler jeunesse !"

du 10 décembre 2016 : "Les foutaises de Mme Le Pen "

- du 18 novembre 2016 : "La Cause du PEUPLE ? Cause toujours..."

 

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

" Ce qui permet au mal de progresser est l'inaction des hommes de bien. "

Edmund Burke

La période des campagnes électorales est devenue pour moi douloureuse.

Celle qui est en cours est un cauchemar.

 

Je veux croire que c'est le sentiment des femmes et hommes de ma génération qui, de 1968 à la fin des années 80, eurent au moins l'illusion -sinon l'ivresse- de vivre l'avènement d'un monde résolument tourné vers le progrès, la fin des oppressions, la libération des femmes et des peuples opprimés.

 

Depuis cette époque, presque bénie, où s'engager avait un sens, cette génération n'a pu qu'assister à l'anéantissement de ses espérances et renoncer à ses rêves les plus raisonnables.

 

La cause de cette débandade est bien connue : une mondialisation de l'économie qui a donné tous les pouvoirs aux financiers, conduit à la constitution de fortunes vertigineuses au détriment d'une main d'oeuvre paupérisée... qui se tourne en retour vers les démagogues les plus cyniques.

 

En France, que la droite fascinée par l'argent se soit assise sur ses valeurs traditionnelles pour participer sans vergogne à cette nouvelle ruée vers l'or, est presque dans l'ordre des choses. Ses dirigeants en se débarrassant de De Gaulle en 1969 avaient donné le départ de la course.

Mais la gauche ?

 

Deux catastrophes l'ont conduite au renoncement, puis à l'effondrement :

- la maladie de Mitterrand qui se traduit par un deuxième mandat calamiteux,

- l'avènement de F. Hollande à la tête du PS en 1997 qui mène une campagne contre-nature pour le OUI au référendum sur l'Europe concoctée par Giscard, en 2005.

 

Dès lors la messe était dite, la gauche en France, les gauches en Europe, renonçaient, par lâcheté et paresse intellectuelle, à proposer un projet alternatif, une autre Europe qui aurait pu faire entendre sa voix dans le concert mondial.

 

Si aujourd'hui un Fillon, candidat hypnotisé par le lucre, ouvertement financé par quelques milliardaires, corrompu au point de ne pas avoir conscience de la gravité de ses dérives, reste un candidat crédible pour s'opposer au second tour de la présidentielle à une néo-facho assise sur un tas d'énormes mensonges, nous le devons aussi à cette gauche façon Hollande, la gauche des capitulards.

 

Si hier nous pouvions rêver du meilleur, les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent qu'espérer le moins pire.

 

Eviter le pire, c'est ne pas écouter les sirènes de ceux qui n'ont toujours eu pour seul programme que l'exclusion, la haine des différences, la chasse aux boucs émissaires, l'horreur de la culture et du savoir. Ils se trouvent aujourd'hui dans le camp de ces droites radicalisées et corrompues. L'histoire nous apprend où ceux-là nous ont conduit !

 

 Alors :

Ne vous faites pas rouler jeunesse !

 

Comme Ulysse, attachez vous solidement au mat du savoir, de la culture, de l'intelligence, et restez sourds aux chants délétères des sirènes qui veulent vous envoyer par le fond.

 

Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis
Ulysse résistant aux Sirènes - Musée du Bardo - Tunis

ADN, ultime disque dur

L'ADN peut stocker toutes les données du monde...

Un article en ligne sur " Le Monde " de ce 28 février 2017 m'incite à mettre à jour ce que j'écrivais à propos de l'archivage de données via des séquences d'ADN (voir ci-dessous).

 

"Le Monde " cite Victor Zhirnov, le directeur scientifique de Semiconductor Research Corporation :

 

 "En l’an mille, le savoir représentait de l’ordre de 100 000 bits d’information par personne, et aujourd’hui, nous en sommes à environ 10 000 milliards de bits par humain. Nous allons rapidement avoir un problème de stockage ! »

 

Tout compris, des images astronomiques, aux articles de revues scientifiques, en passant par les vidéos YouTube, l'archive numérique mondiale représentera environ 44 milliards de gigaoctets (Go) d'ici 2020, soit dix fois plus qu'en 2013 ! 

 

Certes, une puce de silicium peut aujourd'hui stocker toute l'histoire de l'humanité, alors que le premier disque dur d'IBM (1956) avait une capacité de 5 Mo... et nous ne sommes pas prêt de manquer de sable ! Cependant, comme le montre le tableau ci-dessus, nos disques durs présentent deux gros défauts : une durée de vie très limitée (environ 10 ans) et une consommation énergétique considérable.

 

Aujourd'hui la solution la plus avancée pour remplacer le silicium est au coeur même du vivant, il s'agit de l'ADN, support de l'information génétique héréditaire. Un système de codage à 4 bases - A, T, G, C -, qui assure le stockage, l'expression et la transmission de l'information génétique. Très peu énergivore, très stable, l'ADN est donc un candidat très sérieux à la succession.

 

Pour l'utiliser comme support de stockage, les chercheurs utilisent de l'ADN synthétique où sont encodées les données numériques sous forme de bases azotées. Ces données peuvent ensuite être décodées par un ordinateur.

 

Aujourd'hui des entreprises comme Twist Bioscience fournissent à la demande de longues séquences d'ADN. Récemment, Microsoft s'est porté acquéreur de dix millions d'oligonucleotides à longues chaînes pour l'encodage de données numériques.

 

Le potentiel de la méthode est énorme : théoriquement, un millimètre cube suffit à stocker 1 milliard de Go de données. Par conséquent, 16 centimètres cubes suffiraient à stocker toutes les données numériques mondiales.

 

Cependant si les difficultés techniques se résolvent les unes après les autres ; reste un problème de coût. Les chercheurs concernés font cependant remarquer qu'en 2003, après 10 ans de travaux, le génome humain avait été entièrement séquencé pour 3 milliards de dollars, alors qu'aujourd’hui cette opération ne coûterait plus que.... 1000 dollars !

2012 - Une puce à ADN stockant 5,5 millions de gigabits par millimètre cube !

Un bioingénieur et un généticien - George Church et Sri Kosuriv- du Harvard Wyss Institute ont réussi à enregistré 5,5 petabits de données - environ 700 téraoctets - dans un seul gramme de l'ADN, pulvérisant tous les records en la matière.

 Ils ont pour cela choisi deux des quatre nucléotides pour coder le zéro, et les deux autres, pour le 1. Pour lire les données, ils ont utilisé les machines de séquençage automatique du génome.

 

Avec cette méthode, ils ont réussi à encoder sur ADN un livre de 300 pages, illustrations comprises

 

J'ai déjà parlé ICI des travaux pionniers du Craig Venter Institute. George Church et ses collègues ont codé mille fois plus d’informations que l’équipe de Rockville, en utilisant des fragments d’ADN synthétiques.

 

Pour l'avenir, on peut prévoir un monde où le stockage biologique nous permettrait d'enregistrer sans réserve... tout et n'importe quoi !

 

Et n'en doutons pas, les chercheurs auront alors mis au point les techniques  permettant d' exploiter toutes ces données.

 

Voir : Next-Generation Digital Information Storage in DNA, George M. Church, Yuan Gao, Sriram Kosuri , Science

 

Voir : Synthetic Biology Book Written In DNA  

 

Voir sur le site à propos d'utilisations possibles d'ADN ICI

 

 Toute la presse scientifique a aussi évoqué cet article du journal Nature :Towards practical, high-capacity, low-maintenance information storage in synthesized DNA de l'équipe anglaise de Nick Goldman, qui a réussi à encoder dans de l'ADN synthétique un ensemble de 154 sonnets de Shakespeare, un enregistrement (MP3) du célèbre discours de Martin Luther King (« I have a dream ») et quelques autres bricoles.

 

Cette méthode repose sur la conversion du 0 et du 1 d’une séquence numérique en un équivalent sous forme de bases, selon un codage qui fait correspondre à chaque série de huit bits un « mot » formé de cinq lettres qui sont A, C, G ou T (les 4 bases azotées : Adénine, Cytosine, Guanine et Thymine).

 

 

Il y a cependant un problème : l'ADN se conserve en milieu aqueux et porte des charges… Incompatible avec une utilisation à l’interface de la nanoélectronique !

 

Des chimistes spécialistes des polymères, cherchent à utiliser leurs macromolécules, avec pour objectif le stockage des quelques zettaoctets (10 puissance 21) d’information numérique produits chaque année.

Il suffit pour cela d'affecter le 0 ou le 1 à chaque monomère... mais il y a un hic, c'est que la polymérisation a tendance à se faire de façon aléatoire !

 

Des chercheurs français de l'Institut Charles Sadron à Strasbourg sont sur la piste, ils préparent même des supports réinscriptibles, avec des polymères thermosensibles.


Rendez-vous dans une ou deux dizaines d'années !

"Vérités" alternatives

 "L'œil de l'esprit ne peut trouver nulle part plus d'éblouissements ni plus de ténèbres que dans l'homme ; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie. Il y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c'est l'intérieur de l'âme. "

Victor Hugo

 

 

Trump, les glaciers et les ours
Trump, les glaciers et les ours

La démarche de l'extrême-droite a toujours été la même.

A l'instar des groupes sectaires, elle recrute ses adeptes sur un mythe susceptible de fanatiser des populations en souffrance, qui, dès lors, peuvent  gober n'importe quoi.

Une sorte de "vérité" alternative délivrée par le gourou, le dictateur, le leader... prend le pas sur les faits, les évidences, les mieux établies.

 

L'arrivée au pouvoir de Donald Trump est un cas d'école, une illustration des méfaits de ce temps d'une post-vérité, solidement adossée à internet et aux réseaux sociaux. 

 

Chez nous la famille Le Pen, depuis la négation des chambres à gaz, a montré le chemin. La fille, plus adroite que le père, a su capter un plus large auditoire. Elle est en passe de faire accepter par un tiers de notre électorat, un projet économique - étayé par de stupéfiantes contre-vérités-  susceptible de ruiner ce pays.

 

 

Mais cette pratique s'étend et touche maintenant une partie importante des classes politiques. L'affaire Fillon est un autre cas d'école.

 

Voici des faits qui semblent clairs, une vérité qui paraît limpide : on a rémunéré - à un niveau inconnu dans la profession- une personne qui de son foyer aurait accompli une tâche surhumaine de représentation. La personne en question, ainsi employée à l'insu de son plein gré, avoue même à la télévision n'en avoir rien fait.

 

Néanmoins, son époux et "employeur" a le culot de nier (*) totalement les faits et de maintenir sa candidature à la présidence de notre pays. Plus fort, il est soutenu dans cette démarche-qui stupéfie toutes les grandes démocraties- par la majorité de son camp !

 

Pour être honnête, n'oublions pas que la gauche, a eu aussi ses menteurs effrontés : Tapie,  Guérini, Cahuzac... pour ne citer que les plus marquants.

 

Que pouvons nous faire face à ces dérives qui minent la démocratie ? Le grand journaliste américain, aujourd'hui retraité, Dan Rather répond :

 

« Tout ce que pouvons faire est de monter à la barre et le dire de manière simple et sans équivoque : un mensonge, c'est un mensonge ! » 

 

En France, hélas, cela ne suffit pas à écarter des voyous multirécidivistes comme les Balkany, les Dassault..., constamment réélus malgré des turpitudes avérées. La seule solution consisterait à rendre définitivement inéligibles, dès la première infraction, tous ces tristes personnages.

 

(*) Devant deux cents journalistes, qui s'émerveillent d'excuses incompréhensibles, puisque cet individu se dit blanc comme neige !

 

 

Ralph Keyes : The Post-Truth Era: Dishonesty and Deception in Contemporary Life

" Jusqu'à une époque récente nous avions la vérité et le mensonge. Maintenant , nous avons la vérité, les mensonges et les déclarations qui peuvent ne pas être vrai, mais que nous considérons trop bénignes (ou trop stupides) pour appeler faux. 

 

A l'ère de la post-vérité, les frontières sont floues entre la vérité et le mensonge, l'honnêteté et la malhonnêteté, la fiction et le documentaire.

 

 Tromper les autres devient un défi, un jeu, et finalement une habitude. "

 

At one time we had truth and lies. Now we have truth, lies, and statements that may not be true but we consider too benign to call false. Euphemisms abound. We’re “economical with the truth,” we “sweeten it,” or tell “the truth improved.” The term deceive gives way to spin.  At worst we admit to “misspeaking,” or “exercising poor judgment.”  Nor do we want to accuse others of lying.  We say they’re in denial.  A liar is “ethically challenged,” someone for whom “the truth is temporarily unavailable.”

This is post-truth. In the post-truth era, borders blur between truth and lies, honesty and dishonesty, fiction and nonfiction. Deceiving others becomes a challenge, a game, and ultimately a habit. Research suggests that the average American tells lies on a daily basis. These fibs run the gamut from “I like sushi,” to “I love you.”

Tout ça, pour ça ?

" Quel peuple que celui qui, le jour même de son triomphe, ne demande ni pain, ni spectacles, comme la canaille romaine, panem et circenses, mais seulement du travail ! "

 

Quand je contemple avec horreur le portrait de ces deux clowns frères qui démocratiquement ont accédé à la tête de deux des plus grandes nations de la planète, je pense avec tristesse et révolte à tous ceux -militants des droits de l'homme, philosophes, activistes, libertaires, hommes politiques, peuples, combattants de l'ombre, anonymes... qui ont consacré leur vie à la lutte contre l'oppression.

 

Tout ça, pour ça ?

 

Pour quelques poignées de dollars, d'euros, de yens, de livres ou de roubles, serions nous prêts à nouveau à aliéner nos vies et nos valeurs, à nous prosterner devant de sinistres imbéciles, des cuistres dont le principal mérite est de vivre à nos crochets, qui tiennent leur position de fortunes héritées ou mal acquises ?  Qui s'amusent à nos dépends en reprenant à leur compte le fameux Panem et circenses... ???

Hélas (?), la gauche est toujours dans mes tripes !

Depuis 2005 et le coup tordu de l'escamotage du NON au référendum constitutionnel, je me suis tenu fort loin des débats politiques nationaux : point de journaux télévisés, aucun débat suivi... Il faut dire que mes deux bêtes noires, Sarkozy et Hollande ont occupé pendant 10 ans le trône de notre République, ruinant économiquement et moralement le pays, favorisant l'émergence d'une bête immonde que la France n'a que trop connu.

 

Sur le flanc d'un PS à l'agonie ont surgi deux avatars :

 

- l'un à gauche, qui donne spectacle de foire, promet la lune à grands coups de menton et ne tolère pas la moindre contradiction. La lecture du blog de son mentor et des commentaires dithyrambiques (soigneusement filtrés, j'en ai fait l'expérience), nous renvoie à une gauche autoritaire que nous avons vu à l'oeuvre à l'est de l'Europe, à notre grand désespoir,

 

- l'autre à droite, qui se pare des vertus du modernisme, que l'on a vu en partie au travail sous Hollande, celle qui confie au grand patronat le soin de lutter contre le chômage en dotant de 40 milliards les grandes entreprises... contre la promesse - évidemment non tenue - d'un million d'emplois créés.

 En fait, l'essentiel de la timide décrue du chômage observée ces derniers mois est imputable à diverses actions publiques... au frais du contribuable !

 

Ces largesses sans précédent ont fatalement conduit à une ponction fiscale (impôts locaux, nationaux)  touchant de plein fouet les classes moyennes, alors que l'on apprenait de multiples sources que les Français les plus riches s'exonéraient par différents moyens - légaux ou illégaux- de leur contribution.

 

Cette "gauche" sociale libérale est actuellement représentée par Valls et Macron. Elle nous promet - à contre-temps- un blairisme, qui a fini le sale travail de Mme Thatcher, réduisant le Royaume-Uni au paradis de la City et à l'enfer des travailleurs pauvres.

 

De ces deux côtés, la gauche, ne peut attendre que le pire, ce n'est pas de vieux pots et de vieilles recettes que resurgira l'espérance en une société plus juste et plus fraternelle.

 

 

Parce que quand on a la gauche (des idées) chevillée au coeur, on ne peut jamais renoncer à entendre (mais plus trop à croire) ceux qui pourraient porter un projet pas trop éloigné de ses aspirations, j'avais décidé de jeter un oeil, sur le débat organisé par ce fantomatique parti socialiste, surtout pour écouter les propositions de deux hommes qui ont le mérite d'avancer des solutions originales.

 

Benoit Hamon est un homme sympathique que je crois sincère, son projet de revenu universel part d'un bon sentiment et d'un constat (contesté néanmoins par nombre d'économistes) quant à la raréfaction du travail. Il ne m'a pas convaincu, ni sur la faisabilité, ni sur l'opportunité, ni sur la pérennisation d'une telle usine à gaz. C'est de plus un très mauvais signal envoyé à la jeunesse.

 

J'ai trouvé Montebourg plus audacieux, plus sûr de lui, plus compétent et plus déterminé ; son analyse de la situation actuelle plus pertinente, son projet plus abouti. Comme lui je ne crois pas à la fin de la valeur travail.

 

Car le travail existe, simplement il change de nature. Regardons l'Allemagne et son faible taux de chômage, quand dans le même temps le pays dégage cette année un excédent budgétaire de 6,5 milliards d'euros.

 

 Mais quel travail ? 

 

Nous avons en France un savoir-faire exceptionnel dans de nombreux domaines : aéronautique, automobile, chantiers navals, ferroviaire, informatique, microélectronique, robotique...INVESTISSONS massivement dans l'innovation, la formation dans tous ces secteurs. Ne manquons pas la transition écologique, qui est une aubaine pour l'Allemagne, il n'est que temps de lancer de grand projets dans ce domaine. Nous prenons un retard considérable.

 

L'industrie se robotise : alors construisons des robots, apprenons à nos jeunes à piloter des robots. Montons notre niveau d'étude et de formation professionnelle initiale et permanente. Investissons dans la recherche, rémunérons correctement nos meilleurs éléments dont le salaire est multiplié par 4 quand ils s'expatrient.

 

Que nos bac S, nos ingénieurs des grandes écoles, s'investissent dans les domaines pour lesquels ils ont été formés avec la générosité de l'état, au lieu d'aller pantoufler dans les banques et assurances. Je suis partisan d'un contrat d'étude lié à l'embauche dans les secteurs les plus utiles à la nation : scientifiques, technologiques, médicaux, culturels... et non à la distribution de centaines de millions d'euros dans des filières parkings que nous ne connaissons que trop.

 

Le passage obligatoire par la case formation après un licenciement -avant le pôle emploi- est aussi une idée qui me tient particulièrement à coeur. Nous sommes très faibles sur la formation tout au long de la vie. Distraire des milliards de l'assurance chômage pour donner un nouvel élan à des parcours professionnel ne procède que d'un élémentaire bon sens.

 

 Montebourg, pour financer son projetrelancer l'investissement et remettre les Français au travail, souhaite récupérer les indécents effets d'aubaine du CICE qui ont profité aux banques et la grande distribution, et s'affranchir temporairement du fameux seuil des 3% de déficit que nombre d'économistes (y compris libéraux) trouvent absurde. Le coût de son plan n'est d'ailleurs qu'une goutte d'eau par rapport aux centaines de milliards d'évasion fiscale qui scandaleusement se retrouvent dans des paradis fiscaux au sein même de l'Europe : Royaume-Uni, Irlande, Luxembourg...

 

Dans un livre publié en 2012, le journaliste Antoine Peillon chiffrait à 600 milliards le montant des avoirs français dissimulés à l'étranger, dont environ 250 milliards détenus par des particuliers et le reste par des entreprises.

 A la même époque, le montant total «des différentes formes d'évitements illégaux de l'impôt est compris entre 60 à 80 milliards d'euros» chaque année, soit 20% des recettes fiscales brutes de l'Hexagone. 

Le Figaro, 2016

Et cela n'a fait qu'empirer.

 

Cette Europe là est en bout de course, face aux protectionnismes américains et asiatiques, elle est totalement démunie, elle reste la seule à croire aux délices infinis de la mondialisation.

 

Comme la majorité des Français, Montebourg avait dit non à cette Europe en 2005. Il faut repartir du résultat de ce référendum et reconstruire une nouvelle Europe, heureusement maintenant débarrassée du fardeau anglais.

...

A 22h30 j'ai éteint mon poste ; 1h30 devant mon écran, pour moi un exploit !

 

 

NB : J'ai aussi aimé la tirade de V. Peillon à propos du démantèlement de la sécu prôné (un temps) par Fillon.

 NON les Français n'accepteront pas que la qualité des soins soit lié à la solvabilité des patients, comme aux USA.

 

"Je suis chrétien, voila ma gloire", nous affirme M. Fillon... Ces chrétiens là, nos parents les ont connus : c'était l'époque où la châtelaine pourvoyait aux bonnes oeuvres de M. le curé. La SS n'existait pas encore et les enfants de 12 ans travaillaient dans les mines !

Contes et Légendes

La Belle et la Bête - Illustration de 1913
La Belle et la Bête - Illustration de 1913

J'aimais beaucoup raconter des histoires à mes enfants.

Des contes accommodés à ma façon, où le Petit Chaperon Rouge abandonnait sa grand-mère, quand le grand-méchant-loup lui faisait ses courses...

Car...

... Il ne faut pas juger les gens sur la mine... c'est la morale de nombres de ces récits, comme par exemple La Belle et la Bête.

 

Aujourd'hui, c'est le même bonheur avec mes petits-enfants.

Il y a dans les yeux des tout-petits la lumière de l'innocence, mais aussi le brin de malice qui suggère une connivence avec le conteur... " Cause toujours Papoue, je suis pas sûre de croire tout ce que tu me racontes, mais c'est tellement bon d'avoir peur  près de toi"

 

J'ignorais que ces fables peuplées de créatures extraordinaires, collectées notamment par les frères Grimm pour les Contes et Légendes, venaient, pour certaines... du néolithique !  Bien avant les traditions écrites !

 

C'est pourtant ce que rapporte un article très sérieux publié dans Royal Society Open Science cette année (voir aussi ICI.)

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l'Université de Durham ont appliqué des méthodes phylogénétiques comparatives et la modélisation autologistique pour analyser les relations entre les contes, les histoires des population et les distances géographiques dans les sociétés de langues indo-européennes.

Des méthodes statistiques semblables à celles utilisées par les biologistes pour retracer les origines d'espèces à travers les ramifications de l'arbre de l'évolution - uniquement basées sur des séquences d'ADN modernes.

 

Ils ont ainsi pu établir que le conte "The Smith and the Devil" était connu dès l'âge de bronze !

 

Les légendes, racontées dans les sociétés ancestrales peuvent donc fournir des informations importantes sur leur culture, donnant de nouvelles perspectives pour les reconstructions linguistiques, génétiques et archéologiques de la préhistoire humaine.

Les foutaises du FN et de M. Le Pen

Ténèbres !

M. Le Pen en couverture de Nature en ligne
M. Le Pen en couverture de Nature en ligne

C'est peu dire que l'élection du fantasque D. Trump a désarçonné, voire découragé, tout ce que les USA comptent de savants, chercheurs, ingénieurs... ou tout simplement d'êtres doués de raison.

Voici un homme qui, à grands coups de mentons et d'affirmations délirantes, est capable de faire gober à des millions de personnes les pires contre-vérités, de réfuter des théories scientifiques objets des plus larges consensus.

 

Demain, président, cet homme là peut faire perdre des années de travail à ce que l'Amérique possède de plus performant en matière de sciences et de nouvelles technologies.

 

La célèbre et prestigieuse revue scientifique Nature, s'interroge sur cette montée des populismes, qui permet l'émergence de dirigeants sans scrupules, exploitant sans vergogne les malheurs de tous les laissés-pour-compte de la mondialisation.

 

Une hypothèse est que la montée des nouvelles technologies, en supprimant un grand nombre d'emplois peu qualifiés, a conduit à la constitution d'un peuple de petits blancs, chômeurs ou travailleurs pauvres, se retrouvant en compétition avec des populations noires ou immigrés, désignées  boucs émissaires. Le procédé est connu, il a conduit à quelques génocides...

 

Rejet du progrès, racisme, xénophobie, seraient donc la conséquence des avancées de la science et de ces nouvelles technologies.

 

Le fait que Trump se déclare ouvertement climatosceptique et prévoit de conduire à marche forcée un programme d'exploitation du gaz de schistes, quitte à mutiler certains états américains, au lieu de stimuler les investissements dans la recherche et le développement des énergies propres, s'explique alors aisément : il s'agit de donner à court terme du boulot peu qualifié à ces petits blancs, plutôt que de miser sur un pari énergétique plus long à produire des retombées en terme d'emploi.

 

La démarche de D. Trump est donc parfaitement logique. Il a compris que les effets de la mondialisation, qui a permis à certains d'accumuler des richesses pharaoniques, quand se développait une gigantesque classe de travailleurs pauvres et d'exclus, lui permettrait d'accéder au pouvoir en criant haro sur deux boucs émissaires : le progrès et le métèque.

 

Une enquête d'opinion a montré qu'aux USA, 65% des électeurs blancs étaient favorables à une politique protectionniste et xénophobe...

 

Ce n'est pas un hasard si cet article de Nature est illustré par une affiche de  campagne de M. Le Pen, meilleur soutien en Europe de D. Trump.

 

En France, la situation est plus complexe. C'est un racisme latent et les retombées de la guerre d'Algérie qui ont amené sur le devant de la scène, il y a 50 ans, un personnage viscéralement raciste et antisémite, plus motivé par des considérations idéologiques que par la prise du pouvoir.

 

La fille de ce triste individu, plus sensible aux ors de la République,  met en avant les mêmes arguments que Trump tout en s'appuyant sur ce fond raciste qui n'a cessé de travailler ce pays depuis l' affaire Dreyfus.

 

Elle n'en est que plus dangereuse, car le pouvoir est désormais à sa portée, peut-être pas en 2017, mais à coup sûr la fois d'après, si l'inquiétant Fillon met le feu aux poudres.

 

 

Après l'économie patriote, l'écologie patriote...

 Dans cette marche vers le pouvoir, le FN ne pouvait faire l'impasse sur l'écologie ; vendredi 2 décembre il organisait une convention dans les salons d'un grand hôtel parisien pour parler "d"écologie patriote"... Nous savons tous en effet, depuis Tchernobyl, que la pollution peut-s'arrêter à nos frontières... à condition d'y dresser un infranchissable rideau de fer.

 

Cette écologie "bleu, blanc, rouge", développe quelques truismes et beaucoup de foutaises. En tout cas, comme Trump, elle remet en cause l'accord de Paris sur le climat (COP 21)... puisque notre climat national est évidemment indépendant de l'évolution du climat sur la planète...

 

Comment en conscience, sans même se préoccuper de l'aspect moral ou politicien, un Français peut-il envisager de soutenir un programme qui ruinerait le pays et achèverait de le déconsidérer aux yeux du monde entier ?

 

La France même malheureuse après deux quinquennats calamiteux, dans le doute, menacée, affaiblie, est un grand pays qui a été pendant des siècles, avec ses philosophes, ses savants, sa littérature, ses artisans, ses créations artistiques, ses monuments, ses révolutions... un phare pour l'Europe, mérite-elle d'être défigurée par la caricature que présente Mme Le Pen ?

 

Voter FN, ce n'est pas seulement afficher une conviction politique, c'est choisir l'abaissement de la France.

 

 

 

 

Homéopathie : fin d'une imposture ?

Une escroquerie à plusieurs milliards d'euros...

...qui met en danger la santé de millions de personnes

Vous reprendrez bien un morceau de sucre... pour prévenir une maladie potentiellement mortelle ?

 

C'est sans grossir le trait ce que les laboratoires Boiron proposent chaque automne à des millions de personnes à travers le monde pour prévenir la grippe... En toute légalité !

 

Aux USA, cette arnaque est désormais impossible puisque toutes les spécialités homéopathiques devront en toute logique porter la mention PLACEBO.

 

D'ailleurs, dans ce pays, Boiron avait dû débourser 12,5 millions d'euros, il y a 4 ans, pour éviter des procès en publicité mensongère intentés par plusieurs class action.

 

Jamais, jamais, une préparation homéopathique n'a pu scientifiquement démontrer la moindre efficacité.

 

La dernière étude en date (mars 2015), réalisée en Australie par le National Health and Medical Research Council (NHMRC), l’équivalent de notre Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) le confirme.

Il s'agit d'une méta-analyse portant sur  225 études concernant 66 maladies traitées en homéopathie. Le résultat est sans appel : pas plus d'efficacité qu'une pilule en sucre.

 

Comment pourrait-il en être autrement quand on sait que pour la plupart des dilutions proposées, la présence d'une seule molécule du principe actif n'est même pas établie !

 

Par contre, l'effet placebo est scientifiquement vérifié - sans que l'on en discerne précisément les contours - et l'on observe parfois des régressions, voire des guérisons, de pathologies graves, dans des cohortes de patients traités par placebo.

 

Sur l'homéopathie : un article parmi des milliers qui évoquent le charlatanisme et la crédulité humaine.

Pascal, Blaise, profession : génie (fragile)

Pascal, le coeur et la raison : exposition à la BnF

 

Vanité des sciences (?)

 

" La science des choses extérieures ne me consolera pas de l’ignorance de la morale au temps d’affliction, mais la science des mœurs me consolera toujours de l’ignorance des sciences extérieures."

Les Pensées

 

Voila une pensée avec laquelle je suis en désaccord.

 

Homme de foi rigoriste (proche des jansénistes), Pascal va plus loin :

"Ce n’est pas un grand mal que de n’être pas Géomètre ; mais c’en est un considérable que de croire, que la Géométrie est une chose fort estimable, et de s’estimer soi-même pour s’être rempli la tête de lignes, d’angles, de cercles, de proportions. C’est une ignorance très blâmable que de ne pas savoir, que toutes ces spéculations stériles ne contribuent rien à nous rendre heureux; qu’elles ne nous peuvent donner aucun contentement réel et solide ; que l’homme n’est point fait pour cela, et que bien loin que ces sciences lui donnent sujet de s’élever en lui-même, elles sont au contraire des preuves de la bassesse de son esprit ; puisqu’il est si vain et si vide de vrai bien, qu’il est capable de s’occuper tout entier à des choses si vaines et si inutiles. » Préface de Nicole aux Nouveaux Éléments de géométrie d’Arnauld

 

En fait, Pascal fait le pari de l'ignorance en même temps que celui de la vie éternelle.

 

S'il y a une constante chez l'auteur des "Pensées", c'est la volonté de dévaloriser, d'humilier la raison, pour justifier le recours au religieux.

 

Notre génie le fait fort brillamment, car cet homme de foi est un mathématicien et un physicien de génie. Sa démonstration est donc redoutable.

 

Elle tient en peu de mots :

 

Qu'importe de savoir comment se produisent les phénomènes, si l'on est incapable de savoir pourquoi !

 

"Le coeur a ses raisons que la Raison ne connaît point"    Pensées

 

Résignez-vous à Dieu dit le Coran...Circulez, il n'y a rien à voir, ont toujours proclamé les religions monothéistes... 

 

Je suis de ceux qui sont enclins à penser que foi et sciences ne sont guère compatibles.

 

Quand la religion prétend rendre intelligible notre monde, elle produit des mythes qu'il serait vain de soumettre à notre entendement.

 

La science s'élabore sur deux fondements qui s'appuient sur la raison et sur l'observation :

 

- la raison qui nous conduit à formuler des concepts, des analyses, des démonstrations, 

- l'expérience qui consiste à observer la Nature, à produire ou à reproduire des phénomènes.

 

Autant me passionnent les travaux sur ce qui oppose Platon et Aristote,   les théories de la connaissance analysées par Francis Bacon, Locke ou Diderot, autant je trouve futile de disserter sur ce qui échappe à ma raison.

 

Cela dit, la précocité, la puissance intellectuelle de l'homme de Port-Royal, donnent le vertige :

 

- brillant mathématicien, il a digéré les Eléments d'Euclide à 12 ans, publie à 15 ans un Traité sur les coniques et conçoit la première machine à calculer à 17 ans...

- physicien remarquable, il établit en mécanique des fluides le Principe qui porte son nom.

 

Hélas une santé fragile et une conversion (en deux temps) au rigorisme janséniste, mettront un terme prématuré à un parcours scientifique qui s'annonçait prodigieux.

 

Pensées de Pascal

 

Exposition à la BnF François Mitterrand

 

 

 

 

 

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La Cause du Peuple ? Cause toujours...

Le pari de la bêtise

 

"Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre [...] même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave."

Condorcet - Cinq Mémoires sur l'instruction publique

 

 

L'appel aux PLOUCS !
L'appel aux PLOUCS !

Peuple est un gros mot, qui ne veut rien dire, et que nombre d'américains viennent d'écrire "avec un P comme plouc".

 

Sarkozy (l'homme aux valises bourrées de casseroles et de menue monnaie), qui se proclame héraut des ploucs, fait clairement le pari de la bêtise, rejoignant ici la vulgate frontiste : soyez stupides nous serons intelligents pour vous.

 

Fillon (semaine de 48h, 500 000 fonctionnaires en moins, retraite à 68 ans), Macron ("Je suis oiseau voyez mes ailes"), Mélenchon (la démocratie horizontale pour tous... et tous aux ordres du chef), voila encore des ONs qui  prennent les gens du peuple pour des C...!

 

Hollande, même plus une ambulance... un corbillard, Valls, un coup à droite, un coup à gauche, trois coups en l'air, Juppé le raide qui parle mou... en appellent à quel peuple ?

 

Serait-ce le peuple de la grande blonde au costume noir, qui rameute une armée de ploucs... en proposant de ruiner le pays ?

 

Aux USA, la Silicon Valley est aujourd'hui une vallée de larmes. Tout ce que ce grand pays compte d'intelligences créatrices, d'entreprises innovantes, de laboratoires de pointe, travaillant d'arrache-pied sur les technologies du futur, est désespéré par l'élection de Trump, "un désastre pour l'innovation" car...

... le pari de l'ignorance se paye cash !

 

"Il n'y a plus d'élite (*)hélas, c'est là qu'est l'os" d'après... Louis de Funès 

(*) : politique

Le fond de l'air effraie !

Pour se consoler de l'avènement de ce stade ultime du capitalisme qu'est le trumpisme ; l'humour :

 

- la merde victoire,

- le pire est avenir,

- la classe ouvrière ne l'emportera pas au paradis,

- la main à la corbeille pour toutes les bourses...

 

                      La prochaine fois, Le Pen !

La mort se porte bien...

Malgré les spectaculaires progrès de la science et de la médecine, la mort se porte toujours aussi bien.

 

Pas d'épidémies spectaculaires - quelques pandémies de-ci, de-là, certes - mais nous avons vaincu la peste, le choléra, le SIDA (presque), la variole... et le cancer n'a qu'a bien se tenir...

 

Quelques tremblements de terre et autres catastrophes naturelles... rien de bien méchant.

 

Non, celui qui s'obstine à faire vivre la mort - la vrai mort, pas celle des agonisants du pavillon des cancéreux - la mort jeune, bien saignante, bien atroce, servie tous les soirs sur les écrans, à tout moment sur les smartphones, c'est la plus stupide des créatures de ce bas monde : l'homme.

 

En évoquant l'animalité, j'ai écrit quelque part, que pour moi, le véritable propre de l'homme, était la connaissance de sa propre finitude.

 

C'est ce qui l'a conduit à inventer les religions, à faire le choix de la servitude volontaire,  à engendrer des monstres avides de conquête et de sang,  s'arrogeant le droit de vie et de mort sur le Vivant, animal ou végétal.

 

 

 

Courage, Drogo !

Et il essaya de faire un effort, de tenir dur, de jouer avec la pensée terrible. Il y mit toute son âme, dans un élan désespéré, comme s’il partait à l’assaut tout seul contre une armée. Et subitement les antiques terreurs tombèrent, les cauchemars s’affaissèrent, la mort perdit son visage glaçant, se changeant en une chose simple et conforme à la nature.

 

Le désert des tartaresDino Buzzati

 

 

Faites de la science

Imhotep -  Musée du Louvre
Imhotep - Musée du Louvre

Dans ce triste monde, de guerre, de fureur, d'argent, de dirigeants corrompus, de valeurs inversées, de charlatans, de gourous, de fanatiques, de crédules, d'ignorants...

De peu de vertu, de morale et d' amour...

Pour beaucoup sans espoir...

Que reste-t-il pour nous émerveiller ?

 

La Nature et sa biodiversité qu'il nous faut à tout prix préserver...

 

La Science qui, depuis Imhotep ("Celui qui vient en paix") et les premières Pyramides, sans relâche poursuit son chemin.

 

Certes ce chemin ne fût pas parsemé de roses. Face aux superstitions, aux religions, aux détournements... il a fallu aux savants beaucoup de courage et de ténacité.

 

Il lui en faut encore beaucoup aujourd'hui pour se faire entendre face à la marée d'internet où les médecines "non conventionnelles" masquent parfois des dérives sectaires, où le complotisme affecte les campagnes de vaccination et la lutte contre le réchauffement climatique. Deux exemples parmi des milliers d'autres.

Au XXIème siècle on préfère toujours écouter les élucubrations pseudo-scientifiques de charlatans ayant pignon sur antenne, façon Bogdanoff, que ceux qui dans l'ombre font progresser notre savoir. Qui en France, par exemple, avait entendu parler de notre nouveau prix Nobel de chimie ?

 

Pour démystifier toute cette pseudo science, faites donc en sorte que vos enfants, petits- enfants... fassent, pendant cette semaine au moins, de la science, de la vraie science.

 

__________________________

 

Avec plus de 3 000 événements organisés, la Fête de la science c'est un foisonnement d’animations, d'expositions, de débats et d'initiatives scientifiques gratuites, inventives et ludiques, partout en France. Tous les publics, de tous les âges, sont concernés. Tous les domaines scientifiques sont abordés, de la biodiversité aux sciences de l’univers, en passant par les sciences humaines ou les nanotechnologies. Pour mieux comprendre la science et ses enjeux. Pour partager des savoirs et mieux appréhender le monde qui nous entoure. Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

 

 

 

Les "primaires" me mettent dans un état second !

"Je suis oiseau voyez mes ailes ! je suis souris, vive les rats !"

 

On se bouscule au portillon des "primaires" : les anciens battus nous jurent qu'ils ne feront plus pareil... mais pire, les nouveaux promettent de faire beaucoup mieux... avec les mêmes recettes.

Tous publient des programmes dont ils sont les premiers convaincus que, victorieux, ils ne les appliqueraient pas.

 

Un ancien président qui avait commencé son mandat par une ouverture à gauche, contourne l'extrême droite... par la droite, le chef de l'Etat en place distribue des millions dont il n'aura pas à rendre compte et se paie quelques électeurs avec un train électrique haut de gamme... qui devra ramper sur des voies secondaires.

 

Des Pinocchio qui auraient violé la Fée bleue et brûlé Gepetto...

 

 

 

Certains me disent : "Console-toi les Américains font pire, Poutine est ignoble, les Turcs, les Hongrois et les Polonais vont vers la dictature, en Amérique du sud les masques tombent..."

 

Je vais donc me consoler de ne pas aller voter aux élections présidentielles de 2017, en écumant toutes les primaires : celle de la droite pour virer Sarkozy, celle de la gauche pour éliminer Hollande, celle des écolos pour... voter blanc. Il n'y a que chez Le Pen et Mélenchon, les candidats autoproclamés, que je ne pourrais pas exprimer ma colère.

 

Soyez nombreux à faire de même. Vous serez  parjure, soit, mais pour une bonne cause, celle de la démocratie que tous ceux là défigurent, au seul bénéfice de leur ambition.

 

Léo, 100 ans, pas une ride

Profession poète...

 

Ton style

 

Tous ces cris de la rue ces mecs ces magasins 

Où je te vois dans les rayons comme une offense

Aux bijoux de trois sous aux lingeries de rien 

Ces ombres dans les yeux des femmes quand tu passes

Tous ces bruits tous ces chants et ces parfums passants

Quand tu t'y mets dedans ou quand je t'y exile

Pour t'aimer de plus loin comme ça en passant

Tous ces trucs un peu dingues tout cela c'est Ton Style

...

Marilyn, sors de ce corps !

Peau de star aux enchères

La célèbre robe que portait Marilyn Monroe pour le gala organisé à l'occasion des 45 ans de son amant, le président Kennedy, est à nouveau mise aux enchères.

 

Voici le début du récit du journaliste François Forestier ( "Marilyn-JFK - Les amants désaxés") à propos de cette soirée :

 

"1962 - «Happy Birthday, Mister President!»

Marilyn (...) n'a qu'une préoccupation: être présente pour le gala en l'honneur de JFK, à New York, pour son anniversaire, 45 ans. Marilyn a commandé une robe, et quelle robe! Dessinée et coupée par Jean-Louis, le magicien français qui a naguère inventé l'extraordinaire silhouette de Rita Hayworth dans Gilda. Marilyn ne lui a donné qu'une instruction: «Faites-moi une robe que seule Marilyn oserait porter.» 

Le créateur a esquissé un rêve: une robe faite d'un tissu si léger qu'il semble transparent, un nuage de soie. Le tissu a été spécialement conçu pour l'occasion, et, en drapant Marilyn, Jean-Louis a demandé: «Vous serez nue, j'imagine, miss Monroe? - Entièrement!» 

Il a fallu superposer 20 couches de soie sur les seins et l'entrejambe, pour éviter la transparence, et 6 000 pierres du Rhin ont été semées un peu partout, scintillantes, sur le fourreau. Dix-huit couturières ont travaillé sept jours de suite: la robe ne peut être enfilée. Elle devra être cousue sur la star. Disons: coulée sur Marilyn..."

 

 

 

Le président Kennedy, comme le dramaturge Arthur Miller, comme beaucoup beaucoup d'autres, n'ont cherché qu'à s'approprier un corps de rêve, si bien moulé dans ce fourreau.

 

Gageons qu'avec quelques millions de dollars le futur acquéreur de ce bout de tissus, imaginera en récupérer quelques restes.

 

Ci-dessous : Madison Square Garden, May 19th, 1962

Formidable malentendu, car dans ce corps il y avait une femme à l'intelligence acérée, à la sensibilité exacerbée, qui des hommes attendait bien davantage que des étreintes.

 

Dès 1958, elle écrivait à son médecin ("Fragments") :

 

" A l'aide à l'aide

A l'aide

Je sens la vie qui se rapproche

alors que tout ce que je veux

c'est mourir..."

 

Le 5 août 1962, 3 mois après la soirée au Madison Square Garden, elle quittait ce monde, gavée de barbituriques et d'alcool.

Eros contre Thanatos

 

Avec le terrorisme islamiste, c'est bien le fameux cri des franquistes : "Viva la muerte" qui retentit à nouveau.

Cet été, après l'ignoble massacre de Nice, j'ai répondu par des images, sur le thème Eros contre Thanatos.

Dans ce combat là, n'en déplaise aux barbarex, c'est encore Eros qui triomphera.

 

" Viva la muerte ! "A bas l’intelligence, vive la mort ! " On se souvient encore du cri de guerre glaçant, lancé par le général franquiste Jose Millan-Astray contre l’intellectuel Miguel de Unanumo, recteur de l’Université de Salamanque. Les fascistes détestaient l’intelligence sous toutes ses formes. L’intelligence rationnelle, qui pulvérise les mythes l’esprit critique, grâce auquel le soldat refuse l’obéissance à des ordres insensés ou criminels. A l’intelligence, les fascistes prétendaient opposer les forces de l’instinct , qui n’hésite jamais et pousse à l’action irréfléchie à l’individu conscient,l’appartenance à la communauté à laquelle on doit fidélité et obéissance, qu’elle soit ou non dans son droit à la conscience morale, la croyance fanatique en la parole du chef à la lucidité,la capacité au sacrifice au service de la horde – qu’ils appelaient l’esprit de camaraderie."

 

 

Pulsion de mort...

 

 

" L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui ! "

                             P. Desproges

 

Pulsion de vie...

Eté...

 

« Je me meurs : ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse ;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée ;

« Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, —
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;

« Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. »

                  

                                                                                                                                                   Paul Verlaine

 

 

Nice : la vie...

Marc Chagall (Musée de Nice)
Marc Chagall (Musée de Nice)

Apocalypse tomorrow ?

Voici comment nous allons (peut-être) disparaître...

Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.
Cratère formé par un météoroïde de 1 km de large en Australie, il y a 142 millions d'années.

C'est l'été, on peut donc mettre en exergue les travaux de quelques savants, un peu décalés, qui analysent sérieusement les possibilités d'une fin apocalyptique de notre monde.

 

Non pas par une catastrophe auto-induite, façon guerre nucléaire, ou par une pandémie virale... mais par un bouleversement naturel venant de l'espace ou des tréfonds de la terre.

 

 Voir aussi : Fureur de la nature

 

La revue Science évoque ces recherches et présente trois possibilités de désastres extrêmes. Je les résume, dans l'ordre de péril croissant.

 

 

Les tempêtes solaires, l'éjection de masse coronale (EMC)

" Le 1er septembre 1859, deux énormes éruptions solaires, observées par l’astronome anglais Richard Carrington, ont abouti à la destruction de 5 % de l’ozone atmosphérique terrestre et perturbé gravement les télécommunications par télégraphe électrique en Amérique du Nord et en Europe. Et, le 15 mars 1989, une autre de ces colères astrales provoqua un black-out dans la ville de Montréal (Québec). Celle-ci fut plongée dans le noir à la suite de surtensions survenues sur le réseau dues au passage dans le sol de grandes quantités de particules chargées ayant pénétré l’ionosphère terrestre."

CNRS

 

Les éjections de masse coronale  (EMC) aboutissent en effet à la formation de bulles de plasma. D'énormes nuages, constitués de centaines de millions de tonnes d’électrons et de protons, se superposent au vent solaire, voyagent à travers l’espace et, s’ils croisent le chemin de la Terre, perturbent la magnétosphère, sa barrière de protection naturelle.

 

On estime qu'un EMC du type Carrington (10 fois supérieur à celui de 1989) détruirait des centaines de grands transformateurs, plongeant ainsi dans l'obscurité des zones gigantesques pendant des semaines, voire des mois, rendrait inopérants nos systèmes de communications, bloquerait toutes les fonctions automatisées (de l'utilisation d'une carte bancaire à la gestion d'un oléoduc...).

 

En 2009, un rapport de l’Académie américaine des sciences chiffrait ainsi à plus de 6 000 milliards de dollars le coût des dommages que provoquerait, sur la seule économie des États-Unis, une tempête comparable à celle de 1859 décrite par Richard Carrington.

Sans parler des risques de conflits générés par une telle situation. Bref le chaos...  

 

Une étude récente a estimé à 12% les chances qu'une telle tempête va se produire dans la prochaine décennie.

 

Heureusement nous avons maintenant une véritable météo solaire. Le journal du CNRS anticipe la teneur d'un bulletin météo suite à un EMC majeur :

« Mesdames, messieurs, bonsoir. La nuit dernière, un peu après minuit, une éruption solaire très intense s’est produite à la surface du Soleil. Dans les prochains jours, des vents solaires pourraient souffler à des vitesses supérieures à la normale en direction de la Terre. Une énorme tempête géomagnétique est à prévoir sur l’hémisphère Nord. Par mesure de précaution, pensez à sauvegarder vos données informatiques. »

 

Ce n'est pas de la science-fiction, les scientifiques sont en effet aujourd’hui en mesure, sinon de prévoir, du moins de repérer suffisamment tôt, le déclenchement d’une de ces tempêtes. On estime à un mois environ le temps dont nous disposerions pour limiter les effets d'une telle catastrophe. D'ores et déjà, un renforcement des protections des principaux réseaux électriques américains est à l'étude.

 

 

Les collisions cosmiques

 Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.
Le télescope Pan-STARRS (Hawaii) fait partie d'un réseau astronomique de surveillance des éléments susceptibles d'entrer en collision avec la Terre.

L'impact avec un grand astéroïde ou une comète serait fatal, il faut à tout prix l'éviter.

 

On sait maintenant avec certitude que la disparition des dinosaures est consécutive à la collision avec un astéroïde de plus de 10 km de large, provoquant tremblements de terre, tsunamis massifs et surtout nuages de poussière occultant le soleil pendant des mois.

 

On estime aujourd'hui que selon la vitesse et l'angle d'approche, un objet 10 fois plus petit pourrait provoquer les mêmes dégâts.

 

Heureusement, les astéroïdes de cette taille ne frappent la Terre qu'environ une fois tous les quelques millions d'années, et les «tueurs de dino" seulement une fois tous les 100 millions d'années.

 

Néanmoins,  en 1998, la NASA a lancé le programme Spaceguard destiné à identifier 90% des géocroiseurs de taille supérieure au kilomètre.

Sur les près de 15.000 objets géocroiseurs découverts jusqu'à présent, aucun ne se trouve actuellement sur une trajectoire de collision avec la Terre.

 

Aujourd'hui, les stratégies de défense planétaire n'existent que sur le papier.

La modification d'orbite (par collision ou "tracteurs de gravité) et surtout le bombardement nucléaire sont évoqués.

 

 

Les supervolcans

Statistiquement le risque le plus grand ne vient pas de l'espace mais des tréfonds de la Terre.

 

Tous les 100 000 ans sur Terre, une caldeira gigantesque, de plus de 50 km de diamètre, s'effondre et provoque l'expulsion de quantités monstrueuses de plasma.

 

L'éruption massive du mont Toba en Indonésie (vidéo ci-dessous), il y a 74.000 ans, semble avoir effacé la plupart des humains sur la Terre. Pour certains chercheurs elle a provoqué  un goulot d'étranglement génétique encore visible dans notre ADN. 

 

Par convention géologique, un super-volcan produit une éruption explosive de plus de 450 kilomètres cubes de magma.  Aujourd'hui les zones actives de ce type comprennent, outre Toba, Yellowstone dans le nord-ouest des États-Unis, la Long Valley Caldera en Californie orientale, la zone volcanique de Taupo en Nouvelle-Zélande, et plusieurs spots dans les Andes.

 

Les chercheurs ont évalué le pouvoir dévastateur de ces séismes en fonction du diamètre de la caldeira

 

On voit sur cette carte une simulation réalisée pour une éruption à partir de Yellowstone aux USA.

 

En réalité dans une société mondialisée et interconnectée comme la notre, les dommages collatéraux seraient énormes.

 

Ainsi en 2010, l'éruption du Eyjafjallajökull  en Islande a causé des millions de dollars de pertes pour... les agriculteurs kenyans.

 

 

 

 

Comment survivre sans soleil ?

De ce qui précède nous voyons que les hommes semblent désarmés vis à vis de tels cataclysmes naturels, qui provoqueraient une éclipse solaire pendant des mois.

Comment nourrir des milliards d'individus sans les bienfaits de l'énergie solaire ?

 

Certains hu(r)luberlus (qui sait !) suggèrent de faire pousser des champignons sur les troncs des arbres survivants, d'autres, plus sérieux, de transformer la cellulose de la biomasse végétale, en sucre, ce qui est aisé...

Bref pas grand chose à se mettre sous la dent !!!

 

Mais rassurons-nous, la gigantesque bêtise humaine nous assurera bien plus sûrement une auto-destruction, qui évitera que le ciel nous tombe sur la tête ou que la terre se dérobe sous nos pieds !!!

 

 

Ce que le burkini dévoile

Réglons d'abord le compte de ceux qui à gauche, pour le défendre, évoquent les tenues de nos arrières grand-mères et les plages non mixtes de la même époque.

 

Oublient-ils le siècle de combat des femmes, pour se débarrasser des tristes oripeaux imposés par une société totalement contrôlée par les hommes ?

 

Car le vêtement a une dimension sémiotique, il porte un message.

 

De ce point de vue, le voile - et toute ses déclinaisons, à la ville, comme à la plage - est avant tout un marqueur de «l'infériorité féminine», de sa «dangerosité» sexuelle,  des supposés risques qu'elle fait courir au clan, à la tribu ou à la communauté par des reproductions exogames (voir G. Tillion : Le harem et les cousins).  

 

Ce n'est pas l'islam qui l'a créé - il est largement antéislamique - mais saint Paul qui, le premier, en a fait un impératif religieux. Dès lors, le voile sera le symbole de la soumission des femmes aux hommes. C'est le chrétien carthaginois Tertullien (150-220 apr. J.‑C.) qui déclare : 

« Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. »

 

Pour les musulmans conservateurs, le voile est devenu l'étendard du combat pour le retour à l'islam des origines.

 

Sa réapparition massive n'est donc pas le fruit d'une quelconque mode, mais bien le résultat du matraquage prosélyte des pays du Golfe, à coup de paraboles et de pétrodollars. Si l'islam modéré qui prévalait dans notre environnement jusqu'au milieu des années 80 a été écrabouillé par l'obscurantisme façon wahhabite, c'est aussi parce que les pays européens ont ouvert largement leurs mosquées aux imams les plus rétrogrades. C'est comme si nous avions livré nos églises aux Témoins de Jéhovah !

 

 ________________________

 

Trop heureux de trouver dans cet élément vestimentaire un os pourri à ronger, incapables d'avancer un projet pour la France, nos misérables politicien s'en délectent !

 

 Ils proclament que la seule vue d'une femme habillée prenant son bain, suffirait à troubler notre «ordre public» !

 

Pauvre France, colosse aux pieds d'argile, patrie de Diderot, Voltaire, Hugo et  Jaurès, qui s'effondrerait devant quelques chiffons !

 

Le monde entier se tord de rire devant cette ridicule pagnolade.

 

Nous, nous ferions mieux d'en pleurer.

 

Sur la plage de Casablanca dans les années 80... et aujourd'hui. Cela dit, le mannequin à droite est très sexy...

Pour nager, c'est une autre histoire !

 

Qu'en pense l’imam de la mosquée Hassan II de Casablanca, Omar Kazabri, qui vient de déclarer :

 "  Des femmes jeunes, dénudées, fumant des cigarettes. Où sont leurs tuteurs des filles dénudées, des garçons perdus, tombés dans les filets de la séduction. Ils sont tous victimes d’un complot contre cette nation, un complot dont les responsables ont voulu tuer la pudeur, les valeurs, les principes » (voir TELQUEl.ma)

 

 

OGM : ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...

Des plants de tabac génétiquement modifiés pour lutter contre le paludisme

La malaria (paludisme) continue à faire des ravages chez les "pauvres". On estime à environ 600 000  (dont 82% d'enfants de moins de 5 ans) le nombre de décès annuels, principalement en Afrique.

 

Depuis 2009, date du billet ci-dessous : 

 

Plasmodium falciparum : tueur en série chez les pauvres

 

les avancées thérapeutiques restent modestes... ce qui est sans doute lié au manque de solvabilité des populations concernées.

 

Rien de vraiment nouveau au niveau du vaccin, même si les espoirs raisonnés suscités par le candidat-vaccin de GSK, semblent se confirmer. Le Mosquirix, a reçu un avis scientifique favorable du Comité des produits de santé à usage humain de l’Agence européenne des médicaments (EMA), en juillet 2015.

 

Néanmoins, l'essai clinique de «phase 3» mené dans sept pays africains a montré que ce vaccin n' est efficace que dans la prévention du premier ou du seul épisode clinique de paludisme chez seulement 56 % des enfants âgés de 5 à 17 mois et 31 % des enfants âgés de 6 à 12 semaines. De plus, l'efficacité diminue drastiquement après une année.

 

Pour ce qui concerne les agents antipaludéens, une molécule baptisée DDD107498, s'est révélée active in vitro et chez la souris. Elle met en jeu un nouveau mode d'action : le blocage de la synthèse des protéines chez Plasmodium falciparum, en inhibant l’un des gènes régulant sa fabrication.

 

La publication des travaux de ce consortium de chercheurs date de juin 2015. Les recherches continuent... nous en sommes seulement à la phase pré-clinique.

 

L'artémisinine a donc encore de beaux jours devant elle...

Artemisia annua
Artemisia annua

L'artémisinine est extraite des feuilles de l'armoise annuelle (Artemisia annua), une plante que l'on trouve en abondance dans le sud de la Chine. Elle est utilisée depuis des milliers d'années par la médecine traditionnelle chinoise pour traiter la fièvre et le paludisme.

 

Au cours de ces vingt dernières années, l'efficacité des traitements contre la malaria à base d''artémisinine ou de ses dérivés semi-synthétiques dans le cadre d'une Artemisinin-based combination therapy, (artéméther et artésunate), ont été confirmés.

 

A noter que ces composés ont montré une activité anti-tumorale in vitro et sur l'animal. Cependant, les études sur l'homme sont encore très peu nombreuses et on se méfiera des charlatans qui, sur internet, proposent des "préparations" censées "tuer 98% des cellules cancéreuses".

 

La production d'artémisinine à bas coût est donc un objectif majeur dans la mise en place de traitement de masse pour des populations sans ressources.

 

 

 

Plants de tabac génétiquement modifiés
Plants de tabac génétiquement modifiés

Dans cette optique, la modification génétique de plants de tabac par les méthodes de la biologie synthétique semblent être une voie particulièrement prometteuse.

Des chercheurs ont réussis à insérer un ensemble de gènes dans le noyau et dans le chloroplaste de plants de tabac, ce qui leur a permis de produire de l'acide artémisinique, précurseur chimique de l'artémisinine.

 

 

L' équipe du Max-Planck-Institut für Molekulare Pflanzenphysiologie  (Allemagne), a calculé que la récolte d'une parcelle de terrain de 200 kilomètres carrés de superficie fournirait suffisamment d' artémisinine pour répondre à la totalité de la demande mondiale.

 

Notons toutefois qu'un résistance à l'artémisinine a été détectée sur certaines souches de Plamodium f.

En 2014, des chercheurs de l’Institut Pasteur à Paris, de l’Institut Pasteur du Cambodge, du CNRS et du NIAID/NIH américain ont identifié dans le génome du parasite Plasmodium falciparum des mutations situées sur un gène particulier, au niveau du locus « K13 », conférant aux souches qui en sont porteuses une résistance à l’artémisinine. 

 

C'est la lutte finale ?

Il semble bien que le patron de la CGT ait lancé l'ensemble de ses troupes à l'assaut du hollandisme et de son étendard, la loi Travail.

 

Trains bloqués, poubelles éventrés, cela sent mauvais pour l'Euro !

 

Du football, de leurs "stars" de pacotilles, je me moque.

Mais la sinistre image de la France, renvoyée par tous les grands médias internationaux, me désole et m'irrite au plus haut point.

 

Dans le bal des faux-culs qui se déroule sous nos yeux, le couple de valseurs qui montre ses muscles devant ses groupies, ne m'inspire aucune sympathie.

 

Evidemment l'origine du désastre actuel revient à Hollande, élu sur une énorme imposture. Il nous fait porter la croix de son péché originel.

 

"Peppone" Martinez joue lui la survie d'un syndicat qui comptait plus de 5 millions d'adhérents à la Libération et qui n'affiche aujourd'hui que 700 000 membres.

A qui la faute ?

 

C'est l'article 2 de ladite loi qui fâche la CGT ; il est clair que si les accords  négociés au sein de l'entreprise (accord d'entreprise) peuvent remplacer les dispositions d'un accord de branche, les grands syndicats nationaux, et en particulier la CGT, vont laisser des plumes.

 

Fallait-il pour cela envoyer au charbon ses principales fédérations au risque de fragiliser encore plus un pays en fort mauvais état et de désespérer un peu plus ses 5 ou 6 millions de chômeurs et précaires ?

 

Certes, le moment est propice pour engager l'épreuve de force, jamais le pouvoir n'a été aussi faible, jamais depuis 50 ans les classes les plus défavorisées n'ont été aussi mal.

 

Pourtant contrairement à ce qui s'est passé en Espagne, en Grèce, et même en Italie, la mayonnaise ne prend pas, ce n'est qu'une petite minorité qui occupe rues et usines, pénalisant beaucoup de salariés, de PME, de TPE...  

A qui la faute ?

 

Que font donc les 7 ou 8 millions de victimes de la mondialisation ? Ils comptent les points et en 2017 ils voteront Marine Le Pen.

 

A qui la faute ?

De gauche, tendance Hugo

Victor Hugo : la gauche sans étiquette

 

Où est la gauche aujourd'hui ?

 

Sûrement pas à l'Elysée ou Matignon ou autres Palais de l'état, d'où l'on s'applique à désespérer tout ce qui travaille, chôme, lutte et se bat dans ce pays.

 

Où l'on se satisfait de la fuite de nos jeunes cerveaux et l'on tolère qu'un quart de notre jeunesse se croise les bras.

Où l'on accepte sans broncher la victoire de la rente et de ses presse-citrons, qui de leurs paradis fiscaux accaparent l'essentiel des fruits de la croissance mondiale.

 

Pas plus chez ce braillard obsédé de la candidature, qui veut à nouveau faire don de sa personne, sans avoir consulté quiconque. On sait les aventures vécues avec de tels personnages.

 

Pas dans des syndicats exsangues... Pas au PS... Pas chez les écolos... Pas au NouvelObs... Pas à Mediapart, où certains flirtent dangereusement avec l'islamo-gauchisme...

 

Pour comprendre le succès des Nuits Debout, il faut sans doute faire ce triste constat : la gauche institutionnelle a disparu.

 

Pour parler de solidarité, de fraternité, de liberté... jeunes et exclus réinventent l'Agora, puisque politique et medias, sont confisqués par la même clique de donneurs de leçons blanchis sous le harnois : élus, "experts" en tout genre, journalistes... qui tourne en boucle sur toutes les antennes (on se demande où est la pluralité de l'information quand toutes les chaînes présentent exactement le même casting !). 

 

Les anciens, dont je suis, se consolent avec l'évocation "des voix chères qui se sont tues". Victor Hugo en est une... et pas la moindre ! Ecoutons-la encore un peu.

 

 

" La liberté commence où l'ignorance finit"

Cette petite phrase, extraite des Contemplations, est mise en exergue dans le chapeau de ce site. Elle me sert de devise. C'est un marqueur de gauche.

 

Au-delà des interprétations philosophiques qu'elle suscite, elle a pour moi un sens très clair, qui correspond tout à fait à l'orientation de ces quelques pages destinées à éveiller la curiosité des lecteurs dans divers domaines et à susciter un appétit de connaissance.

 

OUI, Le premier devoir d'un homme de gauche est de lutter contre l'obscurantisme, longtemps véhiculé par la religion, arme fatale des pouvoirs absolus qui se sont succédé durant deux millénaires, sur tous les continents.

 

Les philosophes des Lumières ont été les premiers a tenter de subvertir cet ordre ancien. La grande Encyclopédie dénonçait l'ignorance, Voltaire s'en prenait à l'arbitraire et Diderot au religieux. L'ensemble indiquait un chemin vers la liberté et ouvrait la voie à La Révolution française de 1789.

 

 

Grand admirateur de Chateaubriand dans sa jeunesse, Hugo est un conservateur modéré jusqu'en 1850 (il a 48 ans). Il va dès lors évoluer vers un réformisme de gauche aux idées parfois radicales pour son époque, tout en réfutant  tout manichéisme.

 

On lui reprochera sa position ambigüe sur la Commune. Il la justifiera ainsi :

 

« Ce que représente la Commune est immense, elle pourrait faire de grandes choses, elle n'en fait que des petites. Et des petites choses qui sont des choses odieuses, c'est lamentable. Entendons-nous, je suis un homme de révolution. J'accepte donc les grandes nécessités, à une seule condition : c'est qu'elles soient la confirmation des principes et non leur ébranlement. Toute ma pensée oscille entre ces deux pôles : « civilisation-révolution »

 

Il dénoncera néanmoins les exactions des troupes de Thiers, la répression qui s'abat sur les Communards et soutiendra Louise Michel condamnée au bagne avec qui il échangera une longue correspondance.

 

 

Dans les Misérables, il dénoncera le dénuement du peuple, la condition féminine, la ségrégation sociale.

Gavroche, gamin de Paris, qui meurt sur une barricade en chantant :

"Je suis tombé par terre,

C'est la faute à Voltaire,

Le nez dans le ruisseau,

C'est la faute à... [Rousseau]."

 

a longtemps été cher au coeur de la gauche.

 

En 1879 il proclamera : « La question sociale reste. Elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas ! »

 Dans son Discours sur la misère, prononcé en 1849, il proclamait déjà : " je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. "

 

Et dans Claude Gueux, dès 1834 : " Ayez pitié du peuple, à qui le bagne prend ses fils, et le lupanar ses filles. Vous avez trop de forçats, vous avez trop de prostituées."

 

Victor Hugo a été républicain, féministe ("George Sand meurt, mais elle nous lègue le droit de la femme puisant son évidence dans le génie de la femme. C’est ainsi que la révolution se complète. Pleurons les morts, mais constatons les avènements ; les faits définitifs surviennent, grâce à ces fiers esprits précurseurs."), abolitionniste militant, en un temps où bien peu nombreux étaient ceux qui soutenaient ce triple combat.

 

Le peuple ne s'y est pas trompé, il participa en masse à ses funérailles. Le premier juin 1885, plus de deux millions de personnes suivirent son cortège funèbre.

Un bien national : la famille Hugo

Exposition : Les Hugo, une famille d’artistes

La Maison Victor Hugo, Paris

La Maison musée, dans le Marais à Paris, y consacre tous ses espaces du 14 avril au 18 septembre 2016 :

 

" Maison musée, et pourquoi pas maison de famille ? Les collections conservent d’importants témoignages de la créativité de Victor Hugo transmise sur pas moins de six générations. La publication d’un livre sur Hauteville House par Marie et Jean-Baptiste Hugo est l’occasion de célébrer les Hugo, famille d’artistes...

Victor Hugo bien sûr, autour de ses dessins et de ses décors, de son génie consacré à l’intimité, avec notamment la présentation exceptionnelle de la série des Souvenirs ; mais aussi celles de Mme Hugo et de sa belle-sœur Julie Duvidal de Montferrier (élève du baron Gérard) épouse d’Abel Hugo, les dessins d’enfant de François-Victor, les photographies et enluminures de Charles, les étonnantes gravures de l’étrange neveu Léopold mathématicien et artiste, élève de sa mère Julie Duvidal, les œuvres de Georges Hugo, le petit-fils célébré de L’Art d’être grand-père qui fut un peintre de talent et les œuvres de son fils Jean Hugo, une des personnalités de la Belle Epoque."

 

 

Le potager du Mas de Fourques, Jean Hugo
Le potager du Mas de Fourques, Jean Hugo

 Jean Hugo, peintre, fils de Georges (à droite sur la photo), arrière-petit-fils de Victor, s'installa au Mas de Fourques, à Lunel.

Il y mourut en juin 1984 ; certains de ses enfants y vivent encore.

 

" À partir de 1931, il vivra au mas de Fourques hérité de sa grand-mère, à Lunel, entre Nîmes et Montpellier. Il broiera lui-même ses couleurs en travaillant à partir de l'oeuf, comme avant Van Eyck. Est-ce le procédé qui produit cet effet? Ses couleurs ont une telle identité qu'on reconnaîtrait un tableau de Jean Hugo d'où toute forme aurait disparu, qui n'aurait conservé que ses couleurs. Certains ont qualifié son art de naïf et l'ont comparé à celui du douanier Rousseau. Ce n'est pas un affront, mais quand on parcourt la liste des peintres, des écrivains, des critiques qu'il a fréquentés, on l'imagine plus facilement au-dessus des écoles par un choix éclairé, qu'en marge d'elles par ignorance. Cocteau, celui qui reconnut Picasso, voyait en lui  un enlumineur, chez qui la vérité quotidienne l'emporte sur les grâces décoratives [...] un paysan subtil, moine médiéval, qui  chasse l'ange du bizarre à force de connaître ses ruses par coeur.» Paul Morand ajoutait: «Le tempérament artistique de Jean Hugo se tient en dehors de toutes les modes. Son oeuvre fait songer aux merveilleux résultats que produirait le délassement de quelque prince des temps anciens, tel qu'on en trouve dans les Contes des Mille et une Nuits. » Encyclopédie de L'Agora

 

 

Hauteville House, Guernesey
Hauteville House, Guernesey

Des enfants de Jean Hugo perpétuent la tradition familiale puisqu'actuellement la Galerie Catherine Houard (Paris) présente les peintures de Marie Hugo et les photographies de Jean-Baptiste Hugo inspirées de l’intérieur de Hauteville House, la Maison-Œuvre de leur illustre aïeul, Victor Hugo (photo ci-contre).

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Emmanuelle Charpentier,histoire d'un (brillant) chercheur français

Emmanuelle Charpentier
Emmanuelle Charpentier

La prestigieuse revue Nature relate le parcours d'Emmanuelle, "la révolutionnaire tranquille " (Alison Abbott, 27 avril 2016).

 

Il est rare qu'un si jeune chercheur fasse l'objet d'un article aussi détaillé dans la première revue scientifique au monde. Pour une jeune femme française, c'est sans doute une première.

 

Il est vrai que son parcours est exceptionnel.

 

Pendant des années elle a galéré sans jamais lâché l'objectif qu'elle s'était fixée, suivant un cheminement qui l'a conduite en 20 ans dans pas moins de 9 instituts  de 5 pays différents.

 

 «Je devais toujours construire de nouveaux laboratoires à partir de zéro " dit-elle. Vivotant sur des subventions à court terme, ce n'est qu'à 45 ans qu'elle put disposer de son propre technicien.

 

Mais aujourd'hui, tout a changé ! A 48 ans, elle est connue du monde entier, elle occupe un poste académique à Berlin, la société de thérapie génique qu'elle a co-fondée en 2013, CRISPR Therapeutics, est devenue l'une des sociétés de biotechnologie pré-clinique les plus richement dotées au monde ; on parle d'elle pour un futur Nobel.

 

Dernière publication de E.Charpentier sur le thème ICI

 

Sa découverte  (avec Jennifer Doudna) c'est CRISPR-Cas9, une révolution dans la méthode d'édition de gènes, une avancée capitale pour la thérapie génique. Je parle longuement de cette aventure ICI et ICI

 

Après des études à l'Université Pierre et Marie Curie, doctorat de l'Institut Pasteur en poche, Emmanuelle est partie, comme tout bon docteur, en post-doc à l'étranger. On connaît la suite.

 

On ne peut évidemment que regretter qu'aucun laboratoire français n'ait été en mesure de fournir des moyens décents à un chercheur de ce calibre.

 

Mais la recherche française décline, croulant sous le poids d'administrations de plus en plus pesantes, de systèmes d'évaluation et d'expertises qui transforment de brillants chercheurs en gratte-papiers : recherches de crédits, montage de projets, bilans, rapports et évidemment publications scientifiques, congrès...

 

Le système européen de dotations - parcours du combattant véritablement ubuesque - avec ses officines de mise en forme de projets, son indispensable lobbying, ne vaut pas mieux. Il a d'ailleurs été critiqué dans cette même revue Nature.

 

Et puis en France, qui se soucie de ces quelques milliers de solitaires, qui pour une rémunération qui va de 2000 à 5000 euros par mois, passent entre 70 et 80 heures par semaine dans leurs laboratoires.

 

On préfère mettre en lumière de sinistres abrutis qui gagnent des millions d'euros pour taper dans un ballon, ou des écervelées qui mettent en avant la chirurgie esthétique.

 

 

Sous le voile des femmes...

 «Le voile n’est pas, comme certaines essayent de le défendre, l’expression d’une diversité «culturelle», mais bel et bien un outil de différenciation et de discrimination religieux, du simple fait qu’il est imposé strictement aux femmes, et qu’il n’existe pas une expression culturelle équivalente pour l’homme musulman.

C’est la femme qui est la «aoura», c’est à elle de se cacher et de passer inaperçu...Et le comble, c’est que les féministes arabes qui osent soulever ces sujets tabous, sont toujours accusés d’être influencées par un féminisme «occidentaliste» et «blanc» et ce afin de les marginaliser, d’étouffer leurs voix et de minimiser leur importance. (…) Les droits humains sont universels, ils ne sont pas le monopole de l’Occident.»

 

Joumana Haddad, écrivain, poétesse et journaliste libanaise

 

 

La tribune d'Esther Benbassa, sénatrice EE-LV, parue dans Libé du 6 avril, reprend l'air connu de voile et minijupe c'est pareil.

Elle sera ressentie comme une véritable agression par toutes les femmes qui, en Europe et au Maghreb, se battent contre les violences imposées par le retour du fondamentalisme musulman machiste.

 

Les filles qui dans les quartiers d'ici, de Marrakech ou de Tunis se font tripoter ou taper pour leurs « écarts » vestimentaire, apprécieront.

 

J'ai eu la chance, dans ma carrière, de vivre 10 ans (en plusieurs épisodes) entre Tunisie et Maroc et d'être reçu dans des familles de tous les milieux, des gourbis de la Tunisie profonde, aux Palais de grandes familles de Marrakech. 

 

A Montpellier, j'ai dirigé de nombreuses thèses d'étudiant(e)s maghrébins... mais aussi, pendant 7 ans, dans ma prime jeunesse, animé des cours d'alphabétisation et organisé la défense de travailleurs migrants.

 

J'ai encore de nombreux liens avec des musulmans de ces divers milieux et de différentes générations.

 

Partout le même constat s'impose : le fondamentalisme progresse à une allure vertigineuse, maniant la carotte (aide sociale, médecine de terrain, alphabétisation... financées (par exemple au Maroc) par l'Arabie Saoudite et les pays du Golfe et le bâton (prise de pouvoir dans de nombreuses mosquées de groupes salafistes très minoritaires, intimidations de tous ordres).

 

Le port du voile, exigé par les diverses déclinaisons de l'intégrisme islamiste, d'abord par la menace, aujourd'hui, il est vrai, parfois librement consenti (mais comment faire autrement quand les paraboles crachent à longueur d'antenne le message wahhabite et que sur internet des sites masqués tranchent du halal et du haram sur tout et n'importe quoi, s'attachant en particulier à souligner le statut inférieur de la femme), est, que l'on le veuille ou non, le symbole de cette reprise en main de l'islam par les fondamentalistes.

 

Dans les échanges à propos du port du voile, des deux côtés, la caricature l'emporte et les anathèmes tiennent lieu d'arguments... Il est si facile de faire simpliste quand tout est compliqué !

 

Les propos du premier ministre français et de la sénatrice ci-dessus mentionnée, sont deux exemples parmi bien d'autres.

 

 __________________________

 

La droite et l'extrême-droite, en cœur, peuvent sans états d'âmes hurler sus aux voiles et aux voilées, c'est dans le droit fil d'un projet politique de rejet des différences, d'exclusion sociale... et surtout c'est aujourd'hui très porteur.

 

La situation d'un homme de gauche est par contre très inconfortable.

 

Comment faire valoir son attachement à la laïcité et aux droits des femmes, sans subir les foudres d'autoproclamés gardiens du temple du multiculturalisme, inquisiteurs sorbonnards et germanopratins, qui, sans états d'âme, clouent par exemple au pilori un Kamel Daoud, condamné à mort dans son pays par des islamistes pour athéisme...

 

Par le passé, la plupart des progressistes musulmans ont dénoncé le voile (1) et si aujourd'hui leur voix n'est guère audible c'est qu'elle est étouffée par le totalitarisme islamiste.

 

N'oublions pas que si la Tunisie est aujourd'hui le seul pays arabe à vivre en démocratie, pays où les femmes en grand nombre se battent à visage découvert, c'est parce que Bourguiba, dès sa prise de pouvoir, a voulu les insérer dans l'éducation, dans la société, dans le monde du travail et que pour cela il prônait le rejet du voile.

 

____________________________

 

Mon sentiment est qu'il faut à la fois :

 

  • assurer l'indispensable protection des droits des femmes voilées,

  • mener le combat contre la banalisation du voile, marqueur de la sujétion des femmes musulmanes.

     

Pour cela, plus que jamais, la mesure, la pédagogie, les efforts pour comprendre l'origine des différences, le combat pour la tolérance... s'imposent, en particulier dans les média et sur les réseaux sociaux dont l'impact est déterminant chez les plus fragiles.

 

Ce sont des vertus que ne connaissent malheureusement plus nos politiciens.

 

Certes, comme l'histoire le montre, la crise économique est le ressort majeur des affrontements inter-communautaires, mais le racisme, l'ostracisme, le choix de boucs émissaires, sont les instruments favoris des cerveaux malades qui manipulent cerveaux vides et masses fanatisées.

 

Le résultat est que le rejet de l'Autre, ou à tout le moins la méfiance, progresse.

 

Dans les milieux populaires la haine s'installe et je suis absolument effrayé par les discours racistes tenus ouvertement en tous lieux.

 

Le voile que les deux bords agitent depuis 20 ans, comme le chiffon rouge devant un taureau, ne fait qu'élargir le fossé entre deux communautés. C'est bien ce que souhaitent les extrêmes.

 

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 (1)  « L’usage du voile était imposé à la femme dans le dessein d’éloigner la tentation cela fait penser à l’usage de la muselière que l’on impose au chien afin qu’il ne morde pas les passants » 

Haddad Tahar, 1930, Notre femme dans la législation islamique et la société, Tunis, MTE.

 

 Tahar Haddad, est une figure emblématique de la lutte pour la libération de la femme en Tunisie.

 

Pour Maryam Ben Salem, ce texte de Haddad est celui " qui exprime le mieux la polémique autour du voile des femmes. Qu’il soit traditionnel ou religieux, le voile n’a cessé d’être un enjeu central dans la lutte pour son émancipation, tout autant que dans le combat des traditionalistes, islamistes et fondamentalistes, pour se l’approprier. "

 

Sur Tahar Haddad voir ICI

 

 

F comme fanatisme

Relire Voltaire...

Voltaire assis, Houdon (musée de l'Ermitage)
Voltaire assis, Houdon (musée de l'Ermitage)

Pour les lycéens de ma génération, et de celle qui suivit, Voltaire, ce n'était pas rien. Je me souviens encore de dissertations sur le fanatisme et de discussions en classe autour de ses plaidoyers pour le chevalier de la Barre (1) ou Jean Calas.

 

Aujourd'hui, c'est de la 6ème à la terminale que l'on devrait faire lire et relire Voltaire.

 

C'est toute l'oeuvre du philosophe qui témoigne de son aversion pour l'intolérance.

 

J'ai repris, ci-dessous, quelques extraits de son dictionnaire philosophique, puisés à la lettre F pour fanatisme. Ils restent d'une brûlante actualité.

 

(1) "convaincu d'avoir passé à vingt-cinq pas d'une procession sans ôter son chapeau qu'il avait sur sa tête, sans se mettre à genoux, d'avoir chanté une chanson impie, d'avoir rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le dictionnaire philosophique du sieur Voltaire "

et condamné pour cela:  être décapité et ensuite brûlé, après avoir été soumis à la question ordinaire "et extraordinaire." (c'est à dire torturé de la pire des façons)

 

 

Fanatisme(s)

L'inquisition : Tortures sous la croix
L'inquisition : Tortures sous la croix

L'histoire et le bilan

 

 ... " En un mot, toutes les horreurs de quinze siècles renouvelées plusieurs fois dans un seul, des peuples sans défense égorgés au pied des autels, des rois poignardés ou empoisonnés, un vaste État réduit à sa moitié par ses propres citoyens, la nation la plus belliqueuse et la plus pacifique divisée d’avec elle-même, le glaive tiré entre le fils et le père, des usurpateurs, des tyrans, des bourreaux, des parricides et des sacrilèges, violant toutes les conventions divines et humaines par esprit de religion : voilà l’histoire du fanatisme et ses exploits..."  -   Fanatisme, section 1

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

 

Guerres de religion : croix inversés
Guerres de religion : croix inversés

Les caractéristiques

 

..." Il y eut parmi ceux qu’on nomme jansénistes une petite secte de cerveaux durs et creux, qui voulurent proscrire les belles fables de l’antiquité, substituer saint Prosper à Ovide, et Santeul à Horace..."  - Fable

 

... " Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances : il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu. " -  

Fanatisme, section  2

 

 

 

Extrémiste juif béat après avoir incendié une maison palestinienne où périt un enfant
Extrémiste juif béat après avoir incendié une maison palestinienne où périt un enfant

 La propagation

 

... " Voyons-les tous sortir du temple, et, pleins du dieu qui les agite, répandre la frayeur et l’illusion sur la face de la terre. Ils se partagent le monde, et bientôt le feu s’allume aux quatre extrémités ; les peuples écoutent, et les rois tremblent. Cet empire que l’enthousiasme d’un seul exerce sur la multitude qui le voit ou l’entend, la chaleur que les esprits rassemblés se communiquent, tous ces mouvements tumultueux, augmentés par le trouble de chaque particulier, rendent en peu de temps le vertige général. ...

L’esprit humain, une fois sorti des routes lumineuses de la nature, n’y rentre plus ; il erre autour de la vérité sans en rencontrer autre chose que des lueurs, qui, se mêlant aux fausses clartés dont la superstition l’environne, achèvent de l’enfoncer dans les ténèbres..." - Fanatisme section 1

 

 

                                                                                                                                                                                   

IDEM
IDEM

 Manipulation 

 

... " Ce sont presque toujours les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains ; ils ressemblent à ce Vieux de la montagne qui faisait, dit-on, goûter les joies du paradis à des imbéciles, et qui leur promettait une éternité de ces plaisirs dont il leur avait donné un avant-goût, à condition qu’ils iraient assassiner tous ceux qu’il leur nommerait." - Fanatisme, section 5 

 

 

 

 

 

No comment
No comment

 Nul n'est épargné

 

... " S’il était permis de révéler la turpitude de gens à qui l’on doit le plus sincère respect, je dirais ici que Newton, le grand Newton, a trouvé dans l’Apocalypse que le pape est l’antéchrist, et bien d’autres choses de cette nature...

 

Mais quelle pauvre espèce que le genre humain, si le grand Newton a cru trouver dans l’Apocalypse l’histoire présente de l’Europe." - Fanatisme, section 5

 

NB : Voltaire est pourtant un admirateur de Newton

 

 

 

 

 

 

Boucher jihadiste au travail
Boucher jihadiste au travail

 Le remède

 

... " Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?"

 

... " Il n’est d’autre remède à cette maladie épidémique que l’esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les mœurs des hommes, et qui prévient les accès du mal : car dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l’air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes ; la religion, loin d’être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés." -    Fanatisme, section 2

 

 

                                                                                                                                                                                  

Que faire en effet face à des cerveaux malades, manipulant des cerveaux vides, en brandissant la croix, le croissant ou la bible ?

Que dire à leurs admirateurs, à ceux qui acclament leur haine, leur violence, leur bêtise ?

 

Je prends le pari de Voltaire en tablant sur l'éducation et la culture, mais dans un monde plus juste ou chacun puisse trouver sa place et vivre dignement.

 

Hélas, nous sommes loin de prendre ce chemin ; la concentration des richesses ne fait que s'accroître (la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants), l'idiocratie progresse, l'inculture s'affiche cyniquement dans des media grotesques où un bouffon gagne des millions avec trois grimaces et deux blagues de cour de récréation.

Bernie Sanders ne sera pas président... Oui mais il parle aux oiseaux...

Les américains sont capables du pire et du meilleur. La campagne électorale actuelle aux USA, le montre encore une fois.

 

Côté Républicain, un pantin raciste, dont la femme, nue, fait la Une des journaux spécialisés, côté Démocrate un "presque socialiste" (autant dire un communiste pour les Yankees) qui veut instaurer un vrai SMIC, une sécurité sociale pour tous, une assurance chômage... et qui parle de paix avec les oiseaux...

 

Sacré Bernie, tu nous réchauffes le coeur...

 

 

Guayule plante à caoutchouc

... des olmèques au XXIème siècle

Jeu de balle précolombien
Jeu de balle précolombien

Baptisés « Peuple du caoutchouc » par les Aztèques (en náhuatl ), les Olmèques sont apparus au cours du second millénaire avant notre ère, pour disparaître 1 500 ans avant l’essor de l’empire Aztèque.

 

Très tôt les précolombiens utilisèrent le caoutchouc pour fabriquer divers objets, en particulier les balles d'un jeu  « pok'ol pok » en maya yucatèque - activité sportive au caractère sacré qui symbolisait l’histoire de la création et se concluait par des sacrifices humains.

 

La source principale du caoutchouc précolombien était un arbre : Castilla elastica, mais le guayule (mot d’origine náhuatl, transcrit phonétiquement par les Espagnols) était aussi  utilisé.

 

 Le guayule (Parthenium argentatum) est un arbuste qui pousse spontanément dans le désert de Chihuahan, dans le nord du Mexique, et dans le sud du Texas, aux Etats-Unis. Il contient de 5 à 10% de caoutchouc (cis -1,4-polyisoprène) en poids.

 

Il fournit un latex comparable à celui de l’hévéa, mais hypoallergénique. Il suscite à nouveaux l'intérêt des chercheurs et industriels du caoutchouc.

 

Le guayule est une matière première éminemment verte : sa culture est renouvelable, non-alimentaire, ne requiert que très peu d’eau et aucun pesticide.

 

 

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14/18, 39/45 : Que nos morts se voilent la face !

DAESH/Trump/El Assad/

Le Pen/Iran/Orban/Chine/Erdogan/Afrique/

Libye/Israël/Femmes esclaves/fanatisme/

Egypte/Poutine/Corée/Biodiversité/Superstition...

Zika : 70 ans d'histoire

Le 18 Avril 1947, un singe rhésus présente une fièvre de 39,7 ° C (+2°C par rapport à la normale).

 

Il participait à une étude sur le virus de la fièvre jaune et vivait sur une plate-forme intégrée dans la canopée de la Forêt de Zika , qui longe un bras du lac Victoria en Ouganda.

 

Trois jours plus tard, les chercheurs  prélèvent un échantillon de sang de ce singe et l'injectent dans le cerveau de souris.

 

Les souris montrent des signes de maladie au bout de 10 jours ; à partir de leur cerveau un «agent transmissible filtrable" est isolé.

 

En janvier de l'année suivante, les mêmes chercheurs  piègent des moustiques de cette même canopée et montrent que l'une des espèces capturée, Aedes africanus, provoque les mêmes symptômes sur les souris et conduit au même agent transmissible.

 

Les chercheurs nomment le «virus, jusque-là non enregistré", ZIKA.

 

Ainsi commence l'histoire du virus qui, presque 70 ans plus tard, préoccupe sérieusement les autorités sanitaires et menace les Jeux Olympiques de RIO.

 

Le récit complet est ICI :

 http://www.sciencemag.org/news/2016/02/zika-s-long-strange-trip-limelight

 

 VOIR MISE AU POINT CI-DESSOUS 

 

Télécharger
Le virus Zika L’émergence d’une menace
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Le coup du père François...

Illustration Léonce LUSSEAU pour le HuffPost
Illustration Léonce LUSSEAU pour le HuffPost

Il faut reconnaître une certaine constance à François Hollande - que seules les autruches du PS n'ont pas voulu voir - : depuis 2002 il n'a eu de cesse de déconstruire le parti que F. Mitterrand avait porté sur les fonds baptismaux à Epinay en 1972... et dont on lui donna les clés en 1997

 

Sa volonté de transformer le grand parti de la gauche en une sorte de parti démocrate, apparaît clairement en 2005, lorsqu'il l'embarqua dans une hasardeuse campagne pour le oui au traité constitutionnel européen, qui bafouait allègrement nombre de fondamentaux de sa propre formation.

 

Les mêmes autruches s'esbaudirent quand le candidat Hollande eut les accents déchirants de la gauche durant la campagne de 2012 ; elles lui accordèrent le label rouge sans rechigner : des postes étaient à la clé et Sarkozy prenait la porte.

 

Depuis son élection, le père François a réussi son coup. Avec son compère Valls, il a successivement mis sur la touche tous ceux qui pouvaient faire obstacle à son dessein ; Christiane Taubira, dernière conscience de gauche du gouvernement, a dû prendre la porte.

 

En échec économique patent, avec près de 6 millions d'inscrits au pôle emploiF. Hollande espère rebondir en mettant en avant sa lutte contre le terrorisme et en achetant sa réélection en même temps que quelques centaines de milliers d'emplois aidés.

 

Il ne devra pas compter sur la gauche pour cela.

 

Ce pays à une histoire et la gauche de ce pays colle à cette histoire.

On ne tue pas un rêve et des idéaux avec quelques prébendes, de gros mensonges et de petites ficelles.

 

Le parti socialiste agonisait depuis 2002, il était en mort clinique depuis 2005, le constat de décès a été établi hier. Mais la gauche n'est pas morte, en témoigne par exemple l'appel citoyen à une primaire de gauche.

 

Il faut que ce processus s'amplifie pour qu'émerge un nouveau parti, avec ses idées, son programme, son candidat.

 

A âme basse, ciel bas.

Comme on fait son rêve, on fait sa vie.

Notre conscience est l'architecte de notre songe."

 

Victor HugoLes Contemplations

 

Prostate : "Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés."

On peut trouver sur la revue Nature en ligne un dossier très complet sur le cancer de la prostate qui est le deuxième cancer le plus commun (en moyenne) après le cancer du poumon (qui provoque cependant quatre fois plus de décès).

 

Le dépistage systématique du cancer de la prostate, notamment par le dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA)  est l'objet de controverses, car s'il a conduit à la découverte de cancers à des stades précoces - donc plus faciles à traiter -, il s'est accompagné d'un fort accroissement d'interventions mutilantes sur des tumeurs qui ne le justifiaient pas (tumeurs non agressives à évolution lente). 

 

Parmi les nouvelles stratégies de prévention, un nouvel outil, appelé indice de santé de la prostate (PHI), qui mesure trois types de PSA a fait son apparition. Selon certaines études, le PHI est trois fois plus précis que le test PSA standard. D'autres biomarqueurs sont aussi ciblés.

 

De plus en plus l'IRM multiparamétrique remplace la biopsie (rarement sans conséquences), en première intention, après un test positif.

 

Si un cancer est détecté les oncologues utilisent le score selon Gleason pour évaluer la gravité de l'atteinte des tissus prostatiques. 

 

Une échelle de 1 à 10 permet de classer la façon dont  les cellules malignes apparaissent.

 

Un score de Gleason de 5 et moins ne nécessite généralement aucune intervention ; un score de 8 ou plus doit conduire à un traitement immédiat.

 

Le problème est que la plupart des tumeurs de la prostate se situent entre 6 et 7. 

Dans les cas les plus graves il faut donc opérer.

 

Aux USA, 80% de ces opérations sont réalisées avec des robots (moins de 20% en France) car il existe de très nombreux chirurgiens formés à ces techniques.

 

En France, en 2013, 80 robots Da Vinci seulement étaient en service et les incidents opératoires étaient plus nombreux qu'aux USA du fait, le plus souvent, d'une formation insuffisante du chirurgien.

Découverte scientifique de l'année 2015

... CRISPR-Cas9 révolutionne la thérapie génique

Ce système constitue un extraordinaire tandem pour détecter facilement une séquence d'ADN donnée, puis la découper avec précision.

 

La microbiologiste française, Emmanuelle Charpentier (chaire Alexander von Humboldt), est une véritable pionnière dans le domaine. Avec sa consoeur américaine, Jennifer Doudna (Berkeley), elle a mis en évidence tout le potentiel du système CRISPR-Cas9 (Cas9 est une endonucléase, permettant de couper l'ADN sur deux zones de coupe actives, une pour chaque brin de la double hélice).

 

E. Charpentier a montré qu'il pouvait être utilisé pour supprimer un gène déficient (ou néfaste). Il suffit de fabriquer en laboratoire un « ARN guide » correspondant au gène que l'on souhaite cibler, puis de l'arrimer à une enzyme Cas9.... qui coupe alors ce gène.

 

Une véritable révolution en génie génétique qui envoie aux oubliettes les méthodes mises au point antérieurement (ZFNs, TALENs).

Il est si facile de faire simpliste quand tout est compliqué !

 Cette belle brochette  (Trump, Le Pen, Erdogan et Orban) de démagogues impénitents qui accompagne Sarkozy, est représentative du vent ultra nationaliste qui souffle sur la planète, du fin fond du Texas au détroit du Bosphore, en passant par l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural.

 

Au fond, rien de bien nouveau dans ce phénomène de rejet de l'Autre et de repli sur les "valeurs" ancestrales de son clan ou de sa tribu. L'Amérique du KKK ou du maccarthysme, l'Europe de Mussolini, Hitler, Pétain et autres leaders fascistes européens, les purifications ethniques en Turquie... c'était hier.

 

Face à un supposé déclin, à un ennemi fanatique, barbare, inculte, qui a arrêté son horloge en 632, il est si aisé de mobiliser les foules, avec quelques slogans et un bouc émissaire.

 

________________

 

Le temps du numérique n'est pas propice à la mise à distance,  aux analyses, au rationnel, à la réflexion.

Que pèsent par exemple le travail des économistes sur les mécanismes financiers qui gouvernent la mondialisation des échanges,  où celui des sociologues à propos du phénomène religieux et sectaire, face à quelques images de brutes épaisses vociférantes, que distillent à longueur d'antennes ou de colonnes, radios, télévisions et presse ? 

 

Nous payons notre inculture, notre goût pour la facilité et un conditionnement quotidien qui atrophie notre cerveau. Nous voici plus que jamais MOUTONS de PANURGE.

 

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Le supposé modèle français, celui des Lumières, qui lentement prenait l'eau, après le sursaut de la Résistance, a succombé aux assauts combinés du pouvoir sarkozyste et des slogans lepenistes.

 

Hollande, élu sur un énorme mensonge, s'inscrit dans cette continuité du renoncement.

 

La libéralisation de tous les échanges que va consacrer le traité transatlantique (APT), marquera définitivement le triomphe du modèle anglo-saxon, celui du fric et des violences qui inéluctablement l'accompagnent et vont s'amplifier.

 

En face, la "vraie gauche" a cédé aux sirènes de la simplification abusive, de la caricature ; elle s'est donnée pour leader un braillard qui distribue bons et mauvais points aux gauches européennes qui réussissent... quand lui plafonne à 6 ou 7% !

 

La lecture (quelle logorrhée !) de son blog et des commentaires (ou plutôt des laudes) qui l'accompagnent nous renvoient au temps de Staline et de ses groupies. Adorons saint Jean-Luc et nous serons sauvé !

De quoi faire regretter Arlette et sa mobylette !

 

Mais quelle est donc la solution ? Pas l'ombre d'un de Gaulle à l'horizon pour barrer la route à l'aventure, ni d'un Blum ou d'un Jaurès pour redonner du sens aux valeurs de la gauche.

 

Certains proposent la création d'un arc républicain qui de Raffarin, Juppé, NKM, les centristes aux socialistes, écologistes et communistes se consacrerait exclusivement, pendant le temps qui reste avant la prochaine élection, au problème de l'emploi et en particulier de l'emploi des jeunes.

C'est un front de ce type qui a permis à la France de relever la tête et de se reconstruire à la Libération.

 

Autres temps autres mœurs mais...

 

... au point où nous en sommes...

 

Pourquoi pas ?

 

Un sondage vient de montrer que les Français sont favorables à une telle coalition qui aurait le mérite de renvoyer Sarkozy et ses groupies, du côté vers lequel ils penchent - les lepénistes - et de clarifier considérablement le débat politique.

 

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