mer
14
déc
2011
" Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, a été officiellement reconnu comme légal par la Commission électorale, a indiqué mardi 13 décembre le quotidien officiel New Light of Myanmar." AFP
Ce texte anodin signe la victoire d'une femme héroïque qu'une sanglante dictature n'a jamais pu faire plier.
Cette femme de fer, que des films hollywoodiens viennent aujourd'hui célébrer, n'a rien de la Barbie de Luc Besson. Elle a montré pendant 20 ans un courage et une pugnacité digne de Mandela.
Leur parcours est fort semblable, leur solitude fut la même. Les régimes qu'ils combattaient avaient le soutien des pays occidentaux, qui faisaient profiter leurs entreprises d'une main d'œuvre de quasi esclaves travaillant à l'ombre des fusils.
Notre triste Kouchner, qui vendit ses services (lesquels ?) à Total en Birmanie est une bonne illustration de ces cyniques coopérations.
Quand j'ai rédigé ce petit texte, qui faisait figurer Aung au Panthéon de mes rebelles, le sémillant Kouchner venait de tourner casaque pour rejoindre les compères du Fouquet's et toucher sa part du gâteau du côté du Quai d’Orsay. La farouche birmane était dans les 36ème dessous !
La roue a tourné, pour une fois dans le bon sens !
Mais pour ces deux exemples qui réchauffent le cœur des militants des Droits de l'homme, combien de combats perdus, de résistants torturés, de "rebelles " liquidés, dans l'indifférence.
Dans la Russie de Poutine, la Syrie d'Assad, la Chine de Hu Jintao… combien de ces hommes et femmes croupissent dans les geôles ? Pour l'instant M. Luc Besson, nos gouvernants et nos élites, les ignorent.
Gageons que si par miracle une grande figure populaire et charismatique émergeait des cachots, lui, ou un autre, en ferait un blockbuster. Ce n'est qu'une histoire de nombre de zéros sur un chèque.