sam

19

nov

2011

Au fil du temps : sexe, amours et sentiments

 

A propos de DSK, rien ne nous sera épargné. Les récits de ses chevauchées lubriques dans les salons privés de restaurants huppés, les toilettes de palaces 5 étoiles, ou sur le bureau directoire de ses anciens appartements du FMI, avec vue sur le Potomac, me donnent  la nausée.

 

Le sexe dans cette dimension là, n'est plus obscène, il est effrayant. Nous voici à l'abattoir, quand le maquignon enfonce un doigt dans les flancs de la génisse pour évaluer la qualité d'une future entrecôte. Entre ses doigts maculés de sang, glissent de grosses coupures...

 

___________________

 

Certains osent évoquer Casanova ! Mes souvenirs concernant le célèbre prisonnier de Venise me renvoyaient à une toute autre histoire.

Je suis en train de lire son autobiographie qui fait l'objet d'une exposition à la BnF ; cet homme aimait les femmes, pas les morceaux de viande !

 

___________________

 

Sexe encore avec le très controversé " Sleeping beauty " de l'Australienne Julia Leigh, que j'ai vu malgré des critiques ... souvent à côté de la plaque.

 

Sur le thème d'Eros et Thanatos, ou de la jeune fille et la mort, voila un beau et terrible film, s'achèvant par le cri atroce de l'héroïne (fragile beauté diaphane) qui remue les tripes du spectateur (en tout cas de l'homme vieillissant que je suis !) pétrifié sur son fauteuil par un dénouement pourtant tellement naturel.

 

Cette jeune fille, dont " le vagin n'est pas le temple " réclamé par ces lugubres et séniles bourgeois qui s’étendent auprès d’elle, est l'image de la pureté.

 

____________________

 

Pureté et courage incarnés aussi dans cette magnifique photo qu'une jeune blogueuse égyptienne, uniquement vêtue de bas, d'escarpins roses et d'un chouchou de la même couleur, envoie à la figure des barbus de tout poil qui, le soir venu, dépouillent leur poupée de chiffons pour consommer de la chair fraîche.

 

DSK et les fanatiques de toutes les religions ont finalement la même façon d'aborder le sexe, par le petit trou de la lorgnette !

 

Femme-objet, ou femme Obscur objet du désir ?

 

______________________ 

 

Robert Guediguian, nous parle autrement de l'amour...

 

Héros de l'Estaque, comme Marius et Jeannette et les prolétaires embourgeoisés de son dernier film (Les neiges du Kilimandjaro), ou comme Manouchian dans "L'armée du crime", ses personnages vivent une grande histoire d'amour façon Badiou : 

 

"C’est la question de la durée qui m’intéresse dans l’amour. Par « durée » il faut entendre que l’amour invente une façon différente de durer dans la vie." L'éloge de l'amour.

 

Amour du compagnon d'une vie de dur labeur, de luttes, de révoltes, mais aussi amour du prochain, du plus pauvre que soi (*).

 

Guédiguian nous dit qu'aujourd'hui les fils de la solidarité sont tellement effilochés, la société si éclatée, les misères si souvent cachées, que même cet amour là devient une épreuve ; un Kilimandjaro à gravir en quelque sorte.

 

_____________________

 

Les héros de Guédiguian, comme la blogueuse nue d'Alexandriesont des saintes et des saints qui veulent croire au paradis sur terre et réenchanter le monde.


Tous les DSK, tous les barbus, tous  les égoïstes possédants des mondes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, brûleront dans les flammes éternelles de la mémoire de l'humanité.

 

 * Relire sur le sujet  « Les pauvres gens » de Victor Hugo dont voici la fin :

 

Elle dit : "A propos, notre voisine est morte.
C'est hier qu'elle a dû mourir, enfin, n'importe,
Dans la soirée, après que vous fûtes partis.
Elle laisse ses deux enfants, qui sont petits.
L'un s'appelle Guillaume et l'autre Madeleine ;
L'un qui ne marche pas, l'autre qui parle à peine.
La pauvre bonne femme était dans le besoin."

L'homme prit un air grave, et, jetant dans un coin 
Son bonnet de forçat mouillé par la tempête :
"Diable ! diable ! dit-il, en se grattant la tête, 
Nous avions cinq enfants, cela va faire sept. 
Déjà, dans la saison mauvaise, on se passait 
De souper quelquefois. Comment allons-nous faire ? 
Bah ! tant pis ! ce n'est pas ma faute, C'est l'affaire 
Du bon Dieu. Ce sont là des accidents profonds. 
Pourquoi donc a-t-il pris leur mère à ces chiffons ? 
C'est gros comme le poing. Ces choses-là sont rudes.
Il faut pour les comprendre avoir fait ses études. 
Si petits ! on ne peut leur dire : Travaillez. 


Femme, va les chercher. S'ils se sont réveillés, 
Ils doivent avoir peur tout seuls avec la morte. 
C'est la mère, vois-tu, qui frappe à notre porte ; 
Ouvrons aux deux enfants. Nous les mêlerons tous,
Cela nous grimpera le soir sur les genoux. 
Ils vivront, ils seront frère et soeur des cinq autres.
Quand il verra qu'il faut nourrir avec les nôtres 
Cette petite fille et ce petit garçon, 
Le bon Dieu nous fera prendre plus de poisson. 
Moi, je boirai de l'eau, je ferai double tâche, 
C'est dit. Va les chercher. Mais qu'as-tu ? Ça te fâche ? 
D'ordinaire, tu cours plus vite que cela.

- Tiens, dit-elle en ouvrant les rideaux, les voilà!"

 

Pompeux, pompier, dégoulinant de bons sentiments diront les détracteurs du poète... 

Peut-être, mais les sentiments sont devenus denrée rare. Alors une petite overdose de temps en temps...

 

 

 

Le Site de Jean-Pierre Lavergne

 

APPRENDRE, COMPRENDRE, TRANSMETTRE...

EXISTER !

El Assad, Poutine, Hu Jintao : le gang des barbares

Actualité du site

Chimie supramoléculaire

CHIMIES - Épisode XXXV - Chimie et synthetic biology -2-

Actualité du blog

"Fendre l'armure"...

CARNET DE CAMPAGNE -7-

twitter, @varlenge

Darine HAMZE, Beirut Hotel