lun.
11
juil.
2011
En France la droite n'a pas beaucoup d'idées, mais elle sait utiliser (à bon escient ?) la rumeur, la calomnie, les remugles de caniveau. Pour s'en convaincre, il suffit de réviser un tout petit peu son histoire de France.
Pour DSK, tout était prêt : bouquins, témoignages, photos... et patatras le patron du FMI se prend les pieds tout seul dans le tapis ! A 2h du matin un ami de New-York réveille l'Elysée et répercute la bonne nouvelle.
Las, le bilan du petit Nicolas est si mauvais, l'homme tellement carbonisé, que même une Martine Aubry menace d'écraser le sortant. Sa brillante équipe de campagne reprend alors les boules puantes, distillées depuis près de 10 ans sur le Net par l'extrême-droite lilloise.
Si Hollande est épargné (pour l'instant), c'est sans doute parce que l'agité de Neuilly est persuadé que le mollasson de Corrèze est un adversaire moins coriace, opinion que je partage.
Je ne suis cependant pas convaincu que cette grosse ficelle ne devienne pas un vrai nœud coulant pour le candidat de la droite.
Les Français susceptibles de se repaitre de ce fiel sont déjà chez Marine ; les autres attendent de la future campagne, des idées, du sens, l'esquisse d'un chemin moins chaotique pour nos concitoyens et notre pays.
La victoire d'Eva Joly chez les écolos témoigne de ce souhait et me réjouit. Pour une fois, ni les sondages, ni un sourire médiatique, n'ont transformé un vecteur publicitaire en porte-parole cohérent d'une grande cause mondiale.