mer.

15

juin

2011

Judas et l'humour corrézien

Plus sérieux que l'humour corse, plus alambiqué que l'humour belge,  aussi profond que l'humour juif, voici l'humour corrézien.

 

L'humour corrézien se décline en trois temps : sur un ton sérieux on affirme, sur un ton badin on dément et à tout un chacun on confirme !

 

Chirac, c'est le Judas des temps modernes, un Judas décomplexé, revendiqué, triomphant !

 

En 74, il choisit Giscard contre Chaban (le candidat de son parti), en 81, le socialiste Mitterrand contre Giscard... et cela le conduit à l'Elysée en 1995.

 

Un Judas triomphant ne se pend pas, il devra donc affronter son propre Judas ! Souvenons-nous de cette campagne présidentielle de 1995 et des poignards plantés dans son dos par le duo improbable Balladur-Sarkozy !

 

L'image des Guignols de Canal le montrant mangeant une pomme, sur son mont des Oliviers, le corps transpercé, fit de ce Judas un Christ ressuscité... et lui ouvrit le chemin de son ciel : l'Elysée.

 

Aujourd'hui Chirac fait donc logiquement campagne pour Hollande contre Sarkozy... Le petit (au sens hugolien du terme) homme de l'Elysée doit se faire du souci, car l'humour corrézien, comme le baiser de Judas, tue !

 

Finalement ce qui est le plus choquant dans notre société ce n'est pas que dans tout groupe organisé il y ait un Judas... hélas pour trente deniers que ne ferait-on pas... mais c'est que souvent comme Chirac, Judas entraîne le gros des Apôtres et soit triomphant.

 

A mon petit niveau de responsabilité professionnelle, j'ai pu en faire la triste expérience. Le plus douloureux n'est pas la trahison d'un malheureux ambitieux, car le mépris efface l'infamie, mais c'est que le gros de la troupe, pour d'illusoires prébendes, suive le mouton noir au mépris de l'éthique.

 

Etre sincère est une preuve d'imbécillité disait sur une antenne un politologue en vue. Je crois qu'il a raison. Aujourd'hui pour ne pas trahir -un tant soit peu- il faut être fort bête ou fou... un imbécile heureux en quelque sorte !

Le Site de Jean-Pierre Lavergne

 

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AGCS : danger mortel pour l'éducation

L'Accord général sur le commerce des services (AGCS, ou GATS en anglais pour General Agreement on Trade in Services), accord multilatéral de libéralisation des échanges de services, est une menace directe pour les services publics. Les pays anglo-saxons et le Japon souhaitent ainsi une " marchandisation" sans entrave du secteur éducatif.

L'augmentation massive des droits d'inscription au Royaume-Uni hier, au Québec aujourd'hui, a pour but de rendre irreversible ce processus.

 

 

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