Pour les fans du patron du FMI la catastrophe annoncée a (sans doute - il reste malgré tout présumé innocent -) eu lieu.
Pourquoi annoncée ? Parce que les frasques sexuelles multiples de DSK étaient bien connues des journalistes, des politiques... et finalement de beaucoup de monde.
Comment imaginer qu'un pouvoir aux abois, donné perdant à tout coup contre cet homme, ne suscite pas lors de la campagne, témoignages, livres, photos... de jeunes femmes harcelées. Ou même pire !
A quoi donc tient un tel aveuglement de la part des socialistes prêts à l'adouber ?
Aux sondages, qui trois fois par semaine donnaient DSK gagnant de façon écrasante face à Sarkozy.
Ce ne sont donc plus les idées, les comportements, l'éthique... qui prévalent au sein du principal parti de gauche, mais bien l'envie de gagner quel qu'en soit le prix. Exactement comme à droite.
Totalement décalé au moment du référendum sur le Traité Constitutionnel européen, le PS - alors conduit par le mollasson Hollande - s'apprêtait encore une fois à s'asseoir sur ses valeurs. En cela la chute, cent fois prévisible, de DSK est une bonne nouvelle pour la gauche.
J'ai du l'écrire ici, l'avènement de Sarkozy a marqué le début de la fin de la démocratie en France.
Le ralliement de la gauche à un homme contestable en tout point, alors que les écolos sont sur le point de choisir un public-relation façonné par la télé de Bouygues, aurait signé son arrêt de mort.
Ce scandale réveillera-t-il les Français ?
Pour sauver notre démocratie il faudrait que la prochaine présidentielle donne lieu à un affrontement qui ne fasse pas la une de Match ou de Gala.
Moi je rêve d'un duel Juppé-Jospin... Quitte à rêver, aujourd'hui il faut mettre la barre très haut !