lun.

28

mars

2011

NUCLEAIRE : INCROYABLE LEGERETE JAPONAISE !

 

 

Chaque jour qui passe accroit ma stupéfaction, ma consternation et mes interrogations à propos de la tragédie nucléaire japonaise.

 

J'avais dit je crois ici, il y a une quinzaine de jours, que la messe était dite et qu'il fallait s'attendre au déversement dans la nature d'une quantité importante de déchets radioactifs, dans la mesure où du combustible irradié (y compris du plutonium) se retrouvait à l'air libre.

 

Je pensais cependant alors que les autorités japonaises et l'industriel TEPCO, qui refusaient obstinément depuis le début de la catastrophe l'aide internationale (les américains avaient immédiatement proposé leurs services pour rétablir le refroidissement, puis les russes et les français avaient fait de même), étaient capables de circonscrire la contamination majeure dans leur fameux périmètre de 30 km de rayon  et surtout s’étaient donnés les moyens de récupérer ou de confiner - au moins en partie- les tonnes d'eau déversées sur les cœurs  fondus des réacteurs.

 

On apprend aujourd'hui qu'il n'en est rien, que les poissons du Pacifique font faire sauter les compteurs Geiger, que Tokyo sera peut-être menacé… que finalement TEPCO est obligé d'appeler au secours !

 

Incroyable légèreté de la part des dirigeants d'un pays qui a reçu deux bombes atomiques sur la figure !

 

Avec le recul, on réalise aujourd'hui que le tsunami a bon dos. Car enfin les raz-de-marée catastrophiques au Japon ne datent pas d'hier et les séismes destructeurs y sont monnaie courante. En 1995, à Kobe, un séisme de magnitude 7,2 a détruit en grande partie la ville et tué près de 7000 personnes.

 

Comment donc peut-on construire, en un lieu aussi exposé, une centrale nucléaire sensée résister à un séisme de magnitude compris, selon les sources, entre 5,5 et 7 et prévue pour supporter une vague de 5m (la vague a dépassé les 10m !).

 

C’est certes la première des interrogations mais il y en a beaucoup d’autres.

 

Pourquoi les Japonais ont-ils délibérément ignorés et occultés les multiples avertissements de l’Autorité Atomique Internationale à propos de centrales datant des années 70 ?

 

Pourquoi n’y avait-il pas un plan d’alimentation électrique haute tension de secours ?

 

Pourquoi TEPCO, le lendemain même de la catastrophe, au vu des dommages considérables subis par 3 des unités de Fukushima, qui laissaient envisager le pire (fusion du cœur, fissuration des enveloppes étanches, combustible irradié non refroidi) n’a pas fait provision des dizaines de tonnes d’acide borique nécessaires pour ralentir la fission ?

 

Pourquoi les ingénieurs japonais sont-ils incapables d’apprécier correctement les risques d’irradiation, publient des chiffres fantaisistes, envoient des sauveteurs patauger dans de l’eau tellement radioactive qu’ils sont grièvement brulés ?

 

Pourquoi ces ingénieurs sont-ils surpris, après avoir rétabli l’alimentation électrique de constater que le sel a gravement endommagé les circuits de refroidissement ? L’eau du Pacifique est-elle si peu salée ?

 

Il y a peu d’années, on se faisait hara-kiri pour beaucoup moins que çà au Pays du Soleil Levant ! Les bonnes traditions se perdent, les calculatrices ont remplacé les sabres…

 

 Si à ces questions, volontairement très naïves, on me répondait : on ne peut pas TOUT prévoir, je rétorquerais : alors on s’abstient d’édifier de tels complexes industriels, vecteurs potentiels de dizaines de milliers de morts et de destruction massive du milieu naturel.

 

L'accident de Fukushima Dai-ichi, après celui de Tchernobyl, renvoie finalement dos à dos -pour le pire- deux totalitarismes : celui des bureaucraties staliniennes et celui des "saigneurs" de l'argent roi. Dans les deux cas, l'homme n'est qu'une machine à produire et la nature un champ libre pour leurs saccages…

Le Site de Jean-Pierre Lavergne

 

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L'Accord général sur le commerce des services (AGCS, ou GATS en anglais pour General Agreement on Trade in Services), accord multilatéral de libéralisation des échanges de services, est une menace directe pour les services publics. Les pays anglo-saxons et le Japon souhaitent ainsi une " marchandisation" sans entrave du secteur éducatif.

L'augmentation massive des droits d'inscription au Royaume-Uni hier, au Québec aujourd'hui, a pour but de rendre irreversible ce processus.

 

 

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