mar.
16
mars
2010
Ferrat faisait partie de ces interprètes que je n'ai jamais cessé d'écouter.
Ferrat faisait partie du cercle très restreint des hommes publics que je n'ai jamais cessé de respecter (peut-être justement parce qu'il était fort peu "public" !).
Ses chansons ne portaient pas un message mais le témoignage de la dureté des temps, de la folie des hommes, de la beauté et de la grandeur de la nature, de la puissance de l'amour ; il perpétuait ainsi cette tradition de la chanson française incarnée au Moyen-âge par les troubadours.
J'entendais lors d'un hommage à la télé une anonyme déclarer "il n'y a rien à jeter chez Ferrat...". Je suis comme elle, je prends tout : l'homme sincère et honnête, le chanteur engagé, la poésie, la voix, les mélodies.
L'émotion suscitée par sa disparition montre qu'il y a encore la place pour l'authenticité dans ce pays, pour la poésie... que les forces de l'esprit et du cœur résistent face aux forces de l'argent.