lun
07
déc
2009
Pour de nombreux scientifiques la messe est quasiment dite : notre planète subira dans le siècle à venir des dommages irréparables du fait des activités anthropiques. Pour d'autres, il est encore possible de limiter le désastre en prenant immédiatement des mesures drastiques visant à limiter nos émissions de gaz à effet de serre.
Les résultats du sommet de Copenhague seront donc décisifs pour les générations futures et l'avenir de la planète (de moins en moins) bleue.
Les optimistes voient des signes très positifs dans le fait que la Chine, le Brésil, l'Inde... aient très récemment pris conscience du danger et fait part de leur volonté d'agir, que l'Indonésie, un des plus gros émetteurs de CO2, ait décidé de limiter sa déforestation… et surtout que le président des Etats-Unis (qui n'a pas ratifié le protocole de Kyoto) soit présent lors de la clôture des travaux, signe d’un engagement fort.
Les pessimistes font valoir que ce sont les pays pauvres qui seront les premiers affectés par le dérèglement climatique, que les lobbies productivistes des grands pays n'ont en rien désarmé, que la crise économique et le chômage qu'elle induit ne sont pas propices à un redéploiement de l'industrie lourde et de la production d'énergie...
Je crois qu'il y a plus grave : écologie et capitalisme sont forcément antinomiques et je dirai la même chose du marxisme : pour Marx, l'étape ultime du communisme et la fin de la lutte des classes passent par une société d'abondance qui ne peut résulter que d'un productivisme renforcé.
Je ne crois ni à un éco-libéralisme, ni à un éco-marxisme. C'est donc une révolution qu'il faut préparer en imaginant un mode de production et de développement radicalement différent qui assurerait une redistribution des richesses et permettrait aux pays émergents d'accéder à un niveau de vie décent. Autant dire une gageure !