lun
30
nov
2009
L'Helvète n'aime pas que l'on touche à ses coffre-forts. Les récentes exigences américaines qui ont contraint les plus grosses banques suisses à montrer leurs fesses rebondies, a été ressentie comme une intolérable atteinte à "l'identité nationale". Sus aux métèques ! L'"UMP suisse" a donc provoqué ce réferendum destiné à éradiquer un des symboles de sa perte d'identité : les minarets.
En même temps qu'ils proscrivaient le minaret-et sans doute avec le même but identitaire- les Suisses décidaient à une écrasante majorité de continuer à vendre leurs armes (en toute neutralité bien sûr)... histoire de reconstituer leur stock d'argent sale.
La Suisse est un géant financier, mais aussi le siège de quelques grandes compagnies. Nestlé par exemple qui finance le fameux forum de Davos. Nestlé qui a été maintes fois condamné par le passé pour son comportement en Afrique avec la vente de lait maternisé et qui depuis quelques années a jeté son dévolu sur l'immense marché brésilien avec les mêmes methodes :
Au Brésil, Nestlé se lance à la conquête des consommateurs à revenus modestes, majoritaire dans le pays. Avec des initiatives parfois surprenantes. Près de 150 vendeurs, recrutés dans un bidonville de São Paulo, ont réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1,3 millions de dollars. Quand Nestlé se penche sur le sort des pauvres, ce n'est pas pour s'apitoyer mais pour mieux les inciter à consommer... (Nourri-Source).
La morale suisse n'est pas non plus atteinte quand quelques milliardaires - entrepreneurs, banquiers, chanteurs, acteurs, sportifs- européens viennent s'installer dans leurs plus beaux chalets pour préserver leur magot de l'impôt. Cela fait partie de l'identité suisse.
Comme le titre aujourd'hui le journal suisse "Le Courrier", la Suisse est devenue un laboratoire de l'islamophobie. Une activité malsaine pour le business, certains responsables suisses s'en inquiètent déjà.
Difficile d'avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière !
Oublions l'argent, soyons poète...
Je me souviens de belles volées de cloches à l'angélus du soir, dans un petit village pyrénéen, de l'appel du muezzin entendu sur la terrasse d'une épicerie en torchis, au coucher du soleil, face au sommet du Toubkal enneigé... Des moments de paix, de sérénité... pour faire oublier les oraisons de Papes ou d'ayatollahs moyenâgeux.
Au fur et à mesure que l'homme s'élève vers les cieux, il prend conscience de sa petitesse. Les Suisses ont eu peur de leur petitesse !