mer.
01
juil.
2009
La télévision publique peut encore, parfois, procurer des instants de bonheur et même d'émotion.
Le rendez-vous présenté hier soir sur la 2 entre la chanteuse Zazie et le peuple Korowaï, au cœur de la forêt tropicale de Papouasie occidentale, en porte témoignage.
Quand en guise d'adieu Zazie prend sa guitare et chante pour ce clan qui n'avait jamais vu de femmes blanches, les larmes coulent sur le visage de certains guerriers encore anthropophages il y a peu.
Le plus ému explique " ton chant ressemble à celui des oiseaux de la forêt et cela me rappelle la mort de mon fils... mais continue, même s'il évoque la mort de mon fils, ton chant est beau..."
Où se cache le cœur le plus pur ? Dans la poitrine de cet homme "primitif" ou dans celle de l'occidental policé ? Qui incarne le mieux l’humain ? Le PDG d'une multinationale où l'homme des tribus tropicales ?
Le gouvernement indonésien (qui a quand même mis un terme à l'anthropophagie) veut rhabiller les petits hommes désormais passibles d'une loi… sur la pornographie. Où est l'indécence : dans les seins nus de la femme papoue où dans le voile intégral des fondamentalistes musulmanes indonésiennes ?
Il faut relire Lévi-Strauss et ses « Tristes tropiques » !