mer.
24
juin
2009
Notre président est allé à Versailles prononcer le premier discours du Trône de la République.
Le surintendant aux finances avait été prié pour cela de débloquer sur sa cassette un million d’écus.
Les représentants du peuple et les manants ont écouté avec ravissement les commandements du monarque.
La cour a applaudi.
Sitôt ovationné le roi est reparti avec tambours et trompettes.
Les courtisans dans tout le royaume se sont esbaudis : quel grand homme !
Il a souhaité que l'on se préoccupât, des tenues vestimentaires des dames venues de l'estranger (comment peut-on être persane !), que l'on remplisse avec des assignats les caisses du royaume, qu'il avait vidé de ses louis d'or pour récompenser la noblesse et le clergé.
Il a proclamé que les profiteurs opérant sur les étranges lucarnes des machines à explorer le temps seraient embastillés.
Il a décidé pour cela de faire appel au neveu d'un ancien souverain, féru de belles lettres et de beaux arts. Le malheureux le fit savoir avec tant de précipitation qu'il échappa de peu à la relégation.
Les gazettes officielles sont dans l’extase, mais des libelles circulent proclamant partout que le Roi est nu !
Ainsi va la démocratie dans le beau royaume de France !