mer.
03
juin
2009
Le 29 mai 2005, près de 55% des français se prononçaient contre le projet de traité constitutionnel européen soutenu par le principal parti de droite et le principal parti de gauche. Le volet économique de ce traité , véritable hymne au libéralisme sans contraintes, prévoyait la quasi disparition des services publics, y compris dans le domaine culturel (voir l’accord AGCS).
On a vu depuis les vertus de ce modèle, alors vigoureusement défendu par la commission de Bruxelles, le Parlement européen et les principaux chefs d’état du continent : des pays ruinés, des millions de citoyens sur la paille, l’avenir d’une jeunesse compromis.
70% des français s’étaient exprimés lors de ce vote, score sans précédent pour un scrutin de ce type. Néanmoins en 2008, N. Sarkozy, avec l’appui de l’UMP et du parti socialiste, ratifiait le traité -à peine édulcoré- en s’asseyant ainsi sur le vote des français.
Ceci s’appelle un déni de démocratie.
N’appréciant pas du tout que l’on se moque ainsi des citoyens, ce dimanche 7 juin, je préférerai les plaisirs agrestes aux délices des joutes électorales. Pour la première fois de ma vie de citoyen, délibérément, je ne mettrai pas un bulletin dans l’urne, seule façon me semble-t-il de confirmer mon opposition à l’Europe qui se dessine sous nos yeux : une Europe des financiers, des marchands, des égoïsmes nationaux, quand nous aurions besoin d’une Europe sociale, politique, à la pointe du dialogue nord-sud.
L'abus de votes inutiles nuit gravement à la démocratie.