dim.

15

févr.

2009

Galilée, Copernic, Darwin et le désenchantement du monde

 

 

 

Le "hasard" fait bien les choses en cette année 2009. Nous célébrons en effet deux immenses savants : Galilée (auquel bien sûr il faut associer Copernic !) et Darwin.

L'histoire des sciences montre que le progrès dans le monde de la connaissance n'est pas qu'un continuum de petites avancées, mais que souvent il procède par bonds fulgurants, par de véritables révolutions scientifiques qui inéluctablement ébranlent les certitudes philosophiques, religieuses... souvent établies depuis des siècles.

Certes ces "révolutions" ont été préparées par une multitude d'observations, de réflexions, d'expériences souvent passées inaperçues ou rejetées parce que ne convenant pas à l'ordre établi.

Ce qui fait le génie des grands savants, c'est non seulement leur capacité d’intégrer tous ces résultats épars, de les confronter à leurs propres observations, d'en déduire une conviction mais dès lors d'avoir le courage d'affronter le monde contemporain ; c'est à dire la science officielle, les églises, les pouvoirs... et d’en payer le prix !

On connait la phrase déchirante de Galilée : "Et pourtant, elle tourne...!" après que le 22 juin 1633 il dut renier à genoux «la fausse doctrine d'après laquelle le soleil est le centre du monde et reste immobile, tandis que la terre n'est pas le centre et est au contraire mobile».

Terrible solitude résumée par la phrase de Paul Valéry : "Ne pas croire aux croyances communes, c’est évidemment croire à soi, et souvent à soi seul…"

Galilée mit du temps à rejoindre Copernic. Mathématicien, physicien, expérimentateur... il dut cependant se rendre à l'évidence : ses travaux, ses observations ne fonctionnaient pas dans le système Aristote/Ptolémée.

Copernic, Galilée et la révolution copernicienne, Darwin et la théorie de l'évolution ont participé "au désenchantement du monde" comme ceux qui plus tard démantèleront la théorie vitaliste.

Plus tard le biologiste Jacques Monod écrira :

L’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’univers d’où il a émergé par hasard.

 

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L'Accord général sur le commerce des services (AGCS, ou GATS en anglais pour General Agreement on Trade in Services), accord multilatéral de libéralisation des échanges de services, est une menace directe pour les services publics. Les pays anglo-saxons et le Japon souhaitent ainsi une " marchandisation" sans entrave du secteur éducatif.

L'augmentation massive des droits d'inscription au Royaume-Uni hier, au Québec aujourd'hui, a pour but de rendre irreversible ce processus.

 

 

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